Archive pour août, 2007

La presse boycotte?

Le FFS a réussi à drainer des milliers de personnes lors de la célébration, le 20 août, du 51ème anniversaire du Congrès de la Soummam. Un fait intrigant: en dehors du quotidien l’Expression qui a rapporré l’information, aucun autre journal n’a écrit un mot pour des raisons que nous ignorons encore. Il est vrai que nous avons la presse la plus libre du Monde arabe !!!!

Hocine Aït-Ahmed en Algérie le 1er septembre à 14 h 00

aitahme2.jpgLe premier secrétaire du FFS a annoncé à Ifri, à l’occasion de la commémoration du 51ème anniversaire du Congrès de la Soummam, que le président du FFS, Hocine Aït-Ahmed, rentrera en Algérie le 1er septembre prochain. Karim Tabbou a invité les militants et sympathisants du parti à se déplacer en masse à l’aéroport Houari- Boumédiène d’Alger pour accueillir M. Aït-Ahmed qui assistera aux travaux du 4e congrès du parti qui se tiendra les 5 et 6 septembre.

Des frondeurs du FFS au PT !

Des militants du FFS, de la commune de Ain Benian, qui avaient participé au mouvement de la fronde ont rejoint officiellement le Parti des Travailleurs. A leur tête un ancien membre du Conseil national, radié du FFS, ces « militants » ont adhéré au parti de Louiza Hanoune en vue de dénicher des places sur la liste électorale de novembre prochain. A cet effet, ils ont ouvert un local provisoire leur servant de bureau.
Pour rappel, un membre du Conseil National du FFS de Boumerdes, M. Boualem Ouzeriat, qui avait démissionné du parti a été candidat sur la liste du PT lors des législatives du 17 mai dernier. M. Ouzeriat n’avait pas réussi à se faire une place au niveau du Parlement.

Ferhat Mehenni: » travailler à la construction d’une alternative démocratique nationale « .

virage.jpgUn internaute (Khelil) nous a rappelé que Ferhat Mehenni avait fait appel en 2000 à la construction de la gauche algérienne. Il est vrai que le 14 avril 2001, Ferhat Mehenni a déclaré, lors du Forum d’El Youm, que l’urgence est de « travailler à la construction d’une alternative démocratique nationale « . Cette déclaration a été faite à quatre jours de l’assassinat de Guermah Massinissa dans une brigade de gendarmerie à Beni Douala.

 

Deux mois plutard, c’est-à-dire le 5 juin 2001, Ferhat Mehenni prend un virage de 180°. C’est dans le siège de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (maison du citoyen de Tizi Ouzou) que Ferhat a annoncé la naissance du  » Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie  » (MAK). Cela s’est passé en plein évenements de Kabylie.

 

Comment expliquez-vous le revirement spectacutaire de Ferhat Mehenni ?

«Sans l’accord de Krim et d’Ouamrane, cela ne serait pas arrivé»

abane.jpg« Abane Ramdane dérangeait beaucoup de monde, c’est pour cela qu’il a été assassiné.» C’est par ces propos que l’ancien Premier ministre Belaïd Abdesselam a évoqué l’assassinat de l’initiateur principal du congrès de la Soummam. Abdesslam Belaïd a tenu à expliquer qu’ »Abane, vu sa personnalité et sa persévérance, commençait à s’imposer comme le leader de la révolution, ce qui n’a pas été du goût de certains».

 

Il enchaîne en jetant un pavé dans la marre en disant que «si Krim Belkacem et Ouamrane n’avaient pas donné leur accord, Abane n’aurait jamais été assassiné». C’est en marge d’une conférence organisée par l’association Machaâl-Echahid au forum du quotidien El Moudjahid, à l’occasion de la journée du Moudjahid qui coïncide avec la date du 20 août, que l’ancien Premier ministre a fait ces déclarations.

Belaid Abdeslam: je n’ai pas de maison !

« Il faut que je dise que j’ai des problèmes familiaux. Je n’ai pas de logement. Si je meurs demain, ma femme risque d’être mise à la porte de ce logement dans lequel je vous reçois. Il est vrai que j’ai un terrain à Hydra. Mais, je n’ai jamais trouvé le temps, ni l’argent, pour construire.

 

D’aucuns me conseillent de le vendre pour acheter une maison finie quelque part. Je pense que j’ai bien fait de ne pas le faire tout de suite, car le prix de l’immobilier a augmenté entre -temps. On a même essayé de m’enlever ce terrain à un moment donné, alors que je l’ai eu en toute légalité et que c’est absolument tout ce que je possède. A un certain moment, des gens sont venus s’y installer et ont même commencé à y construire. Il a fallu que je bataille dur pour avoir gain de cause. Aussi chef du gouvernement que je sois, il semble que le pouvoir de l’argent n’a plus de limite chez nous.  » In Le courrier d’Algérie

Smaïl Mira devant le juge d’instruction

L’ex-président de l’APC de Tazmalt avait, on s’en rappelle, blessé mortellement le jeune Saâdi Kamel, originaire du village Iagachen, dans la commune d’Ath Mellikech, vendredi 13 juillet, non loin du lieudit Azrou n’Thor. Arrivé au tribunal en début de journée, M. Mira s’est présenté devant le juge d’instruction qui l’a entendu sur les circonstances exactes ayant entraîné la mort de Kamel Saâdi. Au cours de la même audience, le juge a également entendu les deux parents de la victime, qui lui ont confirmé le maintien de leur plainte pour homicide, ainsi que les deux citoyens qui accompagnaient le chef patriote au moment du drame, en l’occurrence les dénommés Mira Samir et Kouchache Boualem, entendus en tant que témoins. Selon des sources judiciaires proches du dossier, il s’agit d’une enquête préliminaire menée par le parquet et qui doit, en principe d’ici quelques jours, aboutir à la qualification de l’affaire. Le passage du député Mira devant le juge d’instruction confirme que l’immunité parlementaire dont il jouissait jusque-là a été levée, sans que l’on sache exactement quand ni comment. D’après El Watan.

La version de Mira et de ses relais:

 

 

Smail Mira a déclaré à ses proches que le jour de l’assassinat de Kamel Saadi, il a été en mission à Yakouren dans le cadre de la lutte antiterroriste. Une question se pose: est-ce que les groupes d’auto-défense ont le droit de faire des ratissages ? Ont-ils le droit d’exercer en dehors de leur territoire? Ont-ils le droit de demander des papiers aux citoyens? Ont-ils le rôle de police?

