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Archive pour décembre, 2007

Mandats d’arrêt contre les assassins présumés de l’opposant algérien Mecili

mecili.jpgDeux mandats d’arrêt internationaux ont été récemment délivrés par un juge parisien contre les assassins présumés de l’opposant algérien Ali Mecili, assassiné le 7 avril 1987 à Paris, a indiqué mardi à l’AFP une source proche du dossier.

 

Ces mandats d’arrêt ont été signés le 7 décembre dernier par le juge Baudoin Thouvenot, contre l’avis du parquet de Paris selon lequel la délivrance de ces mandats « ne s’impose pas ».

 

Ils visent Abdelmalek Amellou, exécutant présumé de l’assassinat, et le capitaine de la sécurité algérienne Mohamed Ziane Hassani, qui en aurait été le commanditaire, a-t-on précisé de même source confirmant une information de l’hebdomadaire parisien Le Canard enchaîné à paraître mercredi.

 

M. Amellou serait en Algérie et M. Hassani en poste au consulat d’Algérie à Bonn en Allemagne.

 

Le 7 avril 1987, l’avocat d’origine algérienne, Ali Mecili, 47 ans, était assassiné de trois balles dans le hall de son immeuble à Paris.

 

Dès l’annonce du décès, Hocine Ait Ahmed, l’un des chefs historiques de l’indépendance algérienne, alors exilé en Suisse, avait accusé « les services spéciaux » algériens d’avoir commandité l’assassinat. Ali Mecili, réfugié en France depuis 1965, faisait office de porte-parole de M. Ait Ahmed.

 

Deux mois plus tard, les policiers disposant de renseignements arrêtaient à Paris l’auteur présumé de l’assassinat, Abdelmalek Amellou, un petit truand sur lequel était retrouvé un ordre de mission de la sécurité militaire algérienne signé du capitaine Hassani.

 

Mais à l’issue de sa garde à vue, le suspect sera expulsé de France vers l’Algérie avec sa concubine Fatima Beliati, en vertu de la procédure « d’urgence absolue », à la demande du ministère de l’Intérieur alors dirigé par Charles Pasqua et Robert Pandraud.

 

En 2003, le juge Thouvenot a recueilli le témoignage accablant d’un ancien officier de la sécurité algérienne réfugié politique en Allemagne, le colonel Mohammed Samraoui, qui affirme avoir assisté en Algérie à la remise, par le capitaine Hassani, d’une grosse somme d’argent à Amellou pour l’assassinat d’Ali Mecili.

 

« La délivrance aujourd’hui des deux mandats d’arrêt représente le début de la réparation de la forfaiture française qui a consisté à renvoyer l’assassin à ses commanditaires », a expliqué à l’AFP Me Antoine Comte, avocat d’Annie Mecili, la veuve de l’opposant algérien.

 

Interrogé sur les chances de voir les mandats exécutés, l’avocat a rappelé que ces mandats valaient mises en examen: « Normalement, si la procédure va à son terme, les deux hommes seront un jour jugés par une cour d’assise à Paris, qu’ils soient présents ou non (par contumace, ndlr) ». AFP

