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Archive pour octobre, 2007

Quelles classes…

 

L’ALGERIE FAIT L’OBJET DE CLASSEMENT

DANS PLUSIEURS DOMAINES-SOCIOECONOMIQUES

Pays ayant son poids politique issu du capital ‘’sentimental’’ ou symbolique de la guerre de Libération et du capital réel que représentent ses hydrocarbures, l’Algérie s’offre, depuis la disparition de la bipolarité Est-Ouest et depuis aussi l’adoption du libéralisme économique comme système quasi messianique, à toutes sortes d’appréciations, d’évaluations et de classifications venant de tierces parties, généralement des organismes financiers internationaux ou des ONG activant dans le domaines des droits de l’Homme. Naguère, les seuls ‘’signaux’’ auxquels nos gouvernements et autres responsables étaient ‘’hypersensibles’’ étaient ceux émis par les chancelleries étrangères au sujet de la situation sécuritaire en Algérie et les notations des organismes d’assurance des pays occidentaux (à l’exemple de la COFACE française) sur le risque-pays destiné àclassement.jpg couvrir les investisseurs qui engagent des contrats en Algérie. Tout en demeurant toujours en vigueur, ces deux tableaux d’analyse que les pays partenaires de l’Algérie et certaines ONG établissent pour notre pays ne sont plus les seuls. Ouverte au vent de la mondialisation, liée à l’Union européenne par un accord d’Association et candidate à l’OMC, l’Algérie se voit souvent intégrée dans les panels mis sur pied par des institutions internationales assurant des missions économiques, financières ou sociales. Ainsi, le PNUD a classé l’Algérie, à la fin 2006, à la 102e place en matière d’indice de développement humain (IDH), indices qui réservent une place privilégiée à la santé, l’espérance de vie et l’éducation des populations. À la fin du mois d’août dernier, le FMI s’est interrogée sur la persistance du chômage dans un pays vivant dans une embellie financière sans précédent, sur son niveau très élevé (7% de plus que tous les pays de la région MENA [Moyen-Orient et Afrique du Nord]) et les moyens peu appropriés que le gouvernement a mobilisés pour l’endiguer. Il y a trois semaines, deux signaux venus de deux autres institutions ont probablement valeur d’ ‘’avertissement’’. Transparency International (TI) s’inquiète des ravages de la corruption et classe Algérie à la 99e place sur un panel de 180 pays. La Banque mondiale, elle, met notre pays à la 125e place sur un ensemble de 178 pays étudiés sur le plan du climat des affaires. Il faut dire que la convergence des ces deux dernières cotations n’est nullement le fait du hasard ; une infernale relation dialectique jette ses ponts entre les deux phénomènes : climat des affaires lourd, empêtré dans une légendaire bureaucratie et dissuadant les investissements, d’une part, et corruption à grande échelle ayant gangrené le corps de la société et miné le corps déjà vermoulu des principaux rouages de l’administrations, d’autre part.
Avant de recevoir des ‘’remontrances’’, des leçons ou des rappels à l’ordre de la part d’organismes internationaux, ne serait-il pas plus souhaitable d’actionner les leviers des structures algériennes appropriées et disposant de la matière grise nécessaire pour qu’elle puissent alerter les gouvernants et la société sur les dérives d’ordre social ou économique que la magie de la rente pétrolière installe insidieusement chez les gestionnaires et les responsables des institutions publiques et chez leurs clientèles ? Ces structures-organismes scientifiques, associations, structures consultatives comme le CNES- existent. Il suffit de les libérer de leurs muselières.
Iguer Moumène, l’Authentique

N.B: vous pouvez lire sur notre blog les différents classements de l’Algérie.


