Archive pour juin, 2007

Zerhouni rassure les petits partis

yazidzerhouni2.jpgIntervenant sur les ondes de la chaîne I de la radio nationale, le ministre de l’Intérieur Zerhouni a parlé de la nouvelle loi que les députés débattront dans les prochains jours. Tout en confirmant les changements qui seront apportés, dès les prochaines locales, prévues fin novembre, le ministre de l’Intérieur rassure les petits partis qu’ils ne seront pas évacués de la scène politique. Ils disposeront d’une sorte de moratoire, mais à charge

pour eux de prouver qu’ils ont un ancrage populaire. Dans l’ordre du législatif, le ministre évoquera aussi le nouveau code communal. Il précisera d’emblée qu’il ne s’agit pas du tout de délester l’autorité centrale de ses compétences, mais juste de déléguer quelques compétences aux élus pour leur permettre de régler des problèmes, concernant en particulier la fiscalité et l’administration locale.

 

Yazid Zerhouni reviendra également sur le statut des walis. Il est contre la mobilité de ces derniers. «Il faut leur donner le temps de s’imprégner des réalités de leurs wilayas et les évaluer régulièrement», dit-il en annonçant au passage la prochaine réunion des walis avec le président de la République, à la fin de l’année.

 

Boycott des législatives: écoutant Zerhouni !

Tout le monde se rappelle l’explication donnée par le ministre de l’Intérieur sur l’abstention des Algériens lors des législatives du 17 mai 2007. Pour Zerhouni, les familles algériennes se sont rendues à la plage!

 

Hier, le ministre de l’Intérieur, est intervenu sur les ondes de la chaîne I. Il impute en grande partie le phénomène de l’absetention au fait que les citoyens qui ont changé de domicile après avoir obtenu des logements n’ont pas été inscrits dans leurs nouvelles communes et n’ont pas pu donc voter. Idem pour les femmes nouvellement mariées. Le score aurait pu, selon lui, atteindre l’étiage de 50% si ces deux catégories s’étaient rendues aux urnes.

Le verdict dans l’affaire El-Islah reporté au 10 juillet

djab.jpgLa chambre administrative du Conseil d’Etat a décidé hier de maintenir en délibéré, au 10 juillet prochain, le verdict dans l’affaire d’El-Islah, que se disputent Djaballah et Boulahia. Cette décision a été prise après plaidoirie de la défense de Djaballah composée des Mes Khebaba et Hadjadj, lesquels ont assuré que «la loi est de (leur) côté puisque l’Administration ne peut décider dans une affaire sur laquelle la justice n’a pas encore tranché».

 

En l’absence de la défense de l’aile Boulahia et de celle du représentant du ministère de l’Intérieur, la chambre administrative du Conseil d’Etat a décidé de mettre en délibéré cette affaire. Pour rappel, l’affaire du Mouvement de la réforme nationale (MRN), ou El-Islah, s’est corsée après, notamment, l’autorisation donnée par le ministère de l’Intérieur à l’aile dissidente du mouvement, conduite par Mohamed Boulahia, pour tenir un congrès à la veille des dernières élections législatives, alors que la justice n’avait pas encore tranché sur la direction légitime du parti que présidait jusqu’alors Abdallah Djaballah.

 

Ce dernier avait déposé un recours auprès du département de Zerhouni pour l’invalidation de ce congrès tenu dans la précipitation à El-Harrach après plusieurs refus d’octroi d’autorisation signifiés par le ministère de l’Intérieur.

 

Après plusieurs pourvois appels, «l’affaire El-Islah» est donc arrivée au niveau du Conseil d’Etat.

 

H. M.

Boomerang

Ce démenti est publié aujourd’hui par le Soir d’Algérie qui avait colporté des allégations mensongères sur le statut des militants du FFS ayant assuré la sécurité durant la tenue de la Conférence nationale d’Audit démocratique et transparent. Le Soir d’Algérie avait accusé des militants du FFS d’agents d’une société de gariennage. Les militants ont répondu.

« Nous, groupe de militants du Front des forces socialistes, venons par la présente apporter un démenti formel suite aux informations tendancieuses et dénuées de tout fondement rapportées dans l’article intitulé “Ça innove au FFS”, paru dans la page Périscoop de votre organe du samedi 23/06/2007 qui mentionne que le service d’ordre a été assuré par une société de gardiennage. Nous portons à votre connaissance que les éléments dudit service d’ordre étaient des militants de différentes fédérations du FFS, et la seule société de gardiennage à laquelle nous appartenons est celle des gardiens des principes du parti et de ses nobles idéaux pour lesquels tous les sacrifices étaient, sont et seront consentis. Et que tous les participants ont été soumis à une fouille? »

Audit du FFS: Déclaration de synthèse

audit.jpgLes militantes et les militants du FFS ont tenu leur Conférence nationale d’Audit, les 21 et 22 juin 2007 à Zéralda.

