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Archive pour le 7 novembre, 2007

Elections locales du 29 novembre en quelques chiffres

lections.jpgLa campagne électorale commence ce jeudi 8 novembre et s’étalera jusqu’au 26 du même mois. Au total, 24 partis politiques et 456 candidats indépendants participent au scrutin. 8.647 listes, dont 8.319 listes Assemblées populaires communales (APC) et 328 listes Assemblées populaires wilayas (APW), sont en lice pour ce rendez-vous électoral. Créneaux de passage des candidats dans les médias audiovisuels pour le compte de cette campagne: les 24 partis politiques et les indépendants se départageront 456 unités de 5 minutes chacune à la télévision nationale. 1.368 unités leur sont réservées sur les trois chaînes de la radio nationale, selon un partage établi sur la base du nombre de listes respectives.

 

Pour ce qui est de la participation des partis au scrutin: Le Front de Libération Nationale (FLN) a présenté 1.534 listes pour les APC et 48 autres pour les APW. Le Rassemblement National Démocratique (RND) a présenté 1.528 listes pour les APC. Le Parti des Travailleurs (PT) a présenté 1.032 listes pour les APC et 35 pour les APW. Le Front National Algérien (FNA) a présenté 1.082 listes pour les APC. Le Front des Forces Socialistes (FFS) a présenté 433 listes pour le APC et 22 pour les APW. Mouvement En-Nahda a présenté près de 400 listes pour les APC et 27 listes pour les APW.

 

Sources APS

 

 

Belkhadem se plaint de Zerhouni: qui décide dans ce pays?

 

 

 

belkhadem.jpgLe secrétaire général du FLN n’a pas été tendre avec l’administration, coupable, à ses yeux, «d’abus et de dépassements» pour avoir barré «sans motif valable les noms de près de 800 candidats» et surtout parce qu’elle est «derrière l’agitation et l’instabilité qui règnent au sein du parti». Hier, lors de la conférence de presse, Abdelaziz Belkhadem et pour illustrer ces «abus», trouvait inconcevable qu’un candidat se fasse éjecter de la liste à cause «d’une contravention pour non-respect du code de la route !». «Il y a eu énormément de rejet de dossiers de candidatures et c’est pour cette raison que j’ai demandé aux candidats lésés d’aller devant la justice», a-t-il étayé. Parlant d’injustice, le SG évoquera l’exemple d’«une wilaya où le rejet a concerné 35 dossiers et après présentation des dossiers devant la justice, cette dernière a donné raison à 34 candidats». Au total, «plus de 200 dossiers ont eu gain de cause au niveau de la justice», a-t-il encore déclaré non sans avouer que son parti a fait réintégrer sept candidats malgré l’entêtement de l’administration.
Codes communal et de wilaya: révision avant la fin de l’année
Le secrétaire général du Front de libération nationale et Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a affirmé, hier, que «les codes communal et de wilaya seront revus avant la fin de l’année en cours». A ce propos, le conférencier dira que la révision interviendra juste après les élections municipales du 29 novembre prochain.

La délégation officielle a exercé des pressions sur les familles des disparus

disparusphoto2.jpgLa responsable des familles des disparus, a annoncé hier, lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec les familles, à Alger, que les membres de la délégation qui ont débattu le rapport de l’Algérie, devant le comité onusien des droits de l’Homme, leur ont demandé de collaborer avec les autorités, afin de trouver une issue à l’affaire des disparus. Les représentants des familles qui se sont rendus à Genève, pour remettre leur rapport aux experts, ont interprété le discours des « officiels », comme « une tentative d’aligner notre position au rapport officiel ». El Khabar

 


Zehouane-Ali Yahia: la guerre à la LADDes Haches (LADDH)

Pour de nombreux militants des droits de l’Homme, Ali Yahia Abdenour et Hocine Zehouane ne sont que deux mâchoires d’une même tenaille. Ils ont pris en otage la LADDH.

Question à Said Azamoum, un démocrate non-pratiquant

J’ai connu Said Azamoum en 1992. Il était chef de département-économie de l’université de Béjaia; j’étais étudiant en première année (Anglais), président du Comité de la nouvelle cité universitaire et membre du comité de l’université de Béjaia.

Au début de l’année universitaire 1993/1994, nous avions entamé un mouvement de grève pour protester contre une circulaire de Boubakeur Ben Bouzid (encore lui!), alors ministre de l’enseignement supérieur, visant le bradage de l’université algérienne. Notre mouvement avait duré plusieurs mois ! J’étais un membre très actif au niveau du comité universitaire et animateur, avec d’autres camarades, du mouvement de contestation.

Lors d’une AG tenue au centre culturel de l’université, les étudiants avaient pris la décision d’occuper le rectorat et faire évacuer le recteur et son personnel. Nous avions alors passé à l’action ! Une action qui avait déplu au recteur Messaoudi. Il avait déposé plainte contre moi et mon ami Mourad Fenzi pour « saccage du bureau du recteur »!

Nous nous sommes rendus au commissariat de Sidi Ahmed pour nous expliquer…L’officier de police était convaincu de notre « plaidoyer ». Il n’y avait aucune poursuite judiciaire à notre encontre.

Durant notre mouvement de contestation, Said Azamoum, Directeur de la scolarité, avait affiché des notes interdisant aux étudiants de tenir des AG. L’affichage de toute déclaration était également interdit !

En sa qualité de Directeur de la scolarité, Azamoum était président de la commission de discipline de l’université. Le 23 mars 1994, cette commission avait décidé de nous exclure de l’université, moi et mon ami Fenzi Mourad, pour une période de deux ans avec une mention bien spéciale : « Ils sont interdit de s’inscrire dans toutes les universités algériennes ».

