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Archive pour novembre, 2007

M’barek Mahiou: Témoignage de Kamel Daoud

 

M’barek Mahiou était un grand fumeur ce qui au Comité exécutif du Parti entre 1989 et 1992 nous désespérait car Si Hocine ne supportait pas la fumée de cigarette. Au moins on ne toussait pas au cours de nos réunions. Alors M’barek était obligé de sortir chaque fois pour assouvir sa «toxicomanie».
Et puis il y avait son humour. Les pinces sans rire croyaient que c’était un dilettante et pourtant…Quand il intervenait au comité exécutif on avait intérêt à être attentif car il avait toujours bien réfléchi avant d’intervenir toujours avec sérieux.
L’activité du parti reposait sur lui pour la bonne raison qu’il tenait les finances et il y avait toujours de l’argent quand il fallait faire quelque chose d’important.
Je n’ai pas compris pourquoi Si Hocine l’a pleuré seul quand il nous a quitté. C’était une grosse perte pour lui, pour le Parti, pour sa famille …pour notre pays.

 

Kamel DAOUD, ancien membre du Comité exécutif du FFS.

Rachid Tlemçani à InfoSoir:«Le temps de la démagogie est révolu»

tlemcanicolormedium.jpgDans cet entretien, Rachid Tlemçani, politologue et auteur de plusieurs ouvrages relatifs au comportement électoral et à la société civile dont le dernier, publié en 2005, était intitulé Elite et élections, nous livre son analyse concernant l’attitude des citoyens algériens vis-à-vis des élections, la gestion des collectivités locales, la maturité politique de la société ainsi que d’autres aspects relatifs à l’expérience démocratique dans notre pays.

InfoSoir : Comment expliquez-vous le comportement électoral des citoyens dont le choix est plutôt déterminé par les liens de parenté, le tribalisme et les intérêts particuliers ?

 