 

Ils remercient l’ensemble des invités présents à cette rencontre, ou qui ont participé aux travaux de ces assises.

 

 

Les militantes et les militants se félicitent de la sérénité, de la ferveur, de la sincérité, de la richesse et du sérieux des débats. Ce climat de cohésion et de confiance retrouvées, cette nouvelle dynamique de mobilisation militante et de décantation positive démontre le sérieux de la préparation de cet Audit

 

Cela fait espérer que l’agenda politique interne du parti sera respecté et que le Congrès prochain sera hautement politique.

 

Nos partenaires sociaux ont été des acteurs à part entière de l’Audit. Il s’agit de l’aboutissement de nos efforts communs pour ébaucher un compromis démocratique et construire une alternative politique.

 

 

Dans cet esprit, des initiatives similaires ont été menées antérieurement avec des personnalités politiques, des représentants du champ syndical et associatif.

 

Ces actions politiques ont été conformes à la résolution stratégique du 3e Congrès du FFS.

 

Les participants à l’Audit, lors de leur évaluation politique, n’ont pu que constater le faible degré d’ouverture du parti sur lui-même et sur la société.

 

 

Paradoxalement, cette situation est souvent due à des causes internes et ce n’est pas sans raison que le Président du parti dans son message à l’Audit a souhaité que celui-ci revienne sur les responsabilités du Congrès précédent comme source des dérives d’apparatchiks et des insuffisances qui parasiteront une gestion démocratique des structures. Cela a forcément des répercussions politiques.

 

La cohérence entre les buts politiques et les modes d’organisation est donc d’une importance fondamentale.

 

Il faut relever aussi que l’encadrement du parti n’a pas, dans bien des cas, assimilé

 

l’esprit et la portée de cette résolution. Il était accaparé par les tâches quotidiennes et distrait par les luttes de positionnement dans l’appareil.

 

La fermeture du champ politique et l’évolution dans un environnement hostile ont été cependant, la cause fondamentale de la non concrétisation de la résolution d’ouverture. Comment fonctionner « normal » dans un pays qui n’est pas normal.

 

 

Notre ambition et nos espoirs paraissent rétrospectivement démesurés compte tenu des moyens du parti et de la situation dramatique dans le pays.

 

L’ouverture c’est aussi un devoir de responsabilité, individuel et collectif en tant que parti, de dire la vérité à nous même et à la société.

 

L’esprit d’ouverture c’est aussi des actes et un comportement conformes au discours.

 

C’est un problème moral et éthique.

 

 

La situation actuelle du pays est marquée par un nouveau spasme autoritaire. Il n’y a pas d’espoir d’une sortie de crise concertée, la seule façon pour les forces démocratiques de rééquilibrer le rapport des forces est d’élaborer une stratégie politique de défense active à l’intérieur du pays et offensive à l’extérieur, notamment par une diplomatie militante.

 

C’est pourquoi l’Audit recommande de garder le cap politique de l’ouverture et souligne que la résolution d’ouverture garde toute sa pertinence.

 

L’exigence d’une adaptation organisationnelle à ce but politique stratégique constitue la recommandation fondamentale de l’Audit.

 

 

Toute potentialité d’ancrer cette résolution sur le terrain électoral doit être exploitée de manière efficiente pour étendre l’implantation politique du parti, pour gagner des élections et renforcer la légitimité du parti et de nos partenaires politiques et sociaux.

 

A cet égard, l’Audit souligne particulièrement la nécessité de mettre en place à l’étranger l

 

es conditions matérielles et humaines pour améliorer la visibilité du parti et de ses positions politiques et dénoncer le caractère autoritaire du système politique algérien.

 

Sur le plan de l’adaptation statutaire, l’Audit, en raison de l’environnement de plus en plus hostile dans lequel évolue le parti, recommande une souplesse dans la structuration et dans le dispositif statutaire.

 

Cette recommandation permettrait au parti de prendre les mesures statutaires salvatrices en cas de menace grave sur son existence, ses biens ou sa ligne politique.

