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Archive pour le 19 novembre, 2007

Les dérapages politiques du PT !

M. Ramdhane Taâzibt, député du PT, a déclaré au quotidien Le Jeune indépendant, que «La levée de l’état d’urgence n’est pas notre cheval de bataille.» La donne sécuritaire a changé qualitativement et la situation est différente de celle des années 1990, soutient-il. Mais arguant des menaces de déstabilisation du pays, le député considère que l’Etat a le droit d’avoir les moyens de se défendre, particulièrement à la lumière des récents attentats suicides de Batna, Boumerdès et Zemmouri. Mieux encore, il précise que les dispositifs de l’état d’urgence ne sont pas appliqués, une manière de suggérer que les libertés ne sont pas en danger.

RSF relève l’absence du code de la presse en Algérie

pressfreedom.jpgRapport annuel 2007 sur la presse

Selon le rapport annuel sur la presse au Maghreb pour l’année 2007, établi par l’Organisation non gouvernementale ‘Reporters Sans Frontières’, les autorités algériennes ont continué de «souffler le chaud et le froid sur les médias algériens en 2006».

Le rapport indique que la mesure d’amnistie, décrétée par le chef de l’Etat, pour les journalistes condamnés pour des délits de presse et la libération, en début d’année, de plusieurs journalistes incarcérés, «n’a pas été accompagnée d’une réforme, très attendue, du code de la presse».

Le rapport annuel de RSF indique, dans un autre registre, que si le code de la presse prévoit toujours des peines de prison -notamment pour toute mise en cause du président de la République dans des termes injurieux, insultants ou diffamatoires-, une nouvelle ordonnance, votée en février 2006, portant sur la mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, «se révèle tout aussi dangereuse pour les professionnels des médias». Ce texte, qui peut donner lieu -selon cette organisation- à de multiples interprétations, prévoit des peines de cinq ans de prison et des amendes pour tout individu qui, «par ses déclarations, écrits ou tout autre acte, utilise ou instrumentalise les blessures de la tragédie nationale pour porter atteinte aux institutions de la République algérienne démocratique et populaire, nuire à l’honorabilité de ses agents qui l’ont dignement servie ou ternir l’image de l’Algérie sur le plan international».

 

Selon les dirigeants de RSF, la décision du président Abdelaziz Bouteflika, le 5 juillet 2006, de gracier les journalistes condamnés pour diffamation et outrage à institutions et corps constitués «a certes libéré de nombreux journalistes du carcan judiciaire auquel ils étaient soumis (…) mais cette mesure n’a pas mis fin à la répression de la presse algérienne». En règle générale, souligne le rapport, les médias algériens n’ont pas échappé, en 2006, à des «poursuites judiciaires» et la «peur de voir un nouveau quotidien fermé» est présente chez de nombreux directeurs de publication.

 

Le rapport annuel cite enfin les cas des cinq journalistes interpellés pendant l’année 2006. Plusieurs d’entre eux ont confié à ‘Reporters sans frontières’ «ne pas avoir reçu de convocation à leur propre procès». Le rapport de RSF cite le cas du directeur d’Echourouk, Ali Fodil, condamné par le tribunal d’Hussein-Dey, avec la journaliste Naïla Berrahal, à six mois de prison ferme et 20.000 dinars d’amende suite à «une plainte en diffamation», déposée par le président libyen Mouammar Kadhafi. Dans une autre affaire, le tribunal de Jijel a condamné par défaut, le 25 décembre, Omar Belhouchet, directeur de publication du quotidien El Watan, et le chroniqueur Chawki Amari, à trois mois de prison ferme pour «diffamation» après la publication d’un article, au mois de juin, dénonçant les malversations d’un haut fonctionnaire. Le rapport fait mention aussi des journalistes qui ont découvert en 2006 «l’existence de plaintes ou de condamnations judiciaires» dont ils ne soupçonnaient pas l’existence. C’est le cas notamment d’Arezki Aït-Larbi, correspondant des journaux français Le Figaro et Ouest-France, qui a appris, après avoir essuyé un refus de renouvellement de son passeport, l’existence d’une condamnation à une peine de six mois de prison datant de décembre 1997. Une plainte aurait été déposée par un ancien directeur du département d’application des peines, rattaché au ministère de la Justice, dont la passivité face à «des sévices subis par les prisonniers du pénitencier de Lambèse» avait été dénoncée par Aït-Larbi dans un article.

