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Archive pour le 8 novembre, 2007

Rejet de dossiers de candidature: les chiffres de Zerhouni

 

 

 

 

yazidzerhouni2.jpgLe ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni a déclaré jeudi à Alger, sur les ondes de la Chaîne I de la radio nationale à l’émission « Arouikate Essiyassa » que l’Administration a rejeté les dossiers de 944 candidats du Front de libération nationale (FLN), 732 du Rassemblement national démocratique (RND), 587 du Mouvement de la société pour la paix (MSP), 547 du parti des travailleurs (PT), 216 du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), 373 du Front des forces socialistes (FFS) et de 250 candidats du parti d’El Islah.
Le FLN a introduit 329 recours devant la justice qui l’a rétabli dans ses droits dans 138 cas et le RND 160 recours pour en récupérer 31. Sur 211 recours, le MSP récupére 94 candidatures alors que le PT qui a introduit 70 recours, a obtenu gain de cause dans 34 dossiers.
Le RCD a pour sa part déposé 58 recours et récupéré 34 candidatures. Le FFS, qui a introduit 81 recours, a obtenu gain de cause dans 33 dossiers. Le parti d‘El Islah est parvenu à faire annuler 31 rejets de candidatures sur les 38 recours qu’il a déposés, a encore prcisé M. Zerhouni. Sources APS

A propos de Said Azamoum qui a quitté le RCD

Il est des hommes, comme les chattes leurs progéniture, qui dévorent leurs compagnons une fois ceux-ci se rendent compte de la situation réelle qui prévaut dans leur « parti ». Saïd (pas Azammoum bien sûr!) ne dérroge aucunement à cette pratique. C’est un monstre qui se nourrit de la bonté des siens. C’est un vampire qui suce le sang de ses frères de combat comme l’ont fait les malins combattants de la guerre de libération. La différence c’est qu’au moins eux ont eu un combat digne à mener pour libérer le bled. Et ils se sont préparés à prendre les rênes et bouffer ce qui en advenait. Mais lui, Saïd, (pas Azammoum toujours!!), il a mené quel combat ? Il mène quel combat à ce jour ? Si ce n’est celui de la diabolisation de la chose politique, de la désauthentification de la morale kabyle, de la dépravetion du prinipe de  »Tirugza », enfin, de la clochardisation (comme il aime tant en pérorer sur ce terme) de toute notion d’honnêteté et de dignité. Que lui reste-t-il aujourd’hui ? Rien que ses yeux pour pleurnicher… comme une fillette. IL A PERDU TOUTES SES LUTTES ET TOUS SES AMIS ET COMPAGNONS. Que de départs, de décès, d’assassinés, de déçus, d’étouffés, de poignardés, de trahis, de de trompés, de trempés …. A leur bonheur ! Il a gagné des Meredès Blindées et des Villas (en Espagne). Si l’Algérie parle, il sera cuisiné et cuit, Saïd ! (Toujours le même!!!) Si ses vrais « amis » parlent, il se serait suicidé. Car il est jusqu’au cou ! Les Services en savent tout sur son itinéraire pas reluisant du tout !!!! Pour Saïd, l’autre, je lui reconnais ce courage d’affronter le démon et de lui lancer en pleine gueule sa démission. Quoique en penseraient certains moutons du rcd (en minuscules, c’est tout ce qu’il lui reste comme valeur) toujours beuglant pour leur chef, c’est un geste de démoratie de dire les choses tues depuis … Allez, j’ai assez dit. A chacun sa vision. A chacun sa voix. Les ânes aussi parlent bien mieux que les hommes. Mieux que Saïd. Lequel? Cette fois-ci c’est clair ! Les deux!!! Waâââââââââ… Comme dirait « WEGHYUL » s wullis !! De très bon coeur. Ciao

Par Aghyoul s woulis

Pas d’impunité pour les coupables de crimes contre l’humanité

Les conclusions du Comité des droits de l’homme de l’ONU

 

Algeria-Watch, 8 novembre 2007

 

Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a procédé à l’examen du troisième rapport périodique algérien les 23 et 24 octobre 2007 en présence d’une importante délégation algérienne présidée par Idriss Jazaïri, représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU.

