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Archive pour décembre, 2007

Le FFS compte révolutionner la gestion de la cité

aitahmed2007.jpgPar Ghada Hamrouche, La Tribune

Des listes ouvertes aux citoyens à leur implication dans la gestion des collectivités locales, le Front des forces socialistes (FFS) semble décidé à révolutionner le mode de gouvernance des communes qu’il a remportées.
«L’Assemblée populaire communale [APC] est devenue l’un des rares espaces de l’exercice de la vraie politique puisqu’elle met en interactivité les citoyens, l’administration et les élus. Somme toute, c’est le lieu où les citoyens et le mouvement associatif peuvent entamer un dialogue politique qui pèsera sur la décision», affirme Karim Tabbou, premier secrétaire national du FFS. Il ajoutera qu’en prenant part aux élections locales le FFS n’avait pour objectif «ni un comptage des sièges ni d’APC. Ce qui explique le nombre de listes que nous avions présentées».
M. Tabbou dira que le plus vieux parti d’opposition a remporté trois types d’APC dans lesquelles il compte entamer un nouveau mode de gestion. «Outre la gestion politique, le FFS prévoit un certain nombre d’actions pour démontrer qu’il est possible de faire la politique autrement», soutiendra le responsable du parti de Hocine Aït Ahmed. Il fera remarquer que son parti a remporté des APC dans des régions qui ne lui sont pas acquises. «Il s’agit de deux APC à Jijel, de deux à Khenchela, d’une à Médéa et d’une à El Oued». Pour ce premier type d’APC, le FFS relève que ces APC évolueront dans un environnement hostile et rude car il «s’agit de communes dirigées par un parti d’opposition dans des territoires traditionnellement acquis au pouvoir». Pour ces communes, dira M. Tabbou, «le FFS préconise d’ores et déjà l’assistance des instances nationales du parti pour les soutenir dans leurs tâches et les aider à accomplir, dans les meilleurs conditions, les missions qui leur incombent». Il ajoutera cependant que «ces communes serviront de points d’appui pour le déploiement du parti et de brèche pour s’introduire davantage dans les fins fonds du territoire.» Quant au second type de communes, M. Tabbou les présentera comme étant celles où le FFS a remporté la majorité qui lui permet de gérer sans faire appel à des arrangements avec les autres partis. «En plus des objectifs politiques adoptés lors du 4e congrès, ces communes serviront de modèles de la gestion participative et transparente que nous comptons engager», soulignera-t-il avant de se lancer dans l’énumération des étapes de gestion indiquées pour parvenir au but fixé. Il expliquera : «Nos élus procèderont à un double inventaire : un audit de la commune qui sera le point de départ par lequel le maire FFS listera toutes les informations administratives et financières, les potentialités existantes et la gestion antérieure, quel que soit le parti qui avait la charge de la commune.» Viendra ensuite la seconde étape, celle d’«une écoute large de la population pour recenser les besoins de la population afin de pouvoir quantifier et identifier les besoins et les priorités des habitants de la commune». Ce qui permettra par la suite aux élus de la commune d’«établir le budget participatif». M. Tabbou précisera que, pour le FFS, le citoyen doit devenir un acteur et non être un sujet dans sa municipalité. «Le devoir du maire FFS est de créer l’espace dans lequel il informera la population qui exprimera à son tour ses revendications et l’ordre de ses priorités en fonction des potentialités de chaque commune» et d’ajouter : «Nos élus mèneront des actions de revendication aux côtés de la population. Un dialogue actif sera installé entre élus et électeurs pour une gestion participative de ces communes.» Quant au troisième type d’APC, il convient de relever que le FFS n’y est pas majoritaire. Néanmoins, il figure parmi les forces politiques de la commune. «Des arrangements politiques sont nécessaires pour la gestion des affaires de la cité», notera M Tabbou avant de souligner que «les élus du FFS s’imposent le devoir de ne jamais se dresser contre les intérêts de la population et de ne jamais être un élément de blocage entravant la matérialisation de la satisfaction des besoins des citoyens».

