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Archive pour le 25 octobre, 2007

Le FFS répond aux accusations de Zerhouni

tabbou24.jpg A la date du 22 octobre 2007, l’administration a refusé arbitrairement d’enregistrer huit (08) listes APW, sept (07) listes APC et 767 dossiers de candidatures du Front des Forces Socialistes, répartis sur 28 wilayas. Les motifs de rejet vont des troubles à l’ordre public jusqu’aux problèmes d’antécédents judicaires. Ces candidats ont pourtant fourni des extraits de casiers judicaires ne portant aucune mention.

S’agissant du motif d’atteinte à l’ordre public, il concerne des candidats ayant eu des activités associatives, de défense des droits de l’homme et de manifestations politiques. On se croirait revenu au temps des juridictions d’exception et aux cours de sureté de l’Etat.

Pour une contravention routière quelconque, un candidat à l’élection se trouve empêché de concourir.

Contrairement aux affirmations officielles qui proclament que les dossiers sont étudiés par les instances habilitées, telles que la justice et l’administration, les listes de candidatures se voient passer par le filtre des services de police. Manifestement, nous ne sommes pas sortis de décennies d’autoritarisme et de contrôle policier en ces quelques semaines électorales.

Le chemin est encore long pour atteindre un fonctionnement normal des institutions. Un fonctionnement qui soit régi par des règles et des lois applicables, imposables et opposables à tous.

Sous prétexte d’assurer la justice et de défendre les lois, on s’attaque encore aux libertés. L’appareil d’Etat algérien reste dangereusement verrouillé et cadenassé.

Dans les faits, la haute administration a les mains libres.

Dans les faits, le contrôle administratif et le contrôle judicaire s’avèrent insuffisants.

Plus que jamais, le contrôle populaire s’avère être une nécessité et le moyen incontournable pour consolider la liberté et pour organiser la responsabilité dans les institutions de l’Etat.

Pour le FFS, les élections locales constituent une étape politique importante :

Pour le FFS, la politique commence dans les municipalités

Pour le FFS, les affaires publiques se traitent devant tous

Il refuse tout secret pour ce qui a par nature un caractère public, il se réserve le droit d’intervenir avant, pendant et après le scrutin.

Le FFS maintient qu’une géopolitique électorale est entrain de se mettre en place. Ce qui explique d’ailleurs le rejet des listes APC et surtout APW dans des wilayas stratégiques dans la perspective d’une guerre de succession.

Les dépassements sont trop visibles et trop nombreux pour accréditer les thèses officielles. Le but du FFS n’est pas de réfuter point par point, ni de prendre le contre pied des thèses officielles. Son devoir et son objectif sont de mobiliser et d’impliquer l’opinion dans un rendez-vous politique. L’objectif et le devoir du FFS, c’est de redonner la dignité, conforter le courage, maintenir la ferveur et témoigner sa solidarité agissante aux femmes et aux hommes ont qui il a placé sa confiance.

Le FFS assume les témoignages et les présomptions qui ont été présentés devant le chef du gouvernement en sa qualité de premier responsable de l’administration.

Le FFS détient des preuves irréfutables sur les dépassements graves de l’administration envers les listes du FFS. Ces dépassements ont été exposés lors de l’entrevue avec le chef du gouvernement.

Le FFS est disposé à comparer à recouper et éventuellement à opposer ces témoignages, ces présomptions, ces preuves aux allégations inqualifiables du ministère de l’intérieur.

Nous invitons le ministre de l’intérieur à un débat public et télévisé sur la question et à accepter un arbitrage par une instance indépendante et non gouvernementale.

Nous invitons la presse nationale à faire un vrai travail d’investigations. Contrairement aux habitudes du ministre de l’intérieur, le FFS s’astreint à un devoir de vérité. Son passé l’a amplement démontré, l’avenir le dira et le redira. Maintenant que toutes les institutions et l’opinion publique sont prises à témoins : Témoignez, témoignez, témoignez

Le FFS s’interdit et interdit à l’ensemble de ses militants de monter sur les rings des insultes et des coups bas. Il s’oblige et adjure ses militants de rester dans l’espace éthique et politique avec de la tenue, de la retenue et de l’élégance.

Alger, le mardi 23 octobre 2007

Le Premier Secrétaire Karim TABBOU

 

Salah-Eddine Sidhoum répond à vos questions

sidhoum.jpgJe tiens tout d’abord à remercier les responsables de ce blog et les organisateurs de ce forum qui m’ont fait l’insigne honneur de m’inviter à discuter avec mes très chers compatriotes de la situation politique de notre malheureux pays en proie à une très grave crise politique.

Je me réjouis après ces années de léthargie, de la multiplication depuis quelques temps de sites et blogs algériens libres et de l’intérêt que portent nos compatriotes à ces derniers. C’est un signe d’éveil des consciences qui ne trompe pas, malgré la politique diabolique d’anesthésie générale de la société. C’est le début In Cha Allah d’une véritable résurrection qui permettra d’abord aux Algériens de dialoguer sereinement dans un profond respect des différences, puis de se rassembler et s’organiser autour d’un compromis politique historique en vue d’un changement radical et pacifique de régime et de la remise du pouvoir aux représentants authentiques du peuple élus démocratiquement.

NB: les questions sont écrites en rouge

Arezki 15 octobre 2007

M. Sidhoum, j’ai lu dans ce blog que la LADDH est divisée en clans. Lequel des clans vous soutenez. Sinon, que pensez-vous des revirements de la LADDH et notamment de son président d’honneur Ali Yahia? Merci

Mon cher Arezki, ce qui se passe actuellement à la LADDH est lamentable et désolant.

J’écrivais le 8 octobre 2007 comme commentaire sur ce blog et suite à l’article : LADDH : la guerre des clans :

« C’est triste de voir des militants des droits de l’Homme théoriquement unis pour défendre la Dignité Humaine s’entre-déchirer sous les yeux amusés des criminels contre l’Humanité qui ont mis le pays à feu et à sang.
J’en appelle à la sagesse de tous les protagonistes de ce conflit d’un autre âge.
L’Algérie meurtrie a besoin aujourd’hui du rassemblement de tous ses enfants sincères pour venir à bout de ce régime criminel. »

La seule ligue des droits de l’Homme autonome qui est née au milieu des années 80 dans la douleur est en train, à Dieu ne Plaise, d’imploser. Tout cela est le fruit de sérieux dysfonctionnements qui ne datent pas d’aujourd’hui. Des militantes et militants de valeur dont mon ami le regretté Mahmoud Khelili, Rahimahou Allah, avaient depuis plusieurs années quitté cette structure en raison justement de ces dysfonctionnements. Je sais que de nombreux militants sincères sont outrés par ce qui se passe. L’un d’eux, membre du bureau directeur me disait dernièrement : « qu’on laisse les militants de base travailler. Qu’ils ne nous paralysent pas l’activité de la ligue. Leur conflit de za’ama (leadership) ne nous intéresse pas ».

Personnellement je n’ai jamais été membre de la ligue. J’ai toujours été un militant libre et indépendant. Tout comme je suis allergique au clanisme ravageur qui a fait tant de mal au pays. Donc je m’interdis de soutenir, mon cher Arezki, un quelconque « clan ». Ce n’est pas ma nature de soutenir des Algériens contre d’autres Algériens. Nous avons toujours tenté humblement de rassembler mais jamais de diviser. Abdenour Ali Yahia et Hocine Zahouane sont des amis pour lesquels j’ai beaucoup d’estime et de respect, mais je ne cache pas ma colère et ma révolte de les voir, à leur âge dans cette situation de lutte fratricide. J’en appelle encore une fois et avec insistance à la sagesse de tous les protagonistes afin de se réunir autour d’une table et de mettre à plat tous leurs problèmes pour permettre à la ligue, débarrassée des luttes intestines et des conflits de personnes, de redémarrer sur des bases saines au service des Droits de l’Homme.

Mouloud 15 octobre 2007-10-15

  1. M. Sidhoum, en Algérie l’ordre de droit est confronté a l’ordre de force, une telle situation conjuguée au marasme social génère inéluctablement une situation de conflit et de désespoir du fait que le pouvoir ne donne pas de signes réel de faiblesses, d’une part, d’autre part, les organisations sociopolitiques n’arrivent pas à renforcer leurs liens pour faire face à la stratégie de nihilisme et de dislocation sociale, mais aussi les partis et outres organisations (ceux qui sont avec le peuple) n’arrivent pas a maintenir l’osmose social-organisation politique, pour élargir le camps d’oppositions.

  2. Rejoindriez-vous l’initiative du trio Ait Ahmed-Mehri-Hamrouche?
    Pensez-vous qu’une telle initiative si elle ne s’arrête pas au stade des dires est porteuse d’espoir pour les jeune algérien en leur permettant de renouer avec le politique et le combat comme alternative à la peur handicapante, le désespoir qui est a son apogée, la morosité de laquelle naquit les fléaux sociaux les plus dévastateur, et le paroxysme qui a atteint ses limites

  3. Dans la nouvelle structure des Nation Unis a savoir le conseil des droits de l’Homme l’Algérie et d’autre pays qui violent systémiquement les droit de l’Homme sont accepté en qualité de membre, cela veut-il dire que cette organisation est vidée de sa substance vitale a savoir ses principes fondateurs?

  4. L’ Organisation International des Travailleur a accepté L’UGTA dans sont commando comme membre alors que le pouvoir algérien ne reconnaît que cette organisation et encore plus grave ce pouvoir interdit tout autre organisation syndicale ne connaissent-il pas la réalité algérienne?