Rachid Tlemçani : Cette attitude des électeurs peut être analysée sous plusieurs aspects, tant le comportement électoral dans notre société est orienté par maintes considérations. D’abord les programmes des partis politiques sont larges et creux, vastes et abstraits en même temps. Les discours de la classe politique ne reflètent pas la réalité socioéconomique et politique du pays. Les électeurs qui demandent du concret, sont inondés par des programmes flous, ce qui les ennuie et les éloigne des formations politiques. Il faut aussi dire que la tradition électorale ne s’est pas encore ancrée dans notre société, le phénomène du multipartisme étant nouveau.
Cette attitude pourrait-elle changer au cours des prochaines années ? Une maturité politique constitue-t-elle une perspective réalisable dans notre pays ?
La maturité politique aurait pu être acquise durant ces années du multipartisme, n’étaient les entraves liées notamment à la situation sécuritaire. A la faveur de la stabilité retrouvée, l’attitude électorale franchira de nouvelles étapes notamment si les partis politiques et les autres acteurs de la société civile jouent pleinement leur rôle de sensibilisation. Une chose est claire : la maturité politique doit commencer par les animateurs de la société civile et non pas par la base. Le pilier consiste donc à inciter le citoyen et le rapprocher de la chose politique.
Y a-t-il d’autres facteurs qui ont conduit à ce comportement électoral dicté par des considérations apolitiques ?
Le phénomène est très complexe et la responsabilité est partagée. Le gouvernement n’a pas fait d’efforts pour expliquer aux citoyens l’importance de la participation électorale et expliquer de façon pratique le contenu de la loi électorale. Aucune institution n’a, pour le moment, fait un effort substantiel pour sensibiliser les citoyens et les éduquer en même temps sur le phénomène électoral. Même dans les manuels scolaires, on doit introduire la démocratie électorale comme cela se fait dans d’autres pays.
Pourtant, le ministère de l’Education nationale a introduit l’éducation civique dans les nouveaux programmes …
Pourquoi ne pas enseigner dans nos écoles des cours sur le système électoral, l’importance de la participation du citoyen dans la gestion des affaires publiques, les modes de scrutin, etc. ? Justement dans l’éducation civique, on doit consacrer un volet au comportement électoral et non pas se contenter des leçons relatives au volet patriotisme. Il ne faut donc pas se limiter d’inculquer de vastes clichés et des slogans creux à nos élèves car la démocratie participative constitue la seule voie où peuvent s’affirmer l’amour du pays et l’attachement à ses constantes.
Dans les slogans improvisés à l’effet de la campagne électorale, l’ensemble des partis prônent le «changement» dont les citoyens ont du mal à saisir le contenu.
A défaut de programmes bien définis, les partis s’adonnent au jeu de mots et à des monologues et se contentent de faire valoir leurs bonnes intentions. On sait que tout le monde parle du chômage, mais aucun parti ne possède un plan bien détaillé le concernant. Ces derniers en ont marre des promesses non tenues et exigent des plans d’actions concrets sur la base desquels le futur élu prendra ses responsabilités. Les citoyens ne se retrouvent donc pas dans ces slogans quasi similaires et préfèrent donner leur voix à un proche ou ami sans même prendre la peine d’étudier les propositions des uns et des autres.
Le taux de participation serait-il, selon vous, plus élevé que pour les législatives du 17 mai dernier en dépit de tous ces dysfonctionnements ?
La participation aux élections locales est toujours plus importante car les gens connaissent les enjeux de ce scrutin liés directement à leur vécu. Le logement social, les lots de terrains, les infrastructures de base et les marchés constituent les principales doléances des électeurs et c’est pour cette raison qu’ils accordent un intérêt particulier à choisir celui qui leur semble plus éligible à prendre en charge leurs revendications. Toutefois, les dernières mesures prises par l’administration et qui ont éloigné les présidents d’APC de ces prérogatives pourraient pousser les citoyens au boycott des prochaines élections.
Faut-il donc réviser le code communal en donnant plus de prérogatives aux élus locaux pour inciter les citoyens à aller voter ?
Absolument. Il est inconcevable de confier la distribution des logements sociaux au chef de daïra qui est souvent cloîtré dans son bureau et qui ne connaît rien de la réalité des communes, alors que le P/APC élu, issu de la commune et qui doit rendre des comptes aux citoyens en est écarté… Le code communal doit aussi clarifier les prérogatives et les responsabilités des partis composant l’assemblée parce qu’actuellement chacun impute l’incapacité de l’assemblée (où il était membre) à réaliser certains projets aux autres membres. Aujourd’hui, les gens, en votant pour quelqu’un, exigent une contrepartie et veulent savoir en quoi peut contribuer l’élu à améliorer leur vécu. La révision du code communal doit se fonder sur le principe d’élargir la participation citoyenne dans la gestion des affaires de la municipalité.
Les candidats sont aussi appelés à fournir davantage d’efforts afin de convaincre les citoyens de participer au scrutin…
La société algérienne est une société pré-moderne pour ne pas dire archaïque qui n’a pas encore adopté les moyens modernes de communication. Et c’est pour cette raison que les postulants investissent tous les lieux où se trouvent les citoyens pour transmettre leurs messages. Toutefois, les candidats sont appelés à en finir avec les pratiques archaïques du genre : payer les cafés aux gens, leur payer le transport, montrer une gentillesse de circonstance… Ils doivent évoquer les problèmes actuels et proposer des plans d’action concrets qu’ils comptent mettre en œuvre en cas d’élection. Le temps de la démagogie est révolu, les gens ne demandent que des projets réels. A.H.

 

Crise de la LADDH: version policière de Zehouane Hocine (ZH)

« Conférence de presse de la direction de la LADDH le 05 novembre 2007 au siège central de l’organisation, 05 rue Salah Boulahrat, Alger.»

Plusieurs organes de presse notamment des plus en vue en l’occurrence : El Watan, Le Soir d’Algérie et El Khabar, avaient rapporté dans leur édition de samedi 03 novembre l’information selon laquelle, une réunion du conseil national de la ligue algérienne de défense des droits de l’homme se serait tenue au siège du FFS de la rue Lebib à Alger et qu’il y aurait été procédé à un changement de direction de l’organisation.

