Le FFS fête aujourd’hui son 44e anniversaire

 

ffs.jpgUn parti nommé opposition

Né au lendemain de ce que l’on appelle «la crise de l’été 1962», le Front des Forces Socialistes s’est insurgé contre la manière, fasciste et antidémocratique, dont la Constituante de 1963 a été bafouée. Dès 1963, et dans la clandestinité, des partis en opposition politique, dont le FFS, se sont insurgés contre la perversion des principes de Novembre et le piétinement des libertés, des droits de l’Homme et de la justice sociale dans leur jeune patrie. L’opposition politique au système dictatorial qui s’est imposé aux lendemains de l’indépendance s’est trouvée, par la force des choses, contrainte à la clandestinité, ses militants et sympathisants, torturés ou assassinés, pour certains d’entre eux, et le zaïm Hocine Aït Ahmed, emprisonné et condamné à mort avant son évasion. De l’étranger où il s’est exilé, Hocine Aït Ahmed garde des échanges étroits avec son parti et une relation permanente avec son pays dont il se constitue l’avocat international de la noble cause de son peuple en lutte pour les droits de l’Homme, la liberté, la justice sociale, l’identité et la démocratie. Dans ce but, il y signera un accord, en 1985, avec le premier président de la République destitué par le coup d’Etat du 19 juin 1965. Porte-flambeau de ces revendications fondamentales, le FFS sortira d’une clandestinité qui aura duré 26 années, et obtient son agrément, le 24 septembre 1989, à la faveur de l’ouverture démocratique d’octobre 1988. Le FFS s’implique à cette occasion dans les premières élections pluralistes de l’Assemblée nationale de décembre 1991 où il a réussi, malgré la très contestable loi électorale, à arracher 24 sièges. Un scrutin qui ne connaîtra pas de deuxième tour. L’interruption du processus électoral est dénoncée par le FFS, lequel met en garde contre un dérapage qui risque d’entraîner le pays dans une violence tous azimuts, écartant ainsi toute solution globale et politique et imposant à long terme des accords entre les militaires et les intégristes islamistes armés. Croyant pouvoir rompre le cercle vicieux de cette bipolarisation et impliquer toutes les parties nationales dans le traitement de la cause profonde du «mal algérien», le FFS a cosigné «l’offre de paix» portée par les propositions de la plate-forme de Sant’Egidio, en janvier 1995. Défenseur de la légitimité populaire et de la constituante, le FFS tente l’expérience de la mandature des législatives de 1997, au nom de la social-démocratie et de l’économie de marché sociale. Une expérience qu’il ne renouvellera pas et il ne s’impliquera par la suite que dans les élections locales. Une tactique qu’il continue à adopter, préférant, ainsi, s’opposer de l’intérieur, à travers les élections locales, et de l’extérieur, par la dissidence nationale citoyenne pacifique, pour promouvoir l’alternative démocratique pacifique, transparente et crédible. Le troisième congrès du parti tenu en 2000 a adopté dans ses statuts la logique d’ouverture. Une ouverture qui a été réaffirmée il y a trois semaines lors des assises du 4e congrès du parti. Un congrès que conteste encore aujourd’hui un groupuscule qui se dit porte-parole d’une protesta. Une protesta née le 20 août 2006 pour dénoncer «les agissements antistatutaires» de la direction du parti. Aujourd’hui, cette protestation, qui s’est éclipsée au dernier congrès et qui affirme sa fidélité aux idéaux du parti, déclare que «les instances et textes issus du congrès de la honte sont frappés du sceau de l’illégalité». Les protestataires dénoncent également la réunion de Aït Ahmed avec les anciens de 63 en affirmant que «le débat sur la situation du parti était le grand absent». Ils estiment par ailleurs que le parti ne doit pas participer aux prochaines élections locales.   G. H.

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