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Il serait le «Monsieur Maghreb» du staff diplomatique de Sarkozy, un ancien de la chancellerie de Hydra à l’Elysée

boillon.jpgNicolas Sarkozy peaufine, petit à petit, sa super-structure diplomatique. Celle qui, autour de l’ambassadeur Jean-David Lévitte, aura vocation à nourrir ses idées «étrangères» et l’accompagner sur le terrain international. Dernière touche en date, l’arrivée d’un connaisseur de l’Algérie et du monde arabe au sein du staff. Boris Boillon vient de s’installer au 2, rue de l’Elysée, là où officiait, depuis quatre mandats présidentiels, les «sherpas» et les cellules africaines de François Mitterrand et de Jacques Chirac. Effective depuis le 6 juin, la nomination a été confirmée par le Journal officiel hexagonal.

 

Champ de prédilection oblige, Boris Boillon est appelé à servir le chef de l’Etat sur les dossiers Maghreb et du monde arabe. Un secteur géographique large et important qui devrait en faire, sous l’autorité de Lévitte, le «Monsieur Maghreb» de Nicolas Sarkozy.

 

A l’Elysée, Boris Boillon se voit assigner un domaine de compétences dont il est doublement habitué. Diplomate de carrière et de vocation, c’est, d’abord, ès qualité qu’il prend place au sein de l’équipe de Jean-David Lévitte. Et c’est en coutumier des sujets maghrébins et arabes qu’il s’attache, depuis une petite semaine, à préparer les dossiers dont aura besoin le successeur de Jacques Chirac durant son quinquennat.

 

«Maghrébin» et «Arabe» – il ferait partie des arabophones de la diplomatie française -, le conseiller est un familier de l’Algérie. Voici à peine quatre ans, il était en poste à la chancellerie du Parc Peltzer à Hydra dans le costume de «conseiller politique». Autrement dit, le «numéro 3» de l’ambassade, derrière l’ambassadeur et le ministre-conseiller.

 

A Alger, Boris Boillon a travaillé pendant le passage de Daniel Bernard (décédé en 2004). Cette période a été marquée par une lune de miel sans précédent entre Paris et Alger depuis l’irruption de la crise algérienne en décembre 1991. Facettes fortes parmi d’autres de ce réchauffement spectaculaire: la visite d’Etat de Jacques Chirac en mars 2003, la première de cette nature d’un chef de l’Elysée depuis 1a signature des Accords d’Evian en 1962, l’approfondissement du dialogue politique comme jamais auparavant, la normalisation de la relation aérienne bilatérale, etc.

 

Avec cette nomination, Nicolas Sarkozy dispose, sur place à l’Elysée, d’un fin connaisseur du Maghreb et du monde arabe. Un diplomate qui, pour en avoir parcouru les pages, est un connaisseur du dossier franco-algérien et de son cheminement ces dernières années. A Bruxelles, où il a également fait un passage, il s’est investi sur le dossier Euromed et le processus de Barcelone.

 

Conseiller des affaires étrangères, Boillon a servi comme ex-collaborateur de Michel Barnier au ministère délégué des Affaires européennes. Il a ensuite rejoint Nicolas Sarkozy et le ministère de l’Intérieur comme chargé de la coopération internationale. A la nomination de David Martinon, autre diplomate connaisseur du Maghreb, à la direction de campagne du candidat UMP, il devient, au soir de la législature, le conseiller diplomatique de Sarkozy. Avant de le suivre à l’Elysée.

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