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Archive pour juillet, 2007

Algérie: 21nouveaux généraux

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Le président Abdelaziz Bouteflika, a présidé aujourd’hui, au siège du ministère de la Défense nationale (MDN), une cérémonie de remise de grades et de médailles à des officiers supérieurs de l’Armée nationale populaire (ANP) à l’occasion de la célébration du 45e anniversaire de l’Indépendance.
Au cours de cette cérémonie, les officiers supérieurs de l’ANP suivants ont été promus au grade de général:

# Maâmar Boukhenoufa# Amar Boussis# Benziane Mokdad# Rachid Guettaf# Walid Salaâ# Djamel Abla# Meftah Saouab# Mohamed Nadjib Amara# Mohamed Saleh Benbicha# Ali Mrabet# Ibrahim Tsouria Belaïd # Ahmed Toufik Maâmeri# Hocine Aggoune# El Mansour Benamara# Charef Hamami
# Mustapha Antar# Mohamed Chikouche# Abed Halouz# Namousse Hamidou# Rouai Mohamed Abdelouab# Kahal Djamel

Larmes de Juillet

par Abed Charef
Le Sénat algérien est une institution peu démocratique. Deux tiers de ses membres sont cooptés par des appareils politiques, et le reste, directement nommé par le chef de l’Etat, constitue une minorité de blocage en mesure de contrer tout dérapage législatif non souhaité par le pouvoir. C’est donc une assemblée sur mesure, conçue par un pouvoir autoritaire soucieux de se donner une image d’ouverture tout en verrouillant les institutions. Pourtant, même dans une assemblée aussi hermétique, l’émotion a fait son entrée de manière fracassante cette semaine, alors que le pays s’apprêtait à commémorer le 45ème anniversaire de l’indépendance. Une personnalité de grande stature, Mme Zohra Drif, n’a pu retenir ses larmes en évoquant les échecs du pays et le peu de crédit qu’elle accorde au gouvernement pour sortir l’Algérie de sa crise.

Ce n’est pas une jeune fille fragile, ni une dame ambitieuse, qui a ainsi laissé éclater son émotion. Zohra Drif est au-dessus de tout cela. C’est une militante forgée dans la douleur, qui a tout sacrifié, études, famille et confort, pour aller se battre à coups de bombes pendant la guerre de libération. Elle a vécu l’enfer de la prison, puis celle de la condamnation à mort pendant de longues années, s’attendant chaque matin à être exécutée. Une expérience qui forge les nerfs et apprend à celui qui la subit à quel point la vie peut être fragile et les honneurs éphémères.

A 79 ans, Zohra Drif s’est laissée aller pour exprimer un désarroi que ressentent nombre de militants de sa génération. Désarroi face à ce sentiment de gâchis dans un pays où tant de promesses n’ont pas été tenues, face à ce sentiment d’impuissance à influer sur le cours des événements. Comme si ces hommes et ces femmes qui ont libéré le pays ont, peut-être involontairement, donné naissance à une machine infernale devenue hors contrôle. Désarroi enfin face à ce double sentiment : d’un côté, leur responsabilité qui les incite à faire quelque chose, et, de l’autre côté, cette question à laquelle ils ne trouvent pas de réponse : que faut-il faire ? Mohamed Nabi a parfaitement résumé cette question en se demandant ce qu’il faut faire dans « le désert politique et institutionnel » actuel.

Il suffit de les rencontrer, de les écouter, pour découvrir ce sentiment de malaise face à une évolution qui semble leur échapper. Comme cet ancien chef d’Etat qui, ne trouvant pas d’explication à des décisions dangereuses prises au sommet de l’Etat, avance l’hypothèse selon laquelle le pays n’est plus dirigé par une volonté nationale. Ou cet ancien officier supérieur de l’ALN qui, refusant d’admettre qu’un haut responsable de l’Algérie indépendante se comporte comme un administrateur colonial, n’estime pas excessif de dire que « libérer l’Algérie aujourd’hui est plus important que de la libérer de l’ordre colonial ».

Aux côtés de ces réactions poignantes, il y a celles, plus rationnelles, émanant d’intellectuels, comme Mohamed Harbi, qui essaient de comprendre quels mécanismes ont produit ce système, quelles erreurs ont été commises pour pousser le pays vers cette dérive, et quelles forces le maintiennent ainsi dans l’impasse. Leurs analyses vont parfois plus loin, pour tenter d’ébaucher des solutions à construire sur le long terme, en introduisant de nouvelles règles dans le jeu politique, notamment dans l’accès et l’exercice du pouvoir. Mais leur démarche n’est pas non plus dénuée d’amertume, particulièrement chez ceux qui ont participé au rêve de la libération et tenté de le théoriser, car eux aussi mesurent ce que le pays a perdu en s’enfermant dans des solutions illusoires.

