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Mort de Lamari, un des officiers les plus puissants d’Algérie

Par Jeanne Congar (Journaliste) www.rue89.com

 

La mort de Driss Basri, l’homme des basses oeuvres de Hassan II, aura quelque peu éclipsé la sienne. Pourtant, le décès mardi à l’hôpital militaire de Aïn Nadja, à Alger, du général-major Smaïn Lamari (66 ans), directeur de la sécurité intérieure algérienne, marque la disparition de l’un des hauts-gradés les plus puissants et les plus craints d’Algérie.

 

Il a en effet appartenu, au cours de la sale guerre de la décennie 90 contre les islamistes, à la très petite poignée de « décideurs » militaires comme on a longtemps appelé en Algérie ces généraux-majors qui détiennent la réalité du pouvoir depuis l’indépendance. Smaïn Lamari a toujours été « l’opérationnel » de ce club restreint et très fermé qui comptait les généraux Mohammed Lamari, Khaled Nezzar, Larbi Belkheir et « Toufik » Médiène, le puissant chef du DRS, les services secrets algériens, seul d’ailleurs à être toujours en poste aujourd’hui.

 

Ex-officier de l’armée française – nom donné aux hauts gradés algériens qui en ont déserté les rangs très tardivement pour rejoindre l’Armée de libération nationale – Smaïn Lamari fut un proche du général-major Larbi Belkheir, actuellement ambassadeur au Maroc mais longtemps considéré comme le « parrain » du régime. Il a fait partie des hauts gradés qui, avec le général Touati, ont « démissionné » en janvier 1992 le président Chadli Bendjedid et annulé les élections législatives remportées par le Front islamique du salut (FIS).

 

Alors que cette interruption du processus électoral fait plonger l’Algérie dans une décennie de violence, Smaïn Lamari et ses « services » mènent la répression. En mai 1992, Lamari a affirmé en présence de plusieurs officiers: « je suis prêt à éliminer trois millions d’Algériens s’il le faut pour maintenir l’ordre que les islamistes menacent », rapporte Mohammed Samraoui, un ex-officier algérien dans un livre publié en 2003 « Chronique des années de sang ». C’est en tout cas le début de l’infiltration des maquis et des groupes armés par les « services » de « Smaïn » – comme on l’appelait pour le distinguer du général Mohammed Lamari, le puissant chef d’état major de la décennie 90 -, le temps aussi de la manipulation de la violence pour mieux discréditer les islamistes.

 

Assassiné en juin 1992, le président Boudiaf envisageait-il de le limoger? La rumeur en a couru, y compris au sein des services de sécurité français où « Smaïn » entretenait de solides amitiés, notamment avec le général Rondot ou la DST.

 

Sa mort survient au moment où la santé du président Abdelaziz Bouteflika se détériore au point que plusieurs de ses sorties – déjà très rares – ont été annulées. La dernière apparition de Bouteflika remonte au 6 août où il a accueilli son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad à Alger. « Ce jour là, comme lors de sa tournée à Mostaganem et Oran fin juillet, il paraissait exténué, rappelle le quotidien francophone El Watan. Et il avait, au retour d’une pause, un pansement sur sa main droite comme si on l’avait mis sous perfusion ».

Commentaires

  1. Saladin dit :

    Ce triste individu qui vient de disparaître n’est qu’un maillon de cette lourde chaîne qu’on appelle le « système » et qui enchaîne notre peuple depuis 1962. Il vient d’échapper au tribunal des hommes mais il n’échappera point au tribunal Divin. Je crois qu’il ne faudrait pas trop s’appesantir sur ce sinistre personnage qui va répondre de ses crimes devant son Créateur. L’essentiel est de se rassembler, de réfléchir à une alternative politique sérieuse afin de se débarrasser de ce régime criminel. L’heure est au rassemblement de toutes les volontés nationales sincères en vue d’un changement radical et pacifique. Car comme disait un militant des droits de l’homme, le régime n’est fort que de par notre faiblesse.
    Libérons notre Patrie de ce régime indigène néo-colonial dirigé en sous-main par d’ex-caporaux de l’armée coloniale envoyés en mission par Pierre Messmer en 1961 et gouvernée par les fils et petits-fils de Sid Cara, Chekkal, bachagha Boualem et Bellounis.
    Filles et fils de Ben Boulaïd, Abane, Ben M’Hidi, LEVEZ-VOUS ! Akkar Amis Oumazigh !

