La DST enquête sur l’attentat de Lakhdaria !

Le parquet de Paris a ouvert une enquête de flagrance à la suite de l’attentat perpétré vendredi en Algérie dans lequel neuf personnes, dont deux Français, ont été blessées. Cette enquête a été confiée à la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage).

Pour rappel, deux ressortissants français, un Italien et leur chauffeur algérien qui se rendaient au barrage de Koudiat Asserdoun, où ils travaillent, ont été blessés, ainsi que les cinq gendarmes qui les escortaient, lors de cette attaque perpétrée près de Lakhdaria. Les victimes travaillaient pour l’entreprise française de BTP Razel.

 

Commentaires

  1. KGB dit :

    Il s’agit là d’une conséquence logique aux évenements intervenus depuis les deux derniers mois sur la scène nationale, surtout si l’on considère que la mort soudaine et subite de Smaïn Lamari («très proche» – pour ne pas dire autre chose – des services français) demeure, selon certains observateurs avisés, plus que douteuse.
    Qustion : Serions-nous à la veille d’assister à une guéguerre des services (DST, DRS et CIA notamment)?

  2. Benchenouf dit :

    La thèse de « La main étrangère » au centre de la lutte des clans:
    Le DRS dans l’œil du cyclone?
    Par D. Benchenouf
    L’attentat suicide de Batna qui visait vraisemblablement le président Bouteflika, le second qui a ciblé la caserne de gardes-côtes de Dellys et le plus récent de Lakhdharia, contre des étrangers, qui ont tous les trois causé la mort de dizaines de victimes et fait de nombreux blessés et dont des observateurs avertis de la situation en Algérie estiment qu’ils sont l’œuvre du DRS, semblent avoir provoqué des réactions inédites, jusque là, au sein du haut commandement de l’institution militaire. Des informations crédibles font état de protestations véhémentes de la part d’officiers de haut rang et de leur contestation ouverte du clan Tewfik, le tout puissant général de Corps d’armée qui, de l’avis de tous les observateurs objectifs, a la haute main sur la « régulation de la violence terroriste. » La colère gronde dans l’ « Institution ». Le clan Tewfik est ouvertement vilipendé. La peur que son seul nom inspirait se dissipe. Des officiers supérieurs, pourtant conditionnés à une soumission inconditionnelle et soucieux de ne jamais se départir de ce qu’ils croient être la solidarité de Corps se laissent aller à des critiques acerbes, jusque dans des milieux civils, crient à la haute trahison et ne se retiennent plus d’évoquer la responsabilité du chef de l’état pour ordonner une enquête et remédier en urgence à ce qu’ils qualifient de situation très dangereuse.

    Le DRS, une machine de destruction

    Le DRS et les généraux qui lui étaient dévoués, et qui avaient réussi à prendre un ascendant inconditionnel sur la totalité de l’armée et des autres services de sécurité, puisque tout désaccord avec eux sur les méthodes qu’ils avaient adopté dans leur « tactique » contre l’insurrection islamiste était puni de mort, souvent après d’affreux sévices corporels, avaient imposé l’instrumentalisation de la violence islamiste et sa récupération comme un moyen incontournable pour briser l’insurrection et retourner l’opinion publique contre elle. Des méthodes de subversion monstrueuses, sorties d’esprits malades, ont été expérimentées sur le vif. Les groupes islamistes ont été systématiquement infiltrés et chapeautés par les agents du DRS, d’autres, comme le GIA, furent crées de toutes pièces et des Fatawis (pluriel de Fatwa) furent hâtivement concoctées pour amener ces groupes terroristes à perpétrer des massacres contre les populations civiles. Une fureur inouïe déferla sur les campagnes de l’arrière pays. Les enlèvements, les séquestrations, la torture et les exécutions sommaires devinrent une activité de pure routine pour tous les services de sécurité. L’unique télévision du pays, totalement inféodée au DRS ainsi que la presse privée dite indépendante, non moins soumise et qui avait sublimé l’art de la désinformation en adoptant une liberté de ton trompeuse, ne tarissaient pas d’éloges sur la junte et ses auxiliaires sécuritaires, les portaient aux nues, les qualifiant de « sauveurs de la république face au péril vert ».