  5. Chakib Khalil prendra la tête de l’OPEP, ultralibéraliste qu’il est et pro Américain, dans une conjoncture ou les Etat Unis d’Amérique envisagent de se déployer militairement dans les pays producteurs sous prétexte de lutte antiterroriste (Qui terrorise Qui) pour ainsi asseoir son hégémonie et faire face a une éventuelle dépendance chronique, en terme énergétique, des pays en voie de développement mais producteur de pétrole, exemple édifiant l’ouverture du capitale de Sonatrach et possession de 70% des réserve des gisement exploité PAR LES opérateur étranger (la maladie de boutef nous a permis de revenir au point de départ dieu merci mais que nous prépare les décideurs, d’autre plus pire que boutef?) Est-ce que cette “nomination” est une autre façon de nous dilapider nos richesses?

  6. Qu’est-il de la sensibilisation internationale sur la question des Droit de l’Homme en Algérie en tenant compte du prix du baril de pétrole.

    Je vous remercie vivement et ceux qu’ont organisé ce débat.

  1. Vous dites que le pouvoir ne donne pas de signes réels de faiblesse. Oui, en apparence. Mais en réalité il est miné par ses contradictions internes et ses luttes claniques souterraines. Malheureusement en face il y a un vide politique sidéral, ce qui lui donne l’apparence de force et de solidité. C’est pour cette raison que je répète toujours tel un leitmotiv que le régime n’est fort que de par notre faiblesse. Tôt ou tard ce régime s’effondrera de par ses propres contradictions. C’est une question de temps car il a atteint ses limites naturelles après avoir utilisé tous les stratagèmes criminels pour tenter de se pérenniser. Mais y-a-il au stade actuel une force politique réelle et une alternative crédible pour combler ce vide ? NON.

Pourquoi ce vide ? Le pouvoir n’a jamais voulu de forces politiques représentatives des différents courants qui traversent la société. Au lieu d’une représentation réelle, il a préféré une représentation factice, folklorique tant sur le plan politique que syndical. La police politique qui reste la colonne vertébrale du système a préfabriqué des partis-maison animés par des pantins, tout comme elle a apprivoisé le syndicat des travailleurs pour en faire à la fois un appareil de surveillance de ces derniers et un pompier des conflits sociaux. Et en parallèle, les syndicats autonomes sont réprimés et non « agréés » et le seul parti politique autonome qui reste sur le terrain, le FFS, est miné par des dissensions internes encouragées et amplifiées par les laboratoires de la police politique.

A cette action du régime s’ajoute un 2e facteur qui est celui de la trahison d’une grande partie des élites phagocytée par la politique de corruption. Ces « élites », hautaines, larbines et lâches qui traitent leur peuple de « ghachi » et de piétaille, ignorant par là même et dans leur orgueil démesuré qu’ils appartiennent à ce même peuple et qu’ils s’insultent eux-mêmes. Ils méprisent leur peuple mais se mettent au garde-à-vous pour ne pas dire se prostituent devant les ignares criminels au pouvoir. Quelle « grandeur » et quelle……… décadence !

Comment voulez-vous, mon cher Mouloud qu’il y ait osmose (comme vous le dites) politico-syndicale et une opposition efficiente avec un régime de kleptocrates criminels, une vie politique virtuelle et une société en voie de décomposition avancée ?

La vie boulitique algérienne actuelle se résume à 3 pôles : un pouvoir occulte et réel des « services », un pouvoir apparent de service et des satellites boulitico-syndicaux décoratifs. C’est cette donne que nous devons changer par notre combat politique. C’est pour cette raison que je dis que nous devons sortir de la stratégie du pouvoir et nous organiser en dehors des règles de ce système.

  1. Je n’ai pas encore vu d’initiative du trio précité. Il y a eu le communiqué de quelques lignes du 14 septembre 2007 où les trois personnalités ont exprimé leur affliction devant la détérioration de la situation sécuritaire, leur condamnation de la violence politique et leur disposition à contribuer à la recherche de solutions de sortie de crise. Peut-on appeler cela une initiative ?

« L’initiative » semble plutôt venir de certains organes de la presse privée qui reviennent à chaque fois à la charge.

Deux hypothèses viennent à l’esprit :

    1. L’initiative existe effectivement (au stade préparatoire) et des fuites ont eu lieu.

    2. L’initiative est sortie des laboratoires des services de l’action psychologique pour mettre en selle l’ancien chef du gouvernement, présenté dans certains cercles comme étant le candidat potentiel d’un clan du pouvoir à la Présidence en cas de défaillance de l’actuel locataire d’El Mouradia. Et les deux figures historiques de la Révolution Algérienne serviraient de caution à cette investiture à travers l’éventuelle « initiative » entrainant ainsi dans leur sillage, les sympathisants de ces deux personnalités historiques et les militants du plus vieux parti d’opposition.

    Rappelons-nous que c’est cette même presse « bien informée » qui avait distillé juste avant le 4e Congrès du FFS, la grossière information du remplacement de Hocine Aït Ahmed par l’ancien chef du gouvernement à la tête du parti !!!! Ces informations tendancieuses et répétitives qui consistent à coller le nom de ce dernier aux basques du FFS me paraissent plus que suspectes. L’avenir nous permettra de voir plus clair.

  1. Je crois que le Général De Gaulle avait bien décrit l’ONU en la qualifiant de « machin ». Elle a été mise en place par les vainqueurs de la 2e guerre mondiale et à un moment où de très nombreux pays étaient sous le joug colonial et n’avaient pas droit à la parole. Elle a été fondée par 51 états (dont 4 pays arabes et 03 pays africains), alors qu’actuellement il existe 195 pays reconnus. C’est une organisation devenue stérile et qui ne répond plus aux nouvelles exigences mondiales. Ses principes universels fondateurs ont été piétinés par certaines puissances et plus particulièrement par les Etats-Unis. Elle est devenue depuis la chute du Mur de Berlin un moyen de légalisation internationale de la politique expansionniste américaine. Elle a besoin d’une refonte totale.

Le pseudo-conseil des Droits de l’Homme est une vaste fumisterie. Un conseil des Droits de l’Homme où siègent des Etats qui bafouent les Droits de l’Homme ! Une insulte à la Dignité Humaine !

Tout un travail de concertation doit être fait par les Etats du Tiers-Monde pour imposer un Ordre International Juste basé sur les Principes Universels respectés par tous et une ONU efficiente, impartiale et adaptée aux nouveaux équilibres mondiaux. Mais cela ne peut être réalisé que lorsque ces pays se seront libérés des régimes illégitimes.

  1. La nature de ce régime totalitaire est ainsi. Toute vie politique ou syndicale réelle est verrouillée. Seuls les partis des officines et le syndicat-maison sont autorisés. Ces organisations internationales n’ignorent pas la réalité algérienne mais ferment les yeux, intérêts stratégiques des puissances obligent. Depuis fort longtemps, les valeurs éthiques universelles ont déserté ces structures. L’intérêt a pris le dessus sur la Morale. Et c’est ainsi que des organisations tiers-mondistes non représentatives sont acceptées en leur sein. N’avons-nous pas vu en 93 l’Union Parlementaire Internationale admettre en son sein les « députés » potiches du Conseil National Transitoire (CNT) créé de toutes pièces par les janvièristes factieux ? Donc il n’y a rien d’étonnant, mon cher Mouloud. Ces puissances et ces organisations appliquent la devise : « démocratie chez nous et intérêts chez eux ». Il ne sert à rien de se focaliser sur ces organisations internationales au service des stratégies des puissances expansionnistes et néocoloniales. Le plus important pour nous Algériens, c’est de susciter et de renforcer cette forte volonté de lutte pour changer les choses. Lutter pour un changement pacifique mettant fin à ce régime destructeur et permettre à nos concitoyens de s’autodéterminer librement et de choisir leurs représentants authentiques tant dans les structures syndicales que les institutions politiques locales et nationales. Les instances internationales et les puissances s’adapteront à la nouvelle réalité nationale pour peu que nous soyons sérieux et crédibles.

  1. Concernant l’individu qui prendra la présidence de l’OPEP et ses répercussions sur la politique énergétique du pays (si politique il y a), je vous renvoie à l’excellente analyse de notre compatriote Hocine Malti (ex-vice-président de la Sonatrach) : Les américains en Algérie: Pétrole, magouilles et terrorisme du 13 septembre 2007 publié par Algeria-Watch.

  1. Le travail de sensibilisation que réalise la poignée de militants algériens sur la question des Droits de l’Homme se fait vers l’opinion publique internationale et les ONG. Il ne faut pas se faire d’illusions sur le rôle des Etats occidentaux. Comme je vous l’ai dit précédemment leur devise est claire. Le baril de pétrole passe avant le respect de la dignité humaine. Et nous l’avons appris à nos dépends au cours des années de braise lorsque nos concitoyens de tous bords étaient assassinés par centaines chaque jour. Rappelez-vous de la fumisterie du Panel Onusien, du comportement indigne du sieur André Soulier qui présidait la commission adressée par l’Union Européenne, de l’interdiction de la diffusion d’un livre blanc sur la répression par Louis Debré à Paris……

Et là aussi, mes chers compatriotes, nous devons tirer les leçons de notre drame. C’est à nous de nous prendre en charge et de lutter pour l’instauration d’un Etat de Droit, respectueux de la dignité de ses concitoyens. Nous avons les volontés et les compétences tant intellectuelles que politiques pour réaliser cet objectif. Avec un peu de courage et beaucoup d’honnêteté nous y parviendrons In Cha Allah. Nous fermerons les portes à ces officines donneuses de leçons Outre-Méditerranée, très mal placées pour nous les donner d’ailleurs et qui font de la détresse de notre peuple un fonds de commerce. Et je sais, en tant que modeste militant des droits de la personne humaine qui a vécu les affres subis par son peuple, de quoi je parle.