L’information aurait été prise pour une opération cocasse et risible si malheureusement les organes en question n’avaient par un apparent et manifeste parti – pris dans leur présentation transformé l’événement en opération de désinformation. Nous considérons qu’il y a là une véritable offense à la déontologie de l’information et nous entendons aujourd’hui à travers cette conférence de presse rétablir la vérité toujours selon la règle académique de la réalité des faits, de leur qualification et ensuite de leur interprétation.

De quoi s’agit-il ?

Depuis le mois de mai dernier, une tentative de déstabilisation de la LADDH avait été engagée à travers plusieurs opérations criminelles de l’extérieur en rapport avec la démission d’un jeune responsable de l’organisation (démission acceptée). Il s’agit de pratiques sordides et honteuses qui ont consisté en la diffusion de tracts et de lettres anonymes émanant de présumés membres du conseil national appelant à la destitution du président en exercice Hocine Zehouane.

Manifestement, cette procédure visait à imposer le retour du responsable démissionnaire par tous les moyens, lequel soulignant le en passant « s’était arrogé des prérogatives exorbitantes » Trois responsables du conseil de direction avaient relayé visiblement l’opération en exigeant le retour du démissionnaire, au mépris de toute règle déontologique qui rend pitoyable le fait d’exiger le retour d’un démissionnaire volontaire dont la démission a été acceptée. La dignité la plus élémentaire, devait faire récuser une telle exigence par le démissionnaire lui – même.

L’explication de ces réactions, apparemment absurdes est à rechercher dans le fait que le dit responsable avait accumulé des pouvoirs tels au sein de l’organisation qu’il est devenu le pourvoyeur d’avantages en tous genres, qu’il distribuait à sa convenance notamment en matière de voyages à l’étranger. L’intransigeance du président de la ligue, concernant sa décision d’acceptation de la démission devint donc un objet d’opposition et d’hostilité de la part de nos trois compères.

Des informations recoupées, de petits indices de comportement faisaient état de réunions clandestines visant tout simplement à créer au sein de l’organisation une situation d’ingérabilité de nature à provoquer l’écoeurement du président et probablement sa démission . Lui qui avait affirmé haut et fort que les droits de l’homme devaient être un sacerdoce pourrait – il s’accommoder d’une telle situation ?

Une chefferie politique relayait à l’extérieur à travers ses réseaux Internet et ses centres d’influence. Il se précisa petit à petit que nous étions en face de répliques des tentatives de Boumerdes au congrès du 22 / 23 / 2005 nul ne pouvait prévoir ni même imaginer une telle situation sur un terrain où l’on ne peut en toute bonne foi relever d’enjeux politique, sinon celui qui tient à une vocation de naufrageur envers le mouvement associatif.

Considérant la situation suffisamment préoccupante et, après avoir mis la main sur le réseau de communication de ces naufrageurs, le président décida de curer l’abcès en provoquant un congrès extraordinaire en vertu des prérogatives qui lui sont conférées par les dispositions de l’article 09 des statuts et la loi régissant les associations.

Nous avons découvert que le responsable primesautier des relations extérieures avait fait circuler un torchon de statuts où il avait falsifié l’article 09.

Le congrès extraordinaire a été convoqué pour la vendredi 26 octobre en raison des commodités de circulation pour les participants de l’intérieur et de la disponibilité offerte par le congé hebdomadaire.

La convocation, l’organisation, les travaux du congrès se sont faits dans les règles de l’art. Toutes les dispositions réglementaires ont été respectées méticuleusement. Le congrès avait d’abord entendu le président dans la présentation du rapport moral, du rapport d’activités couvrant la période du 2éme congrès 2005 à ce jour et finalement du rapport financier. Les décisions et l’adoption totale ou avec réserve de ces rapports sont consignés dans les minutes authentifiées par un officier ministériel désigné par ordonnance du président du tribunal de Sidi M’Hamed.