Tazmalt: l’exécutif communal installé dans la sérénité

listeffstazmalt2007.jpgC’est dans un climat de maturité politique et de tolérance que la ville de Tazmalt, 80 km à l’ouest de Béjaïa, a organisé séparément les cérémonies d’intronisation de Amara Bouzid dans ses fonctions de maire et de l’installation de l’exécutif communal. La première s’est déroulée le 8 décembre dernier en présence du chef de daïra, du secrétaire général de la wilaya, de nombreux citoyens et des nouveaux élus. Au terme de quelques discussions entre le FFS fort de la majorité relative( 4 sièges) et le FLN, le siège de l’APC a abrité la seconde cérémonie où il a été procédé en toute sérénité à l’installation de l’exécutif communal . Cet appareil pour gérer les affaires de plus de 30 000 habitants se compose de 4 membres du parti d’Aït Ahmed appuyés de 2 élus du FLN lesquels ont adhéré selon le maire avec abnégation à la nouvelle équipe laquelle va assurer la gestion. L’un des 2 élus du FLN à avoir permis au FFS de jouir de la majorité est affectée dans les fonctions de vice-président, tandis que l’autre qui doit dit notre source, son expérience à une longue gestion au sein de l’ex-Assemblée, se retrouve lui avec les prérogatives d’un délégué spécial appelé à travailler au niveau de l’antenne administrative d’Allaghan. En outre Amara Bouzid qui n’a cessé de réitérer qu’ “ il est le maire de tous les citoyens de sa commune sans distinction aucune ” met en exergue quelques priorités. “ Nous tablons sur la concrétisation d’une batterie de projets aussi névralgiques les uns que les autres,” a fait savoir le nouveau maire. Et de les énumérer : “Nous sommes attendus sur divers chantiers dont reste tributaire la commune.” L’édile municipal cite, chemin faisant “ le projet de la zone d’activités, celui lié à la révision du PDAU, ainsi que d’autres projets importants comme la réalisation d’un hôpital, du gaz de ville pour toute la ville et l’extension des réseaux d’assainissement et d’AEP et d’aménagement urbain à l’ensemble de la commune.” C’est dire la tâche complexe et ardue qui attend l’équipe du FFS qui devra se dépasser pour faire face au retard considérable de développement accumulé par la commune qui a vu ses infrastructures incendiées et mises à sac par les manifestants( poste, daïra, parc communal, impôts, réseau d’éclairage, jardin public et mêmes maisons et locaux commerciaux de particuliers) Enfin, on peut ajouter que cette équipe devra travailler dur pour avoir à nouveau la confiance des habitants en général et des jeunes en particulier en proie à un chômage endémique et à l’origine de tous les fléaux sociaux dont souffre la ville des lampadaires.

Z. F.

Un procès équitable pour Amine Benhalla Secrétaire général du la Cour d’Alger

justice.jpgAmine Benhalla est diplômé de l’ENA est bénéficie d’un CV remarquable. Il a été nommé par décret présidentiel en 2001 comme secrétaire général de la Cour d’Alger. Pendant cinq ans, il a pu collaborer avec deux procureurs généraux de la Cour d’Alger MM. Benradja Kadour et Medjrab Al Daouadi sans aucun incident ou comportement reprochable.

Durant cette période, il a assuré la généralisation de l’informatique de la Cour d’Alger et les tribunaux dépendants d’elle pour accélérer le traitement des dossiers et documents des citoyens, le transfert de toutes les archives de la Cour d’Alger de la rue Abane Ramdane vers la rue « des condamnés à mort » à « Ruisseau », avec un minimum de coût et de temps et a pu enrichir et diversifier les acquisitions documentaires de la Cour d’Alger.

Toutes les missions qui lui ont été confiées par ses supérieurs pendant son parcours, sont la marque de la reconnaissance et la confiance en sa gestion rigoureuse et scrupuleuse des affaires de la Cour d’Alger.

L’incident qui a opposé le nouveau procureur général d’Alger Zeghmati Belgacem avec le SG Benhalla Amine, est lié à l’acquisition de nouvelles tables pour le restaurant de la Cour d’Alger ordonnée par le premier, et à laquelle le SG a répondu par la négative, car non inscrite dans le chapitre du budget. Non satisfait, le procureur général a exigé la satisfaction de sa demande coûte que coûte, ce qu’a encore refusé le SG, en s’en tenant aux dispositions réglementaires. S’en est suivi une altercation verbale entre fonctionnaires, qui s’est conclue par la mise sous mandat de dépôt du SG le 4 novembre 2007 et sa condamnation à six mois de prison fermes le 5 décembre 2007.