Empêcher les affairistes de faire main basse sur les biens des APC
Cela étant dit, le premier secrétaire national du FFS dira que «des arrangements arithmétiques et non politiques seront passés en quête de possibilités de gestion des affaires des citoyens dans les meilleures conditions». Ce qui ne l’empêche pas de reconnaître qu’il y aura indéniablement des oppositions et des divergences puisqu’il s’agit d’«un programme politique confronté à des logiques sectaires et affairistes qui conduiront au blocage de certaines APC. Dans ce genre de situation, nous nous imposerons le devoir d’informer la population et de réclamer son arbitrage» et d’ajouter : «Les électeurs ont le devoir de protéger leurs voix et nous devons cesser d’être des saisonniers de la politique. Les citoyens qui nous ont mandatés doivent arbitrer les situations de blocage.» Quant aux communes où le FFS ne dispose ni d’une majorité absolue ni d’une majorité relative, le parti d’Aït Ahmed exprime des préférences envers les formations politiques qui ont des approches voisines des siennes même si, à l’échelle politique, il existe d’importantes contradictions. «Nous ne donnons pas de consignes précises, car nous ne sommes pas un appareil politique central mais nous réagirons de manière pragmatique et au cas par cas.» Il dira que «le FFS se fera un point d’honneur de mener une bataille contre la corruption et le bradage du patrimoine des Algériens. Nous explorerons toutes les formes de lutte légales et imaginables pour empêcher les affairistes de faire main basse sur les biens de la collectivité». Il ajoutera que le FFS mènera une action de sensibilisation et de revendication auprès de la population chaque fois qu’il sera question de défendre l’intérêt général des citoyens. Le premier secrétaire national du FFS ne manquera pas de reconnaître que, mis à part les entraves administratives et la fraude caractérielle qui ont marqué les locales du 29 novembre, il est conscient que, dans certaines APC, le vote de la population a été un vote sanction contre les élus FFS qui ont eu à gérer ses affaires par le passé. «La situation difficile en Kabylie depuis les événements d’avril 2001 et, dans certains cas, l’absence de stratégie au niveau local et parfois la mauvaise gestion des élus du parti ont conduit les électeurs à sanctionner la gestion du parti et à expérimenter la gestion d’autres formations politiques», avouera M. Tabbou. Il ajoutera : «Ceci est en soi est un bon signe sur le degré de maturité des électeurs» avant de préciser que «le parti a décidé d’imposer à ses élus une action cohérente à l’échelle nationale. Une action de solidarité entre élus avant de matérialiser le projet de constituer l’assemblée intercommunale nationale des élus du parti avant d’envisager des jumelages avec les municipalités du pourtour méditerranéen géré par des partis membres de l’IS. Petit avantage dont dispose le FFS qui en est lui-même un membre actif».
M. Tabbou insistera spécialement sur la nécessité de tisser des liens étroits avec la population à travers notamment les instances nationales du parti et ses élus pour combler le fossé qui s’est creusé entre les deux parties.

G. H.

Les attentats d’Alger: « Et si ce n’était pas les islamistes? »

Le double attentat à la voiture piégée qui a visé hier les sièges de la Cour Suprême et du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations-unies a été revendiqué dans la soirée par la Branche armée d’Al-Qaïda au Maghreb (BAQMI, ex-GSPC). Comment expliquer cette recrudescence depuis avril dernier des attentats en Algérie ?

- Farid Aichoune: Ces attentats sont signés, du fait du « modus operandi », de la même manière que ceux perpétrés par les terroristes kamikazes islamistes en Irak et en Afghanistan. S’ils ont effectivement été fomentés par des islamistes, on peut en conclure qu’il s’agit de ce qui reste du maquis. Ce serait alors le signe d’un échec de la politique de réconciliation nationale voulue par le président Abdelaziz Bouteflika. Les islamistes seraient parvenus à se refaire une santé et auraient rallié Al-Qaïda.

