Elections locales: Karim Tabbou dénonce les entraves bureaucratiques

taboou.jpgLe Front des Forces Socialistes participera aux élections locales du 29 novembre prochain. «Cette décision n’est que le prolongement de notre stratégie politique adoptée depuis le 4ème congrès», a indiqué Karim Tabbou lors d’une conférence de presse animée ce matin au siège national du parti. «Il y va de l’intérêt politique du FFS de participer à ces élections», a déclarré Tabbou qui a expliqué que « la campagne électorale est une occasion pour le FFS de rencontrer les populations, leur montrer et montrer avec elles qu’il est possible de construire une autre alternative». Aussi, «du fait du verrouillage du champ politique, l’APC est devenue le seul lieu de l’existence d’une certaine démocratie et où la population dispose de moyens de contrôle direct», a déclaré le premier secrétaire du FFS.
 

« La participation aux élections du 29 novembre prochain est un moyen de traduire les idées du congrès du FFS», a-t-il expliqué. Tabbou a ajouté que « la démarche du FFS consiste à démontrer qu’avec les citoyens il est possible de construire une alternative démocratique. » Dans ce sens, Tabbou a indiqué que « les listes du FFS sont ouvertes à tous les militants et acteurs sociaux qui remplissent les conditions contenues dans la charte de l’élu établie lors du dernier congrès»

 Au chapitre des préparatifs du parti aux prochaines élections, Karim Tabbou a fait état de multiples entraves administratives et judiciaires à l’encontre des militants du FFS. Le premier secrétaire du FFS a fait état de nombre d’aberrations dans la constitution de dossiers de candidature, en ce sens que plusieurs pièces administratives exigées ont la même signification, notamment la carte nationale d’identité et le certificat de nationalité. «Il faut un parcours du combattant pour qu’un candidat puisse réunir toutes les pièces nécessaires à même d’établir son dossier de candidature, mais cela n’influe en rien sur la détermination des militants du FFS qui sont en train de tout faire pour réunir les pièces exigées dans le dossier », dira Karim Tabbou qui considère que « le but recherché est d’empêcher les leaders politiques du parti de se présenter aux élections, sous prétexte qu’ils ont des procès en justice ». En dépit de tout, «nous allons vous faire la promesse que cette fois-ci le FFS créera la surprise en prouvant qu’il n’est pas un parti régionaliste», a indiqué Karim Tabbou qui s’est dit très satisfait quant à l’état des préparatifs des listes électorales, en précisant que « le parti a fait le choix de présenter des listes politiques aux APW constituées de leaders politiques du parti ».

Au sujet de l’initiative des trois personnalités, Hocine Aït Ahmed, Mouloud Hamrouche et Abdelhamid Mehri, Karim a déclaré que « loin de certains commentaires qu’elle a suscités, celle-ci n’est pas le retour du contrat de Rome et est loin d’être une offre de service au pouvoir, mais vise à rassembler tous ceux qui pensent que la situation actuelle doit être dépassée». Pour le premier secrétaire du FFS, la déclaration rendu publique par les trois personnalités est «la réponse à la crise et à l’immobilisme et les risques de dérapages que comporte la situation du pays et à la façon de gérer les affaires du pays». A-t-elle eu l’impact nécessaire ? «Cette initiative a eu un impact très positif de la part du milieu militant et de l’environnement du parti», a noté le premier secrétaire du FFS. «Nous n’avons jamais dit que cette initiative vise à se mettre autour de la même table avec le pouvoir, ni de revenir au contrat de Rome, mais il s’agit de réunir toute la population pour discuter de la crise qui secoue l’Algérie et d’en trouver des solutions», a expliqué Karim Tabbou.

Enfin, et concernant la formation de son secrétariat, il indiqua que celui-ci «sera mis sur place une fois les listes électorales du parti finalisées». « Cette fois, j’ai fait le choix de mettre sur pied un état-major politique capable d’intervenir et d’agir au niveau national».