« Le FFS mise sur 40 communes à Tizi-Ouzou » *

tizineige5.jpg«Nous misons sur 40 APC», a déclaré Belkacem Benbelkacem, premier secrétaire fédéral du FFS à Tizi Ouzou au quotidien El Watan (8 octobre 2007). Pour le premier responsable du FFS dans la wilaya de Tizi-Ouzou, le FFS sera présent dans toutes les communes de la wilaya. « Toutefois, certaines listes qui ne répondent pas aux objectifs et critères arrêtés par le parti à l’issue de son dernier congrès seront probablement annulées. C’est le cas de celles de Zekri et d’Aït Agouacha», a souligné M. Benbelkacem. Par ailleurs, le FFS a décidé de reconduire parmi ses candidats les présidents d’APC de Draâ El Mizan, Imsouhal, Timizart, Aït Bouadou et Tizi n’Tleta. Le responsable fédéral a précisé au journaliste d’El Watan que la plupart des postulants sont des universitaires.

* En réalité, le premier secrétaire fédéral a déclaré au journaliste que le FFS mise sur 45 communes et non 40.

Le général Toufik veut déstabiliser Bouteflika*

francoisgeze1.jpgSelon François Gèze, le clan du général Mohamed Tewfik Médiène, général et chef du DRS depuis 1990, est le véritable maître de l’Algérie. Son objectif, en infiltrant ses hommes dans le GSPC, serait de déstabiliser le pouvoir officiel, celui de Bouteflika. En entretenant ainsi la violence islamiste, le DRS contrôlerait une population terrorisée et nourrirait sa révolte. En toile de fond, les milliards de dollars que représentent les richesses hydrocarbures du pays et sur lesquels lorgnent les deux camps.

 

La déclaration d’Abdelaziz Bouteflika, après l’attentat de Batna, en serait un signe: le Président s’en est pris aux « capitales étrangères ». Il faut comprendre « Washington », explique François Gèze. Et prendre au sérieux cette attaque en règle des services algériens, proches de leurs homologues américains. En favorisant le terrorisme islamiste, le DRS servirait en effet depuis des années les intérêts américains et les siens propres.
Mais comment expliquer aujourd’hui cette flambée de violence en Algérie? Pour François Gèze et Salima Mellah, la réponse est dans la guerre des clans, relancée depuis 2006. Derrière les attentats, il faudrait lire des avertissements lancés par le DRS à ses adversaires: le clan « Tewfik » se sentant fragilisé frappe du poing. En effet, au sein des militaires, l’alliance stratégique avec les Américains perdrait de plus en plus son sens dans une Algérie richissime: les prix des hydrocarbures augmentent nettement.
Au tropisme américain ferait à nouveau face le géant russe. Et la puissance du clan Tewfik commencerait à agacer ses détracteurs. Plusieurs éléments qui peuvent ainsi expliquer cette montée en puissance du GSPC, toujours selon François Gèze. Manipulé par le DRS, l’existence même de ces terroriste légitimerait la présence militaire américaine dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme et pousserait les Européens à un désengagement progressif d’une région dangereuse. L’attentat à Lakhdaria visait en effet des Occidentaux (…)
Par Zineb Dryef (Rue89) * Le titre est de ffs1963

FFS: Frondeurs ou fraudeurs ?

Les « frondeurs » du FFS ne veulent pas rater l’occasion des élections locales pour se présenter sur les listes d’autres partis politiques. Ainsi, un ancien membre du Conseil national (Mohand Ikhenoussen), radié du FFS suite à sa participation au mouvement de fronde, conduira la liste du Parti des Travailleurs à Ain El Beniane. L’ancien premier secrétaire de la section de la même commune, également frondeur, a rejoint le RND avec un autre militant frondeur. L’ancien premier secrétaire de la section de Bir Mourad Rais (Alger), Ahmed Aissiou, radié du FFS, conduira la liste du RPR de Abdelkader Merbah….L’ancien élu du FFS des Eucalyptus , frondeur, a rejoint le RND…puis le RCD. Les autres noms suivront dans les prochaines éditions.

NB/ La dernière facture de téléphone d’un élu de l’APC de Ain Beniane est d’un montant de 42 millions de centimes pour une période de 4 mois. Qui dira mieux ?

La presse française et la pres…que algérienne !