 

 

9e anniversaire de l’assassinat de Matoub: un événement banalisé

matoubizemaghilas.jpg«Tu porteras mon deuil une année au plus, et puis tu m’oublieras», disait Matoub Lounès dans l’une de ses chansons.
Une prémonition ? Toute l’œuvre du Rebelle en est chargée. Fin observateur et connaisseur de sa société, Matoub sentait les choses. Le neuvième anniversaire de son assassinat est presque passé sous silence par la fondation qui porte son nom. Une exposition de photos et d’articles de presse occupent tristement le hall de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri. Quelques jeunes scrutent les photos de Matoub à différentes étapes de sa vie, qui a été courte, mais assez riche en événements… souvent malheureux. Un groupe de jeunes que nous avons abordés, nous dit : «Nous rendons chaque jour hommage à Matoub, en écoutant et en nous ressourçant dans ses chansons. Pour nous, le meilleur hommage qu’on puisse lui rendre c’est de poursuivre son combat pour la démocratie, les libertés et la justice…» Matoub, que la faucheuse a violemment ravi aux siens, le 25 juin 1998, n’aura même pas droit à une déclaration. «Malika (la sœur de Lounès Ndlr) fera peut-être une déclaration à la fin du mois», nous dit un membre de la fondation, qui ne répond pas à notre question sur le choix de la fin du mois et non pas le 25 juin date anniversaire de l’assassinat du Rebelle… Un jour noir et de sang, qui restera marqué dans les annales de l’horreur. Ce jour-là, à Tala Bounane, un virage en épingle à cheveux sur la route Tizi Ouzou/Beni Douala, la mort embusquée attendait avec détermination sa victime. Matoub, le Rebelle, la voix du peuple qui se bat pour la démocratie, les droits de l’homme, la justice sociale et la reconnaissance de son identité, sera tué pas loin de son village natal Taourirt Moussa. Matoub, qui, de sa voix si particulière et avec un verbe cru taillé dans la pierre de sa montagne hostile et rude mais qu’il aimait par-dessus tout, ne chantera plus, et la Kabylie orpheline de son porte-parole, qui «disait tout haut ce que les autres pensaient tout bas», se soulève et c’est l’ émeute pendant plusieurs jours. Aujourd’hui, les circonstances de l’assassinat ne sont toujours pas élucidées et le procès des suspects détenus à la maison d’arrêt de Tizi Ouzou n’a pas eu lieu, laissant place aux rumeurs les plus folles. Il faut dire qu’il s’agit d’une affaire très sensible, le Rebelle ayant marqué à jamais les siens qui s’identifient dans ses chansons. Une œuvre monumentale sur sa société, les dénis dont elle est victime et qu’une victoire de la JSK suffit à mettre en liesse, œuvre qui mérite qu’on s’y attarde…

 

D. M.

Contribution de Hocine Aït-Ahmed à la Conférence nationale de l’Audit de construction du F.F.S

haa1.jpgChers compatriotes, chers ami(e)s, chers camarades
Essalam Elweddi ! Azul moqrane seggul ! Bonjour !
Bon travail !

 

Des camarades m’avaient gracieusement demandé un papier à l’occasion de la tenue de l’Audit du parti. Etait-ce nécessaire étant donné les messages déjà adressés à nos instances dirigeantes. D’autant qu’en prélude, j’avais eu déjà l’immense plaisir de débattre avec la délégation du Secrétariat national accompagnée de ses conseillers, des problèmes et des perspectives que posent les prochaines Assises Nationales du FFS ainsi que de la feuille de route – dans sa globalité et dans chacune de ses échéances – destinée à préparer rigoureusement ce rendez-vous important pour l’avenir du pays, de la démocratie et du parti.

 

Le dévouement et l’intelligence politique avec lesquels militants et responsables viennent de préparer cet événement à l’échelle nationale et à tous les niveaux, me font une grande joie de leur rendre un hommage appuyé.
Je tiens à saluer tout particulièrement, les élections libres qui, pour la première fois dans l’histoire du FFS ont désigné à l’audit les délégués de nos sections et de nos fédérations. Je tiens à rendre hommage à notre base militante pour sa maturité et sa vigilance politiques. Elle vient d’assurer le succès de ce principe démocratique qui est nouveau au sein de nos structures. Une « bidâa la ba’ssa biha » (De cette innovation ! rien à redire !) Principe politique qui, hélas ! est dénié, à la nation algérienne qui en avait, pourtant fait son credo et sa raison d’exister tout au long de ses luttes d’émancipation politique et de résistance armée.

 

Je tiens, également à féliciter le secrétariat national pour avoir :
1. répondu avec célérité et fermeté, au recours des militants qui s’étaient senti lésés par le déroulement anormal du scrutin dans deux sections.
2. pour avoir refait les opérations électorales à la satisfaction de tous. Force est de constater le nombre infime de couacs, de ratés dans cette procédure digne de la modernité. Et partant de se permettre quelque fierté, quand on connaît l’effroyable généralisation de la corruption morale, politique, culturelle, financière et électorale, avec pour bilan le refus de reconnaître aux Algériens et Algériennes ce droit d’avoir des droits. Cette condition sine qua non, pour s’affranchir définitivement de cette  » réplique indigène de l’indigénat  » en vue d’exercer leur souveraineté et leur devoir de citoyennes et citoyens librement et en toute responsabilité.