Il faut préciser que Amine Benhalla est condamné pour insulte et outrage à fonctionnaire et détérioration de biens mobiliers. Il n’a jamais été accusé d’avoir fait usage de la violence physique sur le procureur général, contrairement à ce qu’ont rapporté quelques journaux, informés par des sources, qui voudraient manipuler la presse et l’opinion publique pour faire pression sur la justice.

Le procureur général qui a assuré la présidence de plusieurs Cours de justice dans le pays, pendant soin long parcours professionnel, a été récemment nommé à la tête de la Cour d’Alger, une des plus grandes et importantes du pays. Elle devait être la consécration de toute une carrière. Quant on se voit confier une telle responsabilité, les qualités requises sont : la pondération, la distance et la sagesse. La famille de Benhalla Amine s’étonne de l’empressement, de la subjectivité et du piétinement de la loi dont a fait preuve le procureur général Zeghmati Belgacem dans la gestion de cette affaire, purement, d’ordre administratif. Elle s’émeut que :

- Le procureur général soit allé à l’encontre de l’éthique de la justice et des principes fondamentaux, en insistant à juger l’affaire dans un tribunal de la Cour d’Alger où il est dans une posture de juge et partie ; alors que l’article 140 de la Constitution stipule que « la justice est fondée sur les principes de légalité et d’égalité. Elle est égale pour tous, accessible à tous et s’exprime par le respect du droit » ;

- Le procureur général ait demandé la rédaction du procès-verbal de constat des faits à son adjoint Mihoubi Abdelkader, alors que c’est une prérogative de la police judiciaire.

- Amine Benhalla, soit arrêté sans ordre de justice et soit mis sous mandat de dépôt en violation de l’article 59 du code des procédures pénales ;

- de l’absence de la partie plaignante ou son représentant lors du procès;

- de l’absence de la preuve matérielle de la détérioration de l’écran vidéosurveillance comme pièce à conviction, afin de la soumettre au tribunal pour confirmer sa destruction.

Dans une telle situation, la famille de Amine Benhalla ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec la justice de la lettre de cachet où le roi pouvait interner ou exiler qui il voulait avec une simple signature. Elle avait espéré, avant d’avoir à recourir à la Cour Suprême, que la juge Tebi Bahia présidente du tribunal d’Hussein Dey de se dessaisir de l’affaire par souci d’éthique. Les espoirs étaient aussi vains que l’étonnement fût grand au prononcé d’un verdict sévère de six mois de prison ferme contre Amine Benhalla, lors du procès du 5 décembre 2007.

La famille a commencé par saisir Monsieur le président de la République et Monsieur le Ministre de la justice et Garde des Sceaux pour les informer et les solliciter afin que l’affaire soit dénouée dans le strict respect de la loi.

Une procédure d’appel du jugement du 5 décembre 2007 avec une demande au procureur général de la Cour Suprême, de dessaisir la Cour d’Alger de l’affaire a été entamée.

La famille a aussi saisis la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme et de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme.

La famille Benhalla reste mobilisée et utilisera tous les moyens juridiques pour réhabiliter Amine Belhalla après tous les préjudices moraux et physiques qu’il a subi, et les témoignages de sympathie et de solidarité qu’elle a reçu poussent à continuer dans ce sens. La famille qui vient de passer les fêtes de l’Aid sans Amine Benhalla attend un procès rapide et équitable pour que justice soit rendue.

Alger, le 24 décembre 2007

P/ La famille Benhalla

Ouahid Benhalla

Les familles des victimes refusent leur exploitation

Lors de la réunion des familles des victimes des attentats du 11 décembre 2007, organisée par le ministre de la solidarité nationale, Djamel Ould Abbes, les présents ont dénoncé la volonté du gouvernement de les utiliser pour déposer plainte contre la chaîne de télévision El Djazira. « Nous voulons la vérité sur les commanditaires des attentats », ont déclaré les familles.

