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Archive pour décembre, 2007

Déclaration de la LADDH

bouchachiportrait.jpgLigue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme

 

DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME/ 59° ANNIVERSAIRE
Communiqué de la LADDH

1948-2007 : cinquante ans après le proclamation du 10 décembre 1948 par l’assemblée générale des Nations Unies de la «déclaration universelle des droits de l’homme » que reste-t-il des espoirs, voire des enthousiasmes qu’elle a alors soulevés en tant que jalon historique dans la longue marche de l’humanité vers la dignité égale pour tous et toutes qui la composent ? Proclamés, déclarés solennellement, sans cesse réaffirmés, les droits de l’homme ont été maintes fois violés mais ils restent, envers et contre à la fois le fondement et le moteur d’un modèle de société où chaque citoyen doit être en mesure de participer aux décisions qui le concerne et où il pourra jouir de tout ce qui lui permet de se développer. Cela implique par là même que, en s’adressant à tous et en tous lieux, elle proclame le caractère universel et indivisible des droits de l’homme. Poser ces principes ne suffit pas, encore faut-il se donner les moyens de les mettre en œuvre pour passer du stade du virtuel à l’effectif tout en sachant que le concept de « sécurité collective » cher aux pouvoirs quelqu’ils soient constitue le fondement même de la limitation des droits de l’homme et du citoyen.
Faire triompher les droits de l’homme reste une question posée en permanence, une œuvre collective et de longue haleine
Et l’Algérie ?
Depuis son accession à l’indépendance, notre pays ne s’est jamais engagé dans le processus de l’édification d’un Etat moderne fondé sur la démocratie, la primauté de la loi et les valeurs généreuses telle que stipulées dans la Charte des droits de l’homme d’ailleurs ratifiée par l’Algérie. Des périodes de la vie du pays ont été entachées de graves violations des droits de l’homme et de restrictions des libertés pour lesquelles la LADDH interpelle les autorités en vue de les faire cesser , de procéder à l’ouverture des dossiers des violations passées, à la réparation des préjudices dans les respect des engagements internationaux, à la levée des restrictions à l’exercice des droits. La LADDH constate avec tristesse que le problème des disparus est traité avec mépris par le pouvoir. Elle continue d’être solidaire du combat de leurs familles pour obtenir vérité et justice, seule voie pour trouver une solution définitive avec ce drame qui concerne tous le pays.
La LADDH interpelle le gouvernement en vue de se pencher sérieusement sur le phénomène des harragas vécu douloureusement par nos jeunes et leurs familles.
La LADDH appelle les autorités à prendre des mesures immédiates afin de créer un climat favorable à l’exercice des libertés individuelles et collectives :
1- levée de l’état d’urgence, une véritable malédiction dans la vie politique et sociale de la population, illégalement maintenu contrairement aux dispositions constitutionnelles
2- mise en place d’un programme assorti d’un calendrier pour de vraies réformes démocratiques dans les domaines politique, économique, social et culturel comportant :
- la mise en conformité de la Constitution avec les conventions internationales déjà ratifiées
- levée des réserves émises par l’Algérie sur les conventions internationale ratifiées relatives aux droits des femmes et des enfants et leur consécration dans les textes législatifs
- ratifier la Convention de Rome relative à la Cour Pénale Internationale (CPI)
- instituer une fois pour toutes l’abolition de la peine capitale
- mise en place de mécanismes pour des élections libres et transparentes aux différents niveaux institutionnels, élément central de la concrétisation du principe de l’alternance au pouvoir
- levée des restrictions à la création de partis politiques
- levée des entraves réglementaires à la création et au fonctionnement des organisations de la société civile, avec la liberté de réunion et de manifestations publiques pacifiques
- libérer le champ médiatique en particulier audiovisuel encore à ce jour monopole du pouvoir par l’ouverture au secteur privé pluraliste avec mise en place de cahier des charges afin de respecter l’expression plurielle de la société.