Le congrès a pris les mesures nécessaires pour juguler la crise et balayer les obstacles devant la nouvelle orientation stratégique pour l’acculturation, l’enracinement le développement des droits de l’homme. Il s’agit d’un projet ambitieux qui prend en considération dans ses fondements le donné social algérien (nous en perlerons)

Les réactions de ceux qui volontairement, sciemment avaient boycotté les travaux du congrès alors qu’ils étaient convoqués étaient certes prévisibles, mais pas au point de sombrer dans une opération pitoyable et indigne qui consiste à annoncer une mystérieuse et clandestine réunion d’un prétendu conseil national dans un local d’une chefferie naufrageuse que tout le monde à présent démasque.

Des circonstances tout à fait fortuites avaient permis d’éventer l’avant-veille à peine le projet de nos conspirateurs. La jeune organisation RAJ avait sollicité au cours de la semaine la possibilité de disposer du centre de documentation sis au 05 rue Belarbi pour une réunion qui devait couvrir tout le week – end, jeudi et vendredi. Renseignement pris auprès des deux permanents qui activent au centre, il fut curieusement répondu que le centre ne serait pas disponible. L’un des permanents en question n’est personne d’autre que le neveu d’Ait Ahmed. Intrigué, le président de la ligue fit une visite sur place. C’est alors qu’il constata un changement de serrure. Dans la soirée, l’information se précisa, le projet de nos conspirateurs devait se dérouler au centre même pour s’assurer une légitimité domiciliaire et ce, grâce aux services du neveu d’Ait Ahmed en personne. Le lendemain, le président pris les dispositions nécessaires pour maîtriser la situation. Les serrures nouvelles qui offraient à l’agent félon la possibilité de mettre le centre à la disposition des comploteurs furent remplacées. Les membres de la section d’Alger furent convoqués pour une réunion au même endroit.

C’est ainsi que le vendredi matin on assista à ce scénario aussi pitoyable que grotesque : que l’on observe ! A 8 h30 mn les premiers éléments de la section d’Alger arrivèrent sur place. Le temps de s’installer et de commander des cafés, l’agent félon Khelil Moumen pointa à l’entrée de l’immeuble, ayant observé l’ouverture du local et la présence de personnes imprévues, il se sauva vers la rue Asselah Hocine. Les jeunes employés de la ligue qui le connaissaient bien avaient signalés son arrivée. Le président descendit du 1er étage pour s’enquérir de la suite. L’intéressé fuya du coté du commissariat Cavignac. Un petit instant après, c’était N. Benissad qui arriva ; à son tour surpris par la présence des membres de la section d’Alger, il fuya par la rue Lebib parallèle à la rue Asselah. Alerté, le président essaya de le rattraper ; c’est alors qu’il détala comme un voleur pour s’engouffrer dans un local qui s’avéra être le siège de la fédération FFS de la rue Lebib.

Un bref instant, la porte s’entrouvrit le temps de saisir la mine de Benissad décomposée, livide puis elle se referma. De retour au siège le président le contacta au téléphone : qu’est-ce que ce cirque Noureddine ? Viens donc au centre pour explication. Non, non je ne viens pas, j’ai une réunion.

Le contact fut interrompu. Un peu plus tard, ce fut M. Bouchachi qui fut signalé ; il ne descendit pas de voiture et redémarra immédiatement vers une destination inconnue. Quelques silhouettes furent signalées après, mais elles s’effacèrent rapidement.

A noter seulement que quelques temps après, un jeune homme se présenta au centre s’annonçant comme le frère de la secrétaire de Bouchachi pour s’enquérir s’il y avait bien une réunion. A 13h tout était fini et chacun rentra à la maison. Ainsi se déroula ce scénario aussi ridicule que rocambolesque. Pour le reste, c’est la presse qui a relayé une scandaleuse mystification de donner des explications.