Tout ce monde se retrouve finalement dans un même embarras, que chaque jour conforte davantage. Plusieurs personnalités historiques, interrogées sur ce qu’elles feront le 5 Juillet, avouaient ne pas savoir. Certains envisageaient de rester tranquillement chez eux, d’autres ont prévu d’aller rendre visite à des anciens compagnons plus âgés, alors qu’un ancien de l’ALN affirme qu’il se rendra, avec son fils, auprès d’une stèle érigée à la mémoire de son meilleur compagnon de guerre. Mais la plupart adoptent une position commune sur deux points. D’une part, ils relèvent, avec la même colère, que c’est en premier à l’Etat de donner un sens à cet anniversaire, pour que la commémoration se fasse de manière consensuelle et solidaire. D’autre part, ils affirment leur refus de participer aux commémorations folkloriques organisées çà et là par la bureaucratie et les appareils politiques. Enfin, on ne peut éviter de noter cette réaction d’un ancien officier de l’ALN, lorsqu’il a été interrogé sur les récentes déclarations du ministre des Moudjahidine faites à la veille du 5 Juillet. Il s’est contenté de détourner le regard. Il a gardé le silence pendant de longues minutes. Il n’a pas pleuré, mais s’il ne l’a pas fait, c’est simplement pour éviter de verser à son tour des larmes de honte et de désarroi qui ont remplacé les larmes de Juillet, les larmes de la liberté retrouvée, de la joie et du souvenir.

France: durcissement des conditions du regroupement familial

Le conseil des ministres a examiné aujourd’hui, mercredi, un projet de loi sur la « maîtrise de l’immigration et l’intégration », qui durcit les conditions du regroupement familial et sera soumis au Parlement en septembre.
Ce texte présenté par le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement Brice Hortefeux complète les lois du 26 novembre 2003 et du 24 juillet 2006 relative à l’immigration et l’intégration.
« Dès le pays d’origine, les personnes souhaitant rejoindre la France dans le cadre du regroupement familial, tout comme les conjoints étrangers de Français sollicitant un visa de long séjour, feront l’objet d’une évaluation permettant d’apprécier leur degré de connaissance de la langue française et des valeurs de la République », précise un communiqué gouvernemental.
« Si le besoin en est établi, une formation leur sera délivrée préalablement à l’arrivée en France. »
Si une famille bénéficiant du regroupement compte des enfants, un « contrat d’accueil et d’intégration » sera signé par les parents avec l’État. Les parents recevront dans ce cadre une formation sur leurs droits et devoirs en France. Ce contrat portera également sur l’assiduité scolaire des enfants.
« En cas de non respect du contrat, des mesures d’accompagnement seront prises, qui pourront aller jusqu’à une décision du juge des enfants confiant la gestion des allocations familiales à un tiers, dans l’intérêt des enfants », précise le communiqué.
Enfin, l’étranger souhaitant faire venir son conjoint et ses enfants en France devra établir qu’il dispose de « revenus adaptés » à la taille de sa famille, du smic à 1,2 smic minimum.
Selon Laurent Wauquiez, Brice Hortefeux a estimé que l’objectif de ce texte était de « conforter une politique d’immigration choisie » et rappelé que le principal vecteur d’immigration en France était le regroupement familial.
« Ce projet de loi est équilibré puisqu’en même temps il conforte le droit d’asile », a ajouté Laurent Wauquiez.
Ce projet de loi prévoit que le ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement sera désormais chargé de l’asile et assurera à ce titre la tutelle de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA).
Enfin, pour respecter une récente jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, les référés dirigés contre les refus d’asile à la frontière auront désormais un caractère suspensif.
« Un enrichissement du projet de loi est possible » dans le cadre du débat au Parlement, « notamment sur toutes les questions d’articulation entre l’épargne et le codéveloppement », a fait valoir le porte-parole du gouvernement.

Le journaliste Alan Johnston libéré après 114 jours de détention

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Le journaliste britannique de la BBC Alan Johnston a été relâché et remis par ses ravisseurs islamistes à des responsables du Hamas à Gaza, dans la nuit de mardi à mercredi.

Agé de 45 ans, Johnston, seul correspondant occidental travaillant à plein temps dans la bande de Gaza, avait été porté disparu le 12 mars. Ses ravisseurs avaient dit ensuite appartenir à l’Armée de l’Islam.