« Mort de Hassen Hattab », « Arrestation de Hassen Hattab par les services de sécurité à Hussein Dey », « Reddition de Hassen Hattab » ! Malgré les spéculations de la presse algérienne sur le sort de l’ancien émir national du GSPC, aucun officiel n’a pris la peine de réagir. Ce n’est qu’hier, vendredi, que notre ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, a confirmé, aux journalistes français, la réddition de Hassen Hattab. A quoi servirait un tirage de 600.000 exemplaires ?

 

FLN: c’est la guerre !

fln.jpgA Djelfa, ça passe ou ça casse !
Mardi, plus de 300 militants sont venus de six communes contester le travail de la commission électorale. Le mouhafedh, en perdition, a frôlé le lynchage et l’échauffourée qui éclata entre les deux clans opposants de la commune de M’liliha aurait pu avoir de fâcheuses conséquences n’était l’interposition prompte de la policière mobilisée pour la circonstance. Cette fois, le ton s’est carrément durci. Ne décolérant pas, la foule, qui avait buté sur l’inanité de ses espoirs d’avoir, faute de gain de cause, au moins une écoute respectueuse, a assiégé les locaux du parti pour commettre le pire. Déchaînés, les militants mécontents ont tout saccagé : portes, fenêtres et meubles. La scène était effarante. Les jets de bris de verre et autres supports et panneaux de bois qui se sont succédé à tour de bras par-dessus les étages supérieurs ont provoqué une panique générale auprès des passants non concernés.
…Constantine, la mascarade !
Trois bus remplis de militants constantinois du FLN ont pris, dans la nuit du jeudi à vendredi, la direction d’Alger pour aller protester devant l’état-major du parti contre leur direction locale et mettre fin à ce qui est qualifié de « mascarade » s’agissant de la confection des listes des candidats aux prochaines élections. Le choix, il y a une semaine, des candidats aux assemblées communales et de wilaya a ouvert la porte à une tempête de contestations et de réactions qui prend l’allure d’une fronde et montre même les signes d’une scission dans la mouhafadha. La commission des candidatures est la cible de tirs croisés couronnés jeudi par la création d’une coordination des kasmas qui s’inscrit en faux contre la mouhafadha et rejette les listes confectionnées par la commission commandée par le mouhafedh Ahmed Habbachi et le député Messaoud Chihoub. Cette initiative, qui n’exclut pas un retrait de confiance au mouhafedh, a été précédée par la tenue, lundi dernier, d’une conférence de presse animée par des candidats frondeurs et sera, nous apprend-on, suivie par une autre à l’initiative des femmes militantes qui refusent l’exclusion dont elles ont fait l’objet.
…à Souk Ahras, les menaces…de quitter le parti !
Les listes provisoires des candidats aux prochaines élections locales, arrêtées récemment par la commission de la mouhafadha de Souk Ahras, ont provoqué un mouvement de contestation général chez les militants du plus vieux parti, dont certains menacent de recourir à des moyens musclés sinon de rallier d’autres formations et opter pour un vote sanction. La commune de Ouillen a été la première à réagir officiellement en adressant au président de la commission un retrait de candidature signé par neuf membres représentatifs de la région. Ces derniers reprochent à la commission de wilaya d’avoir opté pour un transfuge comme tête de liste. Plus compliquée est la situation à Souk Ahras où deux vigiles de l’ex-FIS et membres de la fameuses « chorta islamiya », un ex-élu de l’APC condamné par le tribunal de Souk Ahras à une peine d’une année de prison avec sursis dans une affaire du foncier et deux prétendants aux élections impliqués dans un scandale révélé par l’IGF sont contestés à l’unanimité par la base militante qui compte emboîter le pas aux contestataires de Ouillen dans leurs démarches. Cette grogne est également perceptible dans les communes de Sidi Fredi, Heddada, Sedrata et Aïn Zana. Les représentants de la circonscription de Merahna ont, quant à eux, rendu public un communiqué dans lequel ils annoncent le retrait de candidature de quinze membres.
…Chlef, la protesta !
Les militants du FLN ont investi, mercredi dernier, le siège national du parti, pour protester contre la confection des listes.
Saïda : cellule de crise !
Dans un communiqué rendu public hier, des militants et cadres du FLN dans cette wilaya, dont l’ancien chargé de communication, Abdeslem Medjahed, et des parlementaires annoncent la mise en place d’une cellule de crise et « demandent l’intervention rapide de la direction du parti pour résoudre le problème ». Ces derniers ont organisé, selon le communiqué, une assemblée générale de la mouhafadha pour examiner la situation qui prévaut dans leur structure. Une situation caractérisée, indique la même source, « par l’exode d’un nombre important de militants qui ont choisi de se porter candidats au prochain scrutin sous les sigles de partis concurrents et l’absence de transparence et de règles démocratiques dans l’installation de la commission de wilaya et leur mode de fonctionnement ». Les contestataires dénoncent aussi les faits que la majorité des membres de ladite commission, à leur tête son président, ont présenté leurs candidatures. « C’est contradictoire avec l’instruction interdisant aux membres des commissions de se porter candidats aux élections », souligne-t-on dans le même communiqué. « Devant cette situation, nous avons décidé d’élire un bureau de la mouhafadha élargi pour la gestion provisoire des affaires du parti en attendant l’intervention de la direction », explique-t-on.
Boumerdes : Mise en garde !
Dans la kasma de Korso (Boumerdès), des militants mettent en garde contre « tout remaniement de la liste électorale proposée par la base dans cette localité ».
Synthèse/ Sources El Watan