Synthèse El Mouhtarem

Commentaires

  1. mohand arezki dit :

    afin de permettre un meilleur debat sr la participation du ffs aux elections locales , il est necessaire ded’alimenter le débats par des éléments, des exigences nouvelles qui visent a améliorer la participation du citoyen
    vous trouverez dans ce doccument les modes de participations citoyennes a travers les budjets partcipatifs
    bonne lecture

    Sommaire

    Introduction

    I – les budgets participatifs en Amérique latine
    1- Le Brésil
    2- Le Pérou

    II- Les défis pour les pays de l’Amérique latine

    III- Les budgets participatifs en Europe

    1- Difficultés méthodologiques
    2- Vers une affirmation de « modèles »
    3- Vers une « mondialisation des budgets participatifs ? »

    IV- conclusions et critiques

    Dans la première partie il a été question de l’évolution des débats sur les budgets participatifs en Amérique latine (Brésil, Pérou) avec les implications que cela a entrainé dans les législations des pays. Par ailleurs la mise en place des budgets participatifs a été largement traitée en Europe, pour enfin s’interroger sur le rapport entre ce modèle et la démocratie participative.

    Certaines interrogations sont apparues, et des défis ont vu le jour dans certains situations, car après Porto Allègre en 1989 il ya eu la multiplication par le nombre des budgets participatifs.

    En s’appuyant sur l’expérience du parti des travailleurs, cette initiative est maintenue malgré le changement de majorité politique de cette ville.

    Nous allons examiner les évolutions de l’initiative, à travers les pays d’Amérique latine, et en Europe et les défis nouveaux qu’elles posent et les implications sur l’ordre institutionnel ?

    Si les budgets participatifs en Amérique latine se sont imposés après le retour de la « démocratie »dans la majorité des pays avec l’avènement d’une idéologie socialiste poste totalitaire. Les données en Europe sont quasiment différentes, il s’agit d’une extension des dispositifs à partir de 2000 à nos jours.

    Il est à noter que c’est aux conseils municipaux à qui la décision revienne, car c’est l’évidence de la démocratie représentative, mais l’arsenal juridique s’est semble-t-il adapté à cette nouvelle donne.

    On mettra l’accent dans ce compte rendu sur les différentes expériences, à cet effet nous avons adopté la démarche annoncée dans notre sommaire .

    Avant de nous lancer dans cet exercice il est nécessaire de définir ne se risque d’un point de vue opérationnel le concept « Le budget participatif ».

    « Il est un processus de démocratie directe au cours duquel la population discute et décide du budget et des politiques publiques. Le citoyen ne limite pas sa participation au vote, mais va au-delà, c’est un processus qui permet un suivi et une évaluation des actions publique ».

    On va examiner dans ce compte rendu les expériences de certains pays d’Amérique latine dans un premiers temps, par la suit un examen des situations en Europe avec les défis et les difficultés que cela engendre, enfin une conclusion et certains interrogations.

    1- Le Brésil

    Toutes les études menées sur le sujet s’accordent à affirmer que l’idée a vu le jour à Porto Allègre en 1988, mis en place par un conseil municipal qui appartenait au parti des travailleurs. Mais il faut le signaler au passage que cette idée n’est plus le monopole des partis de gauche, car la question transcende les clivages politiques.

    Il faut noter que le nombre de villes qui ont mis en place ce dispositif au Brésil est environs 250. Malgré le changement de majorité municipale, dans la plupart des cas le dispositif restent en état, certains altermondialistes affirment la force des pressions qui ont conduit à la multiplication par le nombre des budgets participatifs.

    Les expériences ont réussi à se dédouané de Porto Allègre, et les messages sont souvent portés par des jeunes, des organisations syndicales, des comités de quartiers… c’est là ou la société civile est organisée que l’impacte de ces budgets est plus apparent, par ailleurs certains villes les ont supprimé à l’image de Sao polo.

    2- Le Pérou

    Au Pérou c’est l’assemblée nationale qui a consacré dans par la loi les budgets participatifs, l’impulsion est donnée par une réforme constitutionnelle.

    Par le biais d’une loi sur la décentralisation des collectivités locales et territoriales, des décrets ont été promulgués ce qui a permet à plus de 800 villes de se doter de budgets participatifs par une voix descendante.