    Il n’y avait pas une ligne, pas une parole, pour dénoncer les graves et massives exactions qui étaient commises contre les populations civiles. Bien au contraire, les rares personnalités qui ont osé, contre vents et marées et au péril de leurs vies, alerter l’opinion internationale, ont été vouées aux gémonies par cette presse aux ordres. Les ONG qui ont tenté, vaille que vaille, et malgré la totale interdiction de mouvement ou de contact avec des témoins qui leur était imposée, de mener des enquêtes sur la guerre subversive qui avait été déclenchée contre les civils par la junte, ont subi une attaque en règle par cette presse et par une pseudo société civile, en fait des relais politiques, associatifs ou « intellectuels » du DRS, dont certains se mobilisaient en toute sincérité, croyant en leur âme et conscience que la lutte contre le fascisme vert ne pouvait se faire avec des gants blancs, pour reprendre ce slogan en vogue durant la décennie rouge.

    Consentir ou mourir

    Ce fut le cas de la majorité des officiers et des responsables sécuritaires. Ils étaient d’autant consentants qu’ils savaient ce qu’il leur en coûterait d’élever la plus timide protestation. La chasse aux sorcières, pour débusquer les hésitants, était d’une telle férocité que nombre de ces responsables se voyaient contraints de mettre la main à la pâte, en torturant ou en tuant de leurs propres mains, pour éloigner les soupçons qui pesaient sur eux et dont ils savaient ce qu’était la fatale issue. Mais tout ce beau monde avait usé de la bien commode nécessité de la lutte contre le danger mortel de l’islamisme qui allait ramener la société algérienne au moyen âge, pour anesthésier leur conscience. Puis, grâce à des hommes et à des femmes intègres qui avaient consacré leur vie à dénoncer toute cette horreur, les cris des victimes commencèrent à se faire entendre sur la scène internationale. Le syndrome Pinochet commença à planer sur les auteurs de ces crimes contre l’humanité qui avaient été commis à huis clos et avec la complicité d’un occident qui ne s’intéressait qu’au côté vénal de ses relations avec notre pays. La junte qui avait, entre-temps, mis à profit ces années sanglantes pour piller le pays et bâtir des fortunes colossales, commença à entrevoir l’avenir sous un autre angle. Le temps était venu pour elle de jouir de son butin de guerre, de tracer la route à ses richissimes clientèles pour une captation durable de toutes les richesses du pays. Elle négocia avec le président Bouteflika qui venait de finir son premier mandat un deal qui allait faire table rase de tout le passif et dresser la table à tous leurs appétits. Une amnistie générale qui ne dit pas son nom, qui les met totalement, inconditionnellement et définitivement à l’abri de toute poursuite pour crime contre l’humanité. Pour que cette mesure devienne incontestable et inattaquable, croient-ils, elle devait être adoptée par voie référendaire. C’est le peuple souverain qui devait pardonner. La propagande de la télévision posa le projet en termes manichéen : Le peuple n’a qu’un choix : Ou il pardonne ou il continue de mourir. Aucune autre alternative ne lui était offerte. Et ils obtinrent l’absolution. Ainsi que les tueurs « islamistes » qu’ils avaient lâché contre les civils.