 

Presque seize ans après le putsch des généraux, après plus de seize ans d’arrestations arbitraires, d’enlèvements, de détention arbitraire, de disparitions, de torture systématique, de viols, d’exécutions sommaires et de massacres, un expert du comité des droits de l’homme de l’ONU, Sir Nigel Rodley, a qualifié lors de cette session de « crimes contre l’humanité » ces graves violations des droits humains. Il est d’avis que ces milliers d’enlèvements, de décès et les massacres « ne se font pas par hasard ou par accident ». Il considère qu’il y a là une « pratique systématique ».

 

Face à cette qualification, le chef de la délégation algérienne, Idriss Jazaïri, s’est offusqué, relevant que c’était la première fois que cette expression était employée dans ce cadre et qu’on ne pouvait selon lui suivre Sir Rodley dans cette « voie ». Il a rappelé que même la « commission Soarès » venue au nom de l’ONU en Algérie en 1998 pour s’informer de la situation des droits humains n’avait « jamais pris cette voie ». Rappelons en effet qu’à la suite des appels incessants par les défenseurs des droits humains pour une commission d’enquête sur les massacres qui durant plus de deux ans (entre 1996 et 1998) avaient fait des centaines de victimes par mois, le gouvernement algérien avait convenu avec le secrétaire général de l’ONU de l’époque, Kofi Annan, de l’envoi d’une délégation dont la composition avait été acceptée par la partie algérienne. Cette visite d’information se déroula du 22 juillet au 4 août 1998 selon un programme établi par les autorités du pays. Les recommandations finales du panel, qui n’avaient aucun caractère contraignant, ont été considérées par l’ensemble des observateurs avertis, dont les organisations de défense des droits humains nationales et internationales, comme l’expression d’un soutien de facto au pouvoir. D’ailleurs le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Ahmed Attaf, avait déclaré : « Le rapport est conforme à ce qui a été conclu entre nous et l’ONU . » (1)

 

Pourtant, le Comité des droits de l’homme avait au même moment examiné le second rapport périodique de l’Algérie et exprimé dans ses observations finales ses vives préoccupations face aux « massacres généralisés ». Il recommandait au gouvernement algérien de « garantir que des enquêtes appropriées soient menées par une instance indépendante pour identifier les coupables et les traduire en justice » et de « faire en sorte que, dans tous les cas de massacres, une enquête indépendante soit menée sur le comportement des forces de sécurité à tous les échelons, du plus petit jusqu’au plus élevé, et que des sanctions pénales et disciplinaires soient prises à leur encontre, selon qu’il convient ». (2)

 

Mais la délégation mandatée par Kofi Annan a fait fi de ces recommandations. Me Ali Yahia Abdennour, alors président de la LADDH, avait très justement qualifié les résultats de la mission de « chèque en blanc pour l’avenir ».(3) Ces propos étaient, hélas, prémonitoires. Malgré les virulentes critiques exprimées à l’encontre des conclusions du panel, la demande d’enquêtes sur les massacres et autres crimes graves, comme les disparitions forcées, s’est peu à peu estompée pour être jetée aux oubliettes. Plus de 100 000 morts pour lesquels la justice n’a jamais été rendue et ce avec l’acquiescement de facto de la communauté internationale – et même de certaines ONG.

 

La stratégie du pouvoir algérien semblait aboutir. Du reste, Idriss Jazaïri s’est fait l’interprète de ce grave déni de vérité et justice. Dans un long exposé au début de la séance d’examen du rapport, il explique que l’Algérie a mené face au « fléau des temps modernes », le terrorisme, un « combat précurseur », seule, « ne récoltant qu’incompréhension et suspicion » de la part des autres pays. Plus tard, durant les débats, il ajoutera que « ceux qui avaient instrumentalisé la religion, ont aussi instrumentalisé les valeurs des droits de l’homme comme bouclier contre l’État ». « Les ONG ont été sensibles aux sirènes des terroristes » et cela a marché jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001, quand enfin la communauté internationale aurait compris ce qui se passe.