Said Ferhi, La voix de l’oranie

ÉLECTIONS LOCALES:CHRONIQUE D’UNE CAMPAGNE PAS COMME LES AUTRES

 

 

campagne.jpgLe collage, qui se fait de manière anarchique, peut-être au vu et au su des autorités, rend fous de colère les commerçants au petit matin.

 

Dans ce vote, où tous les coups semblent permis, et où l’argent et les biens des communes semblent aussi tentants que les enjeux de la prochaine présidentielle, les alliances les plus invraisemblables se sont faites jour à des échelons locaux. Il n’est guère aisé de suivre le déroulement de l’actuelle campagne électorale. Si la quasi-majorité des candidats a fini par renoncer à la tenue de meetings, faute de foule, d’aucuns ont trouvé l’astuce infaillible. Côté RND, en vue de faire le plein au niveau de la salle Harcha, des cartes de rechargement téléphonique ont été distribuées à l’entrée. C’est plus intéressant que les pulls et les casquettes que d’aucuns ont confectionnés à grand renfort de millions mais dont presque personne ne veut. Pas pour les mettre en tout cas. Faute de drainer les foules des grands jours, donc, ce sont les candidats qui vont au-devant des citoyens. Le plus souvent, c’est au niveau des cafés que l’animation est la plus grande.

 

s candidats, choisissant leur  » fief  » et y établissant une sorte de second PC, ne se gênent pas à offrir des tournées générales, critiquant à haute voix les performances du maire sortant (n’importe lequel, même s’il est de la même couleur politique) et promettant monts et merveilles à des gens qui n’écoutent que d’une oreille distraite ce qui se dit, se contentant juste de profiter du café ou du  » vichy grenadine  » qui leur est gracieusement offert.

Depuis longtemps, depuis que le monde est monde, il a été formellement établi qu’un tien vaut toujours mieux que deux tu l’auras. Cela, pour dire que cette campagne, même vis-à-vis des citoyens, revêt un caractère quasi exclusivement pécuniaire. Aussi, ne serait-il pas trop étonnant que des alliances contre-nature, et parfois même inattendues, se tissent contre tel ou tel candidat. A ceci près que le FLN, pour cette fois-ci, semble avoir réussi la gageure de s’aliéner tout le monde, y compris une bonne partie de ses  » meilleurs militants « , soit en train de se rouler les pouces, soit carrément en train de rouler pour quelqu’un d’autre.

Une liste indépendante qui fait beaucoup parler d’elle à Mohamed Belouizdad, est conduite par l’ancien maire RND, dont son parti originel n’avait pas voulu à cause de sombres affaires dont il serait fastidieux de parler ici. Ce candidat, qui a pris avec lui une bonne partie des commerçants activant dans le marché communal (certes, il n’y a pas de sots métiers), dispense généreusement argent et cadeaux alors que chacun sait qu’au départ ce candidat n’était pas plus riche que ceux dont il est en train de devenir le mécène. Ayant effectué un tirage phénoménal d’affiches, grâce auxquelles elle a pu concurrencer le FLN (dans ce domaine seulement), cette liste est collée pendant la nuit par des enfants à qui il est offert des sommes d’argent variant entre 200 et 500 dinars. Le collage, qui se fait de manière anarchique, peut-être au vu et au su des autorités, rend fou de colère les commerçants au petit matin. Surtout qu’il faut des tonnes d’ingéniosité pour enlever ces affiches, vraiment bien collées, sans endommager les murs et les devantures. S’amuser à condition de prendre ses distances…