C’est à moi à vous remercier.

Tayeb a dit:
15 octobre 2007 à 20:40

Docteur SIDHOUM.

J’ai l’honneur de m’adresser à une personnalité douée d’un courage exceptionnel, et je vous remercie pour votre travail qui mérite une grande considération. J’ai lu vos écrits, depuis de nombreuses années et je dois avouer que vos analyses sont très pertinentes et vous avez un esprit très vif et très lucide : Vous faites honneur aux Algériens et aux intellectuels.

J’aimerais cependant attirer votre attention que les Algériens qui veulent un changement pacifique , tournent en rond et mis à part les constats que tout le monde connait , il n’y a aucune solution en vue et le pourrissement actuel risque de nous conduire à une situation pire que celle vécue durant les 15 dernières années .
Quelle sont selon vous les modalités pratiques et techniques pour amorcer ce début de changement ?

Certaines personnalités parlent d’une conférence nationale, mais sera-t-elle efficace?
Messieurs Aït AHMED, MEHRI et HAMROUCHE ont rendu une déclaration (06 paragraphes) sur la nécessité de changement, pour l’instauration d’une seconde république, avec une constituante. Que pensez-vous de cette démarche ?

Si les décideurs décident de ne pas lâcher prise, que faut-il faire ? La solution viendra-t-elle de l’étranger ? Les Algériens accepteront-ils une ingérence étrangère ? Dans tous les pays du monde les sociétés bougent, sauf chez nous, il y’a comme une paralysie généralisée et un coma profond.
Docteur SIDHOUM, donnez-nous votre diagnostic !

Très fraternellement et bon courage.

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Abdelkader DEHBI Date: 16 oct. 2007 13:12

Mon cher Si Salah-Eddine !

Je voudrais quant à moi, profiter de ce forum pour te demander quelles sont les voies et moyens que vous préconisez pour “fédérer” et coordonner l’action de toutes les oppositions – qu’il s’agisse de personnalités prises individuellement ou d’Associations – qui se proposent de lutter d’une manière efficiente pour abattre le régime politique illégitime et mafieux, criminel et corrompu qui règne sur notre pays depuis des décennies.

Ce forum, je souhaite qu’il puisse se transformer, l’espace de deux ou trois mois, en une sorte de “plate-forme rédactionnelle” chargée de recueillir et de collationner fidèlement, les nombreuses informations et propositions qui ne manqueront pas de se faire connaître, de la part de milliers patriotes intellectuels, qui bouillonnent intérieurement, mais qui n’en peuvent mais, devant l’étendue des trahisons morales et de l’incompétence d’un pouvoir foncièrement corrompu qui a mis le pays en coupe réglée, pour son propre compte, comme pour celui de ses suppôts, intérieurs et extérieurs.

Une telle “plate-forme rédactionnelle” pourrait ainsi faire une synthèse loyale des propositions les plus pertinentes qui pourraient servir à l’élaboration d’un Texte de référence qui doit énumérer sans ambiguïté: les principes au nom desquels les patriotes s’engagent à lutter contre ce régime, ainsi que les moyens auxquels les patriotes se proposent de recourir pour l’abattre.

Cette lutte doit tirer toute sa légitimité de la justesse de nos principes, de la non-violence de nos moyens de lutte et du caractère criminel, corrompu et antinational du pouvoir en place.

Voilà cher Si Salah-Eddine, ma première réaction. Amicalement vôtre. Abdelkader DEHBI.

J’ai volontairement joint le message du frère Tayeb et l’e-mail de Si Abdelkader Dehbi car ils traitent pratiquement de la même question. Cela m’évitera de me répéter et de fatiguer nos cher (e)s lectrices et lecteurs.

En réponse à mon cher compatriote Tayeb que je remercie pour ses encouragements, je dirais qu’effectivement nous tournons en rond et nous continuerons à tourner en rond tant qu’on n’aura pas vaincu cette peur inculquée depuis des décennies par la police politique de ce régime honni et tant que les véritables élites intellectuelles et politiques n’auront pas pris leurs responsabilité en cette phase critique que traverse le pays, pour guider le processus pacifique de changement radical de régime et la transition vers une République démocratique et sociale dans le cadre de nos valeurs civilisationnelles, cette AMANA que nous ont laissé les Hommes Libres de novembre 54 et que les imposteurs d’Oujda et de Ghardimaou et une multitude de bravaches ont honteusement trahi dès l’indépendance acquise.

Jusqu’à quand allons-nous continuer à avoir peur de cette sinistre police politique, de ces « Dieux de l’Algérie » et de ces « Messies » psychopathes qui ont transformé l’Algérie en une MAZRA’A privée ?

Et je suis d’accord avec vous quand vous dites que « le pourrissement actuel risque de nous conduire à une situation pire que celle vécue durant les 15 dernières années ». A Dieu ne Plaise, la prochaine explosion risque d’être un véritable tsunami populaire qui emportera tout le pays. Le régime n’a pas tiré un seul iota de leçon du drame que nous avons vécu (et qui perdure malheureusement). La hogra a repris de plus belle, la corruption s’est institutionnalisée, la misère devient criarde et les valeurs morales ont déserté la société. Tous les ingrédients d’une explosion populaire sont là. Et cette fois-ci ni les chars ni les « nindjas », ni les escadrons de la mort ni les milices n’arrêteront la colère de ce peuple écrasé par plus de quatre décennies d’injustices. Le pays risque d’être réduit en cendres. Un véritable suicide collectif.

Essayons donc tous ensemble d’éviter ce scénario catastrophe qui risque de devenir réalité. Notre DEVOIR est d’œuvrer au rassemblement (sans exclure quiconque) de toutes les volontés intellectuelles et politiques réelles, sincères qui sont nombreuses, contrairement à ce que l’on pense mais qui ont été disloquées, éparpillées, marginalisées ou exilées par la politique de division du régime durant plusieurs décennies.

Ces volontés doivent se réunir autour d’une table et mettre à plat tous les différents qui les ont divisés parfois artificiellement. C’est ce que j’ai appelé la Moussaraha.

Il est temps que certains frères du courant islamique comprennent que la démocratie est seulement un système de gestion pacifique de la société. Elle ne peut en aucun cas être en contradiction avec nos convictions religieuses. C’est, pour reprendre Churchill, le « moins mauvais des systèmes » utilisés et rien d’autre.

Il est temps que nos frères du courant laïc admettent la place de l’Islam dans la société et dans la vie politique nationale. Cela ne signifie en aucun cas l’instauration d’un Etat théocratique. Ignorer la place et la force de notre religion dans notre société, c’est ignorer les réalités socioculturelles de notre propre Nation. En appelant le 1er novembre 54 à l’instauration d’un Etat démocratique et social dans le cadre des principes islamiques, Ben Boulaïd, Didouche, Ben M’hidi et leurs compagnons, appelaient-ils à l’instauration d’un Etat théocratique ? Etaient-ils des « intégristes » ? Que non ! Ils étaient seulement en harmonie avec les aspirations et les convictions profondes de leur peuple. Nos parents qui avaient pris les armes contre les hordes coloniales et qui se sont proclamés « moudjahidines » étaient-ils (pour reprendre la phraséologie actuelle de quelques intellectuels déracinés atteints du syndrome de la « colonisabilité ») des extrémistes et des fanatiques religieux? J’ouvre une parenthèse pour dire que je suis attristé de voir certains de nos hommes politiques et intellectuels, citant la proclamation du 1er novembre 54 l’amputer du « cadre des principes islamiques ». Ont-ils honte des valeurs civilisationnelles de leur peuple ou est-ce, à leurs yeux, politiquement incorrect vis-à-vis des occidentaux de citer ces principes ? Ces derniers ont-ils honte de se référer à leurs valeurs chrétiennes ? Les israéliens ont-ils honte de se référer à leurs valeurs judaïques ?

Il est temps aussi de régler définitivement la question de la culture nationale tamazight, opprimée depuis l’indépendance. Nul courant et nulle région n’ont le monopole de cette culture nationale millénaire. Elle appartient à toutes et à tous. Nous devons « libérer » cette culture à la fois de l’oppression du pouvoir et de l’extrémisme de la minorité berbériste et de la faire sortir de l’isolement dans laquelle elle a été confinée depuis des décennies. Laissons la société et les hommes de culture la prendre en charge librement sans interférences politiciennes douteuses. Cela coupera l’herbe sous les pieds des aventuriers politiques qui l’utilisent comme fond de commerce et du régime qui l’exploite et la manipule pour diviser les Algériens. Cette culture millénaire, tout comme l’Islam et l’Arabité, est un facteur d’Unité et non de division.

Il est temps aussi que le rôle de l’institution militaire soit définitivement clarifié.

Son instrumentalisation lors du Coup d’Etat de 92 par la poignée d’officiers factieux a été une erreur monumentale qui a provoqué une profonde césure entre elle et le peuple.

