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Archive pour décembre, 2007

Elections présidentielles au Kenya

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Algérie Télécom: le P-DG relevé de ses fonctions !

slimanekhireddine.jpg Nous apprenons de sources proches d’Algérie Télecom (AT) que le ministre des Postes et des Technologies de l’information et de la Communication, Boudjemaa Haïchour a mis fin, hier, aux fonctions de M. Slimane Kheirredine P-DG d’A.T. Nos sources ont indiqué que la décision de Haïchour s’inscrit dans la perspective de l’ouverture du capital d’A.T qui interviendra au courant de l’année 2008. Afin de faciliter le « bradage » de l’opérateur public de la téléphonie, Boudjemaa Haichour a opéré un mouvement au sein du groupe Algérie Télecom. En effet, après la nomination de M. Belhrrat au poste de P-dg de Mobilis en remplacement de M. Belhamdi, officiellement admis à la retraite, le ministre a procédé hier à la nommination de M. Ahmed Kehili au poste de P-DG de l’entreprise Djaweb. Pour rappel, M. Kehili occupait le poste de Directeur général adjoint (DGA) d’A.T.

BONNE ANNEE 2008

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La version française d’El Khabar censure le président Chadli

رأى البعض في القرارات التي اتخذتموها بعد تسلّمكم الحكم محاولة للانقلاب على سياسة بومدين… ما تعليقكم؟chadli.jpg

 

« قبل رحيله كان بومدين يفكر جديا في إحداث تغييرات جذرية في السياسة المنتهجة في الزراعة والتصنيع والتأميمات، بل انه صارحني في العديد من المرات انه ندم على بعض الإجراءات التي اتخذها وكان مصمما على الدعوة إلى مؤتمر للحزب لتقييم كل جوانب السياسة الوطنية لتحديد السلبيات وتسطير اختيارات جديدة. أما أولئك الذين يتهمونني بمحو آثار فترة بومدين، فهم بالتحديد من كان مستفيدا من الوضع أو ما يسمى ببارونات النظام وأقلية يسارية حاولت مساومتي، لكنني رفضت ذلك. وحين شرعت في الإصلاحات بدأوا يتحدثون عن سعي الشاذلي إلى محو آثار بومدين. إن كل ما قمت به هو محاولة إصلاح نظام وصل إلى طريق مسدود كنا كلنا، وليس بومدين وحده، مسؤولين عما آلت إليه الأمور. كانت نيتي حسنة وصادقة، وللتاريخ الكلمة الأخيرة عن فترة حكمي. وهؤلاء الذي تحدثوا عن محوي لآثار بومدين هم نفس الأشخاص الذين وصفوا فترة حكمي بالعشرية السوداء. واغتنم فرصة هذا اللقاء لأقول إن الذي ابتدع عبارة العشرية السوداء هو مسؤول أراد الاستيلاء على فيلا هي ملك للدولة مصنّفة ضمن إقامات الدولة التاريخية رفض إخلائها بعد إنهاء مهامه. وحين هددته بإخراجه بالقوة العمومية بدأ يروج لفكرة العشرية السوداء وتلقفتها الصحافة… فعن أية عشرية يتحدون؟ هل حلّلوا موضوعيا فترة الشاذلي؟ هل قيموا الإنجازات في الاقتصاد والمنشآت القاعدية؟ من يتجرأ اليوم على القول إن مؤسس التعددية السياسية وفتح المجال الإعلامي والتأسيس لثقافة حقوق الإنسان هو شخص آخر غير الشاذلي؟ أقول فقط نوكل عليهم ربي« 

Version française

Chadli Bendjedid : Avant sa disparition, Boumediene pensait sérieusement à introduire des changements radicaux dans la politique agricole, la politique industrielle et les nationalisations. Ceux qui m’accusent d’avoir effacé les traces de l’ère Boumediene sont précisément ceux qui ont le plus bénéficié de la situation et qu’on appelle les barons du régime, ainsi qu’une minorité de gauchistes qui ont voulu obtenir des privilèges au prix de quelques marchandages mais j’ai refusé, et lorsque j’ai entrepris les réformes, on a dit que je voulais effacer les traces de Boumediene. On a aussi parlé de décennie noire. De quelle décennie parlent-ils ? Ont-ils analysé objectivement l’époque Chadli ? Ont-ils évalué les réalisations dans le domaine de l’économie ? Qui oserait dire aujourd’hui que l’instigateur du pluralisme politique, de l’ouverture du champ médiatique et de la culture des droits de l’Homme est une autre personne que Chadli ?

