Archive pour septembre, 2007

“L’Etat de droit commence par la police”

C'est le slogan des campagnes menées annuellement par la police algérienne. Un autre slogan connu de la police: “S'instruire pour mieux servir”.

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Photo prise par Newpress lors d'une marche populaire à Alger



Fonction publique / Grille des salaires: Colère syndicale

repression.jpgUne grève se dessine à l’horizon dans les secteurs notamment de l’éducation et de la santé, en signe de protestation contre les dispositions de la grille des salaires. Pour plusieurs syndicats, le salaire n’a pas été modifié, il est gonflé par l’inclusion des primes.

La nouvelle grille des salaires de la Fonction publique n’a pas été du goût de divers syndicats. L’ire des organisations syndicales du secteur de l’éducation, même en rangs dispersés, a entraîné, par effet de boule de neige, les autres syndicats à rejoindre le front de la protestation. En effet, la pomme de discorde semble être l’exclusion de ces partenaires sociaux dans l’élaboration de ladite grille, mais aussi la non-modification dans le traitement de base des salaires.
Dans une déclaration rendue publique hier, le Conseil des lycées d’Alger a mis en avant la nécessité de se mobiliser dans le cadre d’une intersyndicale. L’objectif, selo
n Redouane Osmane, secrétaire général de cette organisation, est de déterminer «de manière concertée le contenu de la plateforme de revendications ainsi que la forme de la protestation». Selon le CLA, l’élaboration de cette grille n’a pas fait l’objet de négociations avec les syndicats. «Le salaire n’a pas été modifié, il est gonflé par l’inclusion des primes», peut-on encore lire. Il est urgent, ajoute le communiqué, d’élaborer une plateforme de revendications et coordonner la protestation avec les autres syndicats.L’intersyndicale, constituée par le CLA, le Snapest, le Cnapest, le Satef et le Snapap, et dernièrement rejointe par la Fnte (affiliée à l’Ugta, a prévu pour aujourd’hui, une réunion de concertation. Celle-ci a pour but, de dégager les actions à mener par ces organisations, pour défendre leurs droits. Qualifiant de «trompe-œil» cette nouvelle mouture, les syndicats relevant du secteur de l’éducation pointent un doigt accusateur vers le gouvernement, en lui reprochant l’inclusion des deux plus importantes indemnités, en l’occurrence l’ISS et l’ICR dans le salaire de base. «Ils gonflent le salaire de base par les indemnités et ils nous disent qu’il est augmenté, ce n’est pas normal», avait déclaré récemment Meziane Meriane, SG du Snapest. Même son de cloche chez les paramédicaux. En effet, depuis Béchar, Ghardaïa et Tamanraset, ces derniers sont, eux aussi, montés au créneau. Ces syndicalistes ont exigé de l’actuel exécutif de revoir en amont et en aval cette nouvelle grille. «Celle-ci arrange seulement les fonctionnaires de l’administration.»
Pour sa part, le coordinateur du Cnes, Rahmani Abdelhak, a signalé que l’ordre du jour de cette réunion sera globalement axé sur la prochaine grève, prévue pour le 6 octobre. «Pourquoi agréer des syndicats pour ne pas les inviter dans des discussions relatives à leurs statuts», déplore-t-il.

S.B. Infosoir

Précisions de M’hand Sarni à La Dépêche de Kabylie

ladepechedekabyliecopy23.jpg“Dans votre livraison n°1620 du jeudi 27 septembre 2007, vous avez titré à la Une avec suite en page 2, “Tizi Ouzou - Sarni tête de liste du FFS à l’APW” sous la plume de Khaled Zahem. Je tiens à apporter un démenti des plus formels à votre information totalement fausse et infondée. Votre journaliste aurait pu se rapprocher des structures officielles du FFS, ou de ma propre personne, pour vous éviter une aussi grossière désinformation qui ne sert nullement votre journal.”