    En 2005, sous l’impulsion du gouvernement central, sans qu’il y une culture de participation acquise malgré une présence des populations reste longtemps en marge de la sphère décisionnelle.

    Les budgets participatifs au Pérou sont insuffisants, ils représentent 20 dollars /habitant, ils sont dix fois moins importants par rapport au Brésil et cent fois moins qu’en Europe.

    Notons aussi que l’expérience est tentée dans les autres pays à l’image de la république Dominiquin, la Colombie, le chili avec les forums participatifs.

    II- Les défis pour les pays de l’Amérique latine

    A la lumière de cet aperçu très bref, face à l’évolution du contexte politique, nous sommes amenés à nous interroger sur «le retour des Etats- nationaux », une gauche Etat national, très diverse et disparate, les différents gouvernements ne sont pas le fruit des budgets participatifs mais par des mouvements sociaux, voir nationaux.

    Les gouvernements d’argentine, Venezuela, Brésil, Pérou, chili, Nicaragua (retour des sandinistes) ne sont pas porter par un mouvement transnational, mais par des vagues nationales, et il faut signaler au passage le rôle de l’église dans la plupart des pays (Chavez qui s’appui su l’église pour mieux assoir sa politique).

    Malgré la multiplication par le nombre des gouvernements de gauche, il ya pas eu une augmentation sensible de nombre des budgets participatifs, s’agissant sur le plan qualitatif ou quantitatif.

    Face à cet état, nous avons essayé d’élaborer une série de défis auxquels sont confrontés ces budgets en Amérique latine.

    - Comment faire durer les budgets participatifs ?

    - Comment assurer le suivi des projets approuvés par les BP ?

    - Qui participe ? Qui profite ? Comment rendre compte des inégalités ?

    - Comment éviter la cooptation et les récupérations ?

    III- Les budgets participatifs en Europe

    Si pour l’Amérique latine Porto allègre sert de modèle, en Europe on ne peut pas évoquer une définition essentialiste normée.

    On va rappeler quelques contours qui ont conduit à l’apparition de certaines caractéristiques basées sur les critères suivant :

    - Affirmation d’une dimension financière très affirmée

    - Une délibération publique dans des lieux moreaux marquée par une symbolique

    - Des comtes rendus sont donnés, affichés

    - Se sont des éléments de management des politiques publiques particulièrement celle des collectivités locales

    Si les budgets participatifs en Amérique latine se sont imposés après le retour de la « démocratie »dans la majorité des pays avec l’avènement d’une idéologie socialiste poste totalitaire. Les données en Europe sont quasiment différentes, il s’agit d’une extension des dispositifs à partir de 2000 à nos jours.

    On peut distinguer quatre pays (Espagne, Italie, Allemagne, France), et les personnes qui vivent dans les villes dotée des budgets participatifs est d’ordre de 5 millions, la ville pionnière c’est « la Cécille » en Espagne.

    Pour les villes les plus denses de plus de 100000 habitants l’Espagne arrivent en tête avec plus de 5% de la population globale.

    Les sommes allouées varient entre 629€ jusqu’à 2000€ par habitant en fonction de l’importance des ressources de la ville , et de l’intérêt porter à la chose par les autorités locales, et sans omettre les législations nationales.

    Si l’Espagne détient la palme d’or en la matière c’est grâce à une organisation fédérale très favorable. Le nombre des budgets participatifs est semble-t-il tributaire de la décentralisation ou pas de l’Etat.

    1- Difficultés méthodologiques

    Vu l’implication de plusieurs acteurs, il est très difficile de cerner les contours méthodologiques pour une meilleurs approche du sujet.

    Plusieurs acteurs interviennent en Europe dans un espace communautaire et national avec des variances d’un pays à un autre.

    Au Brésil c’est le parti des travailleur qui détient la pointe, mais sur le plan internationale, dans certains pays d’Afrique, il ya une multitude d’acteurs à l’instar de l’ONU, URBAL, la banque mondial … surtout les rapports sur la bonne gouvernance).

