Archive pour mai, 2007

AFFAIRE DE LA CITE U DE BAB-EZZOUAR La mise au point des «étudiants africains»

Pour plus de clarifications et dans le souci d’être objectif, je publie ce communiqué des étudiants africains mis en cause dans l’affaire de la CUB 3.

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par M. Mehdi
La « cellule de crise des étudiants africains » de la cité universitaire Bab-Ezzouar III, mise sur pied dimanche dernier, a tenu a donner sa version des faits des événements qui se sont produits dans la nuit de samedi à dimanche 27 mai au cours desquels un étudiant algérien a été blessé lors d’une échauffourée avec des étudiants angolais.

Dans un communiqué de ladite cellule de crise, la « vraie version » de cette affaire peut être également vérifiée « auprès d’étudiants algériens de bonne foi ayant assisté à la scène qui s’est réellement produite ». Selon cette même source, la bagarre a éclaté lorsque, le vendredi 25 mai dans la soirée, un étudiant algérien s’est adressé à des étudiants angolais qui « écoutaient à une heure tardive de la musique avec un volume élevé » pour leur demander de « faire moins de bruit ». «Il y a eu échange d’injures et une bagarre a donc éclaté entre l’étudiant algérien et un étudiant angolais ». D’autres étudiants, algériens et angolais, se sont mis de la partie pour défendre leurs compatriotes respectifs, explique-t-on.

Après intervention d’agents de sécurité et d’étudiants algériens, lit-on dans le document, la situation s’est calmée et « des excuses ont été présentées par des étudiants angolais à l’étudiant algérien blessé ».

Omar Dialo, étudiant malien, membre de la cellule de crise, tient à démentir formellement la version du « tract » placardé à la Cité U dans la journée de samedi (dont une copie a été faxée avec le communiqué) qui raconte que l’étudiant algérien qui est allé vers les Angolais pour leur demander de baisser le son a été « déshabillé et filmé » et que la scène a fait le tour des téléphones portables. Selon Omar Dialo, même l’étudiant blessé réfute cette thèse.

Toujours selon la cellule de crise, le « tract », écrit en arabe, appelait à un rassemblement pour samedi à 19 heures « pour demander à l’administration de la Cité U de prendre des mesures sévères » contre les étudiants angolais. Mais la situation est allée au-delà d’un rassemblement. Puisque selon les étudiants africains, des « étudiants algériens malintentionnés » se sont rendus dans les chambres des Angolais « où ils ont brûlé tout ce qu’ils ont trouvé (ordinateurs portables, passeports, téléviseurs, vêtements…) et autres « scènes de pillage ». Le communiqué parle de « lynchage populaire » commandité par ces « étudiants algériens malintentionnés », mais évoque également « certains frères algériens » qui se sont interposés en « informant les étudiants angolais d’autres chambres de s’enfuir ». Le pire, selon eux, a été évité grâce à l’intervention de la brigade anti-émeute. Après ces deux versions, il reste à espérer que la direction de la Cité universitaire communique la sienne…

Verdit du Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a apporté, hier dans un communiqué, ses précisions sur le contentieux électoral dont il a été saisi par certains candidats et partis politiques. Après examen des recours, le Conseil a déclaré rejeter 668 recours car ne remplissant pas les conditions légales pour des raisons de défaut de qualité du requérant, défaut de pouvoir habilitant le dépositaire de la requête et défaut de pouvoir pour présenter le parti politique. Bien que recevables dans la forme, des recours, au nombre de 65, ont été rejetés dans le fond pour absence ou insuffisance de preuves. La plupart des faits évoqués dans cette catégorie de recours revêtent, selon le Conseil, «un caractère général et s’appuient sur des données manifestement invérifiables». Seuls trois recours ont été déclarés recevables dans la forme et dans le fond. Il s’agit, rappelle le Conseil, des résultats du scrutin qui s’est déroulé au niveau de trois bureaux de vote relevant du centre de vote Halima Essaâdiya dans la commune de Souk-Ahras en «raison des dépassements enregistrés au niveau de ces bureaux, sans que toutefois cette annulation affecte les résultats définitifs proclamés».
R.N

Elections communales le 6 septembre ?