 

Ce discours bien rôdé, accompagné des exposés détaillés des membres de la délégation algérienne, n’a pas convaincu les experts du Comité : ils ont nettement et fortement dénoncé les graves violations commises durant les « années de sang » et celles qui continuent jusqu’à ce jour. Qu’il s’agisse des détentions arbitraires, de la torture et jusqu’aux disparitions forcées, ces formes de répression étatique n’ont pas disparu depuis l’avènement de la « concorde civile ». Le Comité ne s’y est pas trompé et a épinglé le gouvernement, lui recommandant de prendre connaissance des centres de détention secrets qui pour la plupart sont contrôlés par le DRS, de les visiter régulièrement, de réduire et rendre conforme aux principes du droit international la garde à vue, d’enquêter sur les allégations de torture, de répertorier les détenus dans un registre national, consultable par les familles et les avocats, etc.

 

Quant aux crimes passés, le Comité demande de ne pas éluder la question des disparitions forcées par des indemnisations, qui – comble du scandale – ne sont attribuées que lorsque les familles attestent que leur parent disparu est décédé. Il recommande d’engager des enquêtes permettant de connaître les circonstances de la disparition, la libération du détenu en cas d’incarcération ou la révélation du lieu et de la cause du décès éventuel, ainsi que la remise du corps à la famille. L’organe onusien considère qu’il est indispensable d’établir les responsabilités pour ces disparitions forcées, de poursuivre et de condamner les coupables.

 

Des enquêtes indépendantes doivent aussi être engagées pour faire la lumière sur les massacres et les responsables de crimes graves, qu’il s’agisse d’agents de l’État ou de membres de groupes armés, afin qu’ils soient poursuivis et condamnés.

 

Les experts du Comité se sont particulièrement intéressés à certaines dispositions de l’Ordonnance d’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale qui violent les plus élémentaires des droits consacrés : le droit à la justice et la liberté d’expression. En inscrivant dans la loi (article 45) qu’« aucune poursuite ne peut être engagée, à titre individuel ou collectif, à l’encontre des éléments des forces de défense et de sécurité » et en conséquence, que « toute dénonciation ou plainte doit être déclarée irrecevable par l’autorité judiciaire compétente », le droit à un recours est entravé. Afin de ne pas promouvoir l’impunité, le comité recommande d’amender cet article de l’ordonnance.

 

Quant aux mesures ayant pour but la grâce, la commutation ou la remise de peine et l’extinction de l’action publique telles que prévues par les dispositions de l’Ordonnance, le Comité préconise qu’elles ne s’appliquent pas aux crimes graves tels que les massacres, tortures, viols ou disparitions, que les auteurs soient membres des forces de sécurité ou de groupes armés.

 

Enfin l’article 46, qui interdit toute dénonciation de l’État et de ses agents pour les crimes commis durant les « années de sang » (qualifiées dans la terminologie officielle de « tragédie nationale ») sous peine d’un emprisonnement de 3 à 5 ans, il devrait, selon le Comité, être tout simplement abrogé, car il porte atteinte à la liberté d’expression.

 

La délégation algérienne, quant à elle, a déployé toute son habileté et sa « science » pour démontrer que l’Algérie est un pays de droit et de démocratie. Sur quoi le Comité a demandé en substance : mais alors, dans ce cas, pourquoi maintenir l’état d’urgence ?

 

Notes

 

1. Voir la déclaration d’Algeria-Watch du 20 septembre 1998, http://www.algeria-watch.org/farticle/aw/awonurea.htm
2. http://www.unhchr.ch/tbs/doc.nsf/(Symbol)/
CCPR.C.79.Add.95.Fr?Opendocument
3. http://www.algeria-watch.org/farticle/laddh.htm

M’barek Mahiou: Témoignage de Kamel Daoud

 

M’barek Mahiou était un grand fumeur ce qui au Comité exécutif du Parti entre 1989 et 1992 nous désespérait car Si Hocine ne supportait pas la fumée de cigarette. Au moins on ne toussait pas au cours de nos réunions. Alors M’barek était obligé de sortir chaque fois pour assouvir sa «toxicomanie».
Et puis il y avait son humour. Les pinces sans rire croyaient que c’était un dilettante et pourtant…Quand il intervenait au comité exécutif on avait intérêt à être attentif car il avait toujours bien réfléchi avant d’intervenir toujours avec sérieux.
L’activité du parti reposait sur lui pour la bonne raison qu’il tenait les finances et il y avait toujours de l’argent quand il fallait faire quelque chose d’important.
Je n’ai pas compris pourquoi Si Hocine l’a pleuré seul quand il nous a quitté. C’était une grosse perte pour lui, pour le Parti, pour sa famille …pour notre pays.