 

- lancer une réforme judiciaire réelle conforme aux critères internationaux d’une justice indépendante et impartiale respectant les principes de la présomption d’innocence du procès équitable et des droits de la défense. – garantir au citoyen le droit à une vie décente et digne en particulier aux plus vulnérables et aux déshérités, avec en particulier une politique et des mécanismes de lutte contre le chômage et de protection des marginalisés sociaux
- S’assurer de la protection des ressources naturelles, les terres, le littoral et l’eau propriétés collectives de la population à l’occasion de la mise en place de la politique en la matière.
- Lutter énergiquement contre la corruption véritable gangrène dans la société
- Mettre en place des mécanismes instituant le dialogue social et le partenariat avec la société civile, vecteur de réflexion et de décision acceptée.
Sur le plan international, la situation du non droit à GUANTANAMO, l’occupation de la Palestine, les dérives violentes de l’occupation de l’IRAK constituent une préoccupation majeure des militants de La LADDH.
La Ligue Algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) continue d’être fermement ancrée sur l’universalité des droits de l’homme. A ce titre elle se situe clairement hors des institutions du Pouvoir quel qu’il soit. Elle se considère ainsi comme une structure de contre pouvoir, nécessité pour tout pouvoir qui se prétend démocratique et qui a besoin de garde fous pour prévenir ses dérives. Elle appelle ainsi les citoyens à s’organiser en vue de défendre collectivement leurs droits.

 

Pour le Comité Directeur, le Président
Mostefa BOUCHACHI

 

Développement ou démocratie pour l’Afrique ?

Au fil du jour…La Tribune du 10 décembre 2007

Chafaa Bouaiche 

 

Le continent africain est célèbre pour la famine qui ravage ses peuples, les épidémies, les maladies, le sida, la misère, les coups d’Etat permanents, l’instabilité des régimes politiques, la dictature des dirigeants, la violation des droits de la personne humaine, le verrouillage de la vie politique et, enfin, la dépendance, voire la soumission à l’Occident, fruit d’un sous-développement chronique.
Les raisons des catastrophes qui frappent le continent africain sont diverses et complexes. Il y a d’abord la responsabilité des dirigeants des pays d’Afrique qu’il faut mettre en évidence. En effet, les dérives autoritaristes et les velléités d’une gestion souvent monopolistique des affaires publiques sont à relever avec force. Mais le désastre économique, l’instabilité politique et la situation peu reluisante des droits de la personne humaine en Afrique ne relèvent pas de la seule responsabilité des dirigeants. Nul ne peut ignorer la responsabilité plus que directe de l’Occident dans les malheurs qui frappent le continent africain. Doit-on rappeler que les pays africains ont été colonisés des siècles durant par la puissante Europe ? Faut-il souligner que les richesses de l’Afrique ont été spoliées par les puissances coloniales, les populations assassinées, des tribus et villages entièrement massacrés, les peuples réduits à l’état d’esclavage. Seules l’ignorance, la misère et la famine ont été démocratisées par les puissances coloniales. A leur indépendance, les pays africains étaient livrés à eux-mêmes sans outils de production et sans moyens de développement. L’Europe a «abandonné» des pays en ruine après les avoir spoliés de leurs biens. Le tribalisme, la guerre entre les ethnies et autres conflits de bas étage ont été entretenus durant des siècles. Tout cela au nom de la célèbre devise : diviser pour régner !
L’Afrique demeure-t-elle encore victime des anciennes puissances coloniales ? Les nostalgiques de l’Afrique colonisée refusent de croire en la capacité des Africains à prendre en charge leur destinée. Ils continuent à traiter les Africains en indigènes qui ne peuvent vivre sans tutelle étrangère, voire occidentale plus éclairée, moderne et civilisée !
«L’Afrique des pauvres, l’Afrique des despotes, a besoin plus que jamais de démocratie pour se relever.» Le message nous vient de l’Europe. Il est vrai que la démocratie est l’une des conditions pour un développement humain et durable pas seulement pour l’Afrique. Il est vrai aussi que la démocratie ne s’impose pas, mais se construit dans la pratique de tous les jours. Les dirigeants européens, tout comme les Américains d’ailleurs, n’utilisent l’arme de la démocratie que pour contraindre les pays africains à garantir leurs intérêts économiques. Le sommet Afrique-Union européenne qui se tient à Lisbonne doit s’imposer la règle de travail d’égal à égal. L’esprit de domination sur l’Afrique doit être banni à jamais. L’Europe a le devoir d’aider les pays africains «à surmonter les problèmes liés à son développement», comme l’a déclaré le commissaire européen chargé du développement et de l’aide humanitaire, Louis Michel. Les dirigeants africains ont également le devoir d’œuvrer au développement de leurs pays et d’assurer la paix et la sécurité à leurs peuples. L’institution d’un comité des sages de l’Union africaine (UA) qui sera installé officiellement le 18 décembre et qui s’inscrit dans le cadre de l’engagement de l’Union africaine à prendre en charge elle-même la résolution de ses conflits, avec l’aide logistique et financière de l’UE, servira-t-elle à libérer l’Afrique de l’emprise de l’Occident ou sera-t-elle une institution de plus, voire de trop ? La démocratie et le développement sont intimement liés. Le développement renforce la démocratie tout comme la démocratie renforce le développement. Deux conditions pour se libérer des menaces de l’Europe qui, à son tour, doit reconnaître sa responsabilité historique dans le sous-développement de l’Afrique.

