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Archive pour le 16 août, 2007

Condamnation du journaliste Mostapha Hurmatallah à 8 mois de prison ferme : “RSF révoltée et consternée”

rsf.jpg“Reporters sans frontières est à la fois révoltée et consternée par la condamnation à huit mois de prison ferme de Mostapha Hurmatallah, journaliste de l’hebdomadaire Al Watan Al An. Cette décision traduit un mépris de tous les usages du droit international qui n’a cessé de réaffirmer qu’on n’emprisonne pas un journaliste pour un délit de presse”, a déclaré l’organisation. “Reporters sans frontières constate et déplore que le fossé ne cesse de se creuser entre les engagements des autorités marocaines en faveur d’une démocratisation du royaume et la pratique de ces mêmes autorités. L’organisation rappelle que c’est la première fois depuis le mois d’octobre 2004 qu’un journaliste est condamné à de la prison ferme au Maroc. Rabah a désormais le privilège peu enviable d’avoir rejoint le club des pays d’Afrique du Nord qui détiennent des journalistes : Egypte, Libye”, a ajouté Reporters sans frontières. “L’emprisonnement de Mostapha Hurmatallah ne peut se justifier en aucune manière. Si Reporters sans frontières ne sous-estime pas la gravité de cette affaire, dont témoignent les condamnations de huit officiers, il ne saurait être question d’accepter qu’un journaliste soit privé de liberté à l’issue d’un processus judiciaire opaque. Le dossier initial a en effet été scindé en deux volets, l’un militaire et instruit à huis-clos, l’autre civil à l’issue duquel le journaliste a été condamné. Cette décision assimile explicitement Mostapha Hurmatallah à un criminel. Il a d’ailleurs été poursuivi en vertu du code pénal et non du code la presse. Or, il ne peut être reproché à un journaliste d’agir conformément à sa mission d’information et de ne pas se soumettre aux obligations n’incombant qu’aux agents de l’Etat”, a précisé l’organisation de défense de la liberté de la presse.
Le 15 août 2007, le tribunal de première instance de Casablanca a rendu son verdict dans le procès d’Abderrahim Ariri et de Mostapha Hurmatallah, respectivement directeur de publication et journaliste pour l’hebdomadaire arabophone Al Watan Al An (La Nation maintenant), poursuivis pour “recel de documents obtenus à l’aide d’un crime” (art. 571 du Code pénal). Ils ont été respectivement condamnés à six mois de prison avec sursis, et huit mois de prison ferme assortis de 1000 dirams (moins de 100 euros) d’amende chacun. Mostapha Hurmatallah a été reconduit immédiatement en cellule pour y purger la fin de sa peine. Les attendus du jugement qui devraient être prochainement disponibles permettront de connaître les arguments retenus pour motiver la condamnation des deux professionnels des médias.
Abderrahim Ariri et Mostapha Hurmatallah ont été interpellés par des policiers en civil le 17 juillet 2007, à Casablanca. Dans sa dernière édition (numéro 253), parue le 14 juillet, Al Watan Al An a publié un dossier intitulé “Les rapports secrets derrière l’état d’alerte au Maroc”, corédigé par Abderrahim Ariri et Mostapha Hurmatallah. L’un des articles s’appuyait sur une note, émanant de la DGST, publiée dans le journal, qui avisait tous les services de sécurité de faire preuve de vigilance après la diffusion sur Internet d’un enregistrement vidéo d’un groupe terroriste lançant “un appel solennel au djihad contre les régimes maghrébins, en désignant particulièrement le Maroc”. Le procès des deux journalistes de l’hebdomadaire arabophone Al Watan Al An s’est ouvert le 26 juillet 2007. Lors de cette première audience, le tribunal de première instance de Casablanca avait décidé de prolonger l’incarcération de Mostapha Hurmatallah, détenu à la prison d’Okacha. Le directeur du journal, Abderrahim Ariri, comparaissait librement.

Lettres de Zerhouni aux électeurs: combien ça coûte?

Le ministère de l’intérieur et des collectivités locales a conclu un contrat avec Algérie Poste qui acheminera le courrier adressé aux citoyens ayant boycotté le scrutin du 17 mai 2007. L’acheminement d’une lettre coûtera 120 DA.

Les paradoxes du journal Echourouk

samy22073.jpgLe quotidien Echourouk El Youmi a organisé, hier, un forum inaugaurant la campagne pour un million de signatures pour la libération de Sami El Hadj détenu depuis 6 ans !!!!! à Guantanamo. Le directeur de rédaction, Anis Rahmani (voir photo) a déclaré que le soutien au caméraman d’El Djazira s’inscrit dans le cadre de la défense de la liberté d’expression.