    Avec l’argent et les américains, le retour des vieux démons…

    Mais on tombe toujours du côté où l’on penche ! Une envolée historique des prix des hydrocarbures permit à l’Algérie d’engranger un formidable trésor. La proximité de cette abondance aiguillonna la voracité des ogres. Le deal qu’ils avaient passé avec Bouteflika et qui leur ménageait une retraite dorée progressive ne leur convenait plus. Ils ne pouvaient plus remettre les clés au moment où la caverne d’Ali Baba débordait de tant de richesses. Cela leur était d’autant plus insupportable que la machinerie subversive qu’ils avaient conçue était toujours opérationnelle. Une pléthore de zombies prêts à tout, sans état d’âme, formatés pour mener aveuglement et à son terme n’importe quelle mission, dont le raisonnement a été obnubilé par des années de pratique criminelle et dont le sentiment d’impunité est profondément ancré dans leurs certitudes. Une organisation qui laisserait rêveurs les parrains de toutes les maffias, qui a la haute main sur tous les rouages de l’état, qui est un état dans l’état, qui décide de tout, qui fait les lois à sa mesure et qui les fait appliquer à sa convenance, qui nomme à toutes les hautes charges de l’état et qui démet qui elle veut, qui fait et défait les fortunes et qui s’arroge le droit de vie sur tous les habitants du pays. On imagine bien le sentiment de toute puissance qui doit animer ceux qui sont à la tête d’une telle pieuvre. On imagine aussi combien il doit leur être difficile de s’en défaire. D’autant qu’une organisation de cette ampleur et de cette puissance ne peut être réaménagée ainsi, du jour au lendemain, dans des activités sécuritaires « normales ». On dit que la fonction crée l’organe. Dans le cas du DRS, l’organe a un besoin impérieux de fonctionner. De fonctionner comme à l’accoutumée. Dans la subversion intégrale. Parce qu’il a été conçu pour cela. Rien que pour cela. Les barons du DRS et certaines de leurs clientèles, dont l’immense richesse en avaient fait des décideurs à part entière, vont trouver dans les invites pressantes des néo cons américains, le prétexte de reprendre du service. Car entre-temps, les prévisions géostratégiques des américains, à moyen et à long terme, avaient englobé l’Algérie et le Sahel dans leur vision apocalyptique du monde futur. Un monde qui ne serait rien d’autre qu’un empire américain. Parmi les ingrédients qui doivent permettre la mise en marche du processus, la menace d’un terrorisme islamiste qui menace tout l’occident chrétien est un préalable. Or Al Qaeda s’est avérée jusque là comme un outil particulièrement efficace. Il fallait donc, pour plus de crédibilité, que les groupuscules islamistes qui activent dans le Maghreb se muent en Qaeda. Les amis du DRS ont été sollicités pour cela. Du pain béni pour le DRS qui rongeait son frein et qui ne savait plus quoi faire avec sa poignée de « terroristes irréductibles » qui écumaient les maquis et le Sahara. Aussitôt dit, aussitôt fait. Le GSPC répond de suite à l’injonction et fait son allégeance à la Qaeda, puis se fera introniser par celle-ci « Al Qaeda des états islamiques du Maghreb ». Le DRS avait réussi à infiltrer l’internationale islamiste avec une aisance remarquable. Lire à ce propos l’excellente enquête de François Gèze et de Salima Mellah sur Algéria Watch. (Texte en pdf )