Smail Mira a déclaré que la victime avait voulu lui arracher son arme, alors que la victime avait raconté aux membres de sa famille qu’au moment des faits, il avait fait 8 Km de footing !! Après ce long trajet, Kamel était épuisé. Avec quelle force pouvait-il arracher l’arme à Mira qui était en compagnie de deux personnes.

 

Smail Mira a déclaré encore qu’au moment où Kamel voulait lui arracher l’arme, une balle est sortie! Pourquoi est-ce que personne ne veut parler de deux balles?

 

La justice doit se faire pour mettre fin à ces actes criminels !

 

Enfin, nous voulons bien savoir ce que pense son frère Tarek, ce député du RCD

Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK): Avis des internautes

ferhatmehenni1.jpg
Nous reproduisons fidèlement les commentaires des internautes sur le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) qui vient de tenir son congrès à l’issue duquel, Ferhat Mehenni est élu président.

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Mouvement Anti Kabyle?!!! MAK?

Ait Saada
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Mafia anti kabyle

Farid
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Manipulateurs anti kabyles?

Aziouez
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Toujours la fameuse définition par le contraire ! Toujours la mentalité qui veut que lorsqu’on se définit, on se définit toujours contre d’autres ! Ainsi, au lieu de comprendre que la primauté de l’Intérieur sur l’Extérieur signifiait que la lutte contre le concurrent intérieur (le MNA) est prioritaire en 56 pour pouvoir unifier le peuple sous la banière d’un seul porte-parole collectif : le FLN, et au lieu de comprendre que, pour ce faire, le politique, c’est à dire l’organisation, l’encadrement et l’action politique, primait sur le militaire, y compris dans la gestion de la donne MNA, ce qui est une élaboration tout à fait saine, tout à fait révolutionnaire, tout à fait politique, tout à fait objective et tout à fait rehaussante pour les uns comme pour tous les autres s’ils font preuve de la même intelligence politique, on est allé pendant des décennies chercher à qui cette formule s’adresserait sous forme d’épée de Damoclès !
Un artiste est bien en droit de fonder un mouvement artistique, non ? Un poète est bien en droit de créer un mouvement littéraire, non ? Un artiste militant est bien en droit de créer un mouvement où la littérature et l’art cotoient un peu des raisons de militer, non ? On peut penser qu’un mouvement pour l’AUTONYMIE des kabyles est une idée un peu saugrenue, oui ; de là à aller chercher des idées pour d’autres mouvements contre ceci ou celà, le temps passe…

tchebreg

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Le M.A.K. de Ferhat Mhenni (Imazighen Imoula)fait “peur” oui. Les algeriens ayant subi le colonialisme francais destructeur ont garde des traumatismes. D’aucuns ont peu que l’autonomie de la kabylie ne fasse tache d’huile en Algerie et touche une zone strategique et o combien convoitee – a la limite du secret- a savoir le Sahara algerien. Le Hoggar. Avec ses richesses insondables, ce dernier est une cible des strateges de lobbys ultra-puissants qui sont arrives a investir l’Irak -chose impensable aupravant- grace, en premier lieu a la betise d’un dictateur arabiste et du hizb Al-Baath se noyant dans le fachisme.

D’autre part, qui pourrait en vouloir vraimenten 2007 a des politiques, a des militants de demander l’#autonomie de leur region. L’autonomie n’est pas l’independance. Le modele allemand, par exemple, fonctionne tres bien. Mais me diriez-vous, l’Allemagne n’est pas l’Algerie.. Et l’Allemagne n’est pas visee comme l’Algerie l’est ou pourrait l’etre. L’autonomie n’englobe pas les Affaires Etrangeres et la Defense. Aucun doute la-dessus.

Qui pourrait en vouloir au M.A.K. de demander l’autonomie de la Kabylie alors que son but principal est de faire de la langue Tamazight une langue officielle depuis tres longtemps (Demande du FFS et du RCD egalement). Et pas seulement cela. La langue Tamazight, et la culture cela s’entend. Le MAK et la population qui le supporte ne se reconnait pas ni dans l’ecole algerienne officielle, ni dans la radio et la television ni dans la politique culturelle etatique arabo-proche orientale.

Et qui pourrait vraiment reprocher au MAK sa demande d’autonomie de la Kabylie apres la repression ciblee et barbare qui a touche une region specifique de l’Algerie a savoir la Kabylie. La derniere en date, le printemps rouge. On a toue un jeune etudiant pacifique a l’interieur de la brigade de gendarmerie de Beni Douala! Il fallait le faire! Et puis pendant deux ans on a canarde la population de Tizi-Ouzou et alentours. Si le regime veut regler ses problemes sur le dos d’une communaute, ici c’est de kabyles dont il s’agit, comment peut-on reprocher a cette communaute de vouloir prendre un peu ses distances par rapport a ce regime et exiger l’autonomie. Vaut mieux demander l’autonomie que de verser dans la lutte armee. C’est plus civilise.

Non messieurs, le pouvoir est seul responsable de toutes les derives. je ne pense pas a l’autonomie en elle meme. L’autonomie est un mode de gouvernance developee pour peuple develope, conscient et jaloux de l’independance nationale.
Sans tous les cas, il n’y a pas a douter que si l’autonomie est soumise au vote (referendum) en kabylie, elle va passe comme une lettre a la poste. Reponsedu berger a la bergere au president Abdelaziz Bouteflika qui avit cru trouver un moyen intelligent de repondre a la demande d’officialisation de la langue Tamazight. N’a-t-il pas dit “On va soumettre cela au vote!”. Ok repondent les militants culturelles de la langue Tamazight. On demande l’autonomie de la kabylie et le probleme est regle. Mais ne va-t-on pas leur repondre: ” Cela doit etre soumis a un referendum national”…?. Et sera le blocage bien entendu…en attendant l’instauration d’une veritable democratie et d’un etat de droit dans ntre cher pays tant et tant blesse et meurtri.