Mais cette version soulève de nombreuses questions. Déjà parce qu’il est difficile de croire en cette Branche armée d’Al-Qaïda au Maghreb. Car, d’une part, Al-Qaïda n’existe pas en soi, ce ne sont que divers mouvements à travers la planète qui s’en revendiquent, et, d’autre part, Ben Laden s’est toujours méfié des islamistes algériens car il les pense infiltrés par les services secrets. Enfin, le GSPC (qui a changé de nom pour devenir la Branche armée d’Al-Qaïda au Maghreb), était opposé aux attentats aveugles et c’était précisément parce qu’il était contre ces massacres de civils qu’il s’est désolidarisé du GIA. Comment le GSPC aurait-il pu retourner sa veste et en venir à se « GIAsisé » ?

Vous sous-entendez donc qu’une autre piste est possible, qui ne serait pas celle des islamistes…
- Il y a en effet une autre hypothèse. Il est possible que ces attentats aient été perpétrés dans le contexte de la féroce guerre de succession qui fait rage depuis l’hospitalisation de Bouteflika au Val de Grâce à Paris il y a deux ans. Je m’explique. Cette guerre larvée oppose deux clans. L’un est représenté par le FLN au pouvoir, à travers le premier ministre Abdelaziz Belkhadem, et l’autre par le Rassemblement national démocratique (RND), à travers l’ancien premier ministre de Bouteflika, Ahmed Ouyahia. Il se dit qu’Ouyahia, considéré comme proche de l’armée et du département des renseignements et de la sécurité (DRS, ex-Sécurité militaire), serait le candidat de l’armée pour l’après Bouteflika. Belkhadem, en revanche, est la bête noire de l’armée.
Quand Bouteflika a voulu lancer sa politique de réconciliation nationale, il est allé chercher Belkhadem car celui-ci a l’oreille des islamistes modérés. Mais en 1992, juste avant le second tour du processus électoral, Belkhadem, alors président de l’Assemblée Nationale, a été obligé par l’armée de démissionner la veille du putsch militaire. L’armée ne veut pas retrouver celui qu’elle a exclu en 1992, car il est connu pour ses positions crypto-islamistes et est partisan de la refonte de la constitution qui permettrait à Bouteflika de briguer un troisième mandat. C’est une guerre à la fois ouverte – Ouyahia a déclaré le 28 novembre dernier qu’il n’était pas question de toucher à la constitution -, et sourde. Nombreux sont ceux dans l’opinion publique algérienne qui considèrent que ces attentats ne sont pas sans lien avec ce règlement de compte entre les clans. Il faut se rappeler aussi que la vague d’attentats à la voiture piégée à Alger des années 96/97/98 avait également pour toile de fond une lutte entre deux clans, entre celui du général Zeroual, président de la République, et des services secrets de l’armée, car il voulait créer un parti avec le secrétaire général de l’UGTA à sa tête, Abdelhaq Benhamouda. Comme par hasard, ce dernier a été assassiné et l’armée a mis Bouteflika au pouvoir.

Mais comment expliquer alors que l’attentat ait été revendiqué par un groupe islamiste et qu’il ait visé, entre autre, une organisation internationale ?

- On peut imaginer que ce soit une stratégie de camouflage de la part des commanditaires. Le fait que l’attentat contre une organisation des Nations unies rappelle celui qui avait été commis à Bagdad en 2003 permet certes de privilégier la piste islamiste mais n’exclut pas la seconde : le fait de copier l’Irak pourrait avoir pour but de mieux faire croire que ces attentats ont été commis par des islamistes. De même que la revendication. D’autre part, il est extrêmement difficile de faire confiance aux services de sécurité algériens. Je pendrai un exemple révélateur : le 22 septembre dernier le ministre de l’intérieur algérien Yazid Zerhouni annonce que le chef historique du GSPC, Hassan Hattab, s’est rendu. Mais début novembre, comme le rapporte le quotidien Liberté, le prévenu ne se présente pas à la cour qui doit le juger. Qu’est-ce que cela veut dire ? A-t-il été tué ? Ou ne s’est-il jamais rendu ?
Après une telle histoire, il est plus légitime que jamais d’être prudent. Dans le système algérien déjà très opaque et qui l’est d’autant plus depuis le lancement de la guerre contre le terrorisme, il est encore plus difficile qu’auparavant d’y voir clair. Quand on sait que même les Etats-Unis, la première puissance démocratique du monde, a pu mettre en place un système ultra-opaque qu’elle a justifié par sa guerre contre le terrorisme, avec des sites noirs à travers le monde pour détenir et torturer ses prisonniers, Guantanamo, etc., on peut facilement imaginer ce que cela peut donner dans un pays comme l’Algérie où la démocratie n’est qu’une façade.
Reste que, de toute façon, Bouteflika va payer l’addition, qu’il s’agisse d’un règlement de compte ou des islamistes.
Interview de Farid Aïchoune par Sarah Halifa-Legrand
(le mercredi 12 décembre 2007)