Jusqu’à quand les intérêts de notre armée nationale, institution de la République et de la Nation continueront-ils à se confondre avec les intérêts mercantiles d’une poignée de factieux ? Jusqu’à quand nos enfants continueront-ils à servir de boucliers à l’oligarchie militaro-financière pour préserver ses privilèges ?

Il est du DEVOIR des officiers probes et ils constituent la majorité, de participer avec toutes les volontés patriotiques à la résolution de la grave crise qui secoue les fondements de notre Nation. Il y va de leur honneur et du destin de l’Algérie.

Cette institution devra être comme toutes les institutions de notre futur Etat démocratique et social, une institution de la Nation Algérienne avec des prérogatives claires qui sont celles de toutes les Nations civilisées. L’institution militaire n’est tenue de servir ni une oligarchie, ni un clan mais l’Algérie, Etat et Nation, dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles. Elle doit cesser d’être instrumentalisée à des fins claniques et d’être la source du pouvoir.

Et dans ce cadre, nous devons mettre fin à cette sinistre police politique au dessus des lois militaires et civiles et qui échappe au contrôle du politique. Jusqu’à quand les services de la police politique continueront-ils à régenter le peuple par la terreur et la manipulation et au nom du prétexte fallacieux de la défense des intérêts supérieurs de la Nation ?

Voila grosso- modo les grands sujets qui nous ont divisés et que nous devons résoudre sereinement dans le cadre de la MOUSSARAHA pour aboutir enfin à cette paix des cœurs et à la véritable MOUSSALAHA entre Algériens après que ce régime illégitime et criminel de par ses intrigues et ses manipulations nous a poussés dans le gouffre d’une guerre fratricide avec la complicité d’extrémistes de tous bords et après nous avoir enfermé durant des décennies dans un champs de divisions (kabyles contre arabes, arabophones contre francophones, islamistes contre gauchistes, nationalistes contre sociaux-démocrates, l’est contre l’ouest, « laïcs » contre « intégristes »…..).

A partir de là et je rejoins mon Ami Si Abdelkader Dehbi, nous devons sortir avec ce qu’il appelle un « texte de référence » et que j’appellerais « MANIFESTE de la DIGNITE et du CHANGEMENT » qui sera un véritable COMPROMIS POLITIQUE HISTORIQUE mettant en exergue les principes fondamentaux de l’Etat de Droit, acceptés et respectés par tous :

  • Le respect et la promotion des droits de la personne humaine.

  • Le respect des Valeurs civilisationnelles de la Nation Algérienne.

  • Le respect de la souveraineté populaire, le peuple étant la seule source de pouvoir et de légitimité.

  • Le respect des libertés individuelles et collectives.

  • L’alternance au pouvoir à travers le suffrage universel.

  • Le respect et la promotion de nos cultures nationales.

Il constituera l’ACTE FONDATEUR de la vaste dynamique populaire du changement radical et pacifique de régime.

Pour ce qui est de la question sur l’initiative des trois personnalités, j’y ai répondu dans le 2e message du frère Mouloud.

Il est clair que ce régime ne lâchera prise que lorsque la pression populaire pacifique le contraindra. Mais il essayera de fomenter les troubles et de manipuler sa base d’opportunistes et de khobzistes. Il n’hésitera pas, si le peuple ne répond pas à ses provocations, à déclencher un conflit armé avec nos frères marocains en remuant la question du Sahara occidental.

Mais quelque soit la situation, nous devons toujours agir pacifiquement et intelligemment, sans répondre aux provocations et aux manipulations. Avec le recul et la triste et sanglante expérience vécue, les Algériens ont appris à ne pas se tromper de cible. Cette dernière est claire : le régime illégitime et criminel. Le but est aussi clair : L’instauration d’un Etat de Droit.

Je suis contre toute ingérence étrangère. Tout le monde sait que je ne suis pas un abonné des ambassades américaine et française à Alger comme le sont certains « hommes politiques ». La crise politique nationale ne sera résolue qu’en Algérie et par les Algériens. La seule chose que nous demandons à ces puissances « tutélaires » auprès desquelles le régime d’Alger quémande la légitimité en contrepartie du bradage de nos richesses nationales c’est de lui ôter leur soutien diplomatique et rien d’autre.

Entièrement d’accord avec Si Abdelkader Dehbi pour ses propositions.

Fraternelles et respectueuses salutations à tous deux.

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ayaniw a dit:

15 octobre 2007 à 22:43

M. Sidhoum est ce que les instances dirigeantes des droits humaines étrangères prennent elles en considération vos rapports? Sinon, qu’elles sont les mesures de sanction que risquent les décideurs algériens par rapport à vos rapports établis à ces instances. Merci.

Les rapports que nous avons rédigé durant les années de sang et de larmes et que nous continuons à rédiger sont destinés, certes à la commission des droits de l’Homme de l’ONU, aux organisations non gouvernementales des droits de l’homme et à l’opinion publique nationale et internationale mais serviront surtout comme documents de base à la future Commission Vérité et Justice que l’Etat Algérien démocratique et social de demain instaurera pour lever le voile sur les crimes contre l’Humanité commis par tous les protagonistes de ce drame contre notre peuple. C’est un véritable travail de mémoire que nous essayons de réaliser. Mais encore une fois nous ne devons compter que sur nous-mêmes car il ne faut pas se faire d’illusions sur un éventuel TPI. Nous savons tous sur quelles bases ont été créés les différents TPI à travers le monde, pour quelles raisons et sur injonction de quelles puissances. L’Algérie ne figure pas actuellement sur l’agenda de ces puissances en raison de l’Eldorado saharien que leur offre le régime algérien. Réalisons ce qu’ont fait nos amis Sud-Africains et réglons nos problèmes entre nous, sereinement mais fermement pour éviter d’autres tragédies.

Il ne faudrait pas cependant que ce régime se fasse d’illusions en pensant se protéger par des « chartes », des lois d’auto-amnistie et des cures d’amnésie générale à travers des référendums truqués. Les dictatures chilienne et argentine ont utilisé les mêmes méthodes pour se prémunir de poursuites et s’autoamnistier, mais en vain. Les régimes démocratiques instaurés après la chute de Pinochet et de Videla ont rouvert les dossiers et les authentiques représentants des peuples de ces deux pays ont déclaré caducs ces lois iniques protégeant les criminels. Le régime d’Alger, ses « juristes » et ses droit-de-l’hommistes de service ne sont pas sans ignorer que ces crimes sont IMPRESCRIPTIBLES. L’heure arrivera inéluctablement. Soyons patients.

Mais encore une fois, vérité et justice ne signifient pas vengeance. Les Algériens sont en droit de savoir ce qui s’est réellement passé et qui a fait quoi. Les commanditaires et exécutants de tous bords doivent être identifiés publiquement et la justice impartiale libérée du joug de la police politique aura à juger ces crimes en son âme et conscience. Ce n’est qu’après cette étape fondamentale de vérité et de justice que les futurs responsables du pays et représentants du peuple, issus du suffrage universel libre, auront à décider d’une éventuelle amnistie pour tourner définitivement cette page sale de notre histoire contemporaine.

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A.S a dit:
15 octobre 2007 à 23:44

Salaam aleykum,

Partagez-vous la même impression que nous autres : Le régime vit ses dernières semaines et ses appuis a l’étranger a Paris ou ailleurs sont ébranlés par des luttes intestines ? Ou comme d’autres pensez vous que le régime tirera son baroud d’honneur en déclenchant une quatrième guerre d’Algerie ?

Depuis le mois de mars 2007, les clans (les pays devrions nous dire, France USA, UK) se battent à nouveau sur la place d’Alger, mais plusieurs signes visibles donnent des signes contradictoires si l’on analyse au niveau de la grille de lecture locale ?

Quel est votre décryptage de la situation ?

Avec tout le respect que l’on vous doit mon frère.

Barak Allah fik pour votre réponse.

A.S

Oua Alaykum Essalam

Je ne sais si le régime vit ses dernières semaines ou mois mais ce qui est sûr c’est qu’il est à la phase terminale de son cycle de vie. Il est miné par des luttes intestines et claniques et par ses contradictions internes qui s’exacerbent au fil du temps. Il est vrai que jusqu’à maintenant, les différents clans retrouvaient vite leur « unité » quand le « koursi » de leur système était ébranlé. Mais dès qu’il est stabilisé par des deals internes douteux, ces clans reprennent, comme des bêtes sauvages, le dépeçage de leur proie qu’est notre malheureuse Algérie et le partage du butin. Mais cela ne va pas durer.

Il est certain que les puissances étrangères et plus particulièrement la France et les Etats Unis participent à cette braderie de nos richesses du Sahara. Ils ont une stratégie nationale et une politique énergétique à défendre et ils ont trouvé des ressources à moindre coût. C’est de bonne guerre. Notre régime n’a de stratégie que celle de survivre quitte à brader le pays. Faute d’avoir une légitimité de ses concitoyens, il la cherche chez les reliques coloniales de la France officielle ou chez l’administration américaine. Et ces derniers profitent de cette faiblesse du régime politique algérien et de son illégitimité pour faire main basse sur le pétrole et le gaz. Je vous invite encore une fois à lire la brillante analyse de notre compatriote Hocine Malti (ex-vice président de la Sonatrach) intitulée : Les américains en Algérie : pétrole, magouilles et terrorisme, publiée par Algeria-Watch le 13 octobre 2007. Des luttes internes à mort pour renforcer leurs positions claniques au détriment du pays. Yukharibouna buyutahum bi aydihim. Effarant !