 

Haine des autres, haine de soi

 

 

En adoptant aux petites heures de vendredi le projet de loi Hortefeux sur la maîtrise de l’immigration, et en particulier l’amendement revu et corrigé, mais finalement maintenu dans son principe, du recours aux tests ADN pour les candidats au regroupement familial, les sénateurs, après les députés, ont fini d’esquisser le visage le plus inquiétant de la France. S’il advenait que ce texte soit maintenu au sortir de la commission mixte paritaire prévue le 16 octobre, alors il faudra acter que notre pays a fait litière de son histoire et de sa géographie au détriment des étrangers. Admettre que la famille ne vaut que par le lien biologique établi entre ses membres, considérer que seul le sang donne son sens et sa validation à la stricte parenté entre une mère et ses enfants, c’est nier la différence des autres. C’est nier l’existence de cultures singulières ou fermer les yeux sur les drames de contrées à fléaux qui font qu’un enfant peut ne pas être élevé par sa mère. Que des demi-frères ou demi-soeurs peuvent être des fils et des filles à part entière dans le coeur d’une femme qui ne les a pas enfantés. Il n’est que de lire les réactions blessées de nombre de responsables africains pour mesurer combien cette tentative dommageable de tri dans les familles, outre la suspicion de fraude a priori qu’elle suggère, risque de couper la France de ses meilleurs amis. Réservée aux étrangers, la traque de l’enfant illégitime n’est pas seulement contraire au droit fixé par la loi de bioéthique, qui limite la recherche de la signature génétique à des fins médicales ou judiciaires. Il y a de la haine dans cette course à l’ADN, de la haine des autres, de la haine de soi. On ne se respecte pas quand on manque ainsi d’humanité. A gauche, mais aussi à droite, des voix s’élèvent contre cet amendement, se mêlant aux voix des Eglises et du Conseil national d’éthique. On aimerait que la représentation nationale les entende. Sauf à miser sur le Conseil constitutionnel pour préserver notre législation de repoussantes dérives.
Editorial, Le Monde du 5 octobre 2007, par Eric Fottorino

La France inhumaine de Sarkozy !

sarkozylepen795692.jpgLe gouvernement français s’est félicité vendredi de l’adoption par le Sénat du projet de loi sur « la maîtrise de l’immigration » autorisant notamment le recours aux tests ADN.
Les critiques sont d’autant plus vives que les sénateurs ont validé une autre mesure combattue par les défenseurs des droits de l’homme : l’interdiction d’accès aux centres d’hébergement d’urgence pour les sans-papiers.