C. B.

Chavez un dictateur ?

chavez.jpgChavez un dictateur ? ! Bon sang soyez sérieux. Les Bush gouvernent le royaume des Etats-Unis de père en fils et nul ne trouve à placer un mot. Les Bush seraient des démocrates et leur royaume une démocratie exemplaire. Chavez, lui, un dictateur ! Et on lit cela sur un site un peu pro-FFS ! Mais au-delà de toute la campagne d’intox sur la volonté de Chavez de changer la Constitution pour s’offrir un autre mandat, la réalité est là : il n’a pas truqué les résultats du référendum; le “oui” a remporté 49% et le choix populaire a été respecté. Eh oui le “dictateur” Chavez a respecté le choix populaire. Alors, essayons de lire, avec un minimum de distance et d’esprit critique, ce qui s’écrit dans la presse “libre” et “indépendante” et éviter d’écrire des aneries genre “vous avez inspiré Chavez et Bouteflika”. Salim

Douze ans après le Contrat de Rome

 

rome.jpgC’est vrai que la confusion a beaucoup régné;
C’est vrai que le flou ne cesse d’être entretenu.
Le régime dictatorial qui sévit en Algérie depuis 1962 ne fait que consacrer la primauté du militaire sur le politique: (traiter en secret avec des chefaillons militaires: Accords de 1997, « wiaam de 1999; charte d’amnistie de 2005) les Benaicha, Madani Mezrag, ect…… représentent les partenaires privilégiés de l’Arépublique des blindés de 1962.
Par contre, quelle que soit l’initiative qui émane des politiques et de sages, et notamment de l’opposition à ce régime, elle est manu militari rejetée « globalement et dans le détail »; quitte à l’instrumentaliser, par la suite, en vue de la pervertir. Ex: le mot « PAIX » était banni du langage officiel entre 93 et 95; mais vu l’écho favorable reçu par le Contrat de ROME: OFFRE de PAIX dont les clauses furent co-élaborées par des Politiques qui ont pris leur responsabilité à l’époque où entendait dans la TV que les partis et les politiques n’ont rien fait de bon, il n’ont apporté que malheur au pays…. et toute la propagande du régime visant à fermer la parenthèse d’octobre 88.
Malgré toutes les diatribes staliniennes que recevra cette offre de paix de la part des « Décideurs », ils ne s’empêchèrent pas d’utiliser « la colombe » dans l’affiche de la campagne présidentielle de ZEROUAL : novembre 1995.
Pour finir: le contrat de Rome représente une vrai charte proposée à enrichissement au pouvoir et autres partis qui se sont opposés, dans le giron du pouvoir, aux vrais partis d’opposition.
Nombre de ces « partis du sérail » ont fini, progressivement, à une décade ou deux, près à lifter leur discours sur celui de l’opposition, en se démarquant de la logique du 11 janvier 1992 et ont fini par proposer: L’OPTION DU DIALOGUE SANS EXCLUSIVE Y COMPRIS AVEC LES ISLAMISTES.
Il est vrai qu’entre temps, il y a eu plus de 200.000 morts, vingt à trente mille disparus, un à deux millions de déplacés par la terreur; je ne veux pas m’attarder sur les milliards de pertes matériels; car la perte d’une vie humaine, la dislocation et le déracinement des familles, et la déstructuration des milieux sociaux représente pour moi, et j’en suis sûr, pour vous aussi plus que tout au monde.
Il est vrai aussi que le pouvoir réel, au delà de sa version de Oudjda, Tlemcen, Batna, etc.., et au delà de toutes ses vitrines successives, s’est renforcé d’avantage par l’instrumentalisation des:
-Intégristes religieux: qu’il s’était juré de combattre implacablement: l’intégrisme religieux est dans les institutions; il a de beaux jours devant lui.
- Intégristes de « Gauche » et des démocrates version « blindés » qui se retrouvent laminés et cantonnés dans des espaces réduits ( région, salons,….) et qui attendent impatiemment leur prochaines missions.
- l’exacerbation des antagonismes stériles qui opposent des chapelles politiques, on s’oppose le plus souvent les uns aux autres que de trouver des dynamiques unitaires à même d’imposer un changement radical et pacifique.
- les émeutes et à les canaliser en vue recomposer par la violence et la terreur le champs politiques.
Le FIS et ses contraires demeurent un alibi -moyen privilégié qui permettent à ce pouvoir de se pérenniser.
Dans le monde arabe et musulman on n’a que des HHoukkam collés à leur chaises, avec violence et matraques. Ils assujettissent leurs peuples et n’y voient dans leurs citoyens que des sujets (raîiya) et se considèrent comme leurs tuteurs divins (Ouli amrina raghma anfina) malgré la volonté des citoyens. Ces HHoukkam ont même inventé le concept de république héréditaire (Syrie, bientôt l’Egypte et la Libye).
Aujourd’hui, il y a nécessité de se doter de Houkamae (Nas El Hikma: sages lucides)
Llah yerzeqna menhoum ou bkethra.
Avec mes salutations fraternelles.
Youcef Mimouni
Casbah Alger.