Comment voulez-vous, mon cher A.S qu’un pays avec un peuple sans souveraineté et un régime sans légitimité puisse être respecté sur le plan international ? Il n’y a que certains plumitifs et thuriféraires pour nous font croire que l’Algérie a repris sa place dans « le concert des Nations ». Quelle blague ! Un pays ne peut être respecté à l’extérieur que s’il est fort et soudé à l’intérieur. Et les analystes occidentaux ne sont pas des crétins congénitaux pour croire à cette propagande éculée.

Fraternellement.

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belaid a dit:
16 octobre 2007 à 9:04

La police politique est forte, elle a de l’argent et même beaucoup .Pensez vous qu’un jour elle sera dissoute ?
Elle gouverne depuis le temps du GPRA (MALG) à ce jour et même bien plus tard.
Saha aid ek une seconde fois.

Aïdek Moubarak oua kulu ‘Am oua anta bikheir,

Dans tous les pays totalitaires, la police politique constitue la colonne vertébrale du régime politique. En Algérie, elle a, comparativement aux anciennes polices politiques des pays de l’Est, des prérogatives plus larges.

Sur le plan répressif, elle surveille le citoyen, l’empêche de s’organiser et de s’exprimer. Elle a droit de vie ou de mort sur lui.

Sur le plan politique, elle désigne le Président de la République, les ministres, les « hauts fonctionnaires » des ministères, de la « justice », des universités, les « députés », les directeurs de banque……..Elle désigne même les correspondants en Algérie des chaînes satellitaires !

Elle « prépare » les élections à l’Algérienne (à la Naegelen) et grâce à ses brillants « mathématiciens » elle calcule avec une précision déconcertante les quotas de strapontins des différents partis factices dans les institutions locales et à la chambre d’enregistrement nationale bien avant le déroulement du scrutin.

Elle infiltre les partis, les syndicats, les associations et ….. les maquis.

Elle repère dans les amphis des universités de potentiels « agents honorables » parmi certains étudiants « affamés » pour en faire demain des mercenaires politiques et des « personnalités » chargées des sales besognes.

Elle organise périodiquement (tous les cinq ans) des « carnavals fi dechra » (appelés pompeusement ELECTIONS) et fait sortir ses troubadours politiques pour amuser « el ghachi ». Elle organise à l’occasion d’évènements conjoncturels des « marches spontanées » pour soutenir le régime.

Vous voyez mon cher Belaïd que son champ d’action est vaste, très vaste.

Mais cette police politique disparaitra inéluctablement avec l’instauration d’un Etat de Droit comme cela s’est passé avec les sinistres Securitate roumaine, Dina chilienne, Stasi allemande, etc.…..

Mais d’ici là……..

Respectueuses salutations.

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dalia a dit:
16 octobre 2007 à 10:45

Salamou allahi alayka cher compatriote et militant des droits de l’homme,
je vous encourage pour ce que vous faites et le combat que vous menez. J’ai une simple question pourquoi on parle de la crise économique (problèmes socio-économiques) alors que le prix de baril est a 70 dollar ou sont passes nos richesses ? Et pourquoi ce passage brutal à une économie de marché (capitalisme sauvage) sans qu’il y a une préparation ou bien la crise politique est un pont pour cette mutation socio-économique ?
Allah maak et bon courage.

Une algérienne soucieuse de l’avenir de ce beau pays.
d.n

Oua Alayki Essalam,

Merci pour vos encouragements. J’en suis très touché.

La rente pétrolière et les réserves de change qui frôlent les 100 milliards de dollars sont là pour masquer la faillite économique et tenter de tromper l’opinion. Nous n’avons malheureusement ni économie ni stratégie économique. Il suffit que le baril de pétrole chute pour que notre « économie » s’asphyxie. Tout le monde se rappelle, après le socialisme folklorique de Boukharouba et le libéralisme hybride de Bendjedid, qu’il a suffit de la chute brutale du prix du baril en 86, pour que les Algériens découvrent que l’économie algérienne était une vaste fumisterie, perfusée par le pétrole. Le même scénario se répète actuellement. Notre économie n’a aucune capacité productive. Elle dépend des hydrocarbures et de la …météo. Le pétrole qui devait être une source de développement s’est transformé en rente servant à nourrir et à acheter la paix sociale d’un côté et de l’autre à engraisser une oligarchie insatiable. Cette vaste gabegie érigée en mode de gestion économique, aggravée par un ultralibéralisme sauvage de ces dernières années, s’est traduite par la montée inexorable de la misère avec tous les fléaux sociaux qui en découlent. Et ce n’est ni la manipulation des chiffres par les « économistes » de service, ni les indices macro-économiques ni les satisfécits béats de la banque mondiale et du FMI qui démentiront la triste réalité.

Nous n’avons pas d’économie de marché (au sens universel du terme) mais une économie de souk (au sens tribal du terme) entre les mains de trabendistes mafieux issus du pouvoir occulte qui se sont partagé les monopoles des différents secteurs commerciaux. Cette économie de souk se réduit à l’importation de toute la « khourda » du monde par des importateurs sans foi ni loi. N’avons-nous pas vu des trabendistes importer du fer à béton irradié d’Ukraine, des médicaments périmés et des aliments avariés. Le dernier exemple en est la pomme de terre initialement destinée aux porcs …… importée du Canada pour notre « ghachi » à l’occasion du mois sacré du Ramadhan et exemptée de TVA !!! Et certains de ces trabendistes à l’image de Khalifa et d’autres ont été promus managers de l’année.

Vous avez raison de parler de capitalisme sauvage et il est vrai aussi que durant la décennie de la terreur, des lois économiques scélérates ont été promulguées et de très nombreuses fortunes se sont constituées à l’ombre de cette économie de souk et de la lutte « antiterroriste ». L’ex-père de « l’industrie industrialisante » (qui fut berné dans les années 70 par De Bernis) reconnait lui-même que sous son « règne » de chef du gouvernement en 93, des « hommes d’affaires » avaient pompé dans les caisses des banques algériennes en toute impunité.

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Tazmalt-mounadhiloun bila aounwan a dit:

16 octobre 2007 à 14:59

M. Sidhoum;

Saha aidek

1. croyez-vous que le temps de “HADA AL ALAM GHIR ETHAOURA DEZ EL GOUDAM POUR ASSURER LE VERITABLE CHANGEMENT EN ALGERIE, EST VRAIMENT DEPASSE ????

2. croyez vous que Mr Mouloud Hamrouche peut oublier et se soustraire des reflexes du parapluie et adopté le rôle des ailes de la colombe comme deuxième nature????

Merci pour vos vœux. Aïd El fitr Moubarak oua kulu ‘Am oua anta bikheir, In Cha Allah.

  1. Il est vrai que si cette situation politique perdure nous allons, à Dieu ne Plaise, vers un tsunami populaire qui n’emportera pas seulement le régime mais tout le pays. Je pense en avoir déjà parlé plus haut en réponse à un compatriote. Mais je ne pense pas que la violence soit la solution pour venir à bout de cette kleptocratie criminelle. Nous avons vu ce que la violence politique des années 90 a donné. Une tragédie difficile à effacer de nos mémoires et de celles de nos enfants. La jeunesse du courant islamiste s’est faite piégée par les janvièristes factieux. Ces derniers avaient préparé depuis fort longtemps leur PLAN GLOBAL D’ACTION pour sauver leurs privilèges au cas où le peuple voterait mal. Et nous avons vu le résultat. Ils sont passés maîtres en matière de violence. Ce régime est né dans la violence. En 1962 il avait lâché les bataillons de l’armée des frontières cantonnés dans les régions d’Oujda et de Ghardimaou pour massacrer ce qui restait de notre glorieuse armée de libération nationale et prendre la capitale. 2000 moudjahidines et civils sont morts sous les balles de ces bravaches qui n’avaient pas, durant la guerre de libération, tiré une seule balle contre l’armée coloniale.

    Il s’est développé et à grandi dans la violence (complément de coup d’Etat de juin 65 : des dizaines de morts à Annaba, manipulation du 5 octobre 88 : 600 enfants et adolescents fauchés à la mitrailleuse, la guerre contre les civils de 92 à nos jours : plus de 200 000 morts, événements de Kabylie en 2001 : plus de 100 morts).

    Un ami me disait dernièrement : « ce régime est né dans la violence, il a grandi dans la violence et va périr dans la violence ». Sincèrement je ne le souhaite pas. N’ayant aucun scrupule, il risque d’entraîner avec lui une grande partie de la population.

    Donc mon cher « militant sans adresse »…..de Tazmalt, évacuons la violence comme moyen de changement. Nous désarmerons ce régime violent par la volonté et l’intelligence politique. Et je crois que le boycott du 17 mai 2007 en a été un exemple éloquent. Et ce n’est qu’un début.

  1. Pour ce qui est de votre 2e question, je crois à ma connaissance que notre pays n’est pas stérile en matière de compétences politiques. L’Algérie qui a enfanté Ben M’Hidi, Abane, Ben Boulaïd, Didouche, Malek Bennabi et Mouloud Mameri peut également enfanter de véritables Hommes d’Etat qui n’ont rien à voir avec les Pantins de la Boulitique qui ont défilé depuis l’indépendance et qui ont mené le pays vers la faillite sanglante. L’Algérie de demain a besoin, quitte à me répéter de sang frais et de visages nouveaux. On ne peut pas faire du neuf avec du vieux. Notre pays n’a point besoin de Messies ou de Sauveurs tombés du ciel mais de tous ses enfants sincères.