Pour revenir à ces histoires d’alliance absolument phénoménales, il n’est que de citer le cas de la commune de Gué de Constantine où le FFS de Hocine Aït Ahmed et le RCD de Saïd Sadi sont côte à côte contre le FLN. Un FLN très mal en point à cause du choix des candidats effectué par un sénateur issu de la région, Boualag. Ces gens ont été carrément agressés il y a de cela deux jours au niveau du quartier dit  » Kasmaf  » alors qu’ils sont décrétés persona non grata dans presque tous les endroits où ils vont. Le RND, qui a eu l’heur de choisir un candidat très estimé dans la région, Farid Mokadem, semble tellement avoir le vent en poupe dans cette localité que le doute ne se pose pas par rapport à sa victoire, mais simplement sur le fait du nombre de ses élus. Déjà, les gens l’appellent monsieur le maire, et s’adressent à lui en tant que tel à propos de l’ensemble des problèmes qui se posent à eux, que ce soit entre eux ou bien avec l’administration. Menant sa campagne à l’américaine, l’ayant même entamée depuis plus d’une année, Farid Mokadem, en train d’inaugurer une autre forme de politique en Algérie, n’hésite pas à venir en aide à des quartiers de bidonvilles entiers, ordonnant des terrassements par-ci, le déversement de gravas par-là, et s’en excusant presque en disant aux citoyens émus que cela lui sera utile à lui puisqu’il souffrira moins les prochaines fois qu’il aura à revenir sur les lieux. Une manière adroite de ne pas montrer à ces gens qu’ils sont obligés, et de leur annoncer qu’il ne les oubliera pas une fois élu à la tête de cette commune. Mokadem, qui semble bel et bien en train de faire le plein partout dans sa commune, compte même organiser un grand meeting pour aujourd’hui, et auquel prendrait part des responsables nationaux du RND. L’on murmure même qu’Ahmed Ouyahia en personne serait de la partie. A Baraki, les choses sont encore plus surréalistes. Le laïque RCD, en effet, s’est allié au mouvement islamiste Islah pour barrer la route au FLN. Ce dernier fait face à une alliance encore plus redoutable et plus forte au niveau de la commune de Raïs Hamidou. Ce ne sont pas moins de quatre partis politiques qui s’opposent frontalement au FLN, s’entendant pour tirer sur lui à boulets rouges, s’entraidant et évitant de se tirer dans les pattes ou de se critiquer les uns les autres lors des rencontres publiques. Dans cette commune toujours, en ce vote où tous les coups sont permis, et où l’entrée dans les moeurs des notions d’économie de marché et de marketing semble avoir fait du chemin, le FNA a trouvé l’astuce suprême pour amener vers lui une bonne partie de la jeunesse oisive de la localité. Il a fait appel à de jeunes et belles hôtesses à qui il n’est même pas demandé d’expliquer le programme. Il n’y en a presque jamais dans ce genre de situations. Le FLN, qui tente de lui emboîter le pas, et dont la tête de liste n’est autre que le maire sortant, a simplement ramené de jeunes  » hidjabiyate « , moins attirantes donc que les jeunes filles du FNA. Le hic dans cette affaire c’est que les jeunes filles en question font partie de la formule  » emploi des jeunes « . Elles sont donc payées sur les deniers de la commune, ce qui représente quand même un abus de pouvoir caractérisé en direction de jeunes et fragiles citoyennes craignant sans doute de perdre cette situation professionnelle, précaire en elle-même, si elles venaient à refuser de faire de la politique à leur corps défendant. Et ainsi va cette campagne beaucoup plus amusante et intéressante que prévu. Seul tableau noir dans ces chroniques qui forcent le sourire, on n’aurait su s’en amuser vraiment que si l’on n’était pas directement concerné par tout cela. Ce n’est pas le cas hélas…

 

Wassim Benrabah, Le Courrier

Après 10 ans d’absence, Rachid Halet retouve les militants du FFS !

C’est dans une salle pleine à craquer que l’ex-secrétaire général du FFS, Dr Rachid Halet, a pris la parole après plus de dix ans d’absence. Halet dira surtout son émotion de retrouver la base, et notamment cette région si chère à son coeur. L’orateur devait rappeler aux présents les longues lignes de l’acte de voter et d’appeler les électeurs au bon choix en faisant confiance aux candidats de son parti. Sources l’Expression

Snapap: un syndicaliste devant la justice

syndicat.jpgLa multiplication des problèmes dans le secteur de l’éducation n’est pas près de connaître une fin. Après une toute relative période d’accalmie, les poursuites judiciaires contre les syndicalistes de l’éducation continuent. Après avoir été condamné récemment à 20 000 DA d’amende suite à une plainte pour diffamation déposée contre lui par le wali de Béjaia, un syndicaliste du SNAPAP vient d’être encore une fois convoqué par la justice pour demain. Cette nouvelle convocation fait suite à une autre plainte déposée contre lui par la même personne et devra répondre du grief d’«usurpation de fonction» suite au conflit interne qu’a connu la section SNAPAP de Béjaia.