 

Kamel DAOUD, ancien membre du Comité exécutif du FFS.

Rachid Tlemçani à InfoSoir:«Le temps de la démagogie est révolu»

tlemcanicolormedium.jpgDans cet entretien, Rachid Tlemçani, politologue et auteur de plusieurs ouvrages relatifs au comportement électoral et à la société civile dont le dernier, publié en 2005, était intitulé Elite et élections, nous livre son analyse concernant l’attitude des citoyens algériens vis-à-vis des élections, la gestion des collectivités locales, la maturité politique de la société ainsi que d’autres aspects relatifs à l’expérience démocratique dans notre pays.

InfoSoir : Comment expliquez-vous le comportement électoral des citoyens dont le choix est plutôt déterminé par les liens de parenté, le tribalisme et les intérêts particuliers ?

 

Rachid Tlemçani : Cette attitude des électeurs peut être analysée sous plusieurs aspects, tant le comportement électoral dans notre société est orienté par maintes considérations. D’abord les programmes des partis politiques sont larges et creux, vastes et abstraits en même temps. Les discours de la classe politique ne reflètent pas la réalité socioéconomique et politique du pays. Les électeurs qui demandent du concret, sont inondés par des programmes flous, ce qui les ennuie et les éloigne des formations politiques. Il faut aussi dire que la tradition électorale ne s’est pas encore ancrée dans notre société, le phénomène du multipartisme étant nouveau.
Cette attitude pourrait-elle changer au cours des prochaines années ? Une maturité politique constitue-t-elle une perspective réalisable dans notre pays ?
La maturité politique aurait pu être acquise durant ces années du multipartisme, n’étaient les entraves liées notamment à la situation sécuritaire. A la faveur de la stabilité retrouvée, l’attitude électorale franchira de nouvelles étapes notamment si les partis politiques et les autres acteurs de la société civile jouent pleinement leur rôle de sensibilisation. Une chose est claire : la maturité politique doit commencer par les animateurs de la société civile et non pas par la base. Le pilier consiste donc à inciter le citoyen et le rapprocher de la chose politique.
Y a-t-il d’autres facteurs qui ont conduit à ce comportement électoral dicté par des considérations apolitiques ?
Le phénomène est très complexe et la responsabilité est partagée. Le gouvernement n’a pas fait d’efforts pour expliquer aux citoyens l’importance de la participation électorale et expliquer de façon pratique le contenu de la loi électorale. Aucune institution n’a, pour le moment, fait un effort substantiel pour sensibiliser les citoyens et les éduquer en même temps sur le phénomène électoral. Même dans les manuels scolaires, on doit introduire la démocratie électorale comme cela se fait dans d’autres pays.
Pourtant, le ministère de l’Education nationale a introduit l’éducation civique dans les nouveaux programmes …
Pourquoi ne pas enseigner dans nos écoles des cours sur le système électoral, l’importance de la participation du citoyen dans la gestion des affaires publiques, les modes de scrutin, etc. ? Justement dans l’éducation civique, on doit consacrer un volet au comportement électoral et non pas se contenter des leçons relatives au volet patriotisme. Il ne faut donc pas se limiter d’inculquer de vastes clichés et des slogans creux à nos élèves car la démocratie participative constitue la seule voie où peuvent s’affirmer l’amour du pays et l’attachement à ses constantes.
Dans les slogans improvisés à l’effet de la campagne électorale, l’ensemble des partis prônent le «changement» dont les citoyens ont du mal à saisir le contenu.
A défaut de programmes bien définis, les partis s’adonnent au jeu de mots et à des monologues et se contentent de faire valoir leurs bonnes intentions. On sait que tout le monde parle du chômage, mais aucun parti ne possède un plan bien détaillé le concernant. Ces derniers en ont marre des promesses non tenues et exigent des plans d’actions concrets sur la base desquels le futur élu prendra ses responsabilités. Les citoyens ne se retrouvent donc pas dans ces slogans quasi similaires et préfèrent donner leur voix à un proche ou ami sans même prendre la peine d’étudier les propositions des uns et des autres.
Le taux de participation serait-il, selon vous, plus élevé que pour les législatives du 17 mai dernier en dépit de tous ces dysfonctionnements ?
La participation aux élections locales est toujours plus importante car les gens connaissent les enjeux de ce scrutin liés directement à leur vécu. Le logement social, les lots de terrains, les infrastructures de base et les marchés constituent les principales doléances des électeurs et c’est pour cette raison qu’ils accordent un intérêt particulier à choisir celui qui leur semble plus éligible à prendre en charge leurs revendications. Toutefois, les dernières mesures prises par l’administration et qui ont éloigné les présidents d’APC de ces prérogatives pourraient pousser les citoyens au boycott des prochaines élections.
Faut-il donc réviser le code communal en donnant plus de prérogatives aux élus locaux pour inciter les citoyens à aller voter ?
Absolument. Il est inconcevable de confier la distribution des logements sociaux au chef de daïra qui est souvent cloîtré dans son bureau et qui ne connaît rien de la réalité des communes, alors que le P/APC élu, issu de la commune et qui doit rendre des comptes aux citoyens en est écarté… Le code communal doit aussi clarifier les prérogatives et les responsabilités des partis composant l’assemblée parce qu’actuellement chacun impute l’incapacité de l’assemblée (où il était membre) à réaliser certains projets aux autres membres. Aujourd’hui, les gens, en votant pour quelqu’un, exigent une contrepartie et veulent savoir en quoi peut contribuer l’élu à améliorer leur vécu. La révision du code communal doit se fonder sur le principe d’élargir la participation citoyenne dans la gestion des affaires de la municipalité.
Les candidats sont aussi appelés à fournir davantage d’efforts afin de convaincre les citoyens de participer au scrutin…
La société algérienne est une société pré-moderne pour ne pas dire archaïque qui n’a pas encore adopté les moyens modernes de communication. Et c’est pour cette raison que les postulants investissent tous les lieux où se trouvent les citoyens pour transmettre leurs messages. Toutefois, les candidats sont appelés à en finir avec les pratiques archaïques du genre : payer les cafés aux gens, leur payer le transport, montrer une gentillesse de circonstance… Ils doivent évoquer les problèmes actuels et proposer des plans d’action concrets qu’ils comptent mettre en œuvre en cas d’élection. Le temps de la démagogie est révolu, les gens ne demandent que des projets réels. A.H.