Le chiffre d’affaires de la mafia italienne dépasse 100 milliards d’euros !

mafia.jpgL’Italie veut alerter les pays européens sur le poids de l’argent mafieux dans leur économie, selon le président de la commission parlementaire antimafia Francisco Forgione, commentant un an d’auditions sur la criminalité organisée dans la Péninsule. «L’argent sale tiré des activités criminelles, est investi dans les activités légales à travers toute l’Union européenne», souligne Francisco Forgione. Berlin et Rome ont conclu, mercredi, un accord de coopération destiné à renforcer la surveillance de la criminalité organisée italienne en Allemagne. Cet accord a été signé quatre mois après l’assassinat de six membres présumés de la mafia calabraise, la Ndrangheta, aujourd’hui considérée comme la plus puissante des mafias italiennes, le 15 août à Duisbourg (ouest de l’Allemagne). «Ces hommes n’étaient pas là pour gérer des pizzerias, mais pour investir en grand dans l’économie allemande et aussi dans Gazprom, le mastodonte énergétique russe», avertit Francisco Forgione. Les organisations criminelles italiennes – Ndrangheta, mafia sicilienne et camorra napolitaine – sont devenues, selon lui, «de véritables holdings économico-financiers qui savent tirer profit de la mondialisation». Leur chiffre d’affaires, récemment estimé à 90 milliards d’euros, se monte plutôt, selon lui, «à 100 ou 150 milliards d’euros». Travaux publics, tourisme, immobilier, centres commerciaux, investissements boursiers sont devenus les terrains d’investissement privilégiés, sur la Côte d’Azur comme à Milan, Palerme ou les Canaries.

 

 

 

Commentaire: Les réserves de change de l’Algérie dépassent également l00 milliards de dollars.

« Un officier de police a menti à Zerhouni »

flic.jpgWalid. M, témoin de l’attentat de Hydra, a déclaré au quotidien Echourouk qu’un officier de police a menti au ministre de l’intérieur. En effet, selon Walid, l’officier de police a déclaré à Zerhouni avoir vu le kamikaze et qu’il s’agissait d’un jeune, « alors qu’il s’agissait d’un vieux sans barbe ni moustaches ».

Le martyr des Algériens se poursuit

attentalger.jpgJe m’incline respectueusement devant les victimes des attentats de Ben Aknoun et de Hydra que je condamne énergiquement et sans réserve.
Je constate avec tristesse et colère que la violence n’a pas cessé, au contraire elle prend une tournure grave avec l’apparition récente de la « culture du kamikaze » inconnue jusque là dans le pays en s’attaquant de plus à la représentation internationale.
La responsabilité du pouvoir dans cette violence est entière : elle est politique.
L’opposition politique comme les organisations autonomes de la société civile n’ont pas cessé d’appeler le pouvoir à cesser d’asphyxier la société par un état d’urgence qui dure maintenant depuis 15 ans, qui interdit le débat entre les citoyens et le dialogue entre les différentes composantes de la population. Les Algériens ont besoin de respirer la liberté.
Le respect des droits politiques comme de l’intégrité des droits de l’homme sont la voie de sortie de crise.
Le pouvoir doit prendre le chemin politique pour la solution des graves problèmes que nous vivons malgré la richesse de notre trésorerie qui ne profite pas à la population et qui enrichit la base prédatrice du pouvoir protégée grace à l’oppression des citoyens.
On peut craindre qu’aux attentats terroristes le pouvoir oppose une réponse exclusivement policière. La répression seule ne peut avoir pour conséquence qu’une aggravation de la violence qui a sa propre dynamique, impossible à réduire par la simple répression qui pourrait être aveugle.
Espérons que le pouvoir finira par retenir la leçon de la violence : elle ne mène qu’à la violence qui ne cesse d’endeuiller la population. Il faut exiger du pouvoir qu’il prenne le chemin de la sagesse politique avec la participation de tous et en particulier des structures de contre-pouvoir que sont l’opposition politique et les organisations autonomes de la société civile.
Kamel DAOUD
Membre du Comité Directeur/ Chargé des relations internationales LADDH