Commentaire: La technique du quotidien El Khabar consiste en la traduction sélective vers le français des textes sensibles.

Je vais tenter de traduire le passage écrit en rouge qu’EL Khabar n’a pas jugé nécessaire de traduire. Pourtant le passage est très important !

Chadli Bendjedid: « Je profite de cette rencontre pour dire que l’expression « la décennie noire » a été inventée par un responsable qui voulait s’accaparer une villa appartenant à l’Etat. Alors qu’il n’était plus en fonction, ce responsable ne voulait pas quitter la villa classée « résidence historique de l’Etat ». C’est lorsque j’ai brandi la menace de recourir à la force publique pour le faire évacuer que ce responsable a commencé à propager cette idée de « la décennie noire ».

Affaire Mécili: Le nom de l’assassin tenu secret

Deux mandats d’arrêt internationaux ont été délivrés par le juge parisien, Baudoin Thouvenot, contre les assassins présumés de Me Ali Mecili, tué le 7 avril 1987 à Paris… Ces mandats d’arrêt ont été signés le 7 décembre dernier par le même juge, contre l’avis du parquet de Paris selon lequel la délivrance de ces mandats «ne s’impose pas». Ils visent Abdelmalek Amellou, exécutant présumé de l’assassinat, et Mohamed Ziane Hassani, un ancien agent de la sécurité militaire qui en aurait été le commanditaire, selon une information de l’hebdomadaire parisien Le Canard enchaîné.

 

Le 7 avril 1987, Ali Mecili, 47 ans, avocat de sont état, avait été assassiné de trois balles dans le hall de son immeuble à Paris. Il avait été recruté par la Sécurité militaire juste après l’indépendance de l’Algérie et travaillait comme agent de renseignements. De nationalité française, il a délaissé son vrai prénom André pour s’appeler Ali. Il avait travaillé comme agent des renseignements à la Sécurité militaire jusqu’à l’année 1966 où il rejoint son pays d’origine, la France. Il s’établira définitivement sur le sol français et se consacrera à ses études de droit. Il rencontrera, lors de ses études, le leader du FFS, Hocine Aït Ahmed qui, comme lui, poursuivait les mêmes études de droit. Ils se lièrent d’amitié et c’est tout naturellement qu’ils commencèrent à faire de l’opposition au régime de Boumediène. Ce fut d’ailleurs Ali Mecili qui fut à l’origine du rapprochement des deux leaders de la Révolution, Ahmed Benbella et Aït Ahmed, lors d’une rencontre à Londres en 1987, ponctuée par une déclaration politique commune. Dès l’annonce de son décès, Hocine Aït Ahmed, alors exilé en Suisse, avait accusé «les services spéciaux» algériens d’avoir commandité l’assassinat. Ali Mecili, réfugié en France depuis 1965, faisait office de porte-parole de Aït Ahmed. Deux mois plus tard, les policiers français, disposant de renseignements, arrêtaient à Paris l’auteur présumé de l’assassinat, Abdelmalek Amellou, sur lequel était retrouvé un ordre de mission de la Sécurité militaire algérienne signé du capitaine Hassani. Mais, à l’issue de sa garde à vue, le suspect sera expulsé de France vers l’Algérie avec sa concubine Fatima Beliati, en vertu de la procédure «d’urgence absolue», à la demande du ministère de l’Intérieur alors dirigé par Charles Pasqua et Robert Pandraud. En 2003, le juge Thouvenot a recueilli le témoignage accablant d’un ancien officier de la Sécurité algérienne, réfugié politique en Allemagne, le colonel Mohammed Samraoui, qui affirme avoir assisté en Algérie à la remise, par le capitaine Hassani, d’une grosse somme d’argent à Amellou pour l’assassinat d’Ali Mecili. «La délivrance aujourd’hui des deux mandats d’arrêt représente le début de la réparation de la forfaiture française qui a consisté à renvoyer l’assassin à ses commanditaires», a expliqué à l’AFP Me Antoine Comte, avocat d’Annie Mecili, la veuve de Ali Mecili. Interrogé sur les chances de voir les mandats exécutés, l’avocat a rappelé que ces mandats valaient mises en examen. «Normalement, si la procédure va à son terme, les deux hommes seront un jour jugés par une cour d’assises à Paris, qu’ils soient présents ou non (par contumace, ndlr)». Or, et selon des sources algériennes très au fait du dossier de Ali Mecili, l’auteur du meurtre de l’avocat franco-algérien n’est pas Abdelmalek Amellou mais une troisième personne dont l’identité est tenue secrète. Abdelmalek Amellou ne serait alors que l’intermédiaire entre le capitaine Hassani et le meurtrier de Mecili. Saïd Farhi, La Voix de l’Oranie