Omar Wertali
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Avant de demander l’autonomie de la kabylie, la question que je me pose est ce que ferhat mehenni est autonome?
l’autonomie individuelle est le seul gage qui conduit à l’aquisition de nouveaux droit, qu’on est il?
la kabylie n’a pas les moyens des illusions de mr mehenni, cette idées est défendu à l’exagogne par certain sphères avec une proximité avérés avec les services francais qui sont les relais de la sm algerienne

Mohand Arezki
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Cher Monsieur,
Je respecte votre point de vue. Toutefois je vous invite à bien observer ce mouvement en essayant d’être rationnel et objectif.

Le MAK ne cherche ni après la démocratie ni après une autonomie au sens de votre définition.
Il se veut suprême de toute la berbérité, dénigrant l’arabité et excluant l’islamité.
Il n’a pas demandé une fédéralisation du pays, ce qui aurait mérité réflexion, il demande l’instauration d’un état kabyle, laïc, avec son propre emblème et bizarrement “jouissant de la protection de l’armée Algérienne”, selon la soit disante charte qu’il a conçue. (On n’est pas arabes, on n’aime pas les arabes mais on a besoin de la protection des arabes!!!!!)

De quel droit peut on dire que les terres de Djurdjura n’appartiennent qu’aux kabyles alors que pendant la guerre de la libération il y avait des Oranais, des Algérois, des Chaouis, etc. qui combattait aux cotés de leurs frères dans les monts de la Kabylie ?

Comment peut on songer à déchirer son pays après que ces parents ont donné leurs vies pour l’arracher des mains du colonialisme?

L’unité nationale est beaucoup trop sacrée pour jouer à la roulette russe.

Je suis arabe, berbère et musulman et j’en suis fière, mais je suis avant tout Algérien.

Farid
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Quant a “l’autonomie individuelle” de Ferhat “Imazighen Imoula”, je peux avancer qu’il l’a perdue depuis longtemps. je ne lance poas d’accusation gratuite. Mais je sais qu’il recevait des enveloppes (en FF)de la part du president de … l’Amicale des Algeriens en France (FAF)dans les annees 80, celui-la meme qui est revenu au bled apres oct 88 et qui avait traite les evenements d’oct 88 de “chahuts de gamins” (j’ai oublie son nom…). Il a ete nomme ministre a l’epoque. Donc si ferhat recevait des enveloppes de l’Amicale c’est qu’il avait deja perdu son “autonomie”.. Je dis cela sans joie au coeur. Personnellement j’aimais ecouter ferhat a la fin des annees 70, debut 80 lorsqu’il chantait “Ya shab el-parti antouma klitou wahna tant pis!” (O dirigeants du Parti, vous avez mage et nous tant pis!). Mais apres je crois que pour casser le….FFS, le pouvoir a creer les Ferhat, et les Saadi and co. C’est ma conviction. Et beucoup de gens le savent. ( je ne suis pas membre du FFS mais j’eprouve de la sympathie).
D’autre part, et pour etre objectif le MAK ne demande pas la creation d’un Etat en Kabylie contrairement a ce qui a ete avance un peu plus haut dans ce forum mais l’autonomie de la kabyie, donc un systeme federal. Quiconque demanderait la creation d’un Etat au sein de l’Etat encours l’accusation de secessioniste et meme de haute trahison, et ce n’est pas seulement en Algerie. Et puis c’est tout simplement contraire a la Constitution. Et le MAK ne demande pas secession pas simplement l’autonomie au sein de l’Etat algerien donc cela appelle a la creation d’une federation, et il y a pas mal de gens au sein du pouvoir qui ne sont pas contre l’idee en elle meme… mais ils pensent que le moment n’est pas encore venu. Donc le MAK aurait deux objectifs preparer l’opinion publique et aussi faire de la concurence au FFS (parti politique aux visees nationales et non regionales}. Et puis qui peut nous dire clairement et simplement pourquoi le pouvoir a commis la provocation sanguinaire de 2001/2002 en Kabylie. Il yna beaucoup d elouche la dedans. Est-cve que les petits differents entre les generaux et leur ancien poulain le president Abdelaziz Bouteflika expliquent tout? Il y a des choses comme cela qui me depassent certainement tant la politique du pouvoir chez nous est parfois hermetique. Mais tout a fait dd’accord concernant les accointances entre les dirigeants du DRS et ceux d’outre-mer. C’est d’abord illegal et ensuite immoral surtout lorsque cela touche aux questions d’ordre national qui doivent etre debattues et controles par le parlement (pas celui-ci…!) mais, en theorie, un parlement democratiquement elu. Mais pour ce faire, nous savons bien que l’on doit attendre un peu, non pas parce que le peuple n’est pas pret, comme ils le disent avec mepris mais bien parce que pratqieuemnt tout le monde est contre. Et quand je dis tout le monde, je pese mes mots. je veux parler du pouvoir et des principales puissances. La democratie chez nous, en Afrique, dans le monde arabe et en amrique latine c’est l’autre revolution, pacifique cella-la, a faire et a gagner pour que les choses se remettent en place et que les nations dites du tiers et du quart-monde puissent avoir leur “place au soleil” aussi et que les multinationales et les transnationales qui commandent pour la plupart les puissances soient obligees de refaires leurs calculs machieveilques et se calmer un peu.

Mais sans la politique machiavelique du pouvoir nous reglerons la majorite de nos problemes pacifiquenment et dans la fraternite. Et la diversite ne fait pas de mal a l’union au sein d’un Etat aussi riche que l’Algerie. Et la je parle de richesse culturelle surtout.
C’est ce que je crois.

Wertali
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Bonjonur;
Je pense,au fond de mon coeur,que la seule alternative pour la kabylie de sortir de la crise multidimentionnelle
qui la soucoue est d’arracher son autonomie. Une autonomie sur le plan de la culture, l’éducation, l’économie…
Je soutiens le mouvement.