 

 

 

 

Il y a quarante-quatre ans naissait le FFS

aitahmed2.jpgC'est dans la douleur et le charivari de l’époque du président Ahmed Benbella que naissait le Front des Forces Socialistes, il y a de cela déjà quarante-quatre ans. Le FFS, un parti qui se voulait le continuateur de Novembre, et aussi le ferment d’une Algérie démocratique.Durant des années, les dignes fils de l’Algérie combattante luttèrent pour faire accéder le pays vers d’autres rives, plus calmes, plus prospères, plus respectueuses de l’homme et du droit alors que le pays était entre les mains d’un régime inféodé au Caire. La lutte sera longue, souvent sanglante, et des frères de combat aux destins croisés durent se combattre.La douleur dura longtemps et le peuple sorti exsangue d’une longue et douloureuse guerre d’indépendance, une guerre venue après une longue nuit coloniale entrecoupée de soubresauts tout aussi fulgurants que sanglants.Les maquis du FFS au départ étaient renforcés par une portion de l’ANP, en fait la Wilaya III alors reconvertie en 7e RM sous les ordres du Colonel Mohand Ou Lhadj, un sage qui a su faire la part des choses. Après plusieurs mois de maquis, les deux partis, le FLN d’un côté, et le FFS de l’autre, se rencontrent pour finaliser un accord historique.Le multipartisme naissait: le 16 juin 1965 le FLN reconnaissait le FFS qui s’apprêtait à entrer en scène pour une lutte politique. Mais le 19 juin était à nos portes. Ces moments de lutte intense et beaucoup d’autres étapes plus ou moins heureuses que le pays a vécus ont été aussi autant de haltes pour le FFS, cette force qui se veut le continuateur de Novembre.C’est tout cela avec l’espoir en plus, que les militants de la section de Tizi-Ouzou ont voulu commémorer par une semaine de festivités du 22 septembre au 29 septembre. Un riche programme fait d’expositions non-stop au siège de la section de Tizi Ouzou, exposition racontant une partie de l’itinéraire du parti avec des documents souvent d’époque à l’appui, une projection vidéo de films documentaires, de discours et de conférences.Le vendredi 28 septembre à 12h, un dépôt de gerbe de fleurs sur la stèle des martyrs du FFS à M’Douha sera suivi d’une conférence-débat publi-que au niveau du siège de la section et dans la nuit de vendredi vers 21h30, une retraite au flambeau sera ponctuée d’une collation en l’honneur des anciens du FFS et des invités. La déclaration de naissance du FFS le 29 septembre 1963 lue à Tizi Ouzou par Hocine Aït Ahmed et ailleurs également par d’autres responsables, tel le commandant Bouregaa, est saisissante de maturité politique. A. S

 

 



Le socialiste Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI !

dsk31.jpgLe Français Dominique Strauss-Kahn a été officiellement nommé, vendredi 28 septembre, directeur du Fonds monétaire international (FMI). L'ancien ministre socialiste s'est dit dans un communiqué déterminé à réformer “sans tarder” l'institution sexagénaire. “Je suis déterminé à engager sans tarder les réformes dont le FMI a besoin pour mettre la stabilité financière au service des peuples en favorisant la croissance et l'emploi”, a affirmé l'ancien ministre socialiste. “C'est pour moi une joie, un honneur et une responsabilité”, a affirmé le candidat français, soulignant “la puissante légitimité que (lui) donne le très large soutien dont (il a) bénéficié, notamment dans les pays émergents et des pays à bas revenus”.
Traditionnellement, les Européens choisissent le directeur général du FMI, alors que les Américains désignent le président de la Banque mondiale, l'institut soeur, elle aussi née après guerre des accords de Bretton Woods.