Aujourd’hui, Azamoum peut-il nous expliquer pourquoi il avait fait le sale boulot ? Pourquoi nous a-t-il exclu de l’université ?

M. CHAFAA BOUAICHE

Ancien membre du comité universitaire de Béjaia.

Exclu de l’université pour ses activités syndicales par Said Azamoum !

Saïd Azamoum: Pourquoi je quitte le RCD

Au lendemain de mon retour d’Angleterre qui a coïncidé avec les événements d’Octobre 1988, la question ne se posait même pas : mes convictions, mes projections et le projet de société que j’ambitionnais pour l’Algérie a fait que naturellement je me suis impliqué dans le RCD. Dix-huit ans de combat où j’ai vu des générations de militants du RCD, défiler, s’en aller les uns après les autres et cela depuis Batna 1990. Certains (les plus chanceux, comme dirait l’autre, “Heureux les martyres qui n’ont rien vu” assassinés par les intégristes, d’autres nous ont quittés morts d’épuisement, d’autres déçus, usés, fatigués, désappointés et carrément dégoûtés, se sont éloignés dans le silence au fil des années (depuis 1990) : les plus chanceux d’entres eux sont devenus ministres, députés et enfin une dernière catégorie fait le bonheur aujourd’hui de listes de partis politiques. Combien il était difficile d’assumer le label RCD, car c’est de cela qu’il s’agit : ces militants ont travaillé dur, pris des risques énormes au péril de leur vie mais ils étaient loin de douter un instant qu’il fallait faire sienne cette maxime “Dieu protégez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en occupe”. Que reste-t-il de ce projet ? Il n’est aujourd’hui que chimère. Le congrès de 2007 a scellé définitivement cette ambition démocratique, cœur de notre combat. Aussi que ce soit pour le chapitre organique où le RCD est réduit comme dans les dictatures stalinennes à avoir d’un côté le berger et de l’autre le troupeau. Le programme du RCD est devenu un ensemble de mosaïques où personne ne peut déceler une quelconque identité politique du RCD. Cet état d’indigence politique explique l’incapacité du chef à prendre position par rapport à tous les événements qui secouent l’Algérie : la seule fois où il est sorti de son mutisme c’était pour dénigrer la visite de l’icône. Zidane en Algérie et dans son village natal. A force de s’embourgeoiser, on s’emprisonne dans une situation kalffaïenne où l’on finit par confondre parti et propriété personnelle à se convaincre que tout acquis est mérité et plus grave encore, on ne peut se suffire que de courtisans et de chargés de mission. Ils sont comme des bêtes affamées, voraces, assoiffés sans foi ni loi où les petits intérêts bassement matériels guident leur chemin aveuglé où il n’y a plus de place ni à l’amitié, ni à la dignité, ni au respect, ni au serment, ni enfin comme le dit l’adage populaire au respect du “Nif et de la Harma”. L’argent et la loi de la tribu ont fini par gagner le RCD à la tête. Ces deux fléaux ont accouché de cette configuration ravageuse au RCD. Une personne à la tête et des chargés de mission à la base. Les deux sont pathétiques car leur vie est réduite comme dirait Yasmina Khadra à courir derrière des intérêts bestiaux. Pour ma part, je ne peux tolérer davantage cette situation faite de dérapages et de dérives. Je ne peux cautionner la programmation de la mise à mort du RCD à un niveau ou à un autre. Les militants du RCD là où ils se trouvent doivent savoir que j’ai utilisé tous les moyens possibles pour tirer la sonnette d’alarme, car quoi de plus civilisationnel que d’interpeller par écrit : Mais comme disait Matoub : “Celui qui se tait est complice” ; je l’avoue, j’ai reçu un coup de poignard dans le dos par ceux qui ont participé à la rédaction de la lettre de janvier 2007 et qui l’ont utilisée par la suite comme arme pour de petits intérêts en offrant leurs services au fort du moment : une si petite personne pour un si petit intérêt ! C’est ce qu’on appelle les prédateurs, les parasistes disponibles à effectuer les basses besognes. Les militants doivents se méfier du règne de l’impunité. Pour ma part, j’ai accompagné la patience jusqu’au bout en acceptant après dix-huit ans de combat une place peu reluisante aux élections législatives de mai 2007 alors qu’autour de moi on me demandait de me retirer. Mais pour moi, c’était un test nécessaire pour jauger encore une fois de la capacité des hommes à s’élever, d’agir en responsable dans l’intérêt du RCD, même quand leur ego est touché. Mais il est vrai que la traîtrise aidant, je ne pouvais espérer davantage. Il est difficile de supporter ces exactions dans le silence et la douleur : la patience a une limite. Par respect aux convictions profondes qui nous animent et que nous avons défendues ensemble, par fidélité à notre combat, j’annonce aujourd’hui solennellement que je me retire définitivement du RCD. Je pars avec la fierté de la reconnaissance des militants, laquelle s’est encore exprimée lors du dernier congrès (février 2007) en étant élu premier membre du conseil national par les 550 délégués de la wilaya de Béjaïa. Ma conscience est tranquille et libérée. Les expériences forgent les hommes, aujourd’hui cette expérience à côté d’autres est ma façon à moi de tirer la sonnette d’alarme et une mise en garde : il faut toujours se méfier de ceux qui dénoncent la corruption et le tribalisme. Jabran Khalil Jabran disait : “Malheur à la nation toujours qui haït l’injustice durant son sommeil et s’y soumet durant le jour. Les démocrates ne sont pas toujours là où on les croît être. Finalement, on ne se décrète pas démocrate : seul le comportement au quotidien et au fil des années peut le confirmer”. Cette remarque doit servir tout un chacun là où il se trouve.

 

Saïd Azamoum

Membre fondateur du RCD,

Membre du conseil national du RCD

 

 

 

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