Zahir
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Qui est ce Ferhat Méhani Imazighen Imoula ?
Cet homme est –il le visionnaire politique qu’était Abane Ramdane?
Cet homme est –il le guerrier intrépide, qui a donné le tournis a l’armée française, qu’était Sii Amirouche ?
Cet homme est –il l’historique et le politicien de renommée internationale, authentique légende vivante, qu’est DDA l’Hocine Ait Ahmed ?
Rien de tout cela : Et pourtant aucun d’eux n’a évoqué cette idée saugrenue d’autonomie ! Leurs aurait-elle échappée à ces trois génies ?!! Balivernes !
C’est la mode des « Guezzannates !!! » (Diseuses de bonnes aventures).
Ainsi,après le délire qu’avait provoqué,sur les trois quart du pays avec 200.000 morts à la clé ;un illustre inconnu et charlatan en la personne de Abassi Madani ;homme obscur,au parcours politique douteux.
Voilà que l’en remet une couche avec ce Ferhat Méhani,qui sois disant échappe miraculeusement a des pirates de l’air,dont tous les enfants sont de nationalité Française et qui vivent et étudient en France,et qui veut créer une Bande de Gaza pour les Kabyles d’Algérie !
Non merci Monsieur !
Un coucou à mes amis Adel ;Afroukh et Farid
Slimane Hamouche
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Hamrouche peut-il succéder à Aït Ahmed ? Avis des internautes

haa2.jpgLa piste Hamrouche n’est pas la plus mauvaise dans le contexte actuel. Et s’il est parrainé par le FFS, je pense que les démocrates algériens doivent soutenir cette action inédite. Hamrouche, bien qu’il a été un homme du système, a permis une libéralisation réelle du champ politique algérien quand il était 1er ministre. dont acte.

 

Chater
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Je suis très favorable à Hamrouche.
Lorsqu’il était chef du gouvernement, il a fait preuve d’ouverture d’esprit tant sur le plan de la liberté que sur le plan économique. Il s’est entouré d’imminents spécialistes, contrairement à certains, pour se lancer dans l’économie de marché proprement dites. Dommage, ses successeurs n’ont pas manqué de changer d’orientation ce qui a conduit notre pays, en toute logique, droit vers le mur. Il demeure, à mon sens, le candidat idéal pour une éventuelle deuxième république!

 

Halim
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Hamrouche peut être une vraie alternative pour renverser la vapeur et venir à bout de ce système qui semble s’éterniser dans notre pays.
Mais tout cela reste au conditionnel, il faut mobiliser les forces vives et démocratiques et notamment réveiller les consciences sur le danger qui menace notre avenir et celui de nos enfants.
Faut – il encore croire que l’armée se tiendra hors du champ politique à l’écheance de 2009?
Nous espèrons quand même que le changement est toujours possible mais l’avenir nous le dira bien évidemment.

 

Boussad
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Bonjour, je retiens une bonne chose concernant la personnalité et les intentions de Mr M.Hamrouche durant son passage comme premier ministre : Il a projeté de remettre les jeunes chomeurs, les hitistes et les trabendistes sur le chemein de la dignité en important une énorme quantité de matériel, outillage et autres utiles à la campagne “emploi de jeune”, ce materiel s’est retrouvé en vente en détail dans les galeries et les souk el fellah à l’aube de leur disparition. Un programme mort-né. Esperant bien que ce bon citoyen puisse redonner confiance au peuple meurtri. Merci.

 

Nacer T
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L’option Hamrouche via le FFS est à encourager!
L’ancien chef du gouvernement a la capacité d’inventivité et de modernisation qui manque tant aux gouvernants actuels.
Il l’a prouvé en 1990-1991 avec l’équipe des réformateurs, au double plan économique et politique.
Maintenant, je pose une question de fond : le système ne verra t-il pas, le moment venu, Hamrouche comme une de ses bouées de sauvetage, et, à ce titre, recyclable voire “corruptible” politiquement s’entend ?
Dans de telles conditions, la trajectoire Hamrouche serait-elle viable ?
En d’autres termes, le système ne va t-il pas de nouveau exercer sa suprématie ?

 

Stamlouti R
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J’ai admiré Hamrouche dans le passé à travers ses réformes, sa consécration et ses approches scientifiques dont il tire en grande partie sa particularité parmi ses pairs. Toutefois, il est à se demander si un jour il ne finira pas comme les autres ; c’est à dire dans les filets du système. J’espère que sa sincérité et son intégrité l’empêcheront de tomber dans ce piège. Mais surtout, c’est le type de relations qu’il entend entreprendre avec l’armée qui nous indiqueront s’il sera entièrement ou partiellement libre de ses actes.
En tout cas, si Hamrouche devient président, nous aurions misé non pas sur le « moins mauvais » mais sur un des meilleurs candidats qui se sont présenté à ce jour.

 

Faycel
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Le FFS est un parti politique qui a toujours milité pour que le peuple algerien récupère sa souverainneté,la confiscation du pouvoir politique économique et social par certains cacites.Avait tout au long des trentes dernières années provoquée des crises cycliques qui ont failli emporter le pays aux désastres de tout ordre.Le FFS avait refusé de marchander ses principes politique, il en avait payé fortement le prix,les meilleurs de ses militants ont payé de leur vie.Le leader historique en a fait le preuve quand les généraux putchites lui ont fait la proposition de présider le haut comité d’état,il avait refusé la proposition,éstimant que seul le peuple souverain décidera de lui confier de telles responsabilités.Aujourd’hui si MR HAMROUCHE ,homme de grande éxperience, et qui connait parfaîtement les rouages du système décide de s’affilier au FFS celà est une bonne nouvelle ,l’homme a un passé politique singulier ,il est le père des réformes politiques,son entente parfaite avec le leader AIT AHMED est un signe que le personnage avait compris que la seul alternative pour sortir le pays de la crise moral,politique ;économique et social passe par l’avennement et la naissance d’une deuxième république en algerie.

 

Benhadid
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Il parait que Mouloud Hamrouche va adhérer au FFS et se présenter à l’éléction présidentielle de 2009. Je crois que c’est une trés bonne idée et c’est tout bénef pour notre pays, car représenter le FFS à la place de Aït Ahmed c’est une veritable caution historique, de plus Hamrouche renferme toute les composantes algériennes dont je cite quelques unes
1- Il connait bien la maison,
2- Issu d’une trés grande famille révolutionnaire (fils de chahid) fréres, soeurs, mère et oncles tous des anciens maquisards (son pére a été assasiné sous ses yeux alors qu’il avait 11ans). Après la révolution, il a fait des études,
3- c’est lui qui a essayé de réformer le FLN,
4- c’est lui qui a déverouillé la presse algérienne: souvenez-vous des réformes de 1990 par la suite il a démissionné, car il voulait discuter avec tout le monde y compris le FIS. Malheureusement le coup d’Etat du général Nezzar a tout fait capoter et la suite des évenements tout le monde la connait,
5- la mafia en place ne peut plus jouer avec la kabylité de Aït Ahmed puisque ce dernier a décidé de se retirer de la présidence du FFS et d’être président honorifique.