Djaballah appelle au boycott des élections locales

djaballahelkhabarcopy7.jpgLes responsables d’El Islah (pro Abdellah Djaballah) ont appelé tous les cadres, les militants et les sympathisants du parti au boycott des prochaines échéances électorales. Cette résolution a été prise à l’unanimité lors de la réunion du conseil consultatif du Mouvement El Islah tenue jeudi dernier tenu au niveau du siège national de ce parti. Il est signifié dans la déclaration du parti que le système piétine sur toutes les valeurs, ne partage pas équitablement les richesses, limite les libertés et s’immisce dans les affaires internes des partis politiques. «C’est ainsi que notre mouvement a été ciblé et démoli par le pouvoir qui a usé de tous les moyens. Le pouvoir a empêché nos dirigeants et les institutions légitimes de notre formation politique de participer aux élections alors que les dissidents de notre formation ont pu y participer au nom d’El Islah. Le pouvoir campe toujours sur ses positions en dépit des prescriptions de la loi sur les partis politiques et en dépit de tous les recours introduits par les représentants légitimes de notre parti».

 

Hattab se rend aux autorités

hassanhattab1.jpgFinalement Hassen Hattab ne succédera pas à Droukdel ! Selon la presse nationale, Hassan Hattab, ancien émir et fondateur du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat, GSPC, s’est rendu aux services de sécurité la semaine dernière après les peines prononcées à son encontre en rapport avec son activité terroriste.



Le FFS fête aujourd’hui son 44e anniversaire

 

ffs.jpgUn parti nommé opposition

Né au lendemain de ce que l'on appelle «la crise de l'été 1962», le Front des Forces Socialistes s'est insurgé contre la manière, fasciste et antidémocratique, dont la Constituante de 1963 a été bafouée. Dès 1963, et dans la clandestinité, des partis en opposition politique, dont le FFS, se sont insurgés contre la perversion des principes de Novembre et le piétinement des libertés, des droits de l'Homme et de la justice sociale dans leur jeune patrie. L'opposition politique au système dictatorial qui s'est imposé aux lendemains de l'indépendance s'est trouvée, par la force des choses, contrainte à la clandestinité, ses militants et sympathisants, torturés ou assassinés, pour certains d'entre eux, et le zaïm Hocine Aït Ahmed, emprisonné et condamné à mort avant son évasion. De l'étranger où il s'est exilé, Hocine Aït Ahmed garde des échanges étroits avec son parti et une relation permanente avec son pays dont il se constitue l'avocat international de la noble cause de son peuple en lutte pour les droits de l'Homme, la liberté, la justice sociale, l'identité et la démocratie. Dans ce but, il y signera un accord, en 1985, avec le premier président de la République destitué par le coup d'Etat du 19 juin 1965. Porte-flambeau de ces revendications fondamentales, le FFS sortira d'une clandestinité qui aura duré 26 années, et obtient son agrément, le 24 septembre 1989, à la faveur de l'ouverture démocratique d'octobre 1988. Le FFS s'implique à cette occasion dans les premières élections pluralistes de l'Assemblée nationale de décembre 1991 où il a réussi, malgré la très contestable loi électorale, à arracher 24 sièges. Un scrutin qui ne connaîtra pas de deuxième tour. L'interruption du processus électoral est dénoncée par le FFS, lequel met en garde contre un dérapage qui risque d'entraîner le pays dans une violence tous azimuts, écartant ainsi toute solution globale et politique et imposant à long terme des accords entre les militaires et les intégristes islamistes armés. Croyant pouvoir rompre le cercle vicieux de cette bipolarisation et impliquer toutes les parties nationales dans le traitement de la cause profonde du «mal algérien», le FFS a cosigné «l'offre de paix» portée par les propositions de la plate-forme de Sant'Egidio, en janvier 1995. Défenseur de la légitimité populaire et de la constituante, le FFS tente l'expérience de la mandature des législatives de 1997, au nom de la social-démocratie et de l'économie de marché sociale. Une expérience qu'il ne renouvellera pas et il ne s'impliquera par la suite que dans les élections locales. Une tactique qu'il continue à adopter, préférant, ainsi, s'opposer de l'intérieur, à travers les élections locales, et de l'extérieur, par la dissidence nationale citoyenne pacifique, pour promouvoir l'alternative démocratique pacifique, transparente et crédible. Le troisième congrès du parti tenu en 2000 a adopté dans ses statuts la logique d'ouverture. Une ouverture qui a été réaffirmée il y a trois semaines lors des assises du 4e congrès du parti. Un congrès que conteste encore aujourd'hui un groupuscule qui se dit porte-parole d'une protesta. Une protesta née le 20 août 2006 pour dénoncer «les agissements antistatutaires» de la direction du parti. Aujourd'hui, cette protestation, qui s'est éclipsée au dernier congrès et qui affirme sa fidélité aux idéaux du parti, déclare que «les instances et textes issus du congrès de la honte sont frappés du sceau de l'illégalité». Les protestataires dénoncent également la réunion de Aït Ahmed avec les anciens de 63 en affirmant que «le débat sur la situation du parti était le grand absent». Ils estiment par ailleurs que le parti ne doit pas participer aux prochaines élections locales.   G. H.