 

Crise de la LADDH: version policière de Zehouane Hocine (ZH)

« Conférence de presse de la direction de la LADDH le 05 novembre 2007 au siège central de l’organisation, 05 rue Salah Boulahrat, Alger.»

Plusieurs organes de presse notamment des plus en vue en l’occurrence : El Watan, Le Soir d’Algérie et El Khabar, avaient rapporté dans leur édition de samedi 03 novembre l’information selon laquelle, une réunion du conseil national de la ligue algérienne de défense des droits de l’homme se serait tenue au siège du FFS de la rue Lebib à Alger et qu’il y aurait été procédé à un changement de direction de l’organisation.

L’information aurait été prise pour une opération cocasse et risible si malheureusement les organes en question n’avaient par un apparent et manifeste parti – pris dans leur présentation transformé l’événement en opération de désinformation. Nous considérons qu’il y a là une véritable offense à la déontologie de l’information et nous entendons aujourd’hui à travers cette conférence de presse rétablir la vérité toujours selon la règle académique de la réalité des faits, de leur qualification et ensuite de leur interprétation.

De quoi s’agit-il ?

Depuis le mois de mai dernier, une tentative de déstabilisation de la LADDH avait été engagée à travers plusieurs opérations criminelles de l’extérieur en rapport avec la démission d’un jeune responsable de l’organisation (démission acceptée). Il s’agit de pratiques sordides et honteuses qui ont consisté en la diffusion de tracts et de lettres anonymes émanant de présumés membres du conseil national appelant à la destitution du président en exercice Hocine Zehouane.