 

N’oublions pas ! Paradoxe des paradoxes ! Le seul vote libre et non falsifié fut le référendum du 2 juillet 1962 qui proclama le droit des Algériens et Algériennes à l’autodétermination et à l’indépendance.

 

Cher(e)s compatriotes !
« Il est un temps pour écrire, un temps pour parler, et un temps pour se taire », nous apprend le sens commun. Que l’on me pardonne de les y avoir mêlés et non pas confondus.
Je vous livre des bouts de réflexions pragmatiques de terrain – sans égard à la chronologie – ; de préférence traitant du présent, bien sûr, mais aussi du passé, l’un devant éclairer l’autre et vice versa. Pour aider à mieux anticiper et préparer l’avenir ensemble.
Que puis-je vous dire de si loin et heureusement, malgré tout, de si près, de si chaleureusement convivial ? Je ne sais pourquoi, l’envie m’a pris, sans crier gare, de partager avec vous, la terrible émotion de cette « mauvaise nouvelle » que le secrétariat national m’a fait parvenir d’urgence au courant de l’année dernière:

 

Objet de l’E-mail : Mauvaise Nouvelle
Nous venons d’apprendre le décès de Rabah Aissat P/APW de Tizi Ouzou.
Hier après le maghreb, il a été victime d’un attentat dans un café de son village Ain Zaouia, daira de Boghni.
Des individus parait-il vêtus d’uniformes de la police ont tiré dans sa direction. Plusieurs blessés et lui, transféré à l’hôpital de Draa el Mizan. 3 balles: l’épaule, le ventre et la jambe. Il a perdu beaucoup de sang et a subi une intervention chirurgicale de plusieurs heures avant de décéder vers 3h du matin.

 

Il me semble assez troublant qu’un tel message nous parvienne alors que le FFS dit et montre sa détermination à se structurer sérieusement dans la perspective d’un Congrès utile à la sortie de crise. Et à s’ouvrir à la société malgré toutes les entraves (externes et internes), et à tisser de sérieuses relations avec les syndicats, et les associations autonomes non agrées. Des relations de sincérité et de solidarité.
Incontestablement, Ammi Rabah symbolisait vraiment le FFS. Intégrité, crédibilité, rectitude morale, sagesse, intelligence politique et sincérité dans son engagement.
Cet ancien proviseur du Lycée technique de Boghni, élu en 2002 puis réélu en 2005, a parfaitement réussi à tenir le coup à la tête d’une des institutions les plus difficiles de ce pays, l’APW de Tizi. L’une de ses dernières initiatives a été de faire voter une enveloppe financière au profit des peuples palestiniens et libanais.
C’est une perte très lourde, un coup très dur, mais aussi un signal fort pour que nos militants et nos responsables soient au fait des enjeux et à la hauteur de la tâche que nous devons accomplir.
Bien sur, cet assassinat m’a rappelé les camarades Mahiou, Azraraq, mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Anna Politovskaia…

 

Désolé pour cette terrible nouvelle.
Salutations affectueuses et militantes.

 

Je salue de tout coeur l’évocation par le Secrétariat National de l’assassinat d’Anna Politovskaia la journaliste russe aux côtés de nos martyrs, comme si elle était des nôtres. Nous du FFS, nous aimons notre pays pour des valeurs, de liberté, de justice et de vérité qui le débordent. Il y a dans ce geste, un souci de réhabiliter et développer l’ouverture de notre société vers le monde –  » une welt-aunshaung  » – en ranimant une culture de l’humanisme sous le mode d’une solidarité internationale partagée.
C’est aussi un devoir sous-jacent de gratitude envers la dynamique en chaîne de soutiens et de reconnaissances internationales du G.P.R.A. (Gouvernement Provisoire de la Révolution Algérienne). Car nul doute que ce Tsunami de solidarité a précipité l’accession de notre pays à l’indépendance. En effet, au plan national, il avait rendu impossible la victoire des forces coloniales, en galvanisant et en renforçant le moral des populations et des combattants. Et au plan international, la rupture du rapport de forces politiques et diplomatiques en présence qui fera opposer et imposer et aux thèses impérialistes et bellicistes, la négociation politique de l’indépendance de notre pays.

