Archive pour août, 2007

Mort de Lamari, un des officiers les plus puissants d’Algérie

Par Jeanne Congar (Journaliste) www.rue89.com

 

La mort de Driss Basri, l’homme des basses oeuvres de Hassan II, aura quelque peu éclipsé la sienne. Pourtant, le décès mardi à l’hôpital militaire de Aïn Nadja, à Alger, du général-major Smaïn Lamari (66 ans), directeur de la sécurité intérieure algérienne, marque la disparition de l’un des hauts-gradés les plus puissants et les plus craints d’Algérie.

 

Il a en effet appartenu, au cours de la sale guerre de la décennie 90 contre les islamistes, à la très petite poignée de « décideurs » militaires comme on a longtemps appelé en Algérie ces généraux-majors qui détiennent la réalité du pouvoir depuis l’indépendance. Smaïn Lamari a toujours été « l’opérationnel » de ce club restreint et très fermé qui comptait les généraux Mohammed Lamari, Khaled Nezzar, Larbi Belkheir et « Toufik » Médiène, le puissant chef du DRS, les services secrets algériens, seul d’ailleurs à être toujours en poste aujourd’hui.

 

Ex-officier de l’armée française – nom donné aux hauts gradés algériens qui en ont déserté les rangs très tardivement pour rejoindre l’Armée de libération nationale – Smaïn Lamari fut un proche du général-major Larbi Belkheir, actuellement ambassadeur au Maroc mais longtemps considéré comme le « parrain » du régime. Il a fait partie des hauts gradés qui, avec le général Touati, ont « démissionné » en janvier 1992 le président Chadli Bendjedid et annulé les élections législatives remportées par le Front islamique du salut (FIS).

 

Alors que cette interruption du processus électoral fait plonger l’Algérie dans une décennie de violence, Smaïn Lamari et ses « services » mènent la répression. En mai 1992, Lamari a affirmé en présence de plusieurs officiers: « je suis prêt à éliminer trois millions d’Algériens s’il le faut pour maintenir l’ordre que les islamistes menacent », rapporte Mohammed Samraoui, un ex-officier algérien dans un livre publié en 2003 « Chronique des années de sang ». C’est en tout cas le début de l’infiltration des maquis et des groupes armés par les « services » de « Smaïn » – comme on l’appelait pour le distinguer du général Mohammed Lamari, le puissant chef d’état major de la décennie 90 -, le temps aussi de la manipulation de la violence pour mieux discréditer les islamistes.

 

Assassiné en juin 1992, le président Boudiaf envisageait-il de le limoger? La rumeur en a couru, y compris au sein des services de sécurité français où « Smaïn » entretenait de solides amitiés, notamment avec le général Rondot ou la DST.

 

Sa mort survient au moment où la santé du président Abdelaziz Bouteflika se détériore au point que plusieurs de ses sorties – déjà très rares – ont été annulées. La dernière apparition de Bouteflika remonte au 6 août où il a accueilli son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad à Alger. « Ce jour là, comme lors de sa tournée à Mostaganem et Oran fin juillet, il paraissait exténué, rappelle le quotidien francophone El Watan. Et il avait, au retour d’une pause, un pansement sur sa main droite comme si on l’avait mis sous perfusion ».

Ils ont accompagné SMain Lamari à sa dernière demeure

Aux funérailles à El-Alia, étaient présents :
Le président du conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, le président de l’APN, Abdelaziz Ziari, le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, le général major en retraite, Abdelmalek Guenaïzia, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’ANP et le Général de corps d’armée Mediène Mohamed, alias «Tewfik», patron du DRS, les anciens chefs de gouvernement Mouloud Hamrouche, Ahmed Ouyahia et Ali Benflis, étaient présents également : Said Bouteflika, Abdelmalek Sellal, Chérif Rahmani, Noureddine Moussa, Khaled Nezzar, Issad Rebrab, Ali Tounsi (DGSN), Daho Ould Kablia, ministre délégué aux Collectivités locales, les généraux Mohamed Touati et Fodhil Bey, Nouredine Aït Hamouda du RCD, le président de l’USMA, Saïd Allik, Saïd Kopa ancien dirigeant de la JSK, Sidi Said S.G de l’UGTA, le président de la cour suprême Kaddour Bradja, le député SMail Mira, Abdelhak Layada, l’émir fondateur du GIA, Ahmed Benaïcha, ex-émir de l’AIS pour l’Ouest du pays, Hassen Aribi ancien député d’El Islah…
Sources journaux algériens