 

Commentaire: Cet article est un tissu de mensonges. L’auteur qui affirme que l’assassin de Ali Mécili n’est pas Abdelmalek Amellou ignore tout de la vie de Ali Mécili. A ce jujet, Said Farhi a écrit que Mécili a été recruté par la SM en 1962…C’est en France qu’il a connu, lors de ses études, le leader du FFS, Hocine Aït Ahmed qui, comme lui, poursuivait les mêmes études de droit. Tout le monde sait que Ali Mécili était au Malg durant la guerre de libération. Tout le monde sait que Mécili a rejoint le FFS dés sa création. Tout le monde sait que Mécili a été arrêté en 1964 en compagnie de Hocine Ait Ahmed. Je me demande comment un journaliste qui ignore tout sur la vie de la victime puisse affirmer que l’auteur de l’assassinat est tenu secret.

 

 

Pakistan : les limites de la politique américaine dans le monde musulman

Par said kaced le 28/12/2007 in toutsurlalgerie

 

 

Derrière chaque régime impopulaire, retrouvera-t-on la bienveillante caution de l’administration Bush ? Est-ce «défendre le monde libre» que de soutenir à bras le corps des juntes militaires «vomies» par les populations ? L’assassinat de Mme Bhutto, principale opposante au général-président Musharraf, repose la question de la fiabilité de ce type de «montage»- pouvoirs fascisants recevant la couverture politique de la première puissance planétaire– car au lieu de renforcer le camp de la démocratie, la «bénédiction» américaine sert à asseoir la toute-puissance des potentats locaux. Au nom de la lutte générique contre le terrorisme, les USA apportent l’aide militaire à des gouvernements liberticides qui traquent l’opposition pacifique– en recourant parfois à la liquidation physique de ses principaux leaders – tout en permettant au discours fondamentaliste de se nourrir de l’exaspération grandissante de la rue à l’égard des pratiques répressives. Aujourd’hui, la multinationale du crime terroriste n’éprouve aucune peine à recruter des contingents de kamikazes qui n’ont «plus rien à perdre», le travail de préparation «psychologique» ayant été préalablement fait par des gouvernants à la courte vue politique pratiquant l’exclusion et la répression de masse pour se maintenir au pouvoir.

 

Après avoir échoué à «pacifier» l’Afghanistan et l’Irak, les Etats-Unis feront-ils entrer, de «bonne foi», le Pakistan – qui dispose, lui, de la redoutable arme atomique à ne pas mettre entre les mains de tous !– dans la zone des tempêtes dans une région du monde à très haute sensibilité stratégique ? Les premières émeutes, successives à la disparition tragique de la «dame de fer» pakistanaise, confortent pareil scénario. Dans un pays où le pouvoir central peine à fédérer les puissantes tribus – Ben Laden et le mollah Omar profiteraient des largesses de chefs de clans dans quelque zone tribale frontalière pour échapper à leurs traqueurs – tout paraît ouvert à une confrontation généralisée qui profite, dans la plupart des cas, au camp des généraux toujours prompts, comme chacun le sait, à voler au secours de la patrie menacée.
Là aussi, pour protéger le pays de la division – les pires dictateurs réalisent des mobilisations miraculeuses au nom de «l’unité nationale», on imposera l’état d’urgence qui œuvrera au renforcement de toutes les causes – les islamistes affectionnent particulièrement ces situations de crise – sauf celle de la paix et de la démocratie. Et tant pis si ça vous rappelle quelque chose…