Déclaration commune des USA et de l’Union européenne sur la

L'Union européenne et les États-Unis expriment leur solidarité avec le peuple de Birmanie. Nous sommes profondément troublés d'apprendre que des forces de sécurité auraient tiré sur des manifestants pacifiques, les auraient attaqués et auraient arrêté un grand nombre de moines bouddhistes et d'autres personnes. Nous condamnons toute violence contre des manifestants pacifiques et rappelons aux dirigeants du pays que leurs actions engagent leur responsabilité personnelle. Nous appelons les autorités à cesser la violence et à ouvrir un dialogue avec les leaders des mouvements démocratiques, dont Aung San Suu Kyi et les représentants des minorités ethniques. Nous prions instamment les autorités du pays d'accueillir dans les meilleurs délais l'envoyé du secrétaire général des Nations unies, M. Ibrahim Gambari. Nous invitons la Chine, l'Inde, l'ASEAN et d'autres dans la région à user de leur influence afin de soutenir le peuple birman.Nous demandons au Conseil de sécurité de se saisir d'urgence de cette situation et d'envisager de nouvelles mesures, y compris des sanctions.

Un calendrier pour la généralisation de l’enseignement de tamazight

tazaghart.jpgLa situation de l’enseignement de la langue amazigh est inquiétante.

A la place d’une politique ambitieuse et résolue visant la promotion de cette langue plusieurs fois millénaire, les pouvoirs publics donnent l’impression de reculer sur leurs engagements.

L’affaiblissement du mouvement culturel amazigh, le relâchement de la mobilisation populaire et l’absence d’un projet national intégré et intégrateur semblent redonner de tonus à des forces qui s’entêtent à vouloir immobiliser la marche irréversible de l’histoire.

A ce titre, les avancées arrachées de hautes luttes sont plus que jamais tributaires de l’engagement, de la vigilance, et de l’effort constant des militantes et des militants de tamazight et de la démocratie.

Car, à bien observer, les pouvoirs publics n’affichent pas encore des intentions sincères au sujet de la réconciliation des algériennes et des algériens avec leur histoire, leur identité, leur héritage culturel et leurs langues maternelles.

La suppression arbitraire de 35 postes budgétaires alloués à l’enseignement de tamazight dans la wilaya de Bouira vient à juste titre confirmer les appréhensions de beaucoup de militants et praticiens de cette langue. En effet, face à l’exigence de la généralisation de l’enseignement de tamazight qui réclame un encadrement en très grand nombre, la direction de l’éducation de cette wilaya prend la décision irresponsable de mettre des enseignants de tamazight en chômage.

A plus d’un titre, cette action est scandaleuse. Elle interpelle le pouvoir politique sur sa responsabilité quand à la promotion d’une identité nationale apaisée et apaisante, unie et unifiante, source de fierté nationale et moyen privilégié de mobilisation d’une population qui s’engouffre de plus en plus dans l’indigence intellectuelle et morale.