    Nous pouvons également le rôle des intellectuels en Italie, les mouvements altermondialistes, les associations de quartiers ou ce qui est mis en place à Paris (conseils de quartiers).

    A ces difficultés peuvent s’ajouter le contexte politique propre à chaque pays, car les budgets participatifs ne sont pas le monopole d’une force politique.

    Malgré que la majorité sont mise en place par des majorités de gauche, il n’en demeure pas moins que 7% sont l’œuvre de la droite avec une égalité de 50% en Allemagne pour la gauche et la droite en la matière.

    2- Vers une affirmation de « modèles »

    Une certaine tendance se dégage, et on affirme une émergence de modèles en Europe sans que cela nous ramène à une définition essentialiste normée.

    On peut dégager quelques typologies qui ont un lien avec l’objet, et il se dégage de l’ensemble des travaux les modèles suivants :

    - La démocratie participative : avec un pouvoir pour la société civile avec affirmation des règles, des normes et des attributions

    - La démocratie de proximité : en France cela ressemble plus à porto allègre dans la mise en place

    - Publique privé participatif : il s’agit d’une synergie entre les entreprises et les organismes internationaux qui s’ouvrent sur les citoyens.

    - Participation modernisation : par des mécanismes une ouverture s’effectue sur les citoyens pour apporter leurs contributions à la mission de modernisation de l’espace.

    3-Vers une « mondialisation des budgets participatifs ? »

    Les budgets participatifs s’inscrivent dans le contexte de la mondialisation, inventés en Amérique de sud, importés en Europe et enfin renvoyés aux coins du monde.

    Assistons-nous au retour des caravelles ?

    Manifestement il ya pas de convergences globales en Europe avec la participation et la modernisation de l’action publique.

    Fallait-t-il voir une innovation afin de rompre ou faire un déficit démocratique ?

    Il ya un certain milieu qui se forme par ce dispositif, qui apporte de l’expertise à un savoir profane, peut-on parler d’une socialisation avec la démocratie technique ?

    Conclusion et interrogations :

    L’expérience est encore en cours, donc loin de voir en cela un produit fini, mais un certains nombres de convergences se dégagent, mais il ya pas de continuité idéologique mais un continuum d’actions avec des logiques différentes.

    Ce processus a connu un cheminement similaire à celui de l’Etat social, allons nous connaître un cheminement identique ?

    A ce sujet il faut évoquer le rôle des partis nationaux, trans -nationaux, les forums et les institutions de socialisation.

    Le passage des enjeux locaux aux enjeux nationaux et au-delà suppose la mobilisation et l’inscription dans des perspectives politiques les enjeux de ces budget avec en pointe les mécanismes décisionnels.

    Devant les alternances politiques, ce dispositif résistera-t-il aux sirènes et aux appels des acteurs en compétition ?

    Ya-t-il pas un risque de mise en œuvre d’une démarche citoyenne élitiste avec un risque d’attiser le fossé entre les citoyens et « jury » ?

  2. YAHIA dit :

    C’est bien d’avoir une vision nationale de la chose politique en Algérie, et j’espère que vous aller pouvoir créer la surprise lors de ces éléctions car vous avez les moyens politiques pour le faire juste il faut les moyens humains à travers toutes les wilayas du pays afin de bien véhiculer le discour du parti, je vous souhaite bonne cha,ce car votre réussite c’est un pas en plus pour la démcratie en Algérie malgrés le choix des personnes que vous avez fait lors du dernier congrés mais MA3LLICH soyez juste à la hauteur.
    PS:Pour notre ami EL MOUHTAREM j’espère que tu vas bien et tes parents aussi
    salam

  3. mohand arezki dit :

    j’ attend vos reactions mes camarades, au lieu d’insulter ait ou karim prennez soins de reflichir si vous avez quelque chose a dire si non il faut avoir l’humilité de se taire

    que pensez vous de la recrudecence des actres de violence?
    la reedition de hassan hettab?

    il faut se nourrir de l’appel des 3, allez ,c’est un exercice pour tous les blogeurs….. si vous me lisez biensure
    bonne nuit a la prochaine

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