Manifestement, cette procédure visait à imposer le retour du responsable démissionnaire par tous les moyens, lequel soulignant le en passant « s’était arrogé des prérogatives exorbitantes » Trois responsables du conseil de direction avaient relayé visiblement l’opération en exigeant le retour du démissionnaire, au mépris de toute règle déontologique qui rend pitoyable le fait d’exiger le retour d’un démissionnaire volontaire dont la démission a été acceptée. La dignité la plus élémentaire, devait faire récuser une telle exigence par le démissionnaire lui – même.

L’explication de ces réactions, apparemment absurdes est à rechercher dans le fait que le dit responsable avait accumulé des pouvoirs tels au sein de l’organisation qu’il est devenu le pourvoyeur d’avantages en tous genres, qu’il distribuait à sa convenance notamment en matière de voyages à l’étranger. L’intransigeance du président de la ligue, concernant sa décision d’acceptation de la démission devint donc un objet d’opposition et d’hostilité de la part de nos trois compères.

Des informations recoupées, de petits indices de comportement faisaient état de réunions clandestines visant tout simplement à créer au sein de l’organisation une situation d’ingérabilité de nature à provoquer l’écoeurement du président et probablement sa démission . Lui qui avait affirmé haut et fort que les droits de l’homme devaient être un sacerdoce pourrait – il s’accommoder d’une telle situation ?

Une chefferie politique relayait à l’extérieur à travers ses réseaux Internet et ses centres d’influence. Il se précisa petit à petit que nous étions en face de répliques des tentatives de Boumerdes au congrès du 22 / 23 / 2005 nul ne pouvait prévoir ni même imaginer une telle situation sur un terrain où l’on ne peut en toute bonne foi relever d’enjeux politique, sinon celui qui tient à une vocation de naufrageur envers le mouvement associatif.

Considérant la situation suffisamment préoccupante et, après avoir mis la main sur le réseau de communication de ces naufrageurs, le président décida de curer l’abcès en provoquant un congrès extraordinaire en vertu des prérogatives qui lui sont conférées par les dispositions de l’article 09 des statuts et la loi régissant les associations.

Nous avons découvert que le responsable primesautier des relations extérieures avait fait circuler un torchon de statuts où il avait falsifié l’article 09.

Le congrès extraordinaire a été convoqué pour la vendredi 26 octobre en raison des commodités de circulation pour les participants de l’intérieur et de la disponibilité offerte par le congé hebdomadaire.

La convocation, l’organisation, les travaux du congrès se sont faits dans les règles de l’art. Toutes les dispositions réglementaires ont été respectées méticuleusement. Le congrès avait d’abord entendu le président dans la présentation du rapport moral, du rapport d’activités couvrant la période du 2éme congrès 2005 à ce jour et finalement du rapport financier. Les décisions et l’adoption totale ou avec réserve de ces rapports sont consignés dans les minutes authentifiées par un officier ministériel désigné par ordonnance du président du tribunal de Sidi M’Hamed.

Le congrès a pris les mesures nécessaires pour juguler la crise et balayer les obstacles devant la nouvelle orientation stratégique pour l’acculturation, l’enracinement le développement des droits de l’homme. Il s’agit d’un projet ambitieux qui prend en considération dans ses fondements le donné social algérien (nous en perlerons)

Les réactions de ceux qui volontairement, sciemment avaient boycotté les travaux du congrès alors qu’ils étaient convoqués étaient certes prévisibles, mais pas au point de sombrer dans une opération pitoyable et indigne qui consiste à annoncer une mystérieuse et clandestine réunion d’un prétendu conseil national dans un local d’une chefferie naufrageuse que tout le monde à présent démasque.

Des circonstances tout à fait fortuites avaient permis d’éventer l’avant-veille à peine le projet de nos conspirateurs. La jeune organisation RAJ avait sollicité au cours de la semaine la possibilité de disposer du centre de documentation sis au 05 rue Belarbi pour une réunion qui devait couvrir tout le week – end, jeudi et vendredi. Renseignement pris auprès des deux permanents qui activent au centre, il fut curieusement répondu que le centre ne serait pas disponible. L’un des permanents en question n’est personne d’autre que le neveu d’Ait Ahmed. Intrigué, le président de la ligue fit une visite sur place. C’est alors qu’il constata un changement de serrure. Dans la soirée, l’information se précisa, le projet de nos conspirateurs devait se dérouler au centre même pour s’assurer une légitimité domiciliaire et ce, grâce aux services du neveu d’Ait Ahmed en personne. Le lendemain, le président pris les dispositions nécessaires pour maîtriser la situation. Les serrures nouvelles qui offraient à l’agent félon la possibilité de mettre le centre à la disposition des comploteurs furent remplacées. Les membres de la section d’Alger furent convoqués pour une réunion au même endroit.