Le ministre de l’Intérieur Nouredinne Yazid Zerhouni a presque fixé la date de la tenue des élections locales. Interrogé sur la date du prochain rendez-vous électoral, le ministre de l’Intérieur a indiqué, hier soir à Chlef, que ce scrutin aura lieu «dans trois mois, avant la fin de mandat des assemblées locales, le 11 octobre». Zerhouni a ajouté qu’«il faut tenir compte du ramadan et de la rentrée scolaire, car beaucoup d’écoles sont utilisées pour les opérations de vote».

Le journaliste Arezki Aït Larbi acquitté ce matin !

Le procès opposant le journaliste Arezki Ait Larbi à l’ancien directeur des prisons au ministère de la justice, Abdelkader Sallat a connu sa fin ce matin. En effet, le tribunal correctionel d’Alger a rendu son verdict: le correspondant du journal Le Figaro a été acquitté. Nous ne pouvons que nous réjouir!

Encore des élus en prison !

Les services de sécurité ont procédé, dans la matinée du lundi, à l’arrestation du président de l’APC de Baba Hassen (Alger) et de deux des ses adjoints. Les mis en cause sont mis sous mandat de dépôt à la prison de Beb Djdid pour dilapidation des biens publics !

Abdelhamid Mehri : « Les élections ne sont qu’une mise en scène »

Abdelhamid Mehri, invité de « Fatour Essabah », a qualifié les résultats des dernières législatives de « fabriqués », partant du principe que l’expérience électorale en Algérie « est conçue comme une pièce de théâtre, avec des producteurs, des acteurs et une répartition des rôles, avec des quotas pour les joueurs ». Il a également insisté sur la nécessité pour le Front de libération nationale, de reprendre sa trajectoire initiale.
De plus, l’ex-secrétaire général du FLN a écarté l’idée de la « neutralité » des dernières élections législatives où le FLN a enregistré un certain recul du nombre de sièges à l’Assemblée populaire nationale. Selon lui, cette situation « révèle que le pouvoir ne désire pas le changement et œuvre à éradiquer toute vie politique ». M. Mehri a également critiqué les conditions dans lesquelles se sont déroulées les législatives, précisant que « le système actuel n’est plus capable de relever les défis intérieurs et extérieurs ».
De plus, il a qualifié la lettre du président de la commission nationale politique de la surveillance des élections, Saïd Bouchaïr, d’ « incident navrant » vu qu’elle confirme une mauvaise image des élections algériennes, à l’étranger.
Concernant la révision de la Constitution qui permettrait au président de la République de se présenter pour un troisième mandat, M. Mehri a déclaré : « Je ne crois pas que le prolongement ou non de mandat du présidant Bouteflika soit une question importante, si le Président ne peut pas s’appuyer sur des institutions efficaces ».
Par ailleurs, M. Mehri a précisé que la charte pour la paix et la réconciliation nationale a donné des prérogatives au ministère de l’Intérieur qui dépassent celles de la Constitution.

Deux mois de prison ferme contre Omar Belhouchet et Chawki Amari

Le verdict du procès en diffamation opposant le wali de Jijel au journal El Watan, mis en délibéré le 6 mai, est tombé hier après-midi au tribunal de Jijel.

Le directeur de la publication, Omar Belhouchet, ainsi que le rédacteur de l’article incriminé, Chawki Amari, ont été condamnés à deux mois de prison ferme, peines assorties d’une amende d’un million de dinars que devront payer solidairement les journalistes. La condamnation concerne le chef d’inculpation relatif à la diffamation, alors que celle de l’outrage n’a pas été retenue par le juge. Lors du procès qui s’est déroulé en présence de MM. Belhouchet et Amari au début du mois de mai, le procureur de la République avait requis deux années de prison et une amende de 5 millions de dinars contre chacun des deux accusés. Pour Me Soudani Zoubeir, avocat de la défense, « c’est surprenant que les exceptions d’irrecevabilité que nous avons soulevées n’aient pas été retenues, c’est un verdict très sévère que je n’arrive pas à m’expliquer ». Et d’ajouter : « Donc, nous allons immédiatement faire appel. »

Fodil S.