Elle interpelle les syndicats et les organisations des travailleurs de l’éducation qui ont le devoir de solidarité avec des enseignants qui se retrouvent sans salaires en plein ramadhan et à la veille de l’aîd.

Elle interpelle, aussi et surtout, l’ensemble des défenseurs de tamazight pour qu’ils actualisent leurs engagement, leurs visions et leurs stratégies de lutte.

Pour ce faire, il est primordial de sortir de la conception virtuelle de la lutte et de considère tamazight dans sa réalisation quotidienne et dans ses potentialités à replacer comme un instrument privilégie du développement et du progrès, en ayant un regard lucide sur la période historique qu’elle travers.

Le passage du pourquoi réhabiliter tamazight au comment et avec quel moyen le faire est une exigence stratégique en ces moments d’incertitudes et de troubles.

Plus que jamais, nous avons le devoir de veiller sur le bon déroulement de son enseignement, sur la promotion de sa production intellectuelle et culturelle, et de combattre avec sérénité, audace et responsabilité, les entraves qui se dressent devant son épanouissement.

Les pouvoirs publics doivent admettre, une fois pour toute, que face à une situation exceptionnelle telle que la réhabilitation d’une langue aussi vieille que l’humanité, il y’a l’impératif d’apporter des réponses qui soient à la hauteur de ce défi historique dont l’Algérie ne sortira que grandi.

A cet effet, on ne peux, raisonnablement, considère de la même manière l’enseignement de langues prises en charge depuis l’indépendance telles l’arabe et le français et une langue qui revient de loin, réprimé des décennies durant. Pis, faire en sorte que l’enseignement de cette langue se retourne contre elle, dans un calcul machiavélique sans dignité, peut être préjudiciable non seulement pour cette langue, mais surtout pour le pays qui peut sérieusement en pâtir.

Le moment est très sensible. L’impératif de la cohésion nationale et une condition essentielle à la stabilité de l’Etat. Tergiverser sur des choix qui garantissent l’avenir démocratique de la nation relève de la mauvaise gouvernance.

A la place de l’hésitation ambiante, il faut que l’enseignement de tamazight bénéficie d’une attention particulière. Il est impératif de le doter de structures spéciales, capables d’audaces et de résultats, tant au niveau du ministère de l’enseignement supérieur, du ministère de l’éducation nationale, que celui de la formation professionnelle

A titre indicatif, les départements de tamazight de Tizi-ouzou et de Bejaia, crées suite au rassemblement historique du 25 janvier 1990, doivent accéder sans tarder au statut d’instituts. Tout retard dans cette voie est synonyme de mauvaise volonté. Car, noyés dans des facultés aux traditions anciennes et aux problèmes multiples, ces départements ne peuvent remplir des missions à la hauteur des ambitions de leurs cadres, de leurs enseignants et étudiants, mais aussi de la société qui attend beaucoup de ces foyers du savoir et de la connaissance. Le statut d’institut, garantissant l’autonomie financière et des espaces de recherches plus étendus, ne sera que profitable pour tamazight.

Au niveau de l’éducation nationale, il est urgent, après l’institution du centre pédagogique et didactique pour l’enseignement de tamazight, de créer dans les directions des wilayas des services propres pour l’enseignement de tamazight, avec des moyens suffisants et des prérogatives claires.

Dans cet optique, le principe d’ouverture des postes budgétaires pour l’enseignement de tamazight doit répondre à un seul et unique critère : « Le nombre de postes budgétaires doit être égale au nombre des licenciés sortants de l’université ».

Car, en ce moment historique crucial dans la vie de notre langue, il est criminel de laisser des licencies et des enseignants en chômage alors que tamazight a affreusement besoin de leur apport. A ce sujet, il est utile de prévoir pour les garçons, un service national de forme civile.