C’est ainsi que le vendredi matin on assista à ce scénario aussi pitoyable que grotesque : que l’on observe ! A 8 h30 mn les premiers éléments de la section d’Alger arrivèrent sur place. Le temps de s’installer et de commander des cafés, l’agent félon Khelil Moumen pointa à l’entrée de l’immeuble, ayant observé l’ouverture du local et la présence de personnes imprévues, il se sauva vers la rue Asselah Hocine. Les jeunes employés de la ligue qui le connaissaient bien avaient signalés son arrivée. Le président descendit du 1er étage pour s’enquérir de la suite. L’intéressé fuya du coté du commissariat Cavignac. Un petit instant après, c’était N. Benissad qui arriva ; à son tour surpris par la présence des membres de la section d’Alger, il fuya par la rue Lebib parallèle à la rue Asselah. Alerté, le président essaya de le rattraper ; c’est alors qu’il détala comme un voleur pour s’engouffrer dans un local qui s’avéra être le siège de la fédération FFS de la rue Lebib.

Un bref instant, la porte s’entrouvrit le temps de saisir la mine de Benissad décomposée, livide puis elle se referma. De retour au siège le président le contacta au téléphone : qu’est-ce que ce cirque Noureddine ? Viens donc au centre pour explication. Non, non je ne viens pas, j’ai une réunion.

Le contact fut interrompu. Un peu plus tard, ce fut M. Bouchachi qui fut signalé ; il ne descendit pas de voiture et redémarra immédiatement vers une destination inconnue. Quelques silhouettes furent signalées après, mais elles s’effacèrent rapidement.

A noter seulement que quelques temps après, un jeune homme se présenta au centre s’annonçant comme le frère de la secrétaire de Bouchachi pour s’enquérir s’il y avait bien une réunion. A 13h tout était fini et chacun rentra à la maison. Ainsi se déroula ce scénario aussi ridicule que rocambolesque. Pour le reste, c’est la presse qui a relayé une scandaleuse mystification de donner des explications.

Commentaire: Cette déclaration démontre toute la haine de Zehouane Hocine (ZH) pour Hocine Aït Ahmed. Pourquoi ZH a tenu à souligner que le permanent de LADDH est le neveu de Aït Ahmed ? Cela relève de la malhonnêteté ajoutée à de la mauvaise foi d’un homme connu pour son arrogance, sa haine et son mépris à l’égard de tout le monde. ZH veut-il insinuer que Moumène Khelil agissait sur instruction de son “oncle” Aït Ahmed ?

Au moment où ZH tenait son “congrès”, en présence d’un représentant du ministère de l’intérieur, le président du FFS se battait pour la libération de Mohamed Samraoui, ancien colonel du DRS, détenu en Espagne.

ZH n’a pas honte de traiter Moumene Khelil de félon ! Il a usé du même langage ordurier de certains journalistes, aux ordres, ayant traité Mohamed Samraoui de colonel félon.

Enfin, que peut-on attendre d’un ancien membre du bureau politique de Ben Bella ! Le congrès organisé par ZH au CIP lui rappelle, sans doute, une réunion tenue à la salle de cinéma Le Majestic…il y a de cela plus de 40 ans !