  2. Yaghmorassen dit :

    Saladin a raison , l’heure est aux rassemblements de toutes les hommeset les femmes de bonne volonté pour sotir le pays de l’enfer où l’ont plogés les prédateurs .Juste un mot pour expliquer à tous nos compatriotes : en Algérie, il n’y pas d’un coté les Kabyles et de l’autre des Arabes: notre berbérité à tous est attestée par notre histoireIl y a simplement des berbères arabisés et d’autres qui sont restés berbérophones. Il faut étre vigilants car cette séparation entre les uns et les autres est le fait des colonialistes français dont la devise était diviser pour régner.Donc à tous mes comptiotes , les clivages doivent etre entre ceux qui veulent le bien de ce pays et de tout son peuple et les prédateurs : . .

  3. salim dit :

    saladin je suis d’accord avec toi sauf que la junte au pouvoir ne s’en ira jamais sauf par la force malheureusment,car ils tiennent a leurs immenses privileges aquis grace au meurtre,vol,rapine,massacres…ces gens la il faudras les chasser a coup de matraques sur la tete et encore je reste poli.puisse dieu les punir comme il se doit inchallah.

  4. hakim dit :

    ….je voudrais juste dire que la mort de s lamari ne fait aucun doute que la plupart des algeriens sont soulages de la mort d’un criminel , aussi a propot d’elwatan , finalement belaid abdesslam n’a pas tort c un journal des generaux et au service des generaux , …juste leur dire q’ali benhadj c’est attaque a s lamari et non pas a l’armee ALGERIENNE, mais pour vous s lamari c l’armee ………….

  5. Saladin dit :

    Pour répondre à mon compatriote et ami Salim, Je ne partage pas ton point de vue sur les moyens de changement du régime. Nous avons vu ce qu’a apporté l’action armée durant les années 90. Ce régime sanguinaire est certes né dans un bain de sang (rappelons-nous les massacres de l’été 62, quand les géniteurs de ce système à leur tête le « colonel » Boukherouba ont lancé l’armée des frontières contre les survivants de l’armée de libération nationale avec les milliers de victimes). La violence a été leur seul moyen de gestion politique durant ces 45 années (l’énumération des faits et drames serait fastidieuse et tout le monde connaît la triste réalité.
    Je crois humblement que face à la violence politique de ces ignares au pouvoir, il nous faut agir politiquement et avec intelligence. Car ce régime est totalement désarmé et désemparé face à l’action politique intelligente (au sens noble du terme).
    Il est temps d’aller vers un rassemblement de toutes les potentialités intellectuelles et politiques sincères afin de présenter à notre peuple une véritable alternative politique pour sauver le pays. Pour cela il faut des visages nouveaux et des idées claires. Il n’est plus question de nous tromper de cible et de nous entre-tuer et faire le jeu du régime (gauchistes contre islamistes, nationalistes contre démocrates, kabyles contre arabes, francophones contre arabophones, l’est contre l’ouest et le centre, etc…..). Tout le monde a sa place dans ce vaste pays. Notre seule cible doit être le pouvoir criminel qui a mené le pays vers la faillite sanglante, notre moyen doit être un changement radical et pacifique et notre but est l’instauration d’un Etat démocratique et social dans le cadre de nos valeurs civilisationnelles.
    L’idée est en train de germer sérieusement. Evitons de nous insulter et de nous tirer dans les pattes. Le temps est à la reflexion intellectuelle et à l’action politique sage et courageuse. Et vous verrez, mes chers compatriotes que ce régime déliquescent s’effondrera en un laps de temps très court. Car ni les armes, ni la prison, ni la torture ni les exécutions sommaires ne viendront à bout d’une action politique intelligente menée par une élite sincère et courageuse au service de la Nation et embrassée par un peuple « mahgour », assoiffé de justice et de liberté.

  6. salim dit :