    Réactiver le GSPC…

    La presse « indépendante » décrivait pourtant le GSPC comme des groupuscules épars, débandés, aux abois, qui erraient de ci de là comme des âmes en peine, qui parvenaient difficilement à se nourrir, qui étaient mangés par la vermine, qui ne disposaient plus d’armement. Le DRS allait y pourvoir. Il fallait qu’il se mette à la hauteur des attentes américaines. Le GSPC fut réactivé, doté, étoffé, retapé, en somme remis sur pied. Sa dangerosité augmenta en puissance et sa capacité de nuisance amenée à un niveau qui fit craindre aux Algériens une autre descente en enfer. Dans la foulée, parmi les trois attentats du 11 avril 2007 qui eurent lieu à Alger, celui de Hydra fut ignoré totalement par la presse. Il n’était pas destiné à la consommation. Cette opération avait consisté à lancer un avertissement sans frais à des personnalités d’un clan adverse au DRS et à d’autres qui dansaient d’un pied à l’autre. Une Mercedes bourrée de 500kg d’explosifs, dont la mise à feu devait se faire à distance, avait été rangée aux abords des résidences d’Ali Tounsi, le Directeur général de la sûreté nationale et du général Larbi Belkheir, l’incontournable décideur qui avait fini par rallier le clan de Bouteflika et qui battait le rappel de certains hésitants. La charge ne fut pas actionnée et la police fut aimablement avertie par un appel téléphonique anonyme, pour désamorcer la Mercèdes.
    La partition qui commençait à être jouée allait crescendo et le GSPC retrouvait une ardeur qu’on lui croyait perdue. Jusqu’à ces trois derniers attentats qui défrayèrent la chronique et dont celui de Batna fit sortir le président Bouteflika de sa réserve habituelle, pour tout ce qui concernait le DRS, puisqu’il parla ouvertement dans son allocution télévisée, immédiatement après l’attentat, de mains étrangères qui étaient derrière le complot. Curieusement et alors que les journalistes qui relaient habituellement la propagande du DRS tentèrent de tourner en dérision la déclaration du président, et récemment celle de l’ambassadeur algérien en Egypte qui s’était fait encore moins allusif sur l’identité des commanditaires, d’autres journalistes, à partir de leurs rédactions même, dans le pays, dans des journaux acquis totalement au DRS, se mirent à parler ouvertement de commanditaires et d’objectifs géostratégiques qui n’ont rien à voir avec l’islamisme. Une première dans la profession. Jamais jusque là, un quelconque journal algérien n’avait osé faire paraître une opinion qui aille à l’encontre des objectifs du DRS. Encore moins le quotidien Liberté, dont le propriétaire, richissime propriétaire, a des accointances avérées avec les décideurs militaires et dont des journalistes et des gestionnaires ont été placés ouvertement par le DRS. Cela démontre à l’évidence que le DRS ne gère plus la situation comme il le voudrait et que le rapport des forces entre les clans en lice a changé. Les autres décideurs qui contestent la gestion des « affaires » par le DRS et ses clientèles ont pris l’ascendant. Il n’y a pas d’autre explication. Et comme toujours en Algérie, les hésitants, qui font néanmoins tomber la balance, et qui rallient toujours le plus fort lorsque l’empoignade tourne à son avantage, se ruent maintenant dans les écuries du clan vainqueur, parce qu’ils savent que les traînards seront impitoyablement voués à la purge. La démarche du Journal Liberté procède de cette logique. Les « capitaines d’industrie » algériens savent bien que leur fortune, aussi considérable soit-elle, peut être réduite à néant en un tour de main. Le fulgurant démantèlement de l’empire Khalifa est toujours dans les esprits. Mais d’autres facteurs, moins douteux, agissent positivement dans l’affrontement avec les maîtres du DRS. Car il existe au sein de l’armée algérienne des jeunes officiers qui sont outrés par la tournure que prennent les événements. Ils ont accepté, souvent la mort dans l’âme, que l’armée se compromette par des pratiques subversives et criminelles dans la lutte contre l’insurrection islamiste. Nombreux d’entre eux, qui ne vivent que de leurs traitements ont souffert de la mise à sac du pays par les généraux qui ont pris le pouvoir. Mais les derniers attentats, les révélations qui ont été faites sur les dessous du complot( parfois de façon magistrale, comme la récente analyse de François Gèze et Salima Mellah) et la certitude qu’ils ont maintenant sur les objectifs des clans proaméricains ont soulevé leur indignation. Il n’y a plus de doute que les jours à venir vont être décisifs. Le clan Tewfik est en mauvaise posture. Il est dans l’oeil du cyclone. Encerclé de forces en mouvements. Ses amis américains ne sont pas en position de voler à son secours et ses relais médiatiques ne valent que pour conditionner une tranche infime de l’opinion publique qui, de toute façon, ne pèse pas sur les évènements. Espérons seulement que dans une situation de bête traquée, le DRS ne tentera pas de mettre le feu aux poudres. Particulièrement en cette période de crise multidimensionnelle et de détresse profonde de larges couches de la société. Espérons aussi que le chef de l’état se rappelle qu’il avait promis aux Algériens qu’il ne sera pas un trois quarts de président. D.B

  3. Anonyme dit :

    la décennie rouge

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