Les aventuriers de l’Arche perdue

Le Tchad est-il un Etat indépendant et souverain ? C’est une évidence pour tout le monde sauf pour le président français qui s’engage publiquement qu’il ira chercher ses six concitoyens impliqués dans l’affaire de l’Arche de Zoé, quoi qu’ils aient fait. En tenant ce genre de discours, le président français est dans une posture de déni car il disqualifie non seulement la justice tchadienne, mais il professe arrogance et mépris envers tout un pays. L’affaire de l’Arche de Zoé est désormais suffisamment connue sur le plan international pour en rappeler les tenants et les aboutissants, sauf à dire que les charges qui pèsent contre les six Français détenus au Tchad sont accablantes. A bon droit, ces six Français devront être jugés au Tchad puisque c’est dans ce pays qu’ils ont commis les délits qui leur sont imputés, c’est-à-dire la tentative d’enlèvement de 103 enfants africains, dont au moins 91 jeunes Tchadiens. Il n’est donc pas possible de faire comme si rien ne s’était passé. En réalité, il y a une sorte de fuite en avant de la part du président Sarkozy, car le procès au Tchad des six Français pourrait révéler autre chose que leur seule responsabilité dans l’affaire. Les membres de l’ONG française ne pouvaient, en effet, pas agir sans attirer au moins l’attention des services de sécurité et de renseignements de leur propre pays. C’est une affaire dans laquelle il y a beaucoup de questions sans réponse. Dans cet ordre d’idées, il y a lieu de se demander si les six Français avaient reçu l’assurance – et les moyens – de pouvoir agir en toute impunité. Mais il n’est pas banal d’opérer le transfert massif de 103 enfants africains – même pour des motifs humanitaires – sans susciter une légitime méfiance. A cet égard, les autorités tchadiennes ont pu faire preuve de vigilance et empêcher un rapt d’enfants à très grande échelle. Maintenant que ces faits sont avérés, c’est bien sûr à la justice tchadienne de prendre le relais. Comment le président français peut-il alors affirmer qu’il irait chercher ses compatriotes quoi qu’ils aient fait ? La sagesse, la raison imposent respect de la procédure d’instruction pour laquelle la justice tchadienne est pleinement compétente. Le « quoi qu’ils aient fait » utilisé par le président Sarkozy résonne comme une mise en garde, une menace contre le Tchad, mais aussi une autorisation explicite donnée à tout ressortissant français dans le monde de commettre un délit en ayant la garantie que leur chef d’Etat se porterait immédiatement à la rescousse. Or, dans cette affaire de l’Arche de Zoé qui n’a manifestement pas livré tous ses secrets, il serait plus responsable d’inviter à la sérénité et de placer une confiance résolue en la justice tchadienne. Le volontarisme du président français, dans de telles conditions, ne s’accorde ni avec les usages diplomatiques ni avec les plus élémentaires règles de respect de la souveraineté des Etats peu enclins à accepter un prétendu devoir d’ingérence parfaitement assimilable à une manifestation néo-colonialiste. C’est aujourd’hui le cas du Tchad, et son exemple sera certainement médité sous toutes les latitudes. Quant aux Français protagonistes de cette triste histoire, ils sont – pour paraphraser un film célèbre – les aventuriers d’une Arche de Zoé perdue. Au moins de réputation.

 

 

Amine Lotfi

Un avis sur la crise de la LADDH

Je n’ai point d’affinité avec Hocine Zehouane, et encore moins de sympathie pour Ali YaYa! Ce qui m’étonne par contre c’est que le virus de « l’aparatchisme » a bien pris, sur les générations post-indépendance ! On ne peut qu’être fier et rassuré pour l’avenir de ce malheureux pays !!! La dictature dispose déja d’une relève assurée et de qualité ! Il y a un fait recurent en Algérie. Le Complexe d’oedipe est profondement ancré dans nos mentalités ! Tout changement politique doit se faire via un parricide ! Hier c’était la négation du combat et du sacrifice de Messali Hadj débouloné de force par les jeunes loup du FLN (Parricide moral) ! Ensuite il y eu la négation et parfois la liquidation physique des congressistes de la Soumam au profit des jeunes loubard du 19 Mars (Parricide négationiste de l’acte fondateur de la guerre de libération et des acteurs de ce dernier!) Ensuite vint le parricide du clergé sunnite en Algérie remplacé par les jeunes salafiste vidicatifs! Négation de l’Islam traditionel de notre société au profit de moeurs importés d’ailleurs! Et la liste sera longue et inetrminable !!! Pourquoi faut-il débouloner Zehouane, Ali Yaya ou autre pour rénover ce bureau ? Ne pouvons-nous pas pour une fois respecter nos aînés (même s’ils ont tort) et faire tout changement dans la douceur???? Slimane Hamouche

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