 

Moussa Touati, nouvel homme fort de l’opposition?

moussatouati11913.jpgLe leader du FNA, Moussa Touati, incarne-t-il désormais la nouvelle opposition politique en Algérie? Cet inconnu au bataillon est devenu subitement et en l’espace de deux suffrages (élections législatives et locales) le nouvel homme fort de l’opposition politique, une position traditionnellement occupée par les leaders du camp démocratique (le FFS et à un degré moindre le RCD).
Said Farhi, La Voix de l’Oranie

 

 

Commentaire: Depuis quand le FNA est-il devenu un parti politique ? Certains journalistes sont allés jusqu’à qualifier le FNA de premier parti d’opposition en Algérie ! Ancien militaire et ancien vendeur de volailles, Moussa Touati, originaire du même village que le général Smain Lamari, attire l’attention des « journalistes » suite aux résultats réalisés par son parti lors des élections locales du 29 novembre. Si le ministre de l’intérieur déligente une enquête, nous saurons sans doute comment le FNA a constitué ses listes électorales. Il est vrai que M. Zerhouni a donné la motié de la réponse en déclarant, au lendemain des résultats, que le FNA a prêté son agrément aux dissidents de partis. Reste à savoir si le FNA a prêté ou a (…….) son agrément? Il faut signaler que le siège du FNA est situé à la rue Tanger (rue manger à midi).

Kadhafi aux ex-colonisateurs : «Remboursez-nous ou laissez passer nos émigrés»

Kadhafi aux ex-colonisateurs : «Remboursez-nous ou laissez passer nos émigrés» dans Monde o1mz0pLe dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a appelé hier, samedi, les Européens à rembourser les ressources «volées» à l’Afrique pendant la colonisation ou alors à se tenir prêts à accueillir les migrants africains chez eux. Dans son discours prononcé au cours de la session plénière du sommet de Lisbonne consacré à l’immigration, M. Kadhafi a décrit «l’état déplorable, catastrophique» de l’Afrique. «C’est un continent mendiant aux yeux du monde», a-t-il estimé, répétant que les Africains étaient les victimes de la colonisation, pendant laquelle les Européens avaient «volé» les ressources naturelles africaines. Vendredi, au cours d’une conférence à la veille de l’ouverture du sommet, il avait déjà appelé «les forces coloniales» à «dédommager les peuples qu’elles ont colonisés et dont elles ont spolié les richesses». Le colonel Kadhafi est allé encore plus loin samedi en suggérant d’échanger ce remboursement contre un arrêt des migrations vers l’Europe. «Soit vous nous rendez nos ressources, soit vous nous invitez dans vos pays», a-t-il dit. Il a également assuré que si l’UE donnait à la Libye «un milliard d’euros», il s’engageait à ne pas «exporter» ses migrants. «Il a dit que s’il recevait une aide de 1 000 millions d’euros, les problèmes migratoires seraient résolus. Nous croyons que l’aide financière est importante, mais pas suffisante, il faut une politique globale», a répondu le ministre espagnol des Affaires étrangères. Peu avant, le Chef du gouvernement du même pays, orateur européen pendant la séance consacrée aux migrations, avait proposé un «pacte» entre les continents pour lutter contre l’immigration clandestine, «résultat dramatique d’un échec collectif».