Commentaire: Cette déclaration démontre toute la haine de Zehouane Hocine (ZH) pour Hocine Aït Ahmed. Pourquoi ZH a tenu à souligner que le permanent de LADDH est le neveu de Aït Ahmed ? Cela relève de la malhonnêteté ajoutée à de la mauvaise foi d’un homme connu pour son arrogance, sa haine et son mépris à l’égard de tout le monde. ZH veut-il insinuer que Moumène Khelil agissait sur instruction de son “oncle” Aït Ahmed ?

Au moment où ZH tenait son “congrès”, en présence d’un représentant du ministère de l’intérieur, le président du FFS se battait pour la libération de Mohamed Samraoui, ancien colonel du DRS, détenu en Espagne.

ZH n’a pas honte de traiter Moumene Khelil de félon ! Il a usé du même langage ordurier de certains journalistes, aux ordres, ayant traité Mohamed Samraoui de colonel félon.

Enfin, que peut-on attendre d’un ancien membre du bureau politique de Ben Bella ! Le congrès organisé par ZH au CIP lui rappelle, sans doute, une réunion tenue à la salle de cinéma Le Majestic…il y a de cela plus de 40 ans !

Les aventuriers de l’Arche perdue

Le Tchad est-il un Etat indépendant et souverain ? C’est une évidence pour tout le monde sauf pour le président français qui s’engage publiquement qu’il ira chercher ses six concitoyens impliqués dans l’affaire de l’Arche de Zoé, quoi qu’ils aient fait. En tenant ce genre de discours, le président français est dans une posture de déni car il disqualifie non seulement la justice tchadienne, mais il professe arrogance et mépris envers tout un pays. L’affaire de l’Arche de Zoé est désormais suffisamment connue sur le plan international pour en rappeler les tenants et les aboutissants, sauf à dire que les charges qui pèsent contre les six Français détenus au Tchad sont accablantes. A bon droit, ces six Français devront être jugés au Tchad puisque c’est dans ce pays qu’ils ont commis les délits qui leur sont imputés, c’est-à-dire la tentative d’enlèvement de 103 enfants africains, dont au moins 91 jeunes Tchadiens. Il n’est donc pas possible de faire comme si rien ne s’était passé. En réalité, il y a une sorte de fuite en avant de la part du président Sarkozy, car le procès au Tchad des six Français pourrait révéler autre chose que leur seule responsabilité dans l’affaire. Les membres de l’ONG française ne pouvaient, en effet, pas agir sans attirer au moins l’attention des services de sécurité et de renseignements de leur propre pays. C’est une affaire dans laquelle il y a beaucoup de questions sans réponse. Dans cet ordre d’idées, il y a lieu de se demander si les six Français avaient reçu l’assurance – et les moyens – de pouvoir agir en toute impunité. Mais il n’est pas banal d’opérer le transfert massif de 103 enfants africains – même pour des motifs humanitaires – sans susciter une légitime méfiance. A cet égard, les autorités tchadiennes ont pu faire preuve de vigilance et empêcher un rapt d’enfants à très grande échelle. Maintenant que ces faits sont avérés, c’est bien sûr à la justice tchadienne de prendre le relais. Comment le président français peut-il alors affirmer qu’il irait chercher ses compatriotes quoi qu’ils aient fait ? La sagesse, la raison imposent respect de la procédure d’instruction pour laquelle la justice tchadienne est pleinement compétente. Le « quoi qu’ils aient fait » utilisé par le président Sarkozy résonne comme une mise en garde, une menace contre le Tchad, mais aussi une autorisation explicite donnée à tout ressortissant français dans le monde de commettre un délit en ayant la garantie que leur chef d’Etat se porterait immédiatement à la rescousse. Or, dans cette affaire de l’Arche de Zoé qui n’a manifestement pas livré tous ses secrets, il serait plus responsable d’inviter à la sérénité et de placer une confiance résolue en la justice tchadienne. Le volontarisme du président français, dans de telles conditions, ne s’accorde ni avec les usages diplomatiques ni avec les plus élémentaires règles de respect de la souveraineté des Etats peu enclins à accepter un prétendu devoir d’ingérence parfaitement assimilable à une manifestation néo-colonialiste. C’est aujourd’hui le cas du Tchad, et son exemple sera certainement médité sous toutes les latitudes. Quant aux Français protagonistes de cette triste histoire, ils sont – pour paraphraser un film célèbre – les aventuriers d’une Arche de Zoé perdue. Au moins de réputation.