En outre, si dans les grandes villes d’Algérie, et dans d’autres villes qui le souhaitent, il y’a lieu de créer des classes pilotes pour l’enseignement de tamazight, avec bien sûr, des directeurs qui soient d’une âme algérienne, dans les régions berbérophones, il est temps de se pencher sur le calendrier de la généralisation de l’enseignement de cette langue.

Pour bien cerner cet objectif, et en ciblant pour la première étape les wilayas de Bejaia, Tizi-ouzou et Bouira, un colloque traitant de la question de la généralisation de l’enseignement de tamazight à tous et à tous les niveaux est plus que nécessaire.

L’association des enseignants de tamazight peut s’atteler dés à présent à la préparation de cette rencontre en collaboration avec des associations et des institutions en mesure d’apporter leurs contributions.
Brahim Tazaghart, animateur du MCB et auteur.

Ould Abbes ou le mensonge comme mode de gestion !

ould1.jpg172 302 personnes démunies ont été recensées par le département de Djamel Ould Abbès en 2006 et près de 500.000 emplois ont été crées durant la même année. Cela signifie, comme l'aime bien le souligner le ministre, qu'il n'y a pas de misère en Algérie, ce pays qui vient d'être classé dans la catégorie des pays des plus corrompus au monde.

Ce matin, sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale, Djamel Eddine Tyayba, chargé d’études et de synthèse au ministère de la Solidarité nationale, a déclaré au sujet des Haraga qu'il s’est avéré que “54% des jeunes sont âgés entre 18 et 28 ans, 36% entre 29 et 40 ans; 89% ont un niveau moyen ou secondaire, 2,15% sont des universitaires, 90,50% n’ont aucune qualification, 90% n’avaient aucun emploi, 80,58% sont célibataires, 82% sont issus d’une famille en difficultés ayant plus de 8 enfants, 65% sont originaires de l’Ouest, 34% du Centre, 1,07% de l’Est et 1% du Sud”.

S’agissant des causes qui les ont poussés à prendre le large à leurs risques et périls, elles ont trait au «sentiment d’exclusion, à l’oisiveté, au chômage, à la pauvreté, à la mal vie, au mal-être, au manque de loisirs», a indiqué l’invité de la Chaîne III, non sans souligner qu’il n’y a pas «d’horizons pour ces jeunes dont la première motivation en partant est le désir d’améliorer leur situation, de changer de monde et de mode de vie».

Cette déclaration contredit pourtant les affirmations mensongères du ministre de l'Emploi et de la solidarité nationale.

El Mouhtarem

Investir en Algérie à déconseiller

 

Selon l’évaluation de la banque mondiale sur le climat des affaires et de l’investissement, l’Algérie a reculé de la 116ème à la 125ème place, occupant ainsi une bien mauvaise place dans le classement par rapport à 2005. Cette institution a indiqué que, dans le cas de l’Algérie, la plupart des indicateurs utilisés dans le classement d’un Etat ne se sont pas améliorés, à savoir, les facilités accordées pour la création des entreprises, l’efficacité du règlement des contentieux, la protection de la propriété et la dissolution des entreprises en plus des codes de travail.

L’Algérie a pris la neuvième place dans le classement des pays arabes, avec des indicateurs ne montrant aucun changement sensible dans les procédures administratives accompagnant l’investissement, en particulier, celles relatives à la création des entreprises, l’exportation et l’importation ainsi que la protection de la propriété. Le rapport de la banque mondiale a révélé que chaque investisseur voulant réaliser un projet en Algérie devrait effectuer 14 procédures et fournir un nombre similaire de documents, et c’est une situation semblable au parcours d’un combattant.