 

Force est de constater que face à l’acte criminel planifié qui a ravi la vie de Da Rabah, le réflexe des dirigeants du parti, n’a pas été de crier vengeance ou de se coucher. Mais bien au contraire, esprit de responsabilité quand tu nous tiens ! de positiver le pire, en remettant la priorité et l’urgence sur l’objectif de la préparation du congrès.
Je rappelle que les propriétaires de l’Algérie, n’ont reculé devant aucun moyen aussi ignobles soient ils : prises d’otages, agressions, réseaux de drogues, petit et grand banditisme, campagnes d’intoxication visant à étouffer les bastions politiques du FFS en y installant un climat de violences d’insécurité et de corruption généralisées.
La finalité stratégique de cette version atypique de  » normalisation  » est d’anéantir dans les villages et agglomérations rurales, l’ensemble des espaces de rencontre et de libre expression qu’ils soient traditionnels (les djemâa) ou modernes (activités politiques et sociales) dans des régions entières acquises au politique et à la non violence. Meilleure façon de couper notre parti du soutien des populations et de le réduire à un simple appareil malléable et domesticable à merci. Tigi Ur Drat Ur Derrout. ( Impossible que les mauvais coups qui, hier, ont échoué réussissent aujourd’hui)
Avec au surplus la volonté de parasiter et déstabiliser la préparation de notre congrès, voire d’en empêcher la tenue purement et simplement. Elli yahseb Wahdu Ichit Lu ! (Celui planifie tout seul se donne toujours gagnant)

 

Toutefois, l’inventivité destructrice du régime militaro-policier ne manquera pas de scenarii plus démoniaques encore pour autant qu’il puisse toujours compter sur le soutien inconditionnel de nos partenaires occidentaux, de l’opinion et des institutions internationales.
Il pourrait bien nous rejouer le syndrome de Ben Laden au Maghreb, c’est à dire d’Hannibal à nos portes et aux portes de Paris. Une sorte de  » remake  » du coup des kamikazes bizarroïdes qui ont déclenché à distance des bombes qui ont endommagé des ministères à Alger et surtout ont volé des vies algériennes et endeuillé tant de familles.

 

Chers Camarades !
Un Congrès vaut ce que vaut sa préparation à tous les niveaux politiques, culturels – pour ne pas dire idéologiques – et organiques. Nous ne pouvons pas nous offrir le luxe de répéter nos erreurs. A commencer par les identifier sereinement, et souligner clairement leurs conséquences.
Un exemple significatif de disfonctionnement anti-démocratique : l’élection des membres du Conseil National, au dernier congrès qui était, de fait, prise en otage par certains dignitaires ; hélas, je ne m’en rendrai compte que tardivement et à la faveur du refus de quelques cadres de valeur de présenter leur candidature, sans m’en donner d’autre explication que strictement personnelle. De toute façon, même averti et parce que respectueux des règles je me serais interdit d’intervenir. En général, routine presque traditionnelle, les enjeux et les jeux de pouvoir s’exacerbent vers la fin des congrès, lorsque le moment arrive d’élire les membres des instances dirigeantes.

 

Je souhaite que l’audit aura à cœur de revenir sur les responsabilités du congrès précédent comme source des dérives d’apparatchiks et des insuffisances qui parasiteront une gestion démocratique des structures.
La modernisation de nos méthodes de travail, dans les prises de décisions et dans leur application s’impose impérativement.
Il nous faut sortir des improvisions et des approximations. Il est inconcevable, à titre d’exemple, de ne pas conclure réunions et débats, à tous les niveaux par des procès verbaux clairs et sans verbiage. Se garder, bien entendu, de tomber dans les tares inverses d’une bureaucratie d’apparat. Il nous faut des mécanismes d’efficience. Par ailleurs, tenir un minimum d’archives est indispensable pour sortir des thaktchoukas habituelles, des bilans fictifs voire bidons, et ainsi faciliter le contrôle hiérarchique des cartes d’adhérents – voire de sympathisants – pour vérifier les bilans financiers, les activités programmées en direction des syndicats et des associations et pour les responsables se retrouver eux-mêmes et rationaliser les activités quotidiennes. A cet effet, une brochure rendra d’éminents services, j’en suis sûr ; une dose d’écrit ne nuit pas à l’oralité culturelle ambiante.