Belkhadem:«Mes enfants sont partagés entre le MCA, l’USMA et le CRB»

belkhadem.jpg Même s’il a refusé de dévoiler le nom de son club de football préféré, Abdelaziz Belkhadem a révélé que ses enfants sont partagés entre le MCA, l’USMA et le CRB. « Et quand il y a un derby, c’est la bagarre à la maison», a-t-il affirmé, arborant un large sourire. Commentant les images du match livré par l’équipe nationale contre son homologue allemande lors du Mondial espagnol de 1982, le secrétaire général de l’instance exécutive du FLN a déclaré que les Madjer, Assad et autres Belloumi n’avaient pas les moyens qu’ont aujourd’hui les jeunes algériens, «il n’empêche qu’ils ont réussi à relever le défi». Infosoir

 

Commentaire: Je pense que personne ne cherche à savoir les noms des clubs de foot-ball que supportent les enfants de Belkhadem. Si ses enfants supportent trois clubs différents, les Algériens n’arrivent plus à supporter les trois partis de l’alliance présidentielle.

Message de Hocine Aït Ahmed au Conseil national du FFS

 

ffs01.jpgChers amis, chers compagnons, chers camarades

 

Très heureux de vous retrouver et de vous saluer affectueusement. J’ai le plaisir et le privilège de vous adresser mes félicitations, et à travers vous et Karim Tabou, aux militants aux sympathisants à toutes et tous les compatriotes qui se sont mobilisés avec dévouement et sagesse dans ce que vous savez n’être une énième piètre compétition tragico-garagouzienne Men QELLA Wa Della.

 

Je vous ferais donc l’économie de verser dans l’évaluation que vous venez de faire sur la stratégie combinée par le DRS, le ministère de l’intérieur et par de multiples officines de corruption politico-financière à tous les niveaux, locaux, régionaux et nationaux. La constance fondamentale du dépérissement progressif et total du suffrage universel n’a fait que suivre le déni brutal du droit à l’autodétermination qui était la raison d’être de l’Etat algérien.

 

Nul doute que vous avez évoqué le parti pris de l’administration. La sortie manu militari des listes communes du FFS et de ses partenaires. La volonté de limiter géographiquement l’implantation du FFS. L’impossibilité de contrôler le processus et le fichier électoral. La réactivation et la mise en action des relais maffieux du pouvoir. Les entrepreneurs affairistes, les organisations archaïques telles que les zaouias et autres associations religieuses, les archaïsmes locaux (village, tribu), l’état d’urgence, les pressions sur les partis politiques, la fermeture des espaces d’expression, l’action psychologique permanente et les pressions sociales sur la population, le maintien d’un seuil indispensable de violence notamment en Kabylie et du terrorisme résiduel destiné à étouffer les espaces d’expression et de libre organisation.

 

Il s’agit aujourd’hui de tirer les leçons politiques et organisationnelles de cet épisode tragique.

 

Nos missions sont prioritaires sur nos ambitions.

 

Sachons garder lucidité en ces moments d’extrêmes confusions.

 

Nous avons été punis par le pouvoir en place pour avoir osé être nous-mêmes, pour avoir osé être fidèles à nous-mêmes, à nos engagements et à nos idéaux. Notre différence ne saurait rester impunie pour les tenants de l’idéologie conformiste et archaïque du système totalitaire.

 

L’impact de notre Congrès, la déclaration commune que nous avons faite avec nos partenaires au lieu d’être accueillis comme autant de chances de paix, de démocratisation et