Extrait du communiqué de l’ex-chef de l’AIS* Madani Mezrag

« …Je n’ai jamais connu ni rencontré le général El Hadj Smain qu’en juin 1997 dans une forêt de la région appelée « El Khenaga » située dans montagnes de Beni Khetab, Texanna, dans la wilaya de Jijel…Smain était venu en aventurier sans escorte et sans armes dans le but de se mettre d’accord sur une stratégie (…) visant à mettre fin à la souffrance que subissait le pays…Il était un homme modeste…Il n’aimait pas les apparences et les cortèges…Je l’avais interrogé un jour: pourquoi vous ne venez pas, comme d’autres, avec une escotre militaire ? Il avait répondu spontanément:  » MANICH AROUSSA » (Je ne suis pas une mariée) (…) J’ai appris qu’il a accompli le Hadj sept fois et qu’il accomplissait la Omra tous les Ramadan…J’ai appris également qu’il faisait la prière depuis sont très jeune âge et qu’il n’a jamais bu d’alcool (…) A la fin de sa vie, Hadj Smain a rendu visite au Cheikh Kertali le lundi 27 août 2007 à 10h00 (…) »

 

Traduction de l’arabe.
* Armée Islamique du Salut, aile armée du Front Islamique du Salut

SMain Lamari: les aveux de La Dépêche de Kabylie

Dans un article consacré au décés du général-major SMain Lamari, le quotidien La Dépêche de Kabylie a osé écrire que « Smain Lamari fut l’artisan de l’infiltration des groupes armés islamistes qui a hâté leur démantèlement. »
Pourtant aucun officiel n’a reconnu, à ce jour, l’infiltration des GIA par les services algériens !

Depuis quand ?

Après avoir rendu responsable le président Bouteflika dans les accords avec l’Armée Islamique du Salut, précédant le référendum sur la concorde civile, lui reprochant ses « rapprochements avec les islamistes », voilà que les choses ont pris une autre tournure. En effet, depuis le décés du Général-major SMain Lamari, les mêmes journaux écrivent que c’est ce dernier qui a été la cheville ouvrière des accords avec l’AIS, en précisant que ces accords ont ramené la paix !!

Belkhadem: « Les élections locales auront lieu à la date prévue »

Le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a affirmé, ce matin, que les élections locales auront lieu à la date prévue et que le corps électoral « sera bientôt convoqué par le Président de la République ». « Les élections locales auront lieu à la date prévue et elles ne seront pas reportées, comme certaines rumeurs l’ont colporté », a déclaré Belkhadem, au cours d’une conférence de presse donnée à la résidence El Mithak. Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, « convoquera bientôt le corps électoral », a-t-il ajouté.

Bouteflika se porte bien et toujours en vie

L’ENTV a diffusé aujourd’hui dans son journal de 13 heures des images montrant le président Bouteflika, présentant ses condoléances à la famille du général-major Smaïn Lamari. Bouteflika, qui s’est rendu au domicile du défunt, est apparu dans sa forme habituelle.

Le Général Smain Lamari est mort !

lamari.jpgLe Général-Major Smain Lamari est décédé, hier soir, à l’hôpital militaire de Ain Naadja. Né le 1er juin 1941 à El Harach Alger, (originaire de Beni Slimane dans la région de Médéa), Smain s’engage dans l’ALN en 1961. A l’indépendance de l’Algérie, il fait un court passage dans la police puis s’engage dans la marine nationale. En 1973, il suit une formation spéciale pour obtenir le grade de sous-lieutenant. Il a toujours évolué dans le service opérationnel. En 1989 le général Mohamed Betchine, qui ne le porte pas dan son coeur, le limoge sans raison apparente. Le lieutenant-colonel Smain LAMARI va se plaindre aupèrs de Larbi Belkheir, alors chef de cabinet du président Chadli Bendjedid. Quelques jours plus tard, Smain est nommé inspecteur général à la Direction de la Sécurité de l’Armée, passé sous le contrôle de Tewfik.
Après le départ à la retraite de Betchine, Smain est nommé chef du Département du Contre-Espionnage (DCE), sous les ordres directs du général Tewfik, un poste qu’il occupe jusqu’a hier soir.
Le 5 juillet 1999, Smail est promu Général-major. Durant la même anée, il est chargé d’organiser la reddition des éléments de l’Armée Islamique du Salut ( AIS ) dirigée par Madani MERZAG, et faire passé le projet officiellement sous le nom de la nouvelle politique du président Bouteflika.
Par ailleurs, dans la soirée d’hier, l’ancien ministre de l’Intérieur marocain Idris El Basri a trouvé la mort dans un hôpital parisien.