 

«J’ai tout vu»

LE CHARGÉ DE LA SÉCURITÉ DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL RACONTE

La trentaine, de taille moyenne, Abdelkrim B., était hier au siège, ou de ce qui en reste, du Conseil constitutionnel où il est chargé de la sécurité. De prime abord, il nous dira : «J’ai tout vu.»
Meriem Ouyahia – Alger (Le Soir) – Avec peine, hésitant et cherchant ses mots, il nous a raconté la journée de l’horreur de ce 11 décembre 2007. Une journée filmée par les caméras de cette institution et dont les films de la bande ont été remis à la police scientifique. Il était 8h30, lorsque Abdelkrim est descendu du bus de transport juste devant le siège du Conseil constitutionnel. «Saïd, le garde républicain, se trouvait devant la porte, et à quelques mètres, se trouvait l’autre Saïd, un agent de sécurité du Conseil constitutionnel. Et aux alentours de la bâtisse, trois ou quatre agents de la sécurité nationale en tenue étaient là», se souvient lentement Abdelkrim. Il ressortira quelques minutes après pour prendre un café. «A mon retour, j’ai rencontré le brigadier chef de la police, ammi Mohamed. Il dessinait, sur la base d’une photo d’un journal, le visage de Djamila Bouhired. Ses cheveux ont été déjà esquissés », relate ce garde républicain avec un triste sourire. Et d’ajouter : «Je lui ai dit qu’il était un vrai artiste avant de me diriger vers mon bureau, de l’autre côté du siège (côté droit, ndlr)». Avec soin, Abdelkrim raconte qu’il a changé sa tenue pour mettre la rouge de la Garde républicaine. «J’ai allumé mon ordinateur tout en surveillant la caméra qui filmait. J’ai vu le bus orange des étudiants, le Cous, en panne», a précisé encore Abdelkrim B. Deux minutes à peine s’écouleront. «C’est à ce moment-là que j’ai aperçu le camion-citerne blanc, un Toyota Jac, qui a été stoppé à l’entrée de l’institution par Saïd, le garde républicain. Quelques secondes s’écouleront avant que l’explosion ne retentisse», raconte Abdelkrim. Il poursuit : «Le camion n’a rien percuté. Je ne sais pas si la bombe a été actionnée de loin ou un autre procédé a été utilisé.» Le faux plafond lui tombant sur la tête, Abdelkrim a réalisé que c’est la réalité. «Le grand portail a été déjà soufflé. J’allais sortir, quand je me suis rappelé qu’après un attentat, des terroristes peuvent tirer. Alors, j’ai rebroussé chemin », dit-il. Abdelkrim s’est heurté aux autres employés qui dévalaient les quatre étages du bâtiment. Ils sortaient en trombe, fuyant la mort. «Je me suis dirigé alors vers le parking. C’était un vrai carnage. Le chauffeur de M. Bouchaïr agonisait. Un membre du Conseil l’aidait à réciter la Chahada», se souvient ce garde républicain. Il explique la présence du chauffeur : «Chaque mois, il venait récupérer sa paie ici, car M. Bouchaïr l’a pris avec lui. Et comme son salaire tardait à être viré, il est venu s’enquérir.» «Il est venu pour mourir», n’a pu s’empêcher d’ajouter ce témoin. «A ses côtés, un autre chauffeur gémissait à cause de ses blessures. Et à quelques mètres, gisait dans son sang ammi Mohamed. Il avait les deux jambes coupées», continue cet agent de la sécurité, la gorge nouée. «Il est maintenant dans le coma. Et dire qu’il devait prendre sa retraite dans quelques mois. Il avait fait des projets dans ce sens, en pensant qu’il aurait une promotion», précise encore Abdelkrim. Rebobinant le film de cette fatidique journée, il continue : «J’ai trouvé Saïd de la garde républicaine complètement déchiqueté à près de 60 mètres de son poste. Il a été propulsé». Sans parents, Saïd rejoint ainsi sa mère morte il y a de cela quelques mois, laissant dans ce bas monde sa fiancée avec qui il devait se marier le mois de mars prochain. L’autre Saïd, agent de sécurité du Conseil constitutionnel, est toujours porté disparu, comme Abbas, un autre chauffeur. «Nous avons trouvé des corps calcinés. Mais, nous ne les avons pas encore identifiés », ajoute Abdelkrim.
M. O. Le Soir d’Algérie