Le directeur d’école et l’enseignant radiés pour prosélytisme

prose.jpgL’affaire du directeur d’école (M.T.) et de l’un de ses adjoints (M.) de l’école de Aït Amar, dans la commune de Aït Bouaddou (daïra des Ouadhias), suspendus dans un premier temps pour «prosélytisme chrétien», a pris des proportions insoupçonnées avec, selon des sources sûres, leur radiation des effectifs de l’Education que vient de prononcer le conseil de discipline. Le développement de cette regrettable affaire fera, semble-t-il, l’objet d’une rencontre ministre de l’Education/élus de la région prévue pour très bientôt. Tout a commencé durant les vacances d’été de l’année 2001 quand un ancien enseignant de cette école a demandé au directeur de l’école en question l’autorisation d’utiliser une salle de classe pour un clip ; ce qui lui a été accordé. L’enseignant revient le lendemain, accompagné d’une dizaine d’enfants et d’un instituteur de la même école avec lesquels il a tourné normalement son clip sur une leçon modèle. Entre-temps, le clip est intégré dans un CD édité et distribué par des évangélistes, début 2007. Trois candidats malheureux aux dernières élections, apparentés au MSP, un couple et leur ami, qui ont eu à visionner ce CD, ont remué ciel et terre en écrivant à toutes les autorités, y compris le ministre de l’Education nationale et le directeur de l’Education, criant au prosélytisme chrétien. C’est ainsi que cette affaire est née, une affaire «enrôlée» et jugée comme étant du prosélytisme, et les deux enseignants condamnés avant même d’être entendus. Une enquête confiée à l’inspecteur primaire du secteur a été ouverte ; le directeur de l’Education s’est déplacé aussi sur les lieux, avant d’exiger, à son retour, de l’inspecteur de la région un rapport détaillé. Comme mesure conservatoire, le directeur d’école et son adjoint, un instituteur dans la même école, ont été suspendus. Le 16 décembre courant, l’enseignant est entendu par le conseil de discipline qui a conclu à une sanction du troisième degré matérialisée par la radiation. Le 17 décembre, c’est au tour du directeur d’école d’être traduit devant le conseil de discipline. Accompagné d’un avocat, il demande que la séance soit renvoyée pour complément d’enquête, et donc de surseoir à toute décision. Le directeur de l’Education passera cependant outre à cette demande, ce qui amènera le conseil de discipline à prononcer là aussi sa radiation. Des habitants de la région n’hésitent pas à parler de chasse aux sorcières. Pour eux, ces enseignants ont peut-être fauté pour avoir, le premier, autorisé le tournage d’un clip et le second d’avoir accepté de paraître dans un clip, même si ce clip a été par la suite, et par ruse, utilisé par des évangélistes. «Un directeur d’école et un enseignant vont ainsi payer pour les lubies de trois islamistes qui semblent ne pas avoir pardonné à la région leur non élection», diront des gens rencontrés à Tizi-Ouzou. Enfin, il semble bien que cette affaire n’a pas encore fini de faire parler d’elle.

M. Chabane

 

La sanction, un préalable au pardon ?

Par Chafaa Bouaiche, La Tribune 24 décembre 2007

 

