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Salhi Chawki, SG du PST: « Bientôt on supprime le vote, le pouvoir désignera les représentants du peuple »

Au lendemain des élections législatives, certaines formations politiques ont accusé les «petits partis» de polluer la scène politique et d’être la cause du discrédit des élections…

 

Salhi Chawki: c’est une opération de diversion pour dissimuler l’ampleur du désaveu du 17 mai. Dans les derniers jours de la campagne, on a œuvré à faire échapper le président à l’échec des législatives. Certaines voix amies ont expliqué que les électeurs n’ont sanctionné que les partis.

 

Ces partis de la coalition présidentielle, se sont mis en quête, eux aussi, d’un bouc émissaire : les petits partis. C’est ridicule ! En quoi les petits partis ont-ils causé que sept Algériens sur huit, voire plus, n’ont pas voté pour le gouvernement qui applique le programme du président.

 

L’argument est ridicule mais la diversion fonctionne : on ne parle plus que des petits partis. Oubliée la fraude, massive et généralisée, officiellement constatée ! Oubliés les scores dérisoires du FLN 7%, du RND 3% et du MSP 3%. C’est justement parce qu’ils ne sont plus si petits que ces partis sont à éliminer ! Ces cautions complaisantes et dérisoires sont désormais des rivaux. Les indépendants et les seize partis exclus des élections par le projet de modification de la loi électorale ont un électorat équivalent à la coalition. On nous parle de mœurs politiques. Soyons sérieux. Les rumeurs d’argent concernent les grands comme les petits. Les partis satellites soutenaient comme les grands le programme présidentiel. Les candidats migrent des uns aux autres comme le déclarait avec dépit Zerhouni au soir des résultats. Ce sont presque tous des partis électoraux qui n’ont pas d’activité dans la société.

 

Que pensez-vous de la révision de la loi électorale présentée par le ministre de l’Intérieur ?

 

La coalition fait une opération de diversion et du coup élimine des concurrents sérieux pour les affrontements clientélistes locaux de la rentrée.

 

Décidée dans l’affolement d’une déroute cinglante, cette loi ferme le jeu électoral et organise l’isolement du pouvoir dans la société. Le FFS, le RCD et Ennahda sont sauvés par leur score de 1997, El Islah par celui de 2002 et le PT et le FNA ont passé la barre des 4% pour la première fois cette année. Que dire des 2 000 voix exigées dans 25 wilayas au moins. Menace-t-on le FFS, le RCD ou El Islah ? Six partis sur les neuf sauvés flirtent avec la zone de rélégation. Bravo le changement des mœurs et le renouvellement de la classe politique ! Bientôt on supprime le vote. Le pouvoir désignera les représentants du peuple.

 

Les signatures demandées aux autres partis et aux indépendants relèvent de la gageure. 83 500 signatures, légalisées par un président d’APC, pour postuler à l’APW d’Alger quand le FLN n’obtient que 63 000 électeurs ! 83 500 personnes motivées mobilisées soit dix fois plus que les voix du FNA dispensé de la procèdure. A Tizi Ouzou, il faut 29 000 citoyens militants soit autant que les voix du vainqueur et sept à huit fois celles du PT ou du MSP dispensés de ces travaux d’Hercule.

 

A Constantine, les 26 000 exigées sont le score exact du FLN. Si l’on avait appliqué ce principe en 1992, il ne resterait que le FLN et peut être le FFS. L’ex-FIS et l’ex-Hamas étant disqualifiés par la loi de 1997. Il est impossible à un nouveau parti d’émerger, à moins d’un raz-de-marée comme celui du FIS.

 

Extrait de l’entretien réalisé par Le jour d’Algérie

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