Contacté hier, M. Sadou s’est dit «étonné» par cette plainte qu’il qualifie «d’ingérence dans les affaires internes du syndicat» et qui constitue pour lui «un harcèlement et une provocation de plus». D’autant que, ajoute-t-il, cette affaire a été déjà classée comme une affaire interne par la chambre administrative de Béjaia. «J’ai moi-même déposé une plainte contre ce groupe de redresseurs et la chambre administrative l’avait classée comme affaire interne au syndicat» indique-t-il.

 

D’un autre côté, la situation de enseignants des lycées techniques demeure toujours confuse. Plusieurs d’entre eux, qui avaient reçu des affectations sont toujours sans travail depuis. Et ce, pour plusieurs raisons, entre autres, l’inexistence de poste au niveau du lycée vers lequel ils sont orientés, ou encore le refus de l’administration de leur faire signer leurs PV d’installation. Par ailleurs, aucun développement n’a été enregistré en ce qui concerne le cas des 26 enseignants en grève de la faim devant la maison de la presse. Ces derniers qui sont au bout de leur 14e jour attendent toujours un quelconque dénouement. La médiation entreprise par un groupe de députés entre ces derniers et la direction de l’éducation et le ministère de tutelle, n’arrive toujours pas à aboutir à un quelconque résultat. La direction de l’éducation les renvoie à chaque fois au ministère, et M. Khaldi, le chef de cabinet du ministre, qui les a reçus avant-hier, tout en leur a affirmant que «le problème est sur la voie de règlement», leur a signalé que «ça dépend du ministre». Ce dernier n’étant pas présent, les choses demeurent donc en l’état.

Boudjemâa M. Le Jour

 

Commentaire: j’assure mon ami Sadou de tout mon soutien.

Elections locales a Boumerdes: Le FFS en force malgré les divergences

laskri.jpgLes ambitions sont grandes dans le milieu du Front des forces socialistes, en course aux élections dans les vingt-deux (22) communes de la wilaya, en sus de la liste APW où figure Ali Laskri l’ex- secrétaire national du parti de Hocine Aït Ahmed et Khaled Mokrani membre fédéral et élu sortant. Contre toute attente, le FFS n’a déposé aucune candidature à Beni Amrane, les raisons sont multiples, a-t-on appris ; des divergences entre le proposé chef de file aux élections communales et le premier secrétaire national du parti, Karim Tabbou, où celui-ci n’a pas apprécié celle élaborée par la base militante locale sont les raisons pour lesquelles le FFS s’est vu éliminer par sa direction nationale à la course communale de Beni Amrane. Ainsi, le FFS en pleine restructuration, s’est privé d’une victoire certaine dans cette localité, qui, rappelons- le, a assuré la dernière mandature pour avoir remporté haut la main les élections de 2002.

Malgré cela, la troupe du zaïm est mobilisée à Boumerdès pour conforter sa position dans le milieu politique local et remporter ainsi les élections dans les quelques communes orientales de la wilaya et accaparer le plus grand nombre de sièges à l’APW. Khaled Mokrani membre fédéral du parti et candidat à l’APW a confirmé que le FFS est représenté dans 22 communes de la wilaya de Boumerdès, qui indique la popularité et la force que représentent le parti de Aït Ahmed dans cette wilaya limitrophe de Tizi Ouzou dont est originaire le zaïm.

Rappelant les slogans leitmotiv sur toutes les lèvres de ses militants, à savoir «Contrat politique, transparence, bonne gouvernance et responsabilités» et les citations du leader du parti au 4e congrès début septembre de l’année en cours. «La nation algérienne a un besoin vital de respirer, de sortir de l’ombre, de l’isolement et d’une omerta généralisée pour dire non au règne du mensonge et de la manipulation meurtrière et ainsi honorer la mémoire de ses enfants tombés au champ d’honneur». Le quartier général du parti à Boumerdès, situé au centre- ville ne désemplit pas, par le fort taux de présence et l’animation qui règne parmi des militants et des candidats. Un poster du président du Front des forces socialistes, Hocine Aït Ahmed est affiché. Une épreuve électorale délicate, voire même difficile pour les neuf partis en lice aux APC et à l’APW, à laquelle le FFS affiche une grande ambition, pour avoir le maximum de communes, pour peu que les citoyens ne boudent pas ces élections. Ainsi, le FFS semble en bonne position à Boumerdès, selon ses militants et sympathisants.

Ahmed Kichni, Le Jour d’Algérie

 

 

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