27 septembre, 2007
Ould Abbes ou le mensonge comme mode de gestion !
172 302 personnes démunies ont été recensées par le département de Djamel Ould Abbès en 2006 et près de 500.000 emplois ont été crées durant la même année. Cela signifie, comme l’aime bien le souligner le ministre, qu’il n’y a pas de misère en Algérie, ce pays qui vient d’être classé dans la catégorie des pays des plus corrompus au monde.
Ce matin, sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale, Djamel Eddine Tyayba, chargé d’études et de synthèse au ministère de la Solidarité nationale, a déclaré au sujet des Haraga qu’il s’est avéré que « 54% des jeunes sont âgés entre 18 et 28 ans, 36% entre 29 et 40 ans; 89% ont un niveau moyen ou secondaire, 2,15% sont des universitaires, 90,50% n’ont aucune qualification, 90% n’avaient aucun emploi, 80,58% sont célibataires, 82% sont issus d’une famille en difficultés ayant plus de 8 enfants, 65% sont originaires de l’Ouest, 34% du Centre, 1,07% de l’Est et 1% du Sud ».
S’agissant des causes qui les ont poussés à prendre le large à leurs risques et périls, elles ont trait au «sentiment d’exclusion, à l’oisiveté, au chômage, à la pauvreté, à la mal vie, au mal-être, au manque de loisirs», a indiqué l’invité de la Chaîne III, non sans souligner qu’il n’y a pas «d’horizons pour ces jeunes dont la première motivation en partant est le désir d’améliorer leur situation, de changer de monde et de mode de vie».
Cette déclaration contredit pourtant les affirmations mensongères du ministre de l’Emploi et de la solidarité nationale.
El Mouhtarem
Commentaires(8)
Selon l’indice de perception de la corruption (IPC) 2007 rendu public, hier, par Transparency International (TI), l’Algérie occupe la 99ème place sur les 179 pays classés. Ainsi, notre cher pays perd 15 places par rapport à l’année 2006. Comme un mauvais élève qui passe un concours, l’Algérie a perçu une note faible: 3 sur 10. En Afrique, Djazair El Izza Oual Karama est classée à la 16e place. Le Maroc est mieux classé : il occupe 10ème place. Dans une déclaration rendue publique, l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) a soutenu que «la situation sociopolitique et économique catastrophique qui prévaut en Algérie, depuis plusieurs années déjà, n’a cessé de favoriser les conditions de l’explosion de la corruption – petite et grande – à tous les niveaux, et tout est fait par le pouvoir en place pour que la généralisation de ce fléau se poursuive à grande échelle ». L’AACC estime que « le retour en force d’un Etat policier, autoritaire, répressif et liberticide, est un des principaux indicateurs de ce maintien de l’Algérie parmi les pays cancres de la corruption au sein de la communauté internationale ».
Selon le quotidien El Youm, l’ex-Emir national du GSPC, Hassen Hattab, 36 ans, aurait été arrêté, vendredi passé, à Hussein Dey par les services de sécurité. Selon le quotidien arabophone, Hattab s’apprêtait à se rendre chez un ex-terroriste repenti qui l’aurait invité au F’tour. Cette arrestation intervient au moment où certains journaux avancent le nom de Hattab comme successeur de Droukdel à la tête du GSPC. Pour rappel, selon notre presse, Droukdel a été destitué de son poste d’Emir lors d’un conclave tenu à Lakhdaria dans la wilaya de Bouira.