 

Mohamedi
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Etrange scène politique et médiatique algérienne. Un quotidien – suivi par d’autres – connu par son patron pour son obédience absolue au régime ouvre avec un article tout droit sorti d’un sous-sol de laboratoire, en annonçant que Hamrouche va succéder à Ait AHmed à la tête du FFS. Plus c’est gros, plus ça prend. Car, il faut ignorer la réalité du parti FFS, de Hocine Aït Ahmed et aussi celle du personnage Hamrouche pour se lancer dans une telle élucubration. Balancer publiquement une telle mixture – en la présentant comme quasi sure – n’est absolument pas innocent.
D’abord, elle vise à semer la zizanie au sein du FFS, ensuite entre Ait et Hamrouche et ensuite – car cette “piste” n’est soustendue par aucun raisonnement crédible – à brouiller la perception de l’opinion publique, si tant est qu’elle existe. Cette manipulation grandeur nature tend à faire accroire que le ffs n’est pas meilleur que le fln, le rnd ou même le pnsd, car il se livre à des combinaisons d’appareils et de salons. Donc, ils seraient tous pareils. Et donc, tout aussi méprisables.
Tout aussi étrange est le vide analytique au sein des rédactions de presse. Il n’y a pas eu une seule analyse qui décortique cette “piste”, pour démontrer sa viabilité ou non viabilité. Je ne pense pas que cela tienne aux journalistes de base, mais à leurs chefs. Est-ce àcause des vacances ? Probablement pas, puisque d’autres sujets sont traités en long et en large. C’est que les instructions ne sont pas les mêmes pour tous ! Y a bien eu un autre étrange article sur Bouteflika et sa ville natale, mais sans suite. Pour le moment. Etrange.
En réalité, c’est le vide organisé. Ni vie politique, ni médiatique, si ce n’est des erztaz , de la manipulation et du ridicule qui ne tue personne; genre le dg de la tv qui inaugure à oran un festival du cinéma arabe, alors qu’il a été le fossoyeur de l’enpa, du caic , de l’anaf quand il était ministre.
Ministre par la grace de Belaid abdeslem, un autre que le ridicule ne tue pas. Sa longue dépêche de 300 pages – sur blog – a révélé deux choses fondamentales: ce n’est pas un homme politique, et encore moins un économiste. Juste capable de taper la brosse à bouteflika. En réalité ce blog ne visait qu’a taper sur les adversaires de Boutef. Et, ce n’est donc qu’une combine de plus entre gens du régime.Une de plus et qui ne nous concerne pas. Le montage sur la présumée succession d’Ait entre dans cette logique de brouillage du paysage, et, de ce fait ne mérite aucun intérêt.

 

Kouider

Hocine Aït-Ahmed à Jeune Africain 1986: « Il faut arracher les Algériens à leur passivité, les responsabiliser »

Jeune Africain : Plus de six mois après son lancement spectaculaire à Londres, Où en est le front commun que vous avez créé avec Ben Bella ?

 

Hocine Ait Ahmed : Notre alliance- car il s’agit bien de cela- se porte fort bien. Cela se passe mieux que je ne l’espérais moi-même. Les réactions ont été excellentes. Nombre d’Algériens m’ont dit avoir vibré à cet « appel de Londres » qui leur rappelait celui du 1er Novembre 1954.
Notre « SOS dictature » a été entendu, je crois, un peu partout dans le pays car notre travail d’explication a été et demeure intense : diffusion d’une cassette vidéo reproduisant la conférence de Londres et, surtout, volonté de mener et de gagner cette bataille décisive qui est celle de l’information.
Il faut arracher les Algériens à leur passivité, les responsabiliser. Aussi avons-nous prévu pour bientôt la publication d’un journal qui s’appellera Libre Algérie.
Pour le reste, nous avons toujours dit et répété que Ben Bella et moi-même n’étions pas une solution de rechange ; nous mettons en fait nos possibilités et une certaines notoriété au service de la démocratisation de la société algérienne. C’est aux Algériens de s’assumer, de s’autonomiser, d’imposer leur droit d’avoir des droits, nous sommes là pour les encourager.
Il faut convaincre pour vaincre. Telle est notre tâche.

 

J.A : Aucune personnalité d’envergure n’est pourtant venue vous joindre depuis Londres. Vous êtes toujours à deux…

 

HAA : C’est vrai, nous n’avons pas enregistré de ralliement spectaculaire et peut-être est-ce là une ombre au tableau. Mais les choses évoluent ; notre mot d’ordre-élection libre d’une assemblée constituante fondée sur le pluralisme- gagne chaque jour du terrain. Une opinion en notre faveur est en train de naître et c’est cela que redoute le pouvoir. Cela dit, en privé, la plupart des personnalités qui ont joué un rôle dans le FLN et l’ALN se sont dites agréablement surprises par notre initiative.

 

JA : Il existe, entre vous et Ben Bella, un passé conflictuel qui vous opposa parfois vivement. Alors qui a changé : vous ou lui ?

 

HAA : Tout le monde change. Seules les brutes épaisses pensent qu’elles ne changent pas et que tout ce qu’elles ignorent, comme les lois d’évolution biologiques ou politiques, n’existent pas.
Evolue-t-on vers le bien ou vers le mal ? C’est aux autres d’y répondre…

 

JA : Vous avez été emprisonné par Ben Bella, il y a plus de vingt ans. Tout cela est oublié ?

 

HAA : On ne doit jamais oublier, bien sûr. Mais un homme politique n’a pas le droit d’être crucifié par le passé et son analyse ne peut être guidée par les émotions.

 

JA : Y a-t-il encore des divergences entre vous ?

 

HAA : Je crois que la sagesse l’a emporté. Ahmed Ben Bella joue véritablement le jeu de l’alliance ; d’excellentes mesures de réorganisation sont intervenues au sein de son mouvement. Et puis notre alliance est un compromis, pas une compromission.
Un compromis qui rejoint les principes pour lesquels je me suis toujours battu.