Violences et affrontements dans une cité universitaire à Bab Ezzouar (Alger)

Des blessés légers et plusieurs étudiants interpellés
Une nuit des plus mouvementées que celle que vient de vivre la résidence universitaire III (ex-CUB III) de Bab Ezzouar samedi dernier. L’affaire a pour détonateur l’agression subie par l’étudiant Salhi Khelifa, un étudiant vétérinaire, de la part d’un groupe d’étudiants angolais, durant la nuit de vendredi à samedi.
« Les « Africains » étaient en train de faire la fête dans leur chambre en faisant un grand boucan. Ils étaient ivres et avaient mis la musique à fond. L’étudiant agressé qui logeait à côté et qui préparait un examen leur a simplement demandé de faire moins de bruit », témoigne un étudiant en sciences politiques et résident au RUB3, avant de poursuivre : « Ils l’ont introduit dans leur chambre et l’ont passé à tabac. Le pire c’est qu’ils l’ont déshabillé et l’ont filmé nu avec leurs téléphones portables. Le lendemain, ils ont fait circuler le film dans le campus, à l’université de Bab Ezzouar. » A la résidence universitaire où nous nous sommes rendus hier, le chef de la sécurité confirme ces faits : « J’étais de service cette nuit-là. Vers 1h du matin, des étudiants sont venus me prévenir du passage à tabac d’un étudiant au pavillon L. Je m’y suis rendu en compagnie d’autres agents de sécurité. Et là, il y avait effectivement Salhi Khelifa qui était dans un état assez critique. Nous l’avons transporté à l’hôpital de Zemirli et nous avons prévenu la police qui a pris la situation en main. » Le lendemain, en guise de représailles, les amis de la victime assiègent littéralement le pavillon des agresseurs. « N’ayant pas trouvé les coupables, ils s’en sont pris à leurs vêtements qu’ils ont extirpés des armoires et brûlés », raconte le chef de la sécurité, avant de préciser : « En réalité, les Angolais se sont retranchés auprès de leurs compatriotes dans un autre pavillon. Les Algériens les ont poursuivis et monté un siège autour de ce pavillon. » Selon les étudiants, « à partir de 19h, il y a eu une forte mobilisation de la police antiémeute, armée de matraques, de boucliers et de bombes lacrymogènes. Dehors, plusieurs fourgons de police tenaient la cité en respect ». Un résident s’indigne : « La police a violé les franchises universitaires et l’intimité de nos chambres. » Vers 21h, la situation dégénère totalement. Les violences dureront toute la nuit. « Les policiers bastonnaient tout le monde. Les étudiants leur répondaient avec des pierres », témoigne-t-on. « Nous avons vécu cela comme une provocation. La police nous a considérés comme des voyous », fulmine un étudiant qui a pris part aux affrontements. « Nous étions dans l’incapacité d’évacuer nos blessés. Devant ces dépassements, nous avons alerté des partis politiques et d’autres organisations », souligne le porte-parole d’un collectif d’étudiants. Karim Tabbou du FFS et le secrétaire général de la LADDH répondront à l’appel. Hier, l’état de certaines chambres muées en champ de bataille témoignait encore de la violence des émeutes estudiantines. Bilan de cette nuit agitée : plusieurs étudiants blessés et 13 à 14 arrestations. Nous avons appris à la résidence universitaire III que les étudiants interpellés ont tous été relâchés hier en fin de journée.
Mustapha Benfodil

Le FFS condamne la « répression » policière
Le premier secrétaire du FFS condamne la « répression policière sauvage » des étudiants de la cité universitaire Cube III, à Bab Ezzouar.
Contacté hier, Karim Tabbou, qui s’est rendu sur les lieux au moment des affrontements en compagnie d’une délégation du parti, estime que l’intervention des services de sécurité était disproportionnée. « J’ai vu comment les étudiants ont été chassés, violentés, tabassés et maltraités par les services de sécurité », atteste-t-il. M. Tabbou parle aussi d’arrestations, de coups et blessures et de violation des franchises universitaires. Tout cela s’est produit dans la nuit de samedi à dimanche. « J’étais sur place jusqu’à 3h », souligne-t-il comme pour dire qu’il a tout vu de ses propres yeux. Pour lui, « cette expédition punitive menée contre la communauté universitaire, et ce, malgré la disponibilité du comité des étudiants à dénouer la crise, est la preuve de l’absence de toute volonté au niveau du Pouvoir de laisser s’installer les médiations autonomes et pacifiques ». Appelant les étudiants à « rester vigilants » et à « engager des luttes pacifiques », le FFS exige, dans une déclaration rendue publique hier, la « libération immédiate et inconditionnelle » des étudiants arrêtés. « Notre présence sur place était à la fois une réponse aux appels de détresse des étudiants, mais aussi pour exprimer notre solidarité avec toutes les luttes estudiantines et de la communauté universitaire », soutient encore M. Tabbou.
M. A. O.