 

Une chose est indéniable, dans l’accumulation chaotique des campagnes de manipulations et de mensonges menées tambour battant par les autorités de fait et de force, le peuple algérien a, par son abstention massive exceptionnelle, signifié clairement, fortement et sans équivoque sa rupture avec le système de prédation culturelle, politique, électorale, économique et sociale. Au-delà du ras le bol, il a marqué son inébranlable volonté de reconquérir sa souveraineté et restituer aux citoyennes et citoyens leurs libertés d’expression, d’organisation et de participation à la gestion politique, culturelle, économique et sociale du pays. Il est de notre responsabilité de traduire ce message en programme politique efficace, cohérent et mobilisateur de l’ensemble des forces saines du pays, en vue d’une alternative démocratique et sociale radicale et pacifique.
Aussi devons-nous préparer nos structures pour concrétiser vraiment les options stratégiques d’ouverture vers la société recommandées par le 3e congrès et qui sont terriblement d’actualité.

 

Que notre belle jeunesse et nos si dignes femmes, exclus et expropriés de tout, s’arment de volonté politique et de non-violence: Pour qu’ensemble nous puissions construire cette Deuxième République.

 

Je vous remercie.
Salutations
Hocine Aït-Ahmed

Une conférence d’audit sans tabou

cherifi1.jpg«Le fait de reconnaître ses faiblesses est une force et le fait de tenir une telle conférence est une victoire.»

 

Le FFS innove. Sort de sa coquille. Il prépare son retour en force sur la scène politique en organisant un audit du parti. Une première en Algérie. En un mot, le FFS veut se replacer sur l’échiquier politique national qu’il a déserté depuis des années. L’audit en question vise à évaluer les mandats des élus, les objectifs politiques du parti, les moyens mis en oeuvre, le fonctionnement interne…soit un diagnostic précis du parti et de son personnel, comme a tenu à le signaler d’entrée la direction du FFS. Pendant deux jours, jeudi et vendredi, les militants et les membres de la direction nationale, élus à la base ont procédé à une véritable autopsie du plus ancien parti politique d’opposition en Algérie. Le FFS surprend aussi en ouvrant le débat et en abordant en public un sujet «tabou»: la défection de bon nombre de ses cadres et militants. Le professeur Mohand-Amokrane

Chérifi, expert à l’ONU, chargé de plusieurs audits de partis politiques à travers le monde, est l’artisan de cette opération inédite dans notre pays. Il considère que «le fait de reconnaître ses faiblesses est une force et le fait de tenir une telle conférence est une victoire.» C’est lui qui a piloté l’opération de bout en bout. C’est lui, aussi, qui a osé poser cette lourde interrogation: «Pourquoi la machine du FFS produit des frustrés?» Cet ancien militant engagé et respecté dans la famille du FFS a crevé l’abcès en abordant, du haut de la tribune qui lui était offerte, les démissions successives de cadres et de

 

responsables politiques brillants formés par le FFS. «Comment, s’interroge-t-il, que des gars comme le défunt El Hachemi Naït Djoudi en soient arrivés à quitter le FFS?» L’ancien premier secrétaire national n’est pas le seul à être cité. Il pose le même grand point d’interrogation au sujet de «Saïd Sadi, Ferhat Meheni» et tous ceux parmi les élus et les membres de la direction ou des simples militants de base qui ont fait de même «après le premier, le second et le troisième congrès organisés par le FFS». Un langage franc annonciateur d’événements décisifs pouvant survenir à brève échéance? C’est en tous les cas, l’impression qui s’est dégagée de cette ambiance et du ton d’un discours de celui qui aura ravi la vedette en ce jour d’ouverture des travaux de l’audit du parti.

Lorsque l’on sait la relation de confiance qu’entretient l’homme avec le président du FFS, Hocine Aït Ahmed, on ne peut qu’interpréter ce discours comme une intention de rassembler les enfants du FFS à l’occasion du prochain congrès prévu au mois de septembre prochain. D’autant plus que certaines sources au sein du FFS font état de surprises attendues lors du prochain congrès. Pour ceux qui ne le savent pas, le Pr Chérifi est installé en Suisse où il travaille comme expert à l’ONU. Il se pourrait même qu’il ait été mandaté par Aït Ahmed en personne, pour apporter son message. On imagine alors la qualité des relations qu’il entretient avec la figure charismatique du FFS. Revenant sur la

dernière démission annoncée, récemment, par un autre cadre du FFS, Mustapha Bouhadef, après son retrait, sans bruit, de longue date, il révélera qu’«il était présent lors de son installation comme premier secrétaire du FFS» et dément les propos du démissionnaire qui avait déclaré qu’on lui a imposé des membres au conseil national. «J’étais témoin, Bouhadef est un ami que je connais depuis 1959, et je peux vous dire que c’est lui qui a tort!» En homme politique averti, il veut donner à l’opération d’audit du FFS un cadre de débat franc pour exorciser les vieux démons qui hantent le FFS. Pour ce faire, il aura cette réplique qui réconforte l’assistance: «C’est le parti qui fait les hommes.