 

 

Amine Lotfi

Un avis sur la crise de la LADDH

Je n’ai point d’affinité avec Hocine Zehouane, et encore moins de sympathie pour Ali YaYa! Ce qui m’étonne par contre c’est que le virus de « l’aparatchisme » a bien pris, sur les générations post-indépendance ! On ne peut qu’être fier et rassuré pour l’avenir de ce malheureux pays !!! La dictature dispose déja d’une relève assurée et de qualité ! Il y a un fait recurent en Algérie. Le Complexe d’oedipe est profondement ancré dans nos mentalités ! Tout changement politique doit se faire via un parricide ! Hier c’était la négation du combat et du sacrifice de Messali Hadj débouloné de force par les jeunes loup du FLN (Parricide moral) ! Ensuite il y eu la négation et parfois la liquidation physique des congressistes de la Soumam au profit des jeunes loubard du 19 Mars (Parricide négationiste de l’acte fondateur de la guerre de libération et des acteurs de ce dernier!) Ensuite vint le parricide du clergé sunnite en Algérie remplacé par les jeunes salafiste vidicatifs! Négation de l’Islam traditionel de notre société au profit de moeurs importés d’ailleurs! Et la liste sera longue et inetrminable !!! Pourquoi faut-il débouloner Zehouane, Ali Yaya ou autre pour rénover ce bureau ? Ne pouvons-nous pas pour une fois respecter nos aînés (même s’ils ont tort) et faire tout changement dans la douceur???? Slimane Hamouche

Elections locales du 29 novembre en quelques chiffres

lections.jpgLa campagne électorale commence ce jeudi 8 novembre et s’étalera jusqu’au 26 du même mois. Au total, 24 partis politiques et 456 candidats indépendants participent au scrutin. 8.647 listes, dont 8.319 listes Assemblées populaires communales (APC) et 328 listes Assemblées populaires wilayas (APW), sont en lice pour ce rendez-vous électoral. Créneaux de passage des candidats dans les médias audiovisuels pour le compte de cette campagne: les 24 partis politiques et les indépendants se départageront 456 unités de 5 minutes chacune à la télévision nationale. 1.368 unités leur sont réservées sur les trois chaînes de la radio nationale, selon un partage établi sur la base du nombre de listes respectives.

 

Pour ce qui est de la participation des partis au scrutin: Le Front de Libération Nationale (FLN) a présenté 1.534 listes pour les APC et 48 autres pour les APW. Le Rassemblement National Démocratique (RND) a présenté 1.528 listes pour les APC. Le Parti des Travailleurs (PT) a présenté 1.032 listes pour les APC et 35 pour les APW. Le Front National Algérien (FNA) a présenté 1.082 listes pour les APC. Le Front des Forces Socialistes (FFS) a présenté 433 listes pour le APC et 22 pour les APW. Mouvement En-Nahda a présenté près de 400 listes pour les APC et 27 listes pour les APW.

 

Sources APS

 

 

Belkhadem se plaint de Zerhouni: qui décide dans ce pays?