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—From : Utilisateur1 <YAZ5@wanadoo.fr>
Date: 12 sept. 2007 18:49
Subject: bsr
To:
elmouhtarem2007@gmail.com

g pas de questions juste du respect pour ce gars

Merci mon cher frère. Le respect est réciproque.

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Moukawim a dit:

17 octobre 2007 à 12:45

Salam Wa Rahma,

Merci et bravo pour ce site intéressant et surtout qui donne la parole, chose si rare dans notre contrée. Je salut le Docteur Sidhoum et me permet de lui demander ; En ces temps de’ repli militant dû essentiellement aux très dures conditions d’actions politiques, comment devrait on faire pour mobiliser la population à ces droits SURTOUT quant le Monde regarde plus vert les champs de pétrole que vers les conditions de Vie des populations issus du Sud de notre planète ? Merci de me répondre, de nous répondre sans langue de bois AUCUNE.
Encore bravo et bon vent au site et a tous les militants des Droits Humains.

Ai-je l’habitude, mon cher Moukawim d’utiliser la langue de bois dans mes interventions ?

Ce que vous appelez le repli militant ne date pas d’aujourd’hui. La formidable mobilisation populaire qu’il y a eu après la diabolique et tragique manipulation d’octobre 88 a été mal exploitée par les partis politiques, tous les partis politiques. Ces derniers se sont inscrits dans la stratégie du régime dont l’ouverture dite démocratique n’était qu’une supercherie pour gagner du temps et stabiliser ses assises ébranlées par les dissensions claniques et le dérapage de la manipulation de cette jeunesse qui leur avait échappé. Les querelles de chapelles interpartisanes ont grandement affaibli l’opposition qui s’est présentée divisée face à ce pouvoir. Les islamistes ont monopolisé l’Islam, les sociaux-démocrates la démocratie, le FLN le nationalisme. Puis est survenu l’acte irréfléchi de janvier 92 qui a mis un terme à la récréation pseudo-démocratique avec le désastre humain qui s’en est suivi, entrainant une démobilisation de la population, dont le seul souci est le retour de la paix et rien d’autre. Tout le monde s’est trompé de cible faisant le jeu du régime. Des erreurs monumentales ont été faites. Et toute la classe dite politique est responsable de ce fiasco. Tous doivent avoir le courage de faire aujourd’hui et avec le recul leur autocritique, voire pour certains, leur mea-culpa. Il n’est pas facile aujourd’hui de remobiliser les foules terrorisées par les années sanglantes et qui ont perdu confiance en cette classe politique factice. Mais avec un peu de courage et beaucoup d’honnêteté et d’abnégation, nous pourrons arrêter cette hémorragie et redonner confiance à notre jeunesse réduite à prendre le maquis, à se faire exploser ou se jeter dans les flots de la Méditerranée.

D’où le rôle des véritables élites intellectuelles et politiques de prendre leurs responsabilités pour créer une dynamique politique qui puisse donner espoir à ce peuple désemparé et le remobiliser. Pour cela il faut du sang frais et des visages nouveaux. Des femmes et des hommes sincères prêt (e)s à servir et non se servir avec la même ardeur et le même patriotisme que ceux de nos aînés de novembre 54 afin de libérer pacifiquement la Nation de cette colonisation indigène et œuvrer à la reconstruction du pays.

Pour les grands axes de cette dynamique, je pense en avoir esquissé les grandes lignes lors de mes réponses à nos frères Tayeb et Abdelkader Dehbi.

Merci pour vos mots d’encouragements.

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Tiga Malek

Date: 18 oct. 2007 08:39

Assalam Aleikoum Mr Sidhoum,

1) Avez vous entendu parler du mouvement Rachad? Et qu’est ce que vous pensez de ce mouvement?

2) Les droits de l’homme et la justice sont le socle et la base d’une nation saine et fraternelle, pourquoi d’après vous tous ces “Oulémas”, “imams”, “vizirs” des pays arabes, pour rester dans le contexte de l’Islam, ne dénoncent pas les milliers de prisonniers torturés et martyrisés dans tous les geôles et les sous sols de ces “dictatures musulmanes” en signalant au passage qu’Abou Ghraieb est un paradis à côté de toutes ces prisons arabes.

Et dés que des gens révoltés s’opposent contre cet état de fait, ce sont ces “oulémas” et “imams” à un des exceptions prés qui montent au créneau comme des chiens enragés pour traiter de “terros”, “d’égarés de la OUMA”,de “barbares” ces jeunes, alors que tous les préceptes de l’Islam soulignent et insistent sur la dignité le respect et la protection de l’individu, et le meilleur exemple est illustré par notre prophète (PPSL) qui a reproché à un bédouin le mauvais traitement infligé à un chameau (il lui donnait pas assez à manger et le faisais travailler bcp) sans parler de ces positions par rapport à la dignité de l’Homme?

3) Quel est selon vous la meilleure méthode dans le contexte actuelle de s’opposer à la destruction et le bradage par une bande d’assassins (DRS/Généraux et affairistes) de l’Algerie?

Avec mes salutations les meilleurs.

 

Malek

Oua Alaykum essalam, cher Malek

  1. Oui je connais le mouvement Rachad et la majorité de ses membres fondateurs qui sont d’authentiques patriotes, exilés par la médiocrité et la terreur. Tout comme j’ai lu leur plate-forme politique cohérente et réaliste. Trois critiques cependant à mes frères de Rachad qui connaissent ma franchise :

    • D’abord la constitution du mouvement à partir de l’étranger. Il aurait fallu le créer au cœur du pays avec la participation de nos compatriotes exilés. L’expérience a montré que tous les mouvements d’opposition des pays arabes créés à l’étranger (Syrie, Irak, Tunisie….) n’ont jamais pu assurer ce travail de mobilisation dans les profondeurs populaires.

    • Il aurait fallu s’ouvrir à des personnalités d’horizons différents et à d’autres courants politiques.

    • Cette notion de BONNE GOUVERNANCE utilisée pour désigner leur mouvement. Ce terme représente à mes yeux un concept postcolonial imposé plus particulièrement par la France officielle pour permettre aux dictatures de ses ex-colonies africaines de se pérenniser sous des apparences de bonne gestion.

Ceci dit, le mouvement peut et doit participer avec les autres forces politiques internes à cette dynamique politique pour un changement radical et pacifique.

  1. Ces « Oulémas » de service sont en réalité des OUMALA du régime ou ce qu’on appelle « Oulémas elbalat ». Ils ont fait beaucoup de mal à l’Islam et à nos pays. De véritables « chaouchs » utilisés par les pouvoirs arabes dans le cadre de la politique d’instrumentalisation de l’Islam car notre religion a toujours été utilisée par ces pouvoirs comme un instrument pour manipuler les foules et jamais comme un substrat à leur politique pour servir de manière équitable et juste leurs peuples. Ces « chaouchs » ont vendu leur dignité et leur honneur pour servir les Maîtres illégitimes. Et nous avons de nombreux exemples en Algérie et dans les pays arabes. De parfaits Mounafiquines ! L’exemple le plus éloquent est le sieur Tantaoui d’El Azhar. L’autre exemple que je garde toujours à l’esprit est celui d’El Bouti, ce ‘Alem syrien qui était intervenu à la télévision algérienne quelques jours après la signature du Contrat de Rome en 1995. Il avait vilipendé des personnalités politiques algériennes de la stature d’un Abdelhamid Mehri et d’un Aït Ahmed pour avoir signé ce Contrat « sous l’hospice des……chrétiens » ! Quelle insanité de la part d’un dit ‘Alem qui ignore tout des réalités politiques algériennes et qui accepte d’être corrompu par les services de l’action psychologique du régime.

Le système a laminé les véritables compétences religieuses de la trempe de Mohamed El Bachir El Ibrahimi, d’Abdelatif Soltani, d’Omar Larbaoui ou d’Ahmed Sahnoun qui avaient su dire NON, au prix de leur liberté, aux dérives post-indépendance de Ben Bella et Boukharouba et de dire une parole de vérité à un gouvernant injuste.

C’est pour cela qu’il faudrait réfléchir dès maintenant et pour notre Etat de demain, à une instance religieuse indépendante constituée de véritables Oulémas compétents et à la conscience libre qui aura à se prononcer sur toutes les questions religieuses qui se posent à la Nation pour mettre fin à ce larbinage religieux mais aussi aux aventuriers qui s’érigent en Oulémas et Muphtis et qui nous importent des théories qui n’ont rien avoir avec notre rite.

  1. Pour ce qui est de votre 3e question je pense avoir répondu déjà plus haut à d’autres compatriotes, car c’est une question qui revient souvent chez nos compatriotes : Que faire ?

Fraternelles salutations.

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SLIMANE HAMOUCHE a dit:

18 octobre 2007 à 8:23

Désolé docteur,

Mais les droits de l’homme ne sont que des palabres de salon!

Jamais les droits de l’homme ne sont venus à bout : d’une dictature ni d’une junte encore moins d’un dictateur fut-il le plus sanguinaire!

Les exemples foisonnent : Chili, Nicaragua, Bolivie, Afrique du Sud, Algérie, Lybie, Maroc, Somalie, Palestine….
C’est les peuples qui font et défont leurs destins: Des Peuples mûrs et mobilisés, pas des affamés ou des calculateurs en quête de survie ou d’intéressements!