A QUELQUES JOURS DU CONGRÈS NATIONAL: Le FFS fin prêt

A quelques jours de la tenue de son quatrième congrès national, les préparatifs battent leur plein au sein du FFS, qui veut faire de ce rendez-vous le grand tournant de l’histoire du parti. C’est ainsi qu’après la tenue de la conférence nationale de l’audit, et celle des élus, le FFS a organisé, trois précongrès nationaux, avant de passer aux dernières touches pour le bon déroulement de ce  » grand rendez-vous « , qui verra la participation du père spirituel de la formation. En effet, Hocine Ait Ahmed est incessamment, attendu pour le 1er septembre prochain, soit trois jours avant le jour j; le congrès aura lieu les 5, 6, et 7 septembre. Selon les dernières déclarations de Karim Tabbou, premier secrétaire du parti, si le choix de la CPCN s’est porté sur le centre familial de la mutuelle de Zeralda, il reste que le FFS n’a pas encore, trouvé une salle appropriée pour cette ouverture du congrès afin d’en faire un événement politique et une manifestation publique. Car, pour lui, le FFS oeuvre pour une représentation sociale et politique large grâce à l’ouverture du parti à la société civile et à tous ceux qui s’y identifient. Il rappelle, qu’en boycottant les dernières législatives, sa formation a choisi le camp de la population plutôt que de répondre aux sirènes du pouvoir. « Il faut en faire un repère et un instrument pour une transformation sociale et politique en créant un large rassemblement autour de ce projet représenté par ce boycott massif  » a-t-il dit. Ce message de la population, estime-til, qui ne s’est pas exprimée doit être interprété à sa juste valeur. Dans ce contexte, il souligne que, le prochain congrès du FFS s’inscrit dans le prolongement du combat de Novembre 1954 et du congrès de la Soummam.  » Nous sommes les héritiers du legs du mouvement national et démocrate  » a-t-il martelé. Le congrès du parti socialiste vise également, la réconciliation entre tous les militants. « Le FFS a, certes, traversé une zone de turbulences mais ce n’est qu’une transition dans la vie du parti » a affirmé Tabbou.Tout en reconnaissant que la conjoncture a fait naître des dysfonctionnements locaux, et des déceptions personnelles, Tabbou explique que  » ce qui arrive au FFS est une décantation positive « . Pour lui, la crise, fait partie du passé, et le FFS a retrouvé ses militants, sa cohérence et sa sérénité. Vraisemblablement, tout indique que la formation chère à Ait Ahmed, n’a omis aucun détail pour la réussite de son congrès qui réunira tous les adeptes, notamment, de  » l’exilé  » tant attendu. Rendez-vous le jour «J» !

 

Farid Abdeladim, Le Courrier d’Algérie

Alger, classée dernière ville dans le monde

Alger est la capitale la moins vivable dans le monde. C’est ce qui ressort d’une étude publiée dernièrement par “The Economist Intelligence”, qui est une unité des enquêtes appartenant au groupe britannique “The Economist” . Sur 132 villes sélectionnées, Alger a été classée à la dernière place de ce rapport élaboré en évaluant les conditions de vie de ces villes, selon 40 indicateurs. Ces derniers concernent cinq catégories : la stabilité, le service de santé, la culture et l’environnement, l’éducation et la disponibilité des infrastructures de base. L’évaluation d’Alger a été de 64,7% (alors que Vancouver, la première du classement, a eu 1,3%). En 2005, la “blanche” a été classée par le même organisme à la 125e place (sur 129). Cette fois, Alger a été considérée comme la moins attractive du monde se faisant distancer par Karachi (Pakistan), Tripoli (Libye), Abidjan (côte-d’ivoire), ou encore Dhaka, la capitale du Bangladesh. Est-ce une surprise ?
Une enquête sur la qualité de vie réalisée par Mecer Human (considéré comme le leader mondial en matière de conseil en ressources humaines et de produits et services financiers associés), il en ressort qu’ Alger a été classée à la 178e position. Pour faire une petite comparaison avec nos voisins, Tunis était à la 78e place alors que Casablanca a été classée à la 119e). Une autre enquête similaire, concernant les villes les plus chères du monde et élaborée en juin dernier, a vu la capitale algérienne prendre la 50e place (Tunis à la 120e alors que Casablanca a été classée 66e et Moscou a été désignée comme la plus chère des villes). Ce dernier classement a été élaboré en prenant en compte plusieurs paramètres tels que les coûts du logement, du transport, ou encore des produits agroalimentaires.
La responsabilité des pouvoirs publics est évidement claire. Ça remet aussi sur le tapis l’importance qui devrait être donnée à la gouvernance qui est encore à l’état embryonnaire en Algérie. La preuve, c’est que s’ouvre aujourd’hui, lundi, un important séminaire sur la gouvernance à Barcelone avec la participation de tous les pays méditerranéens… sauf l’Algérie…

 

Salim KOUDIL Liberté

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