 

 

 

belkhadem.jpgLe secrétaire général du FLN n’a pas été tendre avec l’administration, coupable, à ses yeux, «d’abus et de dépassements» pour avoir barré «sans motif valable les noms de près de 800 candidats» et surtout parce qu’elle est «derrière l’agitation et l’instabilité qui règnent au sein du parti». Hier, lors de la conférence de presse, Abdelaziz Belkhadem et pour illustrer ces «abus», trouvait inconcevable qu’un candidat se fasse éjecter de la liste à cause «d’une contravention pour non-respect du code de la route !». «Il y a eu énormément de rejet de dossiers de candidatures et c’est pour cette raison que j’ai demandé aux candidats lésés d’aller devant la justice», a-t-il étayé. Parlant d’injustice, le SG évoquera l’exemple d’«une wilaya où le rejet a concerné 35 dossiers et après présentation des dossiers devant la justice, cette dernière a donné raison à 34 candidats». Au total, «plus de 200 dossiers ont eu gain de cause au niveau de la justice», a-t-il encore déclaré non sans avouer que son parti a fait réintégrer sept candidats malgré l’entêtement de l’administration.
Codes communal et de wilaya: révision avant la fin de l’année
Le secrétaire général du Front de libération nationale et Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a affirmé, hier, que «les codes communal et de wilaya seront revus avant la fin de l’année en cours». A ce propos, le conférencier dira que la révision interviendra juste après les élections municipales du 29 novembre prochain.

La délégation officielle a exercé des pressions sur les familles des disparus

disparusphoto2.jpgLa responsable des familles des disparus, a annoncé hier, lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec les familles, à Alger, que les membres de la délégation qui ont débattu le rapport de l’Algérie, devant le comité onusien des droits de l’Homme, leur ont demandé de collaborer avec les autorités, afin de trouver une issue à l’affaire des disparus. Les représentants des familles qui se sont rendus à Genève, pour remettre leur rapport aux experts, ont interprété le discours des « officiels », comme « une tentative d’aligner notre position au rapport officiel ». El Khabar

 


Zehouane-Ali Yahia: la guerre à la LADDes Haches (LADDH)

Pour de nombreux militants des droits de l’Homme, Ali Yahia Abdenour et Hocine Zehouane ne sont que deux mâchoires d’une même tenaille. Ils ont pris en otage la LADDH.

Question à Said Azamoum, un démocrate non-pratiquant

J’ai connu Said Azamoum en 1992. Il était chef de département-économie de l’université de Béjaia; j’étais étudiant en première année (Anglais), président du Comité de la nouvelle cité universitaire et membre du comité de l’université de Béjaia.

Au début de l’année universitaire 1993/1994, nous avions entamé un mouvement de grève pour protester contre une circulaire de Boubakeur Ben Bouzid (encore lui!), alors ministre de l’enseignement supérieur, visant le bradage de l’université algérienne. Notre mouvement avait duré plusieurs mois ! J’étais un membre très actif au niveau du comité universitaire et animateur, avec d’autres camarades, du mouvement de contestation.

Lors d’une AG tenue au centre culturel de l’université, les étudiants avaient pris la décision d’occuper le rectorat et faire évacuer le recteur et son personnel. Nous avions alors passé à l’action ! Une action qui avait déplu au recteur Messaoudi. Il avait déposé plainte contre moi et mon ami Mourad Fenzi pour « saccage du bureau du recteur »!

Nous nous sommes rendus au commissariat de Sidi Ahmed pour nous expliquer…L’officier de police était convaincu de notre « plaidoyer ». Il n’y avait aucune poursuite judiciaire à notre encontre.

Durant notre mouvement de contestation, Said Azamoum, Directeur de la scolarité, avait affiché des notes interdisant aux étudiants de tenir des AG. L’affichage de toute déclaration était également interdit !

En sa qualité de Directeur de la scolarité, Azamoum était président de la commission de discipline de l’université. Le 23 mars 1994, cette commission avait décidé de nous exclure de l’université, moi et mon ami Fenzi Mourad, pour une période de deux ans avec une mention bien spéciale : « Ils sont interdit de s’inscrire dans toutes les universités algériennes ».

Aujourd’hui, Azamoum peut-il nous expliquer pourquoi il avait fait le sale boulot ? Pourquoi nous a-t-il exclu de l’université ?

M. CHAFAA BOUAICHE

Ancien membre du comité universitaire de Béjaia.

Exclu de l’université pour ses activités syndicales par Said Azamoum !

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