Dans un parti politique, explique-t-il, un élément tient sa force du groupe» et d’user d’une parabole pour appuyer ses dires: «Dans un parti on pratique un jeu collectif». Les militants sont soulagés quand ils entendent le conférencier dire devant tout le monde que «le plus dangereux dans un parti, c’est quand il perd ses principes et son âme. Ce n’est pas le cas du FFS!»
Applaudissements nourris dans la salle. «Nombreux, dit-il, sont ceux qui pensent que si Aït Ahmed était présent en Algérie, le parti aurait mieux fonctionné. Il s’agit là d’une critique à peine voilée portée à la direction du FFS», et de se demander si le système de

rotation au poste de premier secrétaire national n’a pas failli. «Faut-il revoir les statuts dans ce sens?» questionne-t-il. Pour mettre fin au marasme qui règne au sein du parti, le Pr Chérifi préconise la mise sur pied d’une commission autonome, instance en mesure d’arbitrer les conflits, qui peut être saisie directement par les militants sans passer par le secrétaire national. Parmi les huit ateliers mis sur pied durant les travaux de l’audit est celui des élections est celui qui colle le plus à l’actualité. Le FFS a annoncé, depuis longtemps, qu’il prendra part aux locales prévues au mois de novembre.

 

Des partis politiques interpellent le chef de l’Etat sur la loi électorale

photoboukrouh.jpgLes partis concernés par les amendements de la loi électorale estiment qu’aucune partie ne peut se prononcer à la place du peuple. Par la voix du PRA, ils proposent un débat qui sortira avec des propositions qui seront adressées au président de la République.

 

Les amendements de la loi électorale sont jugés réducteurs de la démocratie et plusieurs partis politiques veulent rencontrer le président de la République pour lui faire part de leurs craintes quant à l’avenir de la démocratie. Les partis politiques, à l’origine de la montée au créneau, protestant contre le projet de révision de la loi électorale, se réunissent aujourd’hui.

 

A l’ordre du jour, l’offensive à entreprendre pour contrecarrer le projet du gouvernement «visant à réduire la démocratie». C’est ce qu’a indiqué jeudi Kamel Belkacem, le secrétaire général du PRA, lors de la réunion du bureau national. Pour le PRA, «il s’agit d’un projet qui n’est pas dans l’intérêt de l’Algérie, ni de la démocratie, encore moins du multipartisme». «C’est un projet initié par un parti politique qui vise à maintenir sa suprématie à jouer les principaux rôles. La démocratie exige qu’il y ait des grands partis, mais aussi des petits partis qui expriment l’opinion d’une partie de la population», a dit Kamel Belkacem. Tout en rejetant le projet en question, «qui constitue une véritable menace pour le multipartisme, qui exclut des entités entières ayant participé à la lutte contre le terrorisme, qui ont soutenu le programme du président de la République, notamment la réconciliation nationale», il appellera à un débat général sur cette question. «Nous lançons un appel pour entamer un débat à ce sujet. Nous allons organiser samedi prochain (aujourd’hui, ndlr) une rencontre élargie aux partis politiques qui se sentent concernés par cet amendement afin de sortir avec d’autres amendements à même d’enrichir le débat. Nous allons adresser nos propositions au président de la République. L’Algérie a encore besoin de tous ses enfants, l’Algérie doit continuer sur son chemin vers la démocratie totale», clamera encore le secrétaire général du parti. Pour lui, personne n’a le droit de décider à la place du citoyen. «Laissons au peuple le choix de décider de réduire ou pas ces partis. En ce qui me concerne, je pense que le PRA, qui est crédité de quatre sièges à l’APN, a fortement contribué lors de la campagne pour atteindre les 35% de taux de participation aux législatives de mai dernier», conclura-t-il.

Un député: combien ça coûte?