Les «martyrs» de Benazir Bhutto

 

 

butho.jpgREUTERS

Terrorisme. Les risques d’un défilé à Karachi étaient connus de l’ex-Premier ministre.

Envoyée spéciale à Karachi CELIA MERCIER,

Au lendemain d’une nuit de carnage sans précédent, c’est avec un calme surprenant que Benazir Bhutto s’est adressé vendredi à la presse dans son QG de Karachi, la Bilawal House, où les journalistes étaient fouillés trois fois avant de pouvoir entrer. «Je connais au fond de mon cœur qui sont mes ennemis, a t-elle déclaré avec emphase dans son micro grésillant. Ce qui s’est passé hier, ce n’est pas une attaque contre un individu mais contre la démocratie et l’intégrité du Pakistan»

Ce qui pose néanmoins problème, c’est le fait que l’ex-Premier ministre, de retour après huit ans d’exil connaissait les risques encourus et qu’elle ait cependant maintenu son programme. Rassembler une foule de 250 000 personnes dans Karachi, avec une procession qui devait durer quatorze heures, peut dès lors sembler irresponsable. Benazir Bhutto avait été informée des risques qui pesaient sur sa vie. Au point qu’elle avait donné au président, le général Pervez Musharraf, une liste des personnes qui devaient être considérées comme coupables si quelque chose lui arrivait.

Services secrets. Sans vouloir rendre ces noms publics, elle avait évoqué des officiels proches du gouvernement qui protégeaient les terroristes islamistes. Son époux, en revanche, a dénoncé spécifiquement le directeur de l’Intelligence bureau, une branche des services secrets pakistanais.

Si les islamistes en veulent autant à Benazir Buhtto, c’est parce qu’elle a approuvé l’assaut, en juillet, de l’armée sur la Mosquée rouge, un bastion islamiste installé à Islamabad, et annoncé qu’une fois au pouvoir, elle autoriserait les Américains à bombarder les sanctuaires d’Al-Qaeda dans les zones tribales. Son retour sur la scène politique irrite en tout cas beaucoup de monde.

Vendredi, les circonstances de l’attentat étaient mieux connues : deux explosions se sont produites peu avant minuit à proximité du camion blindé que suivaient des centaines de milliers de personnes. «J’ai d’abord cru que c’était des pétales de fleurs qui pleuvaient sur nous. Puis j’ai réalisé que c’était du sang et des morceaux de chair. Il y avait des morts partout qui jonchaient le sol. J’ai vu un homme coupé en deux, le crâne ouvert», racontait un jeune homme qui se trouvait juché sur le camion de parade de Benazir Bhutto. Ajoutant : «C’est un miracle que nous ayons survécu.»

L’ex-Premier ministre, qui se reposait à ce moment-là dans le container du camion, n’a pas été atteinte mais plus de 130 personnes ont été tuées et environ 300 autres blessées. Vendredi, les listes des victimes étaient affichées sur les murs de l’hôpital Jinnah et le bilan ne cessait de s’alourdir, beaucoup de blessés se trouvant dans un état critique. Au service d’urgence, un graffiti rouge s’étale sur le mur : «Longue vie à Benazir.»

«Fière». La route très fréquentée où s’est produit l’attentat a vite été nettoyée des restes humains et des carcasses de véhicules noircies. Le trafic a repris normalement mais les curieux affluent toujours. Un riverain, sympathisant du Parti du peuple pakistanais (PPP), confiait : «Benazir est notre leader, nous l’aimons, donc nous sommes venus la soutenir. On s’attendait à un incident mais pas de cette ampleur.» Un jeune homme ajoutait : «La vie doit continuer. Vous savez, ce qui s’est passé ne nous surprend pas. Karachi sans attentat, ce n’est pas Karachi, les bombes qui sautent, nous y sommes tous habitués. De toute façon, personne ne peut rien contrôler dans une foule.»