Mon cher Slimane, vous tenez exactement le même langage que certains dirigeants et militants du FIS qui nous disaient en 90 et 91 que les droits de l’Homme c’était de la « foutaise ». Mais cela ne les a pas empêchés, lorsqu’ils ont été sauvagement torturés dans les commissariats et les centres de la police politique par la suite et que leur dignité ait été bafouée, de nous adresser des lettres et des témoignages décrivant les horribles persécutions subies et nous demander d’intervenir auprès des ONG et d’alerter l’opinion publique internationale.

Pour information, le mouvement initié dans les années 70 en Tchécoslovaquie par Vaclav Havel et ses compagnons connu sous le nom de « charte 77 » était à ses débuts un mouvement de défense des droits de l’Homme avant de se transformer en un vaste mouvement politique qui a assuré la transition pacifique vers un régime démocratique et que le monde connait sous l’appellation de « révolution de velours ».

C’est le combat des militants des droits de l’Homme, des familles de victimes de la répression en Argentine et plus particulièrement des mères de disparus qui a permis l’incarcération de Videla, Massena et autres criminels de la junte, même si cela s’est passé plusieurs années après leurs crimes.

C’est le combat des militants des droits de l’Homme et des familles de victimes de la dictature chilienne qui a permis l’inculpation du sinistre Pinochet et qui ne fut sauvé de la condamnation que par sa défaillance cardiaque. Et le combat de ces militants et des familles de victimes continue pour juger ses proches collaborateurs auteurs des crimes contre l’Humanité.

Défendre et préserver la dignité humaine, dénoncer ses atteintes par les régimes totalitaires est un DEVOIR.

Et selon ma modeste conception de l’action politique, la préservation et la défense des droits de la personne doivent être des axes essentiels du programme de tout homme politique digne qu’il soit au pouvoir ou dans l’opposition.

Dans les pays développés et démocratiques, l’Etat se charge de cette question et respecte la dignité et les droits de l’Homme et ces pays n’ont pratiquement pas besoin de militants de droits de l’Homme.

Dans les pays sous-développés sous le joug de la dictature, les régimes (faute d’Etat) bafouent la dignité humaine et c’est le rôle des défenseurs des droits de l’Homme de dénoncer (au prix de leur liberté et parfois de leur vie) ces atteintes.

Œuvrons tous à l’instauration d’un Etat de Droit et cette question des atteintes aux droits de l’Homme se réglera d’elle-même.

Je suis d’accord cependant avec vous quand vous dites, dans le dernier paragraphe de votre message que ce sont les peuples qui font et défont leurs destins. J’ajoute seulement une précision si vous me le permettez, ces peuples doivent être guidés par leurs élites (les véritables élites). Et quand les élites se débinent, ce sont les aventuriers et les charlatans qui s’en chargent pour plonger leurs peuples dans les ténébres. Et je pense pouvoir dans les messages suivants développer le tragique problème des élites dans notre pays.

Fraternelles salutations.

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Idir a dit:
18 octobre 2007 à 15:08

Bonjour Doc

Je vous tire chapeau pour votre courage et votre abnégation.
Je crois que vous étiez membre du Mouvement El Oumma initié par un grand Monsieur le regretté BEN KHEDDA avec l’aide de plusieurs amis nationalistes tel que KIOUANE, LAHOUAL, KADDACHE,et autres..
Pouvez-vous nous relater votre expérience aux côtés de ces hommes illustres clairvoyants? et la tentative de faire la jonction entre les nationalistes honnêtes et les jeunes du mouvement islamique. Je crois que tous le monde a eu peur de la réussite de ce mouvement aussi bien les militaro trabendistes du pouvoir que les émirs du trabendos du mouvement islamiste.

Bon courage

Mon cher Idir,

Oui, effectivement j’ai eu l’honneur de faire partie, et dès sa création, du mouvement El Oumma dirigé par mon Ami, le Président Benyoucef Benkhedda, Rahimahou Allah, une figure historique de la Révolution Algérienne et très proche collaborateur du regretté Abane Ramdane lors de l’unification des rangs de la résistance sous la bannière du FLN et de la préparation du Congrès de la Soummam. Je connaissais Cheikh Benyoucef depuis 1984. C’était un homme pieux, d’une grande sagesse et d’une grande modestie et que certains politicards fascistes et déracinés avaient traité « d’intégriste ». Une insulte à l’Histoire ! L’Algérie indépendante n’a pas pu profiter de son expérience, tout comme de celle de nombreux patriotes marginalisés ou exilés, hélas par les bravaches qui avaient confisqué notre indépendance.

Au niveau du mouvement El Oumma, il y avait aussi des personnalités de valeur comme Ahmed Bouda, Hocine Lahouel, Mahfoud Kaddache, Zahir Ihaddadène, Tahar Gaïd, Abderrahmane Benhamida…. Des personnalités probes qui faisaient honneur à l’Algérie. Il y avait aussi de jeunes militants sincères, universitaires, pleins de volonté et d’ardeur qui voulaient se frotter à ces figures historiques et participer à ce vent de changement.

Mon expérience avec El Oumma n’a pas duré longtemps, à peine une année. De jeunes agitateurs ignares, disciples des imams-DRS d’Appreval et de Belcourt et qui avaient rejoint le mouvement, s’amusaient à douter de l’islamité de certaines personnalités du mouvement et à porter atteinte à leur dignité. Ils furent les principaux responsables de la paralysie d’El Oumma. Tout le monde se rappelait de cette époque où de petits délinquants reconvertis jouaient aux muphtis. Devant cette ambiance inquisitoire et les hésitations du Président Benkhedda à trancher, des personnalités comme Kaddache, Ihaddadène, Gaïd et Benhamida décidèrent de se retirer sur la pointe des pieds et sans tapage. Lahouel et Bouda gelèrent leurs activités. Quelques semaines plus tard je décidais de me retirer à mon tour et reprendre mon indépendance. D’autres universitaires quittèrent le mouvement par la suite. J’ai gardé des contacts fraternels avec Cheikh Benyoucef jusqu’à l’année 94, date de mon passage à la clandestinité. En 1993, il m’avait appelé pour me présenter le journaliste anglais Robert Fisk et son épouse qui préparaient un article sur la répression en Algérie après le Coup d’Etat et à qui j’avais présenté un jeune citoyen de mon quartier torturé au sinistre centre de Châteauneuf.

Effectivement, comme vous le dites, ce fut une expérience qui aurait pu réussir à l’image de la démocratie chrétienne en Europe, car ce mouvement regroupait des islamo-nationalistes démocrates intègres. Mais hélas, l’immaturité politique de certains et leur agitation stérile ont fait capoter l’expérience. Un véritable gâchis !

Ayons le courage et l’intelligence de faire notre autocritique et de tirer les leçons de nos erreurs pour ne pas les répéter.

Fraternellement.

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saadia a dit:

20 octobre 2007 à 8:54

essalamou alaykoum

Une question que me tourmente toujours, vu le nombre important des élites qu’a produit l’Algérie sont des spectateurs de cette pièce théâtrale. Ne pensez-vous pas cher docteur, que les élites tant intellectuelles que politiques ont, une part de responsabilité dans cette situation dramatique du pays et plus particulièrement après l’arrêt du processus démocratique? Merci et bon courage dans ton combat.

J’ai toujours dit que notre pays n’était pas seulement malade de son régime politique criminel et corrompu mais aussi de ses élites lâches. Une grande partie des intellectuels et des politiques a eu un comportement odieux durant les moments tragiques qu’a connu notre pays.

Certains d’entre eux ont traité ce peuple de gueux, de piétaille ou de « ghachi ». D’autres ont proposé un collège électoral pour empêcher justement ces « gueux » de voter.

Ils se sont abrités derrière les blindés qui ont renversé les urnes et confisqué la volonté populaire un certain janvier 92. Ils ont cautionné la répression sauvage qui s’est abattue sur une partie de la population et ont servi de commandos médiatiques en France plus particulièrement, pour désinformer l’opinion publique sur les réalités du drame national.

Nous avons vu des « opposants » circuler en voitures blindées et loger au « club des lapins » au même titre que les criminels qui ont mis le pays à feu et à sang. C’est ce qu’on appelle Djazaïr El ‘Adjaïb.

Ces intellectuels et politiques se réclamaient tous de la démocratie mais peu la pratiquaient ce qui m’avait amené à dire lors d’une conférence, qu’en Algérie il y avait beaucoup de démocrates non pratiquants et peu de démocrates pratiquants.

Cette tragédie nous a permis de constater aussi qu’en place et lieu d’une véritable société civile, les officines nous ont préfabriqué une « société servile » corvéable et malléable à merci.

Une poignée de directeurs de journaux privés autoproclamés « indépendants » et une minorité de « journalistes » se sont mis au service du département de l’action psychologique de la police politique, se transformant en véritables mercenaires de la plume. Certains lançaient de véritables appels au meurtre contre des citoyens et que les escadrons de la mort se chargeaient de cueillir et d’éliminer quelques temps après. Je parle en connaissance de cause car j’ai été personnellement victime de cette odieuse machination. Je connais de nombreux cas qui n’ont pas eu cette chance d’échapper à la mort et qui ont été exécutés sommairement ou portés « disparus » après des articles délateurs de cette presse. Dieu merci la majorité des jeunes journalistes est restée digne et n’a pas participé à cette œuvre criminelle. Quelques journalistes trompés par la propagande des « services » ont eu le courage et l’honnêteté de se ressaisir, de reconnaitre leurs erreurs par la suite et de faire leur mea-culpa. C’est tout à leur honneur. Quand aux plumitifs des basses œuvres, ils ont été grassement récompensés. Allez voir sur quelles fortunes roule cette poignée de directeurs de journaux privés qui s’étaient mis au service des généraux factieux ?