Commentaire: Désormais l'Algérie est classée dernière dans tous les domaines y compris dans l'INVESTI...THMAR

Algérie : bled Tchippa

 

 

 

 

 

 

chipa.jpgSelon l’indice de perception de la corruption (IPC) 2007 rendu public, hier, par Transparency International (TI), l’Algérie occupe la 99ème place sur les 179 pays classés. Ainsi, notre cher pays perd 15 places par rapport à l’année 2006. Comme un mauvais élève qui passe un concours, l’Algérie a perçu une note faible: 3 sur 10. En Afrique, Djazair El Izza Oual Karama est classée à la 16e place. Le Maroc est mieux classé : il occupe 10ème place. Dans une déclaration rendue publique, l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) a soutenu que «la situation sociopolitique et économique catastrophique qui prévaut en Algérie, depuis plusieurs années déjà, n’a cessé de favoriser les conditions de l’explosion de la corruption – petite et grande – à tous les niveaux, et tout est fait par le pouvoir en place pour que la généralisation de ce fléau se poursuive à grande échelle ». L’AACC estime que « le retour en force d’un Etat policier, autoritaire, répressif et liberticide, est un des principaux indicateurs de ce maintien de l’Algérie parmi les pays cancres de la corruption au sein de la communauté internationale ».
La poudre aux yeux
L’AACC a rappelé à que « ceux qui croyaient que derrière les discours officiels et autres déclarations où le chef de l’Exécutif et son ministre de la Justice évoquaient leur intention de lutter contre la corruption se cachait une réelle volonté politique, en ont eu pour leur “naïveté” politique : tout cela était de la poudre aux yeux destinée aux partenaires internationaux et qui a surtout servi au plan interne à régler des comptes pour des luttes de pouvoir ». Des exemples ne manquent pas à l’AACC pour démontrer l’absence totale de volonté chez les autorités politiques du pays de mettre fin à la corruption. « Le processus de déclaration de patrimoine est éclaté et dispersé, sans mécanisme de suivi et de contrôle, et surtout non effectif, le chef du gouvernement ne se donnant même pas la peine de rendre publique sa propre déclaration de patrimoine », note l’AACC. Selon elle, les 200 milliards de dollars débloqués pour le plan de consolidation de la relance économique sont la proie de prédateurs et de « charognards maffieux ».

Grande mosquée d’Algérie : 3 milliards de dollars !
Dans son communiqué, l’AACC s’interroge sur l’opportunité de consacrer 3 milliards de dollars pour la construction d’une mosquée alors que la grande pauvreté se développe dans le pays. « Tout récemment encore, le ministre des Affaires religieuses annonçait, suite à l’ouverture des plis pour les études de la grande mosquée d’Alger, que ce sera au président de la République de choisir “l’heureux élu” parmi les 5 bureaux d’études retenus lors de la première sélection ! En vertu de quelle loi et de quelle réglementation sur les marchés publics, ce ministre annonce-t-il pareille décision ? », se demande encore l’AACC.

 

El Mouhtarem

 

Maroc: la hausse du prix du pain annulée à la suite de manifestations populaires

Dans la foulée des manifestations populaires survenues dimanche dans la ville de Sefrou, à 200km à l'est de Rabat, le gouvernement marocain vient d'annuler la dernière augmentation en date du prix du pain

C'est à l'issue d'une réunion d'urgence que le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, a décidé lundi de revoir à la baisse le prix de l'un des produits alimentaires les plus consommés par les Marocains. Le prix du pain avait connu, le 10 septembre dernier, une augmentation de l'ordre de 30%, suite notamment à la hausse des cours du blé sur le marché mondial.

A l'origine de cette décision, une marche organisée dimanche à Sefrou par la section locale de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) pour dénoncer la “hausse des prix” de produits alimentaires a dégénéré en heurts violents entre des manifestants -estimés par l'AMDH à 4.000- et les forces de sécurité.

Deux jours après ces violences, trois journaux nationaux faisaient état mardi d'un bilan de 300 blessés, dont 22 dans un état grave. D'après A.P

Vivent nos frères Marocains !