Johnston, qui est apparu souriant et avait l’air en forme, a été salué par ses collègues de la BBC après son arrivée en voiture à la résidence du dirigeant du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh.

La BBC s’est déclarée « extrêmement soulagée » par l’issue heureuse à ces 114 jours de captivité.

En direct à la BBC-télévision, Johnston a déclaré à Gaza qu’il n’en revenait pas d’être libre et qu’il avait souvent eu très peur durant ses quatre mois de captivité. « Etre libre est tout bonnement la chose la plus formidable ».

« J’ai rêvé maintes fois que j’étais libre et je me réveillais toujours dans cette pièce(…). Je n’en reviens pas d’être libre », a-t-il dit. Il a ajouté avoir suivi les événements à la radio durant la majeure partie de sa captivité et a remercié tous ceux qui, dans le monde entier, tout comme ses collègues de la BBC, l’avaient soutenu et avaient mené des efforts pour obtenir sa libération.

Le journaliste a dit avoir été enfermé dans une pièce de 2m sur 2m50 et avoir été dans l’ensemble bien traité mais menacé de mort à certains moments. Les geôliers l’ont battu durant la demi-heure qui a précédé sa libération.

Le journaliste a quitté Gaza avec des diplomates britanniques pour prendre la direction de Jérusalem.

Haniyeh a, pour sa part, déclaré que la libération du journaliste confirmait le sérieux du mouvement radical islamiste dans sa volonté d’ »imposer la sécurité et la stabilité et de maintenir la loi et l’ordre dans cette partie, qui nous est très chère, de notre patrie ».

Le MSP organise sa 5e université d’été

Le MSP a élu cette année Tipaza pour l’organisation de la cinquième université d’été et ce, du 24 au 28 juillet courant. L’édition de cette année est consacrée, selon les premières informations recueillies, au bilan des résultats acquis à l’occasion des législatives du 17 mai et la préparation des locales de novembre prochain. Les cadres du MSP débattront cet été du rôle de l’élu dans la promotion du développement local et aussi des prérogatives qui lui seront attribuées à l’ombre du nouveau code communal et de wilaya soumis pour amendement en session parlementaire de l’automne.
A noter que quelque 3 000 participants sont prévus pour prendre part à cette formation d’été dans le but de faire le point sur les élections.

Conseil fédéral d’Alger

Le Conseil féréral d’Alger se réunira ce vendredi 6 juillet 2007 à 10 h 00 au siège national du FFS.

Conférence d’Audit en images

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Procès de l’intersyndicale de l’éducation

Le procès de l’intersyndicale de l’éducation nationale a eu lieu hier au tribunal Abane Ramdane à Alger.

 

Les représentants du Cnapest, du CLA, de l’UNPEF, du Satef et du Sete de Béjaïa, qui forment cette coalition intersyndicale créée en novembre 2006, étaient dans le box des accusés. Tout en maintenant les griefs, le représentant du ministère de l’Education nationale a demandé au juge, au grand bonheur des inculpés, de lui accorder la possibilité de retirer les plaintes. Par son action, le ministère de l’Education voulait jouer l’apaisement et surtout montrer sa préférence au dialogue social et constructif avec la communauté des enseignants. Les représentants de ces syndicats autonomes ont été poursuivis en justice, faut-il le préciser, pour incitation à des grèves illégales, réunions syndicales sans autorisation, déconsidération de décisions de justice et appartenance, pour certains, à des syndicats non reconnus. Après débats et plaidoiries, l’affaire a été mise en délibéré au 8 juillet. Le collectif des avocats de la défense, composé de Me Zehouane, Me Benissad et Me Bencheikh, a plaidé non coupable pour ses mandants et a mis en évidence les amalgames entretenus dans l’instruction de l’affaire. Les avocats ont relevé d’emblée la confusion faite par la justice entre les concepts association et syndicat, précisant que leurs mandants sont membres (ou dirigeants) de syndicats qui ne sont pas soumis à la même loi organisant les associations. Le collectif de la défense souligne également que ses clients ont entièrement le droit de porter des organisations syndicales, comme le prévoient les lois 90-02 et 90-14. Les avocats attestent que pour créer une organisation syndicale, les auteurs ou les initiateurs ne sont pas astreints à l’agrément mais seulement à une simple déclaration publique. Ils ont défendu aussi le principe du droit à la grève constitutionnellement consacré et réglementé. Se référant à l’Alliance présidentielle, la défense a rejeté l’accusation qui porte sur l’illégalité de la coalition intersyndicale du fait qu’elle n’a pas un agrément, indiquant qu’une coalition n’a aucune responsabilité juridique et sa création n’est pas soumise à autorisation. Le collectif de la défense a mis en exergue également la confusion faite entre le droit à l’éducation – qui relève du devoir de l’Etat – et le droit au service public minimum, défini dans la loi 90-02 concernant les conflits collectifs. Les avocats de la défense ont saisi l’occasion pour évoquer les conditions socioprofessionnelles déplorables des enseignants, lesquelles ont poussé ces derniers à recourir à des actions de protestation en vue d’arracher leurs droits.