Le double attentat perpétré à Alger le 11 décembre dernier a suscité des réactions fermes suivies d’une condamnation unanime et sans ambiguïté de toutes les franges de la société et de la communauté internationale. Mais qu’est-ce qui a permis aux terroristes de perpétrer deux attentats à la voiture piégée notamment contre le siège du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Hydra ? Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, a lié l’attentat à la baisse de vigilance au lendemain des élections locales. Le ministre est conforté dans sa thèse par le directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, lequel a reconnu, à son tour, que les terroristes ont profité de la baisse de vigilance. «Le laxisme peut coûter la vie à des citoyens dont la sécurité dépend de vous», a-t-il déclaré à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux de l’Aïd El Adha. Le message est clair : la sécurité des citoyens est du ressort exclusif de l’Etat et le manque de vigilance entraîne la mort. Mais, au-delà du constat, des déclarations et des discours, le citoyen algérien souhaite que des décisions fermes soient prises pour rétablir la sécurité et que des sanctions contre les responsables du «laxisme», qui a coûté la vie à de paisibles citoyens, soient prononcées. «Attendez-vous à de nouvelles dispositions, mais également à un grand mouvement dans les rangs de la Sûreté nationale au cours des prochaines semaines», a encore déclaré le patron de la police. Mais de quel mouvement s’agit-il ? Comment agiront les responsables des forces de sécurité pour rendre justice aux familles des victimes ? S’agit-il de mutations, de permutations, de dégradations ou simplement de radiations que les responsables prononceront dans les prochaines semaines ? Le citoyen est en droit de se poser toutes les questions et d’avoir des réponses claires, convaincantes et rassurantes. «Tous les responsables vont faire l’objet d’évaluations très précises et des sanctions positives ou négatives seront prises selon les cas», a ajouté M. Tounsi. L’évaluation de tous les responsables signifie logiquement que personne n’est au-dessus de la loi et que des sanctions seront prononcées contre toute personne ayant d’une manière ou d’une autre «permis» aux terroristes de massacrer des citoyens. Faut-il souligner que les Algériens ne supportent plus les demi-mesures, le replâtrage et la poudre aux yeux ? A chaque fois qu’une affaire importante est traitée par la justice ou toute autre institution, ce sont les sous-fifres qui tombent et les fusibles qui sautent ! Faut-il préciser que le discrédit jeté sur l’ensemble de nos institutions est lié, en grande partie, à l’impunité dont bénéficient les responsables à tous les niveaux ? En Algérie, les responsables bénéficient d’importants privilèges liés à la fonction sans pour autant accomplir les missions que l’Etat leur confie. Il est pourtant clair que la principale mission d’un responsable sécuritaire est d’assurer la sécurité des biens et des personnes. La Constitution stipule que la sécurité des citoyens est du ressort exclusif de l’Etat. La loi prévoit également qu’un responsable qui a failli à sa tâche rende compte de ses actes avant qu’il ne soit sanctionné. Finalement, la sanction est une forme de justice que l’Etat doit rendre aux victimes et à leurs familles.
Elle est tout simplement un préalable au pardon qui fera oublier la douleur et panser les blessures.

 

C. B.

 

El Djazira, une île dans des eaux troubles

Editorial, La Tribune

Par Chafaa Bouaiche

 