 

Une seule question se pose au journal Echourouk: depuis l’arrivée de Anis Rahmani à la tête de la rédaction, son journal ne couvre jamais les activités du FFS, ni même les conférences de presse de ses responsables.

Ça grogne au CNAPEST

logg.jpgLe Conseil national autonome des professeurs d’enseignement secondaire et technique prépare la rentrée sociale qu’il annonce difficile. Un conseil national de ce syndicat est ainsi programmé en septembre prochain pour examiner les questions de l’heure.

 

C’est ce qu’a déclaré hier, à La voix de l’Oranie, Larbi Nouar, un responsable de cette organisation. Les questions de l’heure qui préoccupent au plus haut point les responsables du CNAPEST sont de trois ordres: la revalorisation des diplômes universitaires, la révision de la grille des salaires. La revalorisation des diplômes universitaires est placée en tête des revendications de l’organisation syndicale. «Nous sommes très inquiets par le sort que l’on réserve aux diplômés dans notre pays. Il n’y a qu’en Algérie que les diplômes n’ont pas la valeur qu’ils méritent», indique d’entrée de jeu Larbi Nouar. Une plate-forme de revendications concernant cette question est d’ores et déjà annoncée pour septembre par son organisation syndicale. «Nous allons exiger du gouvernement, dans cette plate-forme de revendications, une réelle revalorisation des diplômes tels que les licences, les doctorats et les ingéniorats, à travers la revalorisation des salaires des détenteurs de ces diplômes», dit-il tout en martelant qu’»il faut absolument qu’il y ait une différence palpable entre les différents diplômes scientifiques».

 

A propos d’augmentations, il dira: «Il ne faut pas qu’on se moque de nous en distinguant les diplômes avec 200 ou 300 DA; ce qu’il faut, c’est revoir de façon tangible la valeur des diplômes en Algérie en rémunérant leurs titulaires à leur juste valeur».
Brandissant la menace, le responsable syndical dira: «Nous allons élaborer cette plate-forme dans laquelle nous comptons exposer clairement nos exigences au gouvernement, et s’il refuse de nous écouter, nous serons obligés de lancer des actions de contestation pour exercer des pressions».
Sur la révision de la grille des salaires, notre interlocuteur explique que son organisation compte sérieusement plancher sur cette question que le gouvernement reporte à chaque fois. Aussi et s’agissant de la revalorisation du pouvoir d’achat, l’autre point inscrit à l’ordre du jour du conseil national de septembre prochain, Larbi Nouar dira qu’il doit être calculé en fonction de la ration alimentaire.
L’exigence du CNAPEST à ce sujet est que les pouvoirs publics «calculent la ration alimentaire en fonction des normes internationales édictées par la FAO et l’OMS». Dans ce contexte, le CNAPEST demande un revenu mensuel de 30.000 DA pour chaque travailleur ayant à charge cinq personnes pour une ration alimentaire correcte, indique M. Nouar.

 

Samira Illoul

Sid Ahmed Ghozali: l’état d’urgence n’a plus de raison d’être

sig1.jpgLe maintien de l’état d’urgence veut-il dire que les raisons de son instauration sont toujours d’actualité ? Il est clair que jusqu’à la fin des années 1990, il ne pouvait pas y avoir autre chose que l’état d’urgence. Maintenant, l’état d’urgence n’a plus de raison d’être dès lors que les hauts responsables politiques disent que la concorde civile a réussi, que les problèmes de sécurité sont réglés et qu’il y a même un chef militaire qui a dit que le problème des maquis était réglé. Et puis, quelques années après, il y a eu la réconciliation nationale comme si, en fait, ces problèmes n’étaient pas réglés. Si l’on veut prendre au mot les responsables politiques, l’état d’urgence n’a plus raison d’être. Je ne suis pas au fait de la réelle situation sur le plan de la sécurité, sauf que je ne crois pas, à mon avis, que les problèmes de sécurité sont derrière nous.
Si c’était le cas, l’état d’urgence effectivement n’a plus de sens. L’état d’urgence peut être aussi utilisé pour maintenir une restriction légale des libertés. Il y a peut-être des forces à l’intérieur du pouvoir, qui sont très peu attachées à l’exercice des libertés qui sont pour le maintien de l’état d’urgence.
Au stade de l’analyse, je ne crois pas que la question de la sécurité a été résolue, mais sur le plan politique je vis comme un citoyen et comme un homme public une situation qui me prouve qu’il y a un abus dans les restrictions des libertés.
L’état d’urgence n’a de raison d’être que lorsque la sécurité du pays est menacée. L’est-elle encore ? C’est bien possible. Mais moi, je dis qu’elle est menacée parce que précisément la situation sociale et politique ne s’améliore pas.

 

Extrait d’un entretien réalisé par Le jeune indépendant

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