Des syndicalistes devant la justice le 1er juillet

Douze syndicalistes du CLA, du CNAPEST, du SATEF, du SETE-UGTA, de l’UNPEF, du SNAPEST vont être traduits, ce 1er juillet à 9 heures, devant le tribunal de Abane Ramdane pour «incitation à des grèves illégales, déconsidération de décisions de justice, réunions sans autorisation et appartenance, pour certains, à des syndicats non reconnus».
Dans une déclaration, le Conseil des lycées d’Algérie dénonce ce qu’il qualifie d’«instrumentalisation de la justice dans le but d’éradiquer la revendication sociale». Ce syndicat rappelle que ces militants de l’éducation nationale, «initiateurs d’actions revendicatives cycliques ou de protestations depuis 2003, poursuivis au pénal de manière sélective après plainte du ministère de l’Education nationale, ont été inculpés par l’institution judiciaire, après avoir été mis injustement sous contrôle judiciaire pendant des mois pour les griefs cités précédemment».
Les douze syndicalistes, en l’occurrence Redouane Osmane, Yacine Hamraoui, Larbi Nouar, Ali Lemdani, Arezki Mahfi, Youcef Kacimi, Tahar Zbiri, Tahar Dahmani, Mohamed Salem Sadali, Malek Bekkouche, Mohamed Idir, Meziane Meziane, subissent depuis maintenant quatre ans «une opération de coercition administrative, de pression et de répression, de harcèlement judiciaire et administratif» avec pour objectif d’éradiquer la revendication sociale. Ce syndicat autonome remet en cause ce procès, relevant «le non-respect des procédures légales dans les procédures d’inculpation en vertu de la loi».
Il est ainsi souligné, entres autres, que «les procédures de référé sont détournées pour casser des actions syndicales conformes à tous les critères de légalité exigés par la loi».
Le CLA appelle les enseignants des trois paliers de l’éducation nationale à être présents massivement à l’audience publique pour montrer que les représentants syndicaux ne seront pas seuls devant la justice.
Le CLA, qui refuse de rester les bras croisés face à ce qu’il qualifie de «mesure d’intimidation», appelle à une forte mobilisation des syndicats mais aussi des autres acteurs de la société civile. Ce syndicat demande, par ailleurs, à la société civile autonome «d’exprimer sa solidarité et d’installer les réseaux d’initiative pour défendre toutes les libertés, et aux syndicats de préparer la mobilisation pour faire de cette journée une action de solidarité contre la répression et pour les libertés».

A. B.

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