 

JA : Votre projet de journal coûte cher. Qui apporte le financement nécessaire ?

 

HAA : Nous avons d’importantes difficultés financières, qui d’ailleurs expliquent le retard dans la présentation du numéro zéro. Libre Algérie sera un journal de combat et d’information, réalisé et diffusé par des militants bénévoles. Nous tenons absolument à notre indépendance et les moyens seront trouvés en notre sein, pas à l’extérieur. Comme son nom l’indique, Libre Algérie n’aura donc pas de fil à la patte et s’inscrira dans la noble tradition du Moudjahid à sa naissance –avant qu’il ne devienne un instrument de propagande.

 

JA : Quel est votre but : rendre transparent le pouvoir en place à Alger ?

 

HAA : Ce serait impossible. Par nature, ce pouvoir est opaque. Les Algériens ignorent tout de ce qui s’y passe tout comme, à l’époque coloniale, personne ne savait ce qui se tramait au sein du gouvernement général. C’est un système clos. Et les systèmes clos, s’ils permettent de régenter les chauves-souris, sont incompatibles avec la dignité de citoyen. Les clans, la loi du silence, la rigueur de la Camorra : tout cela définit une organisation sociale pré-étatique, mais en aucun cas un Etat moderne digne de ce nom. Ce n’est pas un journal, mais des institutions démocratiques qui peuvent pour assurer la transparence. Et notre journal se battra pour que ces institutions existent enfin.

 

JA : Depuis quand n’avez-vous pas revu l’Algérie ?

 

HAA : Depuis mon évasion, le 1er mai 1966, il y a vingt ans.

 

JA : Deux décennies en dehors du pays : cela crée inévitablement, un décalage entre vous et la réalité telle qu’elle se vit là-bas…

 

HAA : Votre remarque est trop simple. Pendant la lutte de libération déjà, en 1956, dans une étude portant sur la nécessité de former un gouvernement en exil que j’avais pu faire sortir de la prison de la Santé ou j’étais détenu, j’avais dit aux militants de ne pas être obnubilés par cette opposition schématique entre intérieur et extérieur.
Vous savez, quand on vit aujourd’hui, comme hier, en Algérie il n’est pas sûr que l’on soit au fait de la réalité. Ce pays est tellement cloisonné, tellement lessivé par la désinformation quotidienne que seules des bribes de réalité vous sont accessibles. Et puis, j’ai mes propres canaux d’information et ils sont efficaces.

 

JA : Est-ce que pour la nouvelle génération d’Algériens, ceux qui ont vingt ans aujourd’hui, le nom d’Ait Ahmed signifie quelque chose ?

 

HAA : Le nom des « historiques » n’est pas oublié, je crois en dépit des efforts du pouvoir. Cette jeune génération justement est celle qui a le plus soif de retrouver son identité. Malgré le fait que notre nom soit effacé des livres, malgré le fait qu’à l’instar des dynasties mongoles d’autrefois, les maîtres d’Alger s’acharnent à faire table rase de l’histoire et à frapper d’amnésie leurs millions de sujets.

 

JA : Si une certaine grogne diffuse semble exister en Algérie au sein de la population, comme dans bien d’autres pays, on a l’impression que l’opposition n’a que fort peu de prise sur elle et que le pouvoir, finalement, est bien assis…

 

HAA : J’ai un reproche fondamental à faire aux autorités qui dirigent ce pays depuis plus de vingt ans. Celui d’avoir dépolitisé, démotivé en profondeur les Algériens, d’avoir détruit leur esprit civique par une répression permanente. Dés qu’une simple association, comme la Ligue algérienne des droits de l’homme ou le groupe des fils martyrs se crée, la violence répressive est discriminée, totalement disproportionnée. Il y a eu une régression extraordinaire ; de ce point de vue, nous sommes revenus à la situation d’avant 1936.
Bien évidemment nous, opposition, nous en souffrons, il faut remonter la pente et ne pas prendre ses désirs pour des réalités, considérer la société telle qu’elle est. Cela dit, cette grogne comme vous dites est travaillée en profondeur par des courants invisibles à l’œil nu. Pour l’instant…

 

JA : Le pouvoir est donc fort, aussi, de vos faiblesses ?

 

HAA : Sans doute. On occupe les Algériens du matin au soir avec les problèmes de pénuries et de ravitaillement. C’est la politique du couffin quotidien, de la grande débrouille, de la carotte et du bâillon. La seule mobilisation tolérée, c’est celle-là, celle de la vie. Et puis la bureaucratie a enserré et étouffé la société dans ses innombrables tentacules. Le Léviathan, ou plutôt, le Thalafsa, ce dragon à sept ventres de l’imaginaire berbère, s’est assoupi sur le bonheur du peuple…
Mon pays souffre d’une étrange maladie : l’algériasclérose. Ses symptômes ne trompent pas –mal d’être, mal de vivre, tristesse, frustration et soumission, perte des valeurs de solidarité et de courage.
Les rapports sociaux, même au niveau familial, sont entachés d’égoïsme. L’application généralisée des principes pavloviens, les queues, le système D ont laissé des traces. C’est chacun pour soi, chacun son tour. L’algéraisclérose, c’est le manque d’oxygène dans le corps politique, le flux sanguin bloqué par les féodalités claniques, le surdéveloppement de la machine bureaucratiques, la quête pathologique d’identité due à l’amputation d’un poumon – la culture berbère-, l’autre poumon, la culture arabe, étant rabougri parce que privé d’échanges vitaux avec la science et la pédagogie. C’est le vieillissement d’une société dont la population est l’une des plus jeunes du monde et à qui pour tout remède, on offre les béquilles du parti unique.
Nietzsche disait : « Docteur, commence par te soigner toi-même » Pour guérir le peuple algérien, il faut donc commencer par lui rendre sa souveraineté, c’est-à-dire l’exercice quotidien de sa liberté.

 

JA : L’émigration algérienne en Europe vus parait-elle réceptive à vos appels ?

 

HAA : Absolument. Parce qu’elle est inquiète et que personne à Alger ne répond à ses inquiétudes.

 

JA : Il existe pourtant une Amicale, qui semble active, notamment dans le domaine de la lutte contre le racisme, de la défense des droits, etc.