Abdelhamid Mehri: Pourquoi je n’ai pas voté?

لماذا لم أنتخب؟

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الجزائر 19 ماي

 

 

2007

 

عبد الحميد مهري

 

لم أشارك في الانتخابات التشريعية انطلاقا من قناعات شخصية قد أشترك فيها مع غيري من المواطنين· إنني لم أكن،

 

 

باختصار، مطمئنا، عند ما أنتخب، أنني أؤدي واجب الاختيار الحر الذي يرتبط بالمواطنة، أو أنني أواصل السير في نفس

 

 

الطريق الذي جمع جيلنا بقوافل الشهداء، أو أنني أساهم في بناء مستقبل أفضل للأجيال التي تأتي من بعدنا·

 

لكن مقاطعة الانتخاب ليست قضية شخصية فقط، بل هي ظاهرة اجتماعية لها أسبابها وأبعادها في الحياة السياسية· وأنها بالتأكيد ليست برنامجا سياسيا يمكن أن يساهم في حل مشاكل البلاد ولكنها رسالة من المجتمع يجب على الذين بيدهم صياغة القرار أن ينزلوها منزلتها الصحيحة· ويخصّوها بقراءة سليمة تتجاوز النظرة إليها كمجرد شعارات ترفعها أحزاب أو شخصيات قد نختلف معها في الاتجاه أو الممارسة السياسية· لأن جوهر القضية هو لماذا يقاطع الناخبون الانتخابات من تلقاء أنفسهم أو يستجيبون لدعوة المقاطعة؟

 

 

هناك أسباب عديدة ساهمت في تضخيم ظاهرة المقاطعة، منها:

 

-غياب النقاش الجاد حول التحديات الداخلية والخارجية الحقيقية التي تواجهها بلادنا، والالتفاف عليها بعموميات غامضة، ومحاولة الفوز بالمصداقية عن طريق دغدغة المشاكل اليومية للمواطن·

 

-تقديم صورة عن الانتخابات التشريعية في جميع مراحل ومستويات تحضيرها، بأنها في الأساس عملية ترمي للإبقاء على نظام الحكم القائم، وترميم السدود التي أقيمت للحيلولة دون تطويره أو تغييره·

 

-الاعتقاد السائد بأن المشاركة في الانتخابات واختيار نواب جدد مهما كانت كفاءاتهم، في ظل نظام الحكم القائم لا يقدم ولا

 

 

يؤخر شيئا·
صحيح أن تزوير الانتخابات، بالمعنى التقني والتقليدي للكلمة، لم يعد هو العامل الأساسي الذي يكيّف نتائجها، ذلك أن السلطة دجّنت الساحة السياسية كما تريد طيلة سنوات عديدة، وبطرق ووسائل مختلفة، إلى حد يمكنها من مخاطبة السحب الانتخابية مطمئنة: أمطري حيث شئت فسيأتينني خراجك·

 

إن العزوف عن المشاركة في الانتخاب، الذي اتسع بشكل ملحوظ، يعكس الطموح إلى تغيير سياسي عميق، أصبح اليوم

 

 

حلما مشتركا بين جميع شرائح المجتمع، رغم اختلاط هذا الحلم بما يشبه اليأس من حدوثه في المنظور القريب·

 

فمتى يدرك المسؤولون وأصحاب القرار أن معطف نظام الحكم لم يعد يتسع للمجتمع الجزائري اليوم؟

 

 

 

 

 

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