 

M. A. O.

UNE COUSCOUSSIERE A… 38 MILLIONS DE CENTIMES

couscoussiere.jpgIl est fait état dans un rapport de l’IGF datant de 2001 qu’une entreprise à caractère industriel et commercial a acquis une couscoussière pour la somme de 38 millions de centimes (oui vous avez bien lu), c’est là une des nombreuses anomalies signalées dans ce rapport de l’IGF qui circule sous le manteau à Alger.

Salhi Chawki, SG du PST: « Bientôt on supprime le vote, le pouvoir désignera les représentants du peuple »

Au lendemain des élections législatives, certaines formations politiques ont accusé les «petits partis» de polluer la scène politique et d’être la cause du discrédit des élections…

 

Salhi Chawki: c’est une opération de diversion pour dissimuler l’ampleur du désaveu du 17 mai. Dans les derniers jours de la campagne, on a œuvré à faire échapper le président à l’échec des législatives. Certaines voix amies ont expliqué que les électeurs n’ont sanctionné que les partis.

 

Ces partis de la coalition présidentielle, se sont mis en quête, eux aussi, d’un bouc émissaire : les petits partis. C’est ridicule ! En quoi les petits partis ont-ils causé que sept Algériens sur huit, voire plus, n’ont pas voté pour le gouvernement qui applique le programme du président.

 

L’argument est ridicule mais la diversion fonctionne : on ne parle plus que des petits partis. Oubliée la fraude, massive et généralisée, officiellement constatée ! Oubliés les scores dérisoires du FLN 7%, du RND 3% et du MSP 3%. C’est justement parce qu’ils ne sont plus si petits que ces partis sont à éliminer ! Ces cautions complaisantes et dérisoires sont désormais des rivaux. Les indépendants et les seize partis exclus des élections par le projet de modification de la loi électorale ont un électorat équivalent à la coalition. On nous parle de mœurs politiques. Soyons sérieux. Les rumeurs d’argent concernent les grands comme les petits. Les partis satellites soutenaient comme les grands le programme présidentiel. Les candidats migrent des uns aux autres comme le déclarait avec dépit Zerhouni au soir des résultats. Ce sont presque tous des partis électoraux qui n’ont pas d’activité dans la société.

 

Que pensez-vous de la révision de la loi électorale présentée par le ministre de l’Intérieur ?

 

La coalition fait une opération de diversion et du coup élimine des concurrents sérieux pour les affrontements clientélistes locaux de la rentrée.

 

Décidée dans l’affolement d’une déroute cinglante, cette loi ferme le jeu électoral et organise l’isolement du pouvoir dans la société. Le FFS, le RCD et Ennahda sont sauvés par leur score de 1997, El Islah par celui de 2002 et le PT et le FNA ont passé la barre des 4% pour la première fois cette année. Que dire des 2 000 voix exigées dans 25 wilayas au moins. Menace-t-on le FFS, le RCD ou El Islah ? Six partis sur les neuf sauvés flirtent avec la zone de rélégation. Bravo le changement des mœurs et le renouvellement de la classe politique ! Bientôt on supprime le vote. Le pouvoir désignera les représentants du peuple.

 

Les signatures demandées aux autres partis et aux indépendants relèvent de la gageure. 83 500 signatures, légalisées par un président d’APC, pour postuler à l’APW d’Alger quand le FLN n’obtient que 63 000 électeurs ! 83 500 personnes motivées mobilisées soit dix fois plus que les voix du FNA dispensé de la procèdure. A Tizi Ouzou, il faut 29 000 citoyens militants soit autant que les voix du vainqueur et sept à huit fois celles du PT ou du MSP dispensés de ces travaux d’Hercule.

 

A Constantine, les 26 000 exigées sont le score exact du FLN. Si l’on avait appliqué ce principe en 1992, il ne resterait que le FLN et peut être le FFS. L’ex-FIS et l’ex-Hamas étant disqualifiés par la loi de 1997. Il est impossible à un nouveau parti d’émerger, à moins d’un raz-de-marée comme celui du FIS.

 

Extrait de l’entretien réalisé par Le jour d’Algérie

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