Mais en réalité cette trahison remonte à longtemps, aux premières années de l’indépendance. Les tragiques événements survenus depuis 92 n’ont fait que rendre les choses plus voyantes et criardes.

N’avons-nous pas vu des universitaires, hauts cadres, prostituer leurs épouses et leurs filles dans des orgies de la nomenklatura pour obtenir une promotion sociale ? La décence ne nous permet pas de nous étaler sur cette pratique. N’avons-nous pas vu un « professeur » en médecine se faire coopter dans les années 80 par un proxénète faisant fonction de directeur central à la présidence de la République pour accéder au poste de chef de service ? Les exemples sont nombreux et connus de tous.

Autre exemple du trabendo et du larbinage intellectuels. Bientôt, apparaitrons sur les écrans de notre « Yatima-TV » certains « professeurs » et autres « constitutionnalistes » de service de notre malheureuse faculté de Droit pour nous expliquer les bienfaits de la révision constitutionnelle (si révision il y a) et de la ‘Ouhda Ethalitha (3e mandat) pour renforcer la démocratie de notre Mazra’a algérienne. Triste et lamentable intelligentsia au service des ignares au pouvoir !

Certains compatriotes disent souvent que le peuple n’a que les élites et les dirigeants qu’il mérite. Je ne partage pas leur point de vue. Ce n’est pas du populisme ou de la démagogie que d’inverser l’équation et de dire que notre malheureux peuple est à l’image de ses élites et de ses dirigeants.

Que les élites véritables prennent leurs responsabilités et qu’ils participent au changement de régime pour mettre les compétences et l’intelligence au pouvoir et vous verrez ce dont est capable ce peuple !

Voilà, chère sœur, ma modeste réponse à la question qui vous (et nous) tourmente.

Respectueusement.

______Boukhalfa a dit:

16 octobre 2007 à 19:46

Salut docteur

Gloire à vous et à votre courage.

Que dieu le tout puissant puisse vous aider dans votre grande tâche.
Ma question est la suivante: vue la situation que traverse le pays depuis l’arrêt du processus électoral les partis politiques tournent en rang autour d’un noyau inébranlable pour le moment, qu’est le pouvoir dictateur. Pensez-vous que cette boulitique (mot cher à Malek Bennabi) disparaitra et fera place à une vraie alternative démocratique qui pourra sortir le pays de ce marasme?

Peut-on continuer à espérer que “les prochains votes” seraient fatals pour ce pouvoir?

Peut-on rêver un jour d’une véritable séparation de pouvoir?

Merci de tout mon cœur

Un militant de l’EX-FIS

Toutes mes excuses d’abord à notre frère Boukhalfa pour avoir omis d’envoyer par inadvertance les réponses à ses questions.

Cette politique factice (la BOULITIQUE) pratiquée par un pouvoir occulte mais réel qui manipule les marionnettes du pouvoir apparent et les partis décoratifs disparaîtra lorsque les véritables élites nationales décideront de se rassembler autour d’un minimum de principes et de valeurs, à prendre leurs responsabilités pour libérer le pays de cette oligarchie criminelle et corrompue et à servir l’Etat démocratique et social de demain, ancré dans ses valeurs culturelles et ouvert sur l’universel. La solution ne viendra ni de l’étranger ni d’un Messie venu du ciel. La solution est entre nos mains et arrêtons d’être fatalistes. Les élites militaires, intellectuelles et politiques mauritaniennes nous ont donné une leçon de lucidité politique et de démocratie. Sommes-nous incapables de faire ce qu’ont fait pacifiquement et courageusement nos frères mauritaniens ?

C’est la mobilisation de toutes et de tous autour de principes démocratiques et leur volonté de changement pacifique qui sera fatale au pouvoir. L’abstention massive aux « carnavals fi dechra » (élections) n’est qu’un moyen parmi tant d’autres de lutter pacifiquement et intelligemment contre ce pouvoir.

La séparation des pouvoirs viendra avec l’instauration de l’Etat de Droit.

Fraternellement.

_____________________________________________________

En conclusion

Mes chers compatriotes,

Notre Algérie meurtrie va entrer dans quelques mois dans sa 17e année de violences politiques avec son bilan provisoire effroyable de plus de 200 000 morts.

Ce régime criminel responsable de cette faillite sanglante refuse l’alternative démocratique et la légitimité populaire et préfère pour sa survie la fuite en avant et une alternance clanique suicidaires pour notre patrie.

Le drame que vit encore notre pays doit susciter en nous, politiques et intellectuels un véritable examen de conscience.

Sommes-nous condamnés à subir cette dramatique et misérable situation quarante cinq ans après que nos parents aient chèrement arraché une indépendance vite confisquée ?

La situation est grave et la Nation est au bord d’un suicide collectif.

J’en appelle :

Aux citoyennes et citoyens,

Nous devons cesser de subir dans notre propre pays pour devenir les acteurs de notre propre histoire et les maîtres de notre destin. L’Algérie appartient à toutes les Algériennes et à tous les Algériens sans exclusion ni exclusive. Nous avons le devoir, en tant que citoyennes et citoyens libres, de la libérer de cette horde de destructeurs. Aucune barrière infranchissable ne sépare les Algériens entre eux malgré les discours haineux de tous bords servis à profusion par les sirènes de la division et de la discorde.

Le très fort taux d’abstention à la dernière consultation électorale, malgré la manipulation des chiffres, traduit la prise de conscience des Algériens et de leur refus de continuer à s’inscrire dans la stratégie du pouvoir qui fabrique des pantins politiques et des institutions factices qui ne représentent pas la société.

J’en appelle au cœur et à la raison de toutes et de tous pour s’unir et œuvrer ensemble, sans exclusion aucune et dans la sérénité, à éteindre les flammes de la haine et de la rancœur, afin d’atteindre les rivages de la paix et de la véritable réconciliation nationale. Mobilisons-nous et puisons dans nos ressources patriotiques afin de contribuer, chacun avec ses moyens, à la résolution de la crise qui ébranle notre pays et qui passe inéluctablement par un changement radical et pacifique de régime.

Aux intellectuels et Oulémas,

Il devient une nécessité impérieuse à tous les intellectuels et Oulémas, sans exclusion, d’apprendre à se respecter, se parler et à s’accepter les uns les autres, avec leurs différences idéologiques et politiques. Les stratégies de division et d’asservissement du pouvoir ont provoqué assez de ravages dans nos rangs avec les dramatiques résultats que tout le monde connaît.

Nous devons contribuer à la construction d’une société d’ouverture et de tolérance, libérée notamment du joug de la violence politique et des injustices. Nous devons nous impliquer pleinement pour l’avènement d’une société qui gère les conflits d’intérêt par les seuls moyens de la politique. Nous avons une immense responsabilité historique dans cette cruciale phase de rétablissement du dialogue entre Algériens.

Nous devons œuvrer aux côtés des forces politiques, au rassemblement de toutes les volontés nationales sincères, à la conclusion du compromis historique et à la réussite de la phase de transition qui jetteront les bases d’une Algérie fraternelle, réconciliée avec elle-même, et de son Etat démocratique et social dans le cadre de ses valeurs civilisationnelles.

Aux politiques

Le jeu de substitution des forces politiques réelles par des forces préfabriquées dans les laboratoires de l’intrigue et de la manipulation s’est avéré un lamentable fiasco.

L’Histoire nous a enseigné encore une fois, et le drame national que nous vivons en est un exemple, que toute solution qui n’emprunte pas le chemin du dialogue et de la concertation et qui ne s’appuie pas sur la volonté populaire est vaine.

La véritable classe politique a subit, consciemment ou inconsciemment et à ses dépens, les conséquences des stratégies de violence, de division et d’intrigues utilisées comme moyens de régulation de la vie politique, ce qui a abouti à sa dévaluation aux yeux de notre opinion. Nationalistes, islamistes, sociaux-démocrates et autres courants sont appelés à s’accepter mutuellement. Et pour cela, l’instauration d’un dialogue respectueux de tous les courants politiques est fondamentale.

Il est impératif de sortir du champ politique artificiel, fécondé in vitro, pour entrer dans le champ politique authentique, qui reflète les réalités nationales et qui tienne compte des forces politiques véritables ancrées dans la société et imprégnées de ses valeurs culturelles.

Il est tout aussi impératif de briser la stratégie du pouvoir qui consiste à imposer les termes et les limites du débat et se projeter vers un changement radical et pacifique de système.

La lourde tâche de réconciliation, de changement de régime et de reconstruction du pays ne peut être assumée par un seul parti ou courant politique, quel que soit son ancrage. C’est une lourde responsabilité qui incombe à toutes les forces politiques et intellectuelles réelles et sincères réunies autour d’un minimum de principes et de valeurs.

Œuvrons ensemble à ce rassemblement de toutes et de tous dans le cadre d’un FORUM de la DIGNITE et du CHANGEMENT.

Mes chers compatriotes,

Avec beaucoup d’exigence morale et intellectuelle et un peu de courage politique, faisons, tous ensemble que cette tragédie puisse se transformer en une véritable résurrection d’une Algérie de dignité, de justice et de libertés démocratiques.

A toutes les volontés sincères du pays je dis : AKKER AMIS OUMAZIGH ! (Levez-vous, Hommes Libres !)

Fraternelles et respectueuses salutations.

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