dilem80135f.jpgUn salaire de base de 97.000DA, une prime de logement de 54.000 et une prime de restauration de 20.000DA par mois sans compter les divers privilèges, de quoi donner le tournis au contribuable. L’entretien des députés revient cher au Trésor public.
Des députés de différents groupes parlementaires, notamment de l’Alliance présidentielle, ont signé une pétition demandant le paiement de la prime de logement, évaluée à 66.000 dinars, selon certaines indiscrétions. Cette prime est accordée aux députés qui viennent des wilayas de l’intérieur du pays. Ceux qui résident Alger se trouvent lésés et qualifient la formule de «discriminatoire». Ils exigent de la présidence de l’APN de faire profiter tout le monde de ces «largesses».
Sauf que parmi les signataires, on retrouve beaucoup de députés qui habitent Alger depuis très longtemps, avec, en sus, des maisons de campagne. Ce sont, pour la plupart, les têtes de liste qui ont eu, antérieurement, des mandats ou des postes de responsabilité et qui veulent bénéficier des primes de logement.
Aux dernières nouvelles, on apprend que cette prime a été versée à tous les députés, sans exception, le week-end dernier et qu’elle serait de l’ordre de 54.000 dinars. L’APN a fait ce choix parce que les factures des hôtels revenaient beaucoup plus chères que la formule envisagée. Rappelons que lors de la dernière législature, l’APN avait décidé d’octroyer une prime de restauration pour tous les députés de près de 20.000 dinars, même si, parfois, on rencontre des députés se restaurer dans les gargotes de la rue Tanger. D’autres primes, autant mirifiques sont accordées aux élus du peuple. Les présidents de commissions et vice-présidents ont des privilèges mirobolants qui font rêver plus d’un et qui expliquent la guéguerre qui a eu lieu récemment entre les pontes du FLN. Les députés bénéficient, également de crédits- logement et des crédits-véhicule sans intérêts ainsi que des billets d’avion pour ceux qui viennent des circonscriptions de l’intérieur.
Le crédit-véhicule est octroyé par le ministère des Transports et est remboursable dans un délai de 10 ans. Le salaire de base d’un député est de 97.000 dinars. Lorsqu’on y ajoute toutes sortes de primes, il dépasse le cap des 20 millions de centimes pour un député moyen qui n’a pas de responsabilité à l’Assemblée. Quand au salaire d’un président de commission, il est de l’ordre de 106.700 dinars. Soit 10% de plus que le salaire de base d’un simple député. Pour rappel, il existe 12 commissions au niveau de l’APN. De son côté, le vice-président de l’APN a un bonus de 20% sur le salaire de base. Soit une mensualité de 116.400 dinars. Tandis que le président d’un groupe parlementaire a droit à 15%, soit 111.550 dinars par mois.
A cette mensualité, il faudra ajouter la prime de restauration. Et comme si cela ne suffisait pas, l’«élu du peuple» percevra une indemnité équivalente à son salaire pendant cinq ans à la fin de sa mandature. Et ce n’est pas fini, ces «élus du peuple» bénéficient de moult avantages allant de prêts sans intérêts pour l’acquisition de véhicules à la construction de villas en plus des voitures de service et des micro-portables et téléphones mobiles. Ainsi, il apparaît qu’un «élu du peuple» est rémunéré 171.000 DA par mois.
Le statut de député avait, rappelle-t-on, suscité un débat médiatique des plus acharnés, lors de l’avant-dernière législature. Le Conseil de la nation, dirigé alors par Bachir Boumaza, avait saisi le Conseil constitutionnel qui avait rejeté la loi, objet de polémique. Mais, depuis, on n’en a plus parlé. La présidence de l’APN a décidé de régler le contentieux loin des feux de la rampe, en octroyant des primes et des prêts sans attirer l’attention des médias. Le taux d’abstention -historique- des législatives de mai dernier est justifié en partie par les salaires mirobolants que perçoivent les membres du Parlement (sénateurs et députés). Les citoyens, écrasés par la misère, la précarité et la cherté de la vie, voient d’un mauvais oeil les luttes auxquelles se livrent les candidats pour figurer en têtes de liste. Les «élus du peuple» quand ils ne se distinguent pas par leur absence à l’hémicycle, ne se sont, le plus souvent, intéressés qu’à leur confort et privilèges. Ils ne voient que l’aspect financier de la chose. Le débat autour des salaires des parlementaires mérite d’être posé.
Certaines personnalités politiques, au fait des intrigues de coulisses, proposent aux autorités politiques de supprimer les salaires accordés aux représentants du peuple. Qu’ils leur laissent les avantages et les commodités pour leur faciliter le travail mais qu’ils gardent les salaires qu’ils percevaient avant leur élection, indique-t-on.
Les avantages sociaux et les dérogations de tous genres sont les principales motivations de cette gent qui se rue sur les listes de candidature parce que la députation est devenue source de richesses.
Le meilleur amendement à apporter aux lois, en cette période de canicule, est celui qu’on pourrait administrer au statut de député. Les électeurs ne feront qu’applaudir l’initiative quand ils sauront que les représentants qu’ils ont choisis militeront pour leurs intérêts.
A ce moment là, les députés au lieu de signer des pétitions pour gonfler leurs salaires, doivent faire de même pour régler les problèmes de ceux qui les ont mandatés. Mais ce n’est que chimère quand on sait que des hommes et des femmes sont prêts à tout pour bénéficier de ces avantages.

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