 

HAA : Mais elle n’a aucune prise sur la population émigrée. C’est une force d’encadrement et de contrôle qui dispose de beaucoup de moyens, qui parfois donne l’impression d’être active mais qui retombe bien vite dans l’engourdissement bureaucratique. Et puis n’oubliez pas que l’émigration vit, en Europe, dans un environnement démocratique qui renforce à la fois ses frustrations et sa politisation. Le racisme est le moindre des soucis de l’Amicale. Son souci majeur est le mouvement démocratique. Elle est là pour harceler les autorités françaises afin qu’elles empêchent les Algériens et les Algériennes de s’exprimer et de s’associer librement. Elle va jusqu’à susciter des incidents graves comme l’année passée à la Mutualité, afin de fournir au gouvernement français le motif d’ordre public qui lui permet de déroger à la Constitution en interdisant des manifestations démocratiques.

 

JA : Mais les émigrés eux-mêmes ont des problèmes, comme le logement par exemple, peut-être plus urgents à résoudre que d’autres.

 

HAA : Justement les émigrés n’ont que plus besoin d’un pays, leur pays, qui les accueille au lieu de les rejeter. Il existe aussi, en Algérie, une forme de racisme anti-émigré. Cette politique n’est pas officielle, mais elle est encouragée. Souvenez-vous ; lorsqu’en 1981 il fut question, en France, d’accorder aux étrangers la liberté d’association, les autorités algériennes firent connaitre leur mécontentement. Pas question à leurs yeux de voir leurs ressortissants jouir ailleurs de libertés dont ils ne disposent pas chez eux ! Pour la classe dirigeante, l’émigration est un vecteur d’idées « polluantes » dont il faut à tout prix se préserver : démocratie, pluralisme, presse ouverte, etc.
L’émigration fait peur car on sait fort bien, à Alger, qu’elle a toujours joué un rôle d’avant-garde dans notre histoire.
Que fait le gouvernement algérien, que font les gouvernements « islamiques » pour faire échouer les projets de visa unilatéral que s’apprêtent à appliquer les Européens à leurs ressortissants ? C’est grave, cette espèce de croissant vert qui se profile à l’horizon ! Il faut croire que le visa arrangerait l’Amicale. Il n’est pas d’exemple d’organisation juive sollicitant l’instauration de l’étoile jaune…Les dictateurs ont peur de la libre circulation. En tout cas, les démocrates ont pour devoir à la fois de dénoncer ce projet et le terrorisme, quel qu’i soit.

 

JA : Quel a été votre état d’esprit lors de l’arrivée de Chadli Bendjedid à la tête de l’Etat ?

 

HAA : Je ne le connaissais pas personnellement. Mais j’ai toujours été, dans ce type de circonstance, positif. Déjà, lors du coup d’Etat de 1965, alors que j’étais en détention à la prison de Maison Carrée à Alger, j’avais dit à ceux qui étaient venus solliciter mon avis, notamment Taleb Ibrahimi, d’aller « tâter le terrain » auprès de Boumedinne pour ne pas abandonner aux militaires la totalité du champ politique. Cette attitude initiale de bienveillance a été la mienne également lors de l’arrivée de Chadli. Je n’avais aucune raison particulière ni de lui signer un chèque en blanc, ni de m’opposer à lui.

 

JA : Des contacts entre vous et lui ont donc eu lieu…

 

HAA : Oui, à différents niveaux.

 

JA : Qui était demandeur ?

 

HAA : Je n’ai jamais été demandeur.

 

JA : Qui vous a contacté ?

 

HAA : L e premier à venir e voir était un colonel proche de Chadli. Puis M’Hamed Yazid, ‘ancien ministre de l’information du GPRA et quelques autres.

 

JA : Quelles propositions vous ont-ils faites ?

 

HAA : J’ai entendu des paroles fraternelles, à l’orientale. Mais dés que l’on s’est mis à parler politique, les choses furent différentes. J’ai formulé devant eux mes propres desiderata : en aucun cas une participation au pouvoir, mais une amnistie générale pour tous les détenus d’opinion et surtout, je l’ai suggéré de chercher les voies et moyens de sortir du parti unique, de créer des espaces de libertés. Soit en officialisant mon propre mouvement, qui avait été reconnu par Ben Bella trois jours avant le coup d’Etat de 1965. Soit en autorisant la création d’un journal différent. Soit les deux à la fois. Bref, discutons… Je n’ai en fait été intransigeant que sur un seul point, fondamental : mon opposition au parti unique. Non pas par obsession fétichiste, mais parce que le parti unique c’est tout simplement l’instauration d’un colonialisme indigène.

 

JA : Et c’est sur ce point précis que les négociations ont achoppé ?

 

HAA : D’excellentes relations ont suivi des prises de contacts. J’allais dans les ambassades d’Algérie à Berne et à Paris de la façon la plus décontractée et tout devait se concrétiser lors du trentième anniversaire de la Révolution, le 1er novembre 1984, date retenue en commun pour notre retour au pays. Ils s’étaient engagés sur tout : l’amnistie, la réhabilitation des familles victimes de la répression entre 1963 et 1965, la formulation de propositions concrètes… Et puis, quelques jours avant cette date, c’était un vendredi, on m’annonce que le chef de la mission algérienne à Genève me cherchait partout avec un message de la présidence à me transmettre d’urgence. Je l’ai donc vu. Il m’a dit qu’une commission ad hoc présidée par Chadli Bendjedid dont Taleb Ibrahimi faisait partie devait se réunir le surlendemain à Alger pour examiner une ultime fois le dossier FFS.
« Il n’y aura, en principe aucun problème, m’a-t-il confié, mais on me charge de vous demander un effort ; il faut que vous nous facilitiez la tâche en vous engageant à ne plus faire de politique »
Bien évidemment, cette condition était inacceptable puisqu’on me demandait en somme de renoncer à ma qualité de citoyen. J’ai appris plus tard que la sécurité militaire redoutait que des manifestations de soutien éclatent en ma faveur et que ces « dérapages » deviennent incontrôlables.

 

JA : Ce fut donc la rupture ?

 

HAA : Oui. Ils savaient à l’avance que je refuserais. J’ai trouvé cette démarche, disons… indécente.