Rassemblement d’étudiants contre les attentats d’Alger

Des étudiants de l’université d’Alger se sont regroupés, hier, à l’intérieur de leurs instituts respectifs pour condamner le double attentat terroriste ayant fait, mardi dernier dans la capitale, des dizaines de morts et de blessés. Les étudiants de l’Institut des sciences administratives et juridiques de l’université d’Alger se sont regroupés dans la cour centrale de l’institut pour scander, tous ensemble, «non au terrorisme. Non au retour du chaos en Algérie». A cette occasion, une minute de silence a été observée par les présents.

Mes sincères condoléances

attentat.jpgC’est avec consternation que j’ai appris les attentats lâches et odieux qui ont frappé Alger ce mardi 11 décembre. En ces moments de douleur, mes pensées vont aux victimes de ce tragique événement, ainsi qu’à leurs familles. Le modérateur du blog Algérie-politique leur présente ses condoléances les plus sincères et les plus attristées.

Moussa Touati réclame sa part de la fraude !

moussatouati119131.jpgDepuis les « résultats » qu’il a obtenu lors des élections locales du 29 novembre, le FNA de Moussa touati occupe le devant de la scène médiatique…pour dire des bétises. En effet, Moussa Touati a déclaré ce qui suit au Soir d’Algérie du 11 décembre 2007.

Moussa Touati: « Ecoutez ! quand on parle de 19% de taux de vote aux législatives et qu’on le gonfle à 35%, je veux bien savoir qui a profité des 16 % qu’on a ajoutés. C’est une question qui reste entière !

Le Soir d’Algérie: Vous confirmez que le taux de vote aux législatives n’a pas dépassé les 19%, ce qui aurait conduit à l’annulation pure et simple du scrutin, mais si c’est le cas, pourquoi avoir fermé les yeux ? Que faites-vous de la question de la légitimité ?

Moussa Touati: Effectivement, la question de la légitimité est essentielle seulement pour des considérations évidentes liées à la stabilité et à la sécurité du pays, nous avons pesé le pour et le contre. Le choix a été vite fait. L’annulation du scrutin aurait conduit à un embrasement qu’il fallait à tout prix éviter. Nous sortons d’une décennie terrifiante. Pas besoin d’ajouter de l’huile sur le feu. Seulement, le pouvoir avait pour obligation de partager équitablement les 16% et non en faire bénéficier quelques partis.

Commentaire: Après une telle déclaration, des journalistes algériens continuent à qualifier le FNA de premier parti de l’opposition.

Zerhouni a-t-il menti?

yazidzerhouni2.jpgLors d’un point de presse qu’il a animé au CIP, suite aux attentats perpetrés à Alger, le ministre de l’intérieur et des collectivités locales, Nouredinne Yazid Zerhouni, a affirmé qu’aucun mort n’est enregistré parmi les fonctionnaires de l’ONU. Pour sa part, une porte-parole de l’ONU, Maris Okabe a aafirmé qu’au moins quatre employés de l’ONU ont été tués et 14 autres sont portés disparus. Nous signalons que lors de sa conférence de presse, le minsitre de l’intérieur a utilisé le même style lorsqu’il annonçait les résultats des élections. En effet, Zerhouni a déclaré qu’« à 16 h00, les services de sécurité ont engistré 22 morts et 177 blessés ».

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