Dans un éditorial, le journal Le Monde daté du 6 octobre estime que les sénateurs, après les députés « ont fini d’esquisser le visage le plus inquiétant de la France » et qu’il y a « de la haine dans cette course à l’ADN. »
Le gouvernement français s’est félicité vendredi de l’adoption par le Sénat du projet de loi sur « la maîtrise de l’immigration » autorisant notamment le recours aux tests ADN mais la gauche ne désarme pas contre un texte jugé contraire à l’esprit de la République.
Les critiques sont d’autant plus vives que les sénateurs ont validé une autre mesure combattue par les défenseurs des droits de l’homme : l’interdiction d’accès aux centres d’hébergement d’urgence pour les sans-papiers.

Dans un éditorial, le journal Le Monde daté du 6 octobre estime que les sénateurs, après les députés « ont fini d’esquisser le visage le plus inquiétant de la France » et qu’il y a « de la haine dans cette course à l’ADN. »

Le GSPC et les explications de Zerhouni

yazidzerhouni2.jpgLe ministre algérien de l’Intérieur Yazid Zerhouni, reçu vendredi à Paris par son homologue française Michèle Alliot-Marie, a estimé que le terrorisme actuel en Algérie « n’a rien à voir avec l’Islam » et que le GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) recrute au nom de questions politiques et non religieuses.

Le phénomène, en Algérie comme ailleurs, est selon lui « boosté » par la situation actuelle au Moyen-Orient , guerre en Irak, guerre du Liban l’année dernière, question palestinienne toujours pas résolue, voire la question du nucléaire iranien.

Yazid Zerhouni a expliqué la « perception chez notre opinion qu’il y a comme un retour à une politique de type colonial ». Et jugé également que par une « certaine inadvertance ou peut-être négligence dans certaines déclarations, on participe (…) à la création de l’islamophobie », ce qui « laisse des brèches qui sont exploitées par les extrémistes ».

Enfin, interrogé au sujet d’un éventuel procès de Hassan Hattab, l’ancien émir et fondateur du GSPC, qui s’est rendu fin septembre, Yazid Zerhouni a précisé qu’il était considéré « aujourd’hui comme repenti », mais qu’il « doit d’abord clarifier sa situation vis-à-vis de la justice », car « impliqué dans plusieurs procès en cours ».

France: des « camps » pour les étrangers en situation irrégulière

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La politique du chiffre, de l’absurdité aux drames

Depuis la réforme de la rétention administrative en 2003, la Cimade dénonce la transformation du dispositif de rétention en France et son “industrialisation”. La rétention est en principe une dérogation permettant à l’Administration de détenir un étranger devant être éloigné du territoire dans des locaux non pénitentiaires. Cette privation de liberté – contrôlée mais non décidée par la justice – devait rester exceptionnelle et ne durer que le temps strictement nécessaire à l’organisation de l’éloignement. L’allongement de la durée maximum de rétention (de 12 à 32 jours), l’augmentation du nombre comme de la taille des centres de rétention – le nombre de places de rétention administrative a doublé depuis 2003 – et les quotas fixés par le ministère de l’Intérieur aux préfectures en terme de reconduites à la frontière, ont transformé la nature même de ce dispositif. La rétention a glissé peu à peu vers une logique d’internement, transformant progressivement ces lieux en camps.

Pour rappel, depuis 1985, la Cimade assure une présence associative et exerce une mission d’accompagnement des étrangers en instance d’expulsion dans les lieux de rétention. Seul représentant de la société civile à y intervenir quotidiennement, nous témoignons de la réalité observée dans ces lieux de privation de liberté : c’est à nouveau le but de ce septième rapport annuel sur les centres et locaux de rétention administrative.
Vous pouvez lire le « Rapport annuel
sur les centres et les locaux de rétention administrative » www.cimade.org

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