    saladin quite a me repeter je suis d’accord avec tes analyses,qui sont pleines de bon sens,malheureusement,la situation de pays me laisse pessimiste quand a une issue pacifique.je m’explique,nous avons d’un coté,un peuple spolié,humilié,affamé,massacré…qui acumule les rancoeurs;de l’autre nous avons un systeme pourri jusqu’a a la moelle,ce systeme est erigé autour d’une junte de hauts gradés de l’armée que tout le monde connait sous le nom de mafia politico-militaire avec son corrolaire economique.l’affrontement est pour moi inneluctable,ce qui s’est passé avant n’est qu’une mise en bouche avant l’affrontement final.personnelement je le regrete,mais la façon dont la junte conduit les affaires du pays d’un point de vue economique va obligatoirement conduire le pays au desastre economique que les prix du petrole retarde.car contrairement au dictatures des pays voisins par exemple,qui gerent bien leurs pays ceci d’un point de vue du patriotisme economique,nos assassins a nous non content de se remplir les poches sous-traitent pour des puissances etrangeres au detriment de l’algerie,il n’y a qu’a voir le politique agricole par exemple pour s’en rendre compte…outre nos assassins a nous non contents de detruire le pays,innovent avec une politique de massacres unique au monde depuis les khmers rouges.tout ces parametres me laissent penser que les rancoeurs accumules vont debouché un jour sur le clash.quand au intellos algeriens s’il en existe, ils sont soit corrompus(eh oui ce n’est que de simples humains)soit depités de la tournure que prend le pays et s’y resignent.en plus de cela la caste au pouvoir ne le lacheras jamais comme ça,il y a trop d’enjeux,tant economiques,que politiques(poursuites penales pour les crimes…)en plus du soutien de la france entre autres,pour d’evidentes raisons economico-strategiques.que faire face a ce constat noir de la situation a notre niveau de simples citoyens,il faut denoncer la junte par tout les moyens de communication diponibles et le web revet toute son importance car il permet une interactivité donc une confrontations d’idées,en attendant de passer au combat.un combat qui debarrasseras le pays de cette vermine,un combat au nom des ideaux de novembre,pour que les harkis du pouvoir partent.enfin j’ose esperer qu’une partie de l’armée a qui il reste un semblant de dignité bascule du coté du peuple.le seul probleme qui a mes yeux demeure en suspent pour que ce reve se realise,c’est qu’il manque une figure charismatique en qui le peuple se reconnaitra,et qui conduira cette marche vers la l’independance reele de l’algerie.inchallah un jour mon reve se realisera,mes salutations saladin.
    ps:ton analyse est tres valable pour un pays comme la tunisie ou la transition se fera certainement sans heurs serieux…ou pour l’algerie des années 80,d’avant le coup d’etat.

  7. nacer dit :

    ce qui m’a choqué le plus lors des obseques de Smain est de voire les terroristes d’hier faire son éloge; c’est à croire qu’il etait leur chef. ou précisément il etait bien leur chef et eux n’etaient que des éléments des tristes services de sécurite qui ont perpétré les crimes les plus odieux contre le peuple algerien. ont a toujours cru que l’Etat defendait son éxistence et la sécurite de son peuple on se battant contre les hordes sauvages des islamistes. finalement nous découvrons la triste verité, ils etaient du même coté le peuple algerien, désarmé, de l’autre. un cinema ou on tiré à balle réelles sur les comparses que nous étions.Le peuple aura bien un jour ou l’autre raisons de vous tous? bandes de criminels. Smain, Toufik, Layada,Mezrag et les autres

  8. PALESTRO dit :

    Aprés tout ce qu il a fait il se voit quand même décoré , toujours le même aoutage de gueule à la face des algériens par ce système morbide et méprisant. Ceux qui nous gouvernent ont du sansg sur les mains et comme qui dirait l autre Dieu reconnaitra les siens , a t il comme les Pharaons emporté ses richesses dans sa tombe ?

  9. El Watani dit :

    Une grave erreur dans cet article. feu général Smaïn n’a jamais été dans l’armée française. il s’est engagé dans l’armée algérienne en 1961. Hichem ABOUD l’ennemi numéro des anciens de l’armée française, et qui maîtrise bien le sujet (voir son livre La Mafia des généraux et son site http://www.agirpourlagerie.com)ne lui a pas collé cette infamante étiquette. Pourtant l’auteur semble bien avoir pompé quelsques informations du livre de Hichem ABOUD. Et je ne comprends pas pourquoi on vient souiller sa mémoire. En Algérie, faire partie des anciens de l’aréme française est la plus infamante des étiquettes.

  10. abd el allah dit :

    je vient de lire tout les commentaires lier a la mort d’un des pires boureaux de notre pays tant aimer. mes tres chèrs(es) frères et soeurs, nous somme le 02 aout 2009 je suis revenu de mes vacances aux pays avec 1 tel sentiment d’abandon! du peuple! de la part de ces pseudos dirigent qu’il me semble impossible a mon tres humble avis que la situation tel que je l’ai vue ne finisse a nouveau dans 1 bain de sang allah is stal.toutes les conditions son actuelment réuni pour que cela arrive a plus ou moins cour terme .MAIS je prie allah le tres haut que l’avenir me face démentir .o fis et filles de mon pays tant aimer je prie le tout puissant pour qu’il abaisse sa main bienvaillente sur vous tous qu’il soulage vos coeurs et ames et vous délivre de ce malheur qu’est la dictature
    AMIN AMIN AMIN LABI L’AHLAMIN.

  11. abd el allah dit :

    aujoud’hui je croit dur comme fer que l’algérie cour aux clach .

  12. SAID BELHOUT dit :

    Le prelement et les parlementaires sont le CANCER de l’Algerie.
    Le Ministere de la Defense et ses generaux sont la GANGRENE.
    Le Ministere de justice source de la CORRUPTION
    saidbelhout@yahoo.fr

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