La tête d’un kamikaze aurait été retrouvée mais, vendredi, on ne savait toujours pas qui étaient les auteurs de l’attentat. «Je suis fière des gens qui ont osé venir me soutenir, sachant que ce n’était un secret pour personne que des terroristes allaient essayer de m’assassiner, a lancé vendredi Benazir Bhutto. Je rends hommage à nos braves martyrs qui ont donné leur vie pour la démocratie.

La question bête de Liberté

A propos des deux mandats d’arrêt lancés contre les assassins présumés de ALi Mécili

 

« S’agit-il d’un règlement de comptes franco-français ou d’une nouvelle tentative pour faire renaître le fameux “qui-tue-qui” ? », Liberté

 

Commentaire: Mais de quel réglement de comptes franco-français parle le journaliste ? Ali Mécili a été tué bel et bien par des Algériens !

Pourquoi renaître la question « qui tue qui? » alors que la victime et les assassins sont connus de tous. Pour rappel, l’assassin n’est autre qu’un minable proxénéte. Il est vrai qu’en ces temps de la prostitution journalistique, certains « journalistes » sont obligés de défendre Abdelmalek Amellou.

Affaire Mécili: vingt ans après, la fin de l’impunité?

Selon les informations de Rue89, deux mandats d’arrêt ont été émis en France contre les tueurs de l’opposant algérien.

Vingt ans. Il aura fallu vingt ans pour que l’affaire Mécili -du nom d’un opposant algérien assassiné à Paris sur ordre des services secrets algériens- sorte du trou noir dans lequel Paris et Alger la maintiennent en dépit de l’activité inlassable d’Antoine Comte, l’avocat d’Annie Mécili, sa veuve, pour remettre en cause l’impunité des tueurs.

Ce rebondissement d’une affaire étouffée par deux raisons d’Etat est d’autant plus spectaculaire qu’il a lieu contre l’avis du parquet. Ainsi, et selon nos informations, le juge français Baudoin Thouvenot a lancé le 7 décembre un double mandat d’arrêt contre deux responsables directs de l’assassinat de Ali Mécili, cet avocat français, porte-parole de l’opposition algérienne abattu à l’âge de 47 ans dans le hall de son immeuble parisien du boulevard Saint Michel, le 7 avril 1987.

Le proxénète et le consul

Le premier mandat concerne le tueur lui même, Abdelmalek Amellou. Ce petit proxénète qui coule des jours heureux en Algérie avait été arrêté à Paris deux mois après son forfait et expédié à Alger par les autorités françaises de l’époque en procédure d’ »urgence absolue », dès la fin de sa garde à vue. Pourtant, les faits retenus contre lui sont accablants. Selon le juge Thouvenot:

« L’enquête a montré qu’il était en relation avec des membres de la sécurité militaire ou des officiers de l’armée algérienne et qu’il possédait un ordre de mission du capitaine Hassani. »

Le magistrat remarque également que « la concubine d’Amellou avait confié à sa soeur que c’était ‘eux qui avaient fait ça’ », tandis que le frère du même Amellou était, selon l’une de ses ex-compagnes, « persuadé de la culpabilité de ce dernier dans l’assassinat de Ali Mécili ».

Le second mandat d’arrêt vise Mohamed Ziane Hassani -qui se fait aussi appeler Rachid Hassani-, un capitaine de la Sécurité militaire algérienne (devenue entre temps le DRS: Département du renseignement et de la sécurité), dont la dernière fonction connue était consul d’Algérie à Bonn. Le rôle de Hassani, qui fut l’agent traitant du tueur dans la préparation du meurtre, était très vite apparu aux enquêteurs français. Mais en 2003, un témoignage édifiant permettait d’établir que cet agent consulaire diplomatique en Allemagne avait aussi assuré le suivi de l’exécution d’Ali Mécili…

Le témoignage d’un ancien colonel des services algériens

Le 2 juillet 2003 en effet, le juge Thouvenot entendait en qualité de témoin, et sur la demande expresse de Me Antoine Comte, un officier dissident algérien réfugié en Allemagne, Mohammed Samraoui -sur lequel l’Etat algérien rêve d’ailleurs de remettre la main- et qui était, à l’époque des faits, responsable d’une « section de prévention économique de l’armée pour la région Est ».