La réalisation par la chaîne de télévision qatarie El Djazira, sur son site Internet, d’un sondage sur le double attentat terroriste perpétré à Alger est moralement inacceptable, humainement inadmissible et professionnellement condamnable. El Djazira, chaîne de l’information continue, s’est transformée en chaîne de propagande terroriste ! Elle diffuse, depuis quelques années, des images d’horreur : attentats terroristes, massacres de populations, égorgement d’innocents, assassinats de pauvres gens. Pis, elle s’est transformée en «disquaire» qui reçoit des vidéos signées «Al Qaïda» ; elle les diffuse sans les authentifier. En un mot, elle est devenue le porte-parole d’organisations terroristes, puisqu’elle est allée jusqu’à justifier des actes de terrorisme et de violence. En effet, le dernier sondage réalisé par la chaîne qatarie avec la question : «Etes-vous pour les deux attentats terroristes perpétrés à Alger», relève tout simplement de la propagande visant à justifier et à encourager les actes terroristes sans se soucier de la sensibilité des familles des victimes. Par ce scandaleux et indécent sondage, El Djazira ne fait qu’affirmer son soutien aux groupes terroristes et afficher son adhésion à leurs objectifs destructeurs. Mais au-delà du constat, de l’indignation, de la stupéfaction, de la condamnation, de la dénonciation que suscite le sondage d’El Djazira, que rien ne peut justifier, la question est de savoir que faire face à une machine de propagande. Premier à réagir, le directeur général de la télévision nationale, M. Hamraoui Habib Chawki, a estimé que la réalisation par El Djazira d’un sondage sur le double attentat perpétré à Alger fait de cette chaîne le porte-parole «officiel» de l’organisation terroriste «Al Qaïda». Les propos de M. Hamraoui sont-ils à inscrire dans le registre de la politique ? Dans le domaine de l’audiovisuel, la réalité est amère. Les Algériens ont tourné le dos à leur chaîne de télévision qui leur a tourné le dos, puisqu’elle ne s’occupe plus de leurs préoccupations. Ils sont attirés de plus en plus par les chaînes de télévision étrangères, dont El Djazira. Cette dernière s’est imposée dans les foyers algériens et est devenue une «référence» en matière d’information. La raison est-elle à chercher du côté du boulevard des Martyrs ? La télévision est une institution, tout comme les autres institutions de l’Etat, si elle n’est pas à l’écoute des citoyens, elle perd sa crédibilité. Résultat : les Algériens s’abstiendront de la regarder, comme ils s’abstiennent de voter. Aujourd’hui, il ne suffit pas de dénoncer la chaîne qatarie -qui ne parle jamais du Qatar- mais de réfléchir sérieusement à une stratégie de communication qui fera de l’ENTV, de la radio et de la presse des instruments au service de l’information et du citoyen. Faut-il préciser que la dénonciation, sans alternative crédible, d’El Djazira pourrait servir plutôt de publicité à cette chaîne ? En tout état de cause, l’Algérie est appelée à moderniser et à ouvrir davantage sa télévision pour capter le regard des Algériens. Un regard qui est tourné davantage vers El Djazira, cette île située dans une mer qui attire également nos jeunes… harraga.

« Abdelhafid Boussouf, un grand moudjahid »

boussoufabdelhafid.jpgMonsieur le responsable du site ;

Je voudrais répondre aux insanités du dénommé Jerrian et je me pose des questions sur le fait que vous puissiez autoriser des ignares à déverser leur venin sur notre histoire. Je lis bien l’intitulé de votre site : Algérie Politique- Travaillons ensemble à l’instauration de la 2ème république. Ce triste individu ose qualifier le grand Moudjahid, le défunt Abdelhafid BOUSSOUF, de vermine, alors que c’est grâce à des combattants valeureux de sa trempe, que cet individu ose débattre librement. C’est une honte. En 2007, il y’a toujours ces tristes individus qui nous chantent la vieille rengaine de l’arabo-baathisme et je suis sûr que ce personnage ne connait pas l’histoire de son pays. Malheureusement les mythes ont la vie dure; je ne défend pas le regretté BOUSSOUF, ni quelqu’un d’autre des grands révolutionnaires de notre pays: Tous ont réalisé des miracles et tous ont commis des erreurs, c’est le parcours de toutes les révolutions. Madame ABANE que je considère comme une grande Dame, a déclaré au journal Liberté, lors de la polémique soulevée par BEN BELLA: qu’est-ce que la mort de ABANE devant l’indépendance de l’Algérie ? Monsieur le responsable du site, si vous laissez des idiots comme ce Jerrian, votre site ressemblera aux sites: Kabyle.com et celui du Mak, c’est-à-dire des sites anti-nationaux. Abane Ramdane a été un grand patriote et un grand organisateur. C’est lui qui a donné le grand souffle à notre révolution et personne ne peut nier son apport. C’est l’histoire et elle a été déjà écrite, personne n’y peut rien, mais avec Abane il y’a eu des milliers, des millions de patriotes ,connus et très souvent anonymes qui ont donné leur vie pour l’Algérie. Que des microbes comme ce triste individu qui ose insulter un grand chef de l’ALN, c’est inadmissible et les responsables du site n’auraient pas du laisser passer çà. Ce n’est plus de la liberté d’expression. Il y’a des sites sionistes pour ce genre de littérature et de haine .

