8 octobre, 2007
Bouira : incursion terroriste dans un café
Hier soir aux environs de 23h 30, un groupe de terroristes composé de quatre éléments armés a fait irruption dans le hameau de Taghzout, à 7 km au nord du chef-lieu communal d’Ouled Rached, localité située à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya. Le groupe avait dressé un faux barrage sur le CW 11, et avait braqué un automobiliste en lui subtilisant sa voiture. Arrivés dans le petit hameau, les terroristes se rendront dans un café maure de la localité pour y racketter les citoyens. A l’intérieur du café se trouvaient plusieurs personnes dont M. Gouizi, un policier en civil. Ce dernier voyant qu’il n’avait aucune chance de s’en sortir vivant, tirera le premier en abattant un des terroristes. Les terroristes, voyant un des leurs à terre, riposteront en tirant sur les consommateurs, les mitraillant sans discernement. Le policier et deux de ses cousins sont morts sur le coup tandis que les terroristes se sont enfuis à la faveur de la nuit en direction des maquis d’Ighzer Oumencher, dans la vaste forêt de Tamellaht.

Commentaires(1)
couvrir les investisseurs qui engagent des contrats en Algérie. Tout en demeurant toujours en vigueur, ces deux tableaux d’analyse que les pays partenaires de l’Algérie et certaines ONG établissent pour notre pays ne sont plus les seuls. Ouverte au vent de la mondialisation, liée à l’Union européenne par un accord d’Association et candidate à l’OMC, l’Algérie se voit souvent intégrée dans les panels mis sur pied par des institutions internationales assurant des missions économiques, financières ou sociales. Ainsi, le PNUD a classé l’Algérie, à la fin 2006, à la 102e place en matière d’indice de développement humain (IDH), indices qui réservent une place privilégiée à la santé, l’espérance de vie et l’éducation des populations. À la fin du mois d’août dernier, le FMI s’est interrogée sur la persistance du chômage dans un pays vivant dans une embellie financière sans précédent, sur son niveau très élevé (7% de plus que tous les pays de la région MENA [Moyen-Orient et Afrique du Nord]) et les moyens peu appropriés que le gouvernement a mobilisés pour l’endiguer. Il y a trois semaines, deux signaux venus de deux autres institutions ont probablement valeur d’ ‘’avertissement’’. Transparency International (TI) s’inquiète des ravages de la corruption et classe Algérie à la 99e place sur un panel de 180 pays. La Banque mondiale, elle, met notre pays à la 125e place sur un ensemble de 178 pays étudiés sur le plan du climat des affaires. Il faut dire que la convergence des ces deux dernières cotations n’est nullement le fait du hasard ; une infernale relation dialectique jette ses ponts entre les deux phénomènes : climat des affaires lourd, empêtré dans une légendaire bureaucratie et dissuadant les investissements, d’une part, et corruption à grande échelle ayant gangrené le corps de la société et miné le corps déjà vermoulu des principaux rouages de l’administrations, d’autre part.