 

JA : Et vous n’avez pas songé à accepter ces conditions, quitte ensuite à ne plus jouer le jeu ?

 

HAA : Si Mestiri en Tunisie et Bouabid au Maroc ont pu, de l’intérieur et au prix de grandes difficultés, imposer l’existence de leur parti, ce type d’action est impossible en Algérie. Il n’y a aucune règle du jeu, aucune souplesse dans ce pays ou règne l’anachronisme et ou tout est verrouillé. Le choix est simple : Le silence ou la prison. L’idéologie sécuritaire la plus étroite a remplacé l’idéologie unitaire de l’indépendance ; en son nom, tout est interdit. Regardez comment ils ont agi dés que la Ligue algérienne des droits de l’homme ou l’Association des fils de martyrs ont essayé de faire entendre leurs voix…

 

JA : Existait-il des liens organiques entre vous et ces deux mouvements ?

 

HAA : Aucun, même si des militants de qualité comme Faouzi, d’ailleurs sauvagement torturé pour son appartenance aux FFS, en ont été les promoteurs. Mais je partage leur combat.

 

JA : Qui gouverne aujourd’hui à Alger ?

 

HAA : Chadli, incontestablement. Avec et au milieu des clans. Boumediene était un potentat qui ne cherchait pas à endosser les habits du libéralisme. Lui a voulu adopter un discours « ouvert », mais il s’est enlisé dans ses contradictions.

 

JA : Et le parti FLN ?

 

HAA : C’est une tapisserie, une enluminure. Soulevez-la et vous apercevrez le grouillement des sous-partis, des sous-castes. Il existe actuellement au sein du FLN une lutte intense pour diminuer l’influence de Cherif Messaadia, son « patron », au profit de l’armée et des services de sécurité. Elle s’est traduite tout récemment par l’exclusion du comité central de vingt-huit chefs de Mouhafadas qui en étaient membres.

 

JA : L’armée conserve donc son omnipotence…

 

HAA : Tout à fait. Et c’est ce qui nous inquiète le lus.

 

JA : Chadli Bendjedid peut-il être le président de l’après-pétrole ? Celui qui fera accepter aux Algériens l’épreuve de l’austérité ?

 

HAA : La crise d’aujourd’hui, ne l’oublions pas, a été préparée par vingt ans de gaspillage et de mauvaise gestion. La conjoncture a trouvé l’Algérie en position de moindre résistance. Une preuve : l’agriculture démantelée. Ce qui caractérise ce régime, c’est la privatisation de l’Etat, l’appropriation du patrimoine national par les clans, voire les familles dirigeantes. L’appel à l’austérité pour les autres n’est donc, en aucune mesure, crédible. De plus, à la différence de Boumediene, Chadli n’a ni autorité réelle, ni perspectives claires. Il ne peut donc pas avoir force d’exemple.

 

JA : Comment jugez-vous le Kaddafi de 1986 et quelle a été votre réaction lors du raid américain du 16 avril ?

 

HAA : Ce fut une agression, impardonnable, inqualifiable. Un marteau pilon pour écraser un moustique. La politique de la canonnière dirigée contre un pays frère. Cela dit, je n’ai pas de sympathie particulière pour le régime Kaddafi, pas plus que pour tous ceux qui sont fondés sur la violation des droits de l’homme.
Le pouvoir absolu corrompt absolument et aucun pays, si sonores que soient ses slogans, ne peut se soustraire à cette loi. La suppression physique des opposants dans le style des chasseurs de primes constitue à mes yeux un fait de corruption politique absolu.

 

JA : Votre position à propos du conflit du Sahara occidental a étonné. Etait-il nécessaire de vous aligner ainsi sur les thèses marocaines ?

 

HAA : Il ne s’agit pas d’un alignement. Soyons clairs : il n’existe pas de solution de laboratoire à ce problème, en dehors de l’espace et du temps. Je déplore le mal fait par cette guéguerre larvée, tout ce temps perdu pour la construction du Maghreb. Il faut lever l’hypothèque. Les frontières ne doivent pas être nos limites, mais nos possibilités. Des vastes zones communes de développement doivent être aménagées de part et d’autre de nos frontières, qu’elles soient ou non objet de litige et il faut inventer pour elles des formes audacieuses d’autonomie. Je propose qu’une conférence de tous les Etats riverains du Sahara soit organisée sous l’égide des Nations Unis et de l’OUA pour établir des projets stratégiques de développement susceptibles d’enrayer les progrès de la désertification.
Reste que l’impossibilité, pour l’instant, de trouver une solution rapide à ce problème du Sahara ne doit pas empêcher que s’amorce la construction du Maghreb, un Maghreb de la démocratie et non un Maghreb des armées et des polices.
« La solution » saharienne interviendra dans la foulée, tout comme des garanties de survie, voire de qualité de la vie, pour le peuple touareg.

 

JA : Vous vous êtes rendu au Maroc dans un passé récent, après votre »appel de Londres »
On vous y a vu, entendu. N’était-ce pas vous situer en porte à faux par rapport à l’opinion algérienne et prêter le flanc aux critiques ?

 

HAA : Ecoutez, je fais peu cas des certificats délivrés par ce pouvoir. Les médailles, les contre-médailles, tout cela rappelle le temps des tirailleurs. Je suis un Maghrébin sincère et conscient ; je me sens donc pro-marocain, pro-tunisien, pro-mauritanien et cela me conforte dans mon algérianité.

 

JA : Les médias algériens vous qualifient aussi souvent, vous et Ben Bella de « revenants »…

 

HAA : Ils voient des fantômes partout : c’est aussi cela l’algériasclérose. N’ont pas la conscience tranquille, car la cité est encore hantée par le souvenir d’une révolution, d’une jeunesse politique, ardente et responsable qui a réussi à s’autonomiser par rapport à ses dirigeants et à conduire l’Algérie à l’indépendance. Et puis que signifient ces critiques dans un pays ou la presse est dirigée par la police ?

 

JA : Votre opposition prendra-t-elle un jour d’autres formes, disons plus radicales ?

 

HAA : Notre combat est uniquement et totalement non violent. Je n’ai jamais cru en l’activisme aveugle.
Nous ne ferons pas, surtout sur ce terrain, le jeu du pouvoir.

 

Propos recueillis par François Soudan 1986

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