« Mohammed Samraoui, note le juge Thouvenot dans son mandat d’arrêt, nous a déclaré avoir assisté à une réunion fin juin-début juillet 1987, au cours de laquelle Amellou a reçu des mains de Hassani une forte somme d’argent en liquide, qui n’était visiblement qu’une partie de ce qu’il devait recevoir [800000 francs]. »

Auditionné par le juge français, Hicham Aboud, un autre ex-officier de la Sécurité militaire, fera également état de cette information.

Pourtant décisifs, ces éléments nouveaux concernant Hassani n’ont pas suffit à convaincre le parquet de la nécessité d’émettre des mandats d’arrêt contre l’agent consulaire algérien. Pas plus d’ailleurs que contre Amellou. « La délivrance d’un mandat d’arrêt ne s’impose pas », indiquait en effet, et sans plus de commentaires, le parquet le 13 novembre 2007… La chape de plomb qui assure l’impunité à l’auteur et à l’un des commanditaires de l’assassinat d’un avocat français sur le sol français semblait ainsi devoir définitivement retomber sur cette affaire.

Comme si le message adressé par Charles Pasqua, le ministre de l’Intérieur de l’époque, aux autorités algériennes dans les heures suivant le crime était toujours d’actualité: « Je tenais à vous assurer que l’Algérie n’a rien à voir dans cette affaire », avait affirmé par téléphone Charles Pasqua à l’ambassadeur de ce pays en France, lui signifiant clairement qu’Alger pouvait, en la matière, compter sur la couverture sans faille de Paris. Une assurance qui a notamment permis aux autorités algériennes de faire la sourde oreille à la commission rogatoire internationale qui leur a été adressée le 4 septembre 1998.

La fin de l’omerta entre Paris et Alger?

Deux décennies après qu’un obscur sous-traitant de la police politique algérienne a abattu à bout portant un responsable de l’opposition démocratique algérienne en plein Paris, le mandat d’arrêt du 7 décembre vient pourtant d’ouvrir une brèche dans l’omerta qui régit les relations entre la France et l’Algérie. Il demande notamment aux policiers algériens de le « notifier à Amellou à son dernier domicile connu », Hassani devant quant à lui être localisé.

La suite donnée à ce double mandat d’arrêt dira jusqu’où le Parquet peut bloquer une enquête, au moment même où Nicolas Sarkozy clame haut et fort sa volonté de fonder les rapports franco-algériens sur une base nouvelle.

José Garçon

Mandats d’arrêt contre deux Algériens dans l’affaire Mecili

PARIS (Reuters) - Un juge d’instruction parisien a signé le 7 décembre deux mandats d’arrêt internationaux dans l’enquête sur le meurtre de l’opposant algérien Ali Mecili en 1987, écrit le Canard Enchaîné.

Selon l’hebdomadaire, cette démarche vise, plus de vingt ans après les faits, l’assassin et le commanditaire présumés du meurtre, un « petit truand » et un ancien membre de la sécurité militaire algérienne.

Dès le début de l’enquête, les soupçons s’étaient portés sur les services secrets algériens, ce qui aurait incité les autorités françaises, craignant un remake de l’affaire Ben Barka, à la plus grande prudence.

L’enquête aurait été relancée en 2003 par le témoignage d’un ancien colonel de la Sécurité militaire algérienne, réfugié politique en Allemagne.

L’ex-officier visé par le juge Thouvenot est aujourd’hui consul en Allemagne, souligne le Canard Enchaîné, pour qui le magistrat risque de se heurter à la réticence des autorités judiciaires, soucieuses d’éviter une crise diplomatique avec Alger.

Gérard Bon

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