Par Tayeb

SAHA AID’KOUM

aid.jpgInchallah el’ward fi babkoum, el’farh fi darkoum, el’khir w lehna fi hyatkoum. Aid moubarek wa said. Ghafara Allahou lana walakoum wa takabala mina waminkoum. Inchallah koul aâm w ntouma b’khir fi hyatkoum w hyat laâyla.

ALGÉRIE • Quand Sarkozy ruine les espoirs gaziers russes

sarko.jpgAu grand dam de Moscou, les vastes projets de coopération russo-algérienne engagés en 2006 n’aboutissent pas. Pour le journal russe Kommersant, les causes du revirement d’Alger sont à chercher du côté du président français Nicolas Sarkozy

 

Les entreprises russes rencontrent de plus en plus de difficultés en Algérie, considérée jusqu’ici comme le partenaire privilégié de Moscou en Afrique. Récemment, le journal américain The Wall Street Journal, citant Mohamed Meziane, PDG de la Sonatrach [société énergétique nationale algérienne], a annoncé que « le pacte de coopération entre les compagnies pétrolières nationales algériennes et russes, signé en août 2006, est caduc depuis quelques mois ». L’accord en question posait les bases juridiques de projets d’extraction d’hydrocarbures et de production de gaz liquéfié. Par ailleurs, la Russie et l’Algérie avaient déjà tenté de consolider leurs positions sur la scène énergétique mondiale. Ainsi, le pouvoir algérien avait soutenu, l’année dernière, la proposition russe de créer une « organisation des pays exportateurs de gaz » sur le modèle de l’OPEP.

 

La déclaration surprenante du patron de la Sonatrach intervient peu après la visite officielle en Algérie de Nicolas Sarkozy [du 3 au 5 décembre 2007]. Ce dernier a annoncé la signature de contrats en Algérie pour 5 milliards d’euros, avant tout sur le gaz naturel. Ainsi, Gaz de France a conclu un accord pour la fourniture de gaz naturel liquéfié par la Sonatrach jusqu’en 2019. L’Algérie est le troisième fournisseur de gaz naturel en Europe, après la Russie et la Norvège.

 

Des divergences entre la Russie et l’Algérie existent également dans le domaine de la coopération militaro-technique. Rappelons qu’en mars 2006, durant la visite officielle du président russe Vladimir Poutine en Algérie, plusieurs accords avaient été signés pour une valeur de 8 milliards de dollars [5,45 milliards d'euros]. En contrepartie, la Russie avait entièrement annulé la dette extérieure algérienne de 4,7 milliards de dollars [3,2 milliards d'euros], héritée de la période soviétique.

 

Mais, par la suite, l’Algérie a cessé d’honorer certains de ses engagements. Ainsi, après une première livraison d’avions de chasse, fin 2006, l’Algérie n’a plus acheté d’autres appareils, prétextant la mauvaise qualité de deux des MIG qui lui avaient été fournis. Au mois de novembre, la question des exportations vers l’Algérie a été examinée au sein de la commission de coopération militaro-technique, présidée par Poutine. « Nous avons rédigé une réponse officielle, mais n’avons pas réussi à la transmettre au président algérien, même par le biais de son ambassadeur, déclare le représentant du Service fédéral de coopération militaro-technique. La partie algérienne ne donne aucune suite. »

 

Ces problèmes successifs résultent manifestement de luttes intestines entre dirigeants algériens. Ainsi, d’après Rouslan Poukhov, directeur du Centre d’analyse des stratégies et des technologies, « il existe une opposition entre élites militaires et énergétiques. Dans les deux camps, il y a des groupes d’intérêts prorusses, profrançais et proaméricains », dit M. Poukhov. « Ces six clans s’affrontent et prennent le dessus à tour de rôle. »

Natalia Grib, Konstantin Lantratov, Mikhaïl Zygar Kommersant Dail

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