Une main étrangère sur la joue (In Le Matin- Mai 2001)

mainpifgeante.jpgUne main, une seule, a pu bouleverser un pays de 60 millions de mains. Parmi ces 60 millions de mains:

5 millions demandent l'aumône dans les quartiers populaires, devant les mosquées et les bars. 30 millions prient Dieu le Tout-Puissant de les débarrasser de ce pouvoir mafieux. 500 000 jettent des pierres sur des gendarmes qui tuent. 1 million transportent des bidons d'eau. 500.000 font l'auto-stop. 500 000 disent non aux auto-stoppeurs. 1 million écrivent des lettres d'amour pour demander la séparation. 500 000 tuent et égorgent. 500 000 creusent des tombes depuis dix ans. 500 000 disent «au revoir» à leur bien-aimés tués. 100 000 fouillent dans les sacs de vieilles femmes dans les bus de l'ETUSA. 400 000 tournent les pages des journaux. 350 000 déchirent El Moudjahid, Horizons, Ech Chaab. 100 000 se défendent contre les griffes de policiers en colère. 2 millions éteignent la télévision avant le discours de Bouteflika. 50 000 forment le « 19 » pour demander un numéro qu'ils n'auront jamais.

Il restera en tout 19 millions de mains. Des mains de 9 millions et 500 000 Algériennes et Algériens. 3 millions et 500 000 sont à l'étranger. Il restera quand même 6 millions, donc 12 millions de mains. Parmi ces 12 millions de mains : 4 millions fouillent dans les comptes des banques publiques, 2 millions déchirent les archives de l'Histoire, 1 million brûlent les archives de l'Administration, 2 millions pour la chita, 1 million tirent sur des jeunes manifestants, 1 million ramassent de l'argent et prennent la tchippa, et, enfin, 1 million pour applaudir le discours du ministre de l'Intérieur. On a le droit de se poser une question : en quoi cette main étrangère peut-elle déranger ? Elle dérange qui et comment ?

Au fait, notre pouvoir ne veut pas d'une main étrangère qui donnera un peu d'argent aux 5 millions de mains qui demandent l'aumône. Il ne veut pas d'une main étrangère qui appuiera les 30 millions de mains qui prient Dieu de les débarrasser de ce pouvoir. Il ne veut pas d'une main étrangère qui prendra une pierre à ces 500 000 qui les jettent sur des gendarmes pour comprendre les raisons de cette révolte. Il ne veut pas d'une main étrangère qui réglera le problème de l'eau pour éviter à ce 1 million de mains de transporter des bidons. Il ne veut pas d'une main étrangère qui aidera ces 500 000 mains qui font de l'auto-stop afin de trouver des moyens de transport. Il ne veut pas d'une main étrangère qui arrêtera l'effusion de sang pour éviter à ces 500 000 mains de creuser des tombes

Ce pouvoir cherche une main étrangère ou « étranglère » qui aidera les 4 millions de mains à prendre l'argent des banques publiques et à les cacher dans des banques d'une main étrangère. Une main qui aidera les 2 millions de mains qui déchirent les archives de l'histoire de notre Révolution, cette main qui étranglera Aït Ahmed dans une chambre d'hôtel après l'avoir déchu de sa nationalité algérienne. Une main qui aidera le 1 million de mains qui brûlent les dossiers de l'Administration, une main qui effacera toute trace de détournement des biens de notre peuple. Une main qui aidera ces 2 millions de mains de la chita pour se transformer en mains qui chatouillent nos dirigeants. Une main qui aidera, par des armes sophistiquées, le 1 million de mains qui tirent sur des jeunes révoltés. Enfin, une main étrangère qui aidera ce 1 million de mains qui demandent la tchipa et autres pratiques mafieuses. C'est là la main et la seule que voudra notre pouvoir. Mais, cette fois, il risque de l'avoir sur la joue, s'il se la joue.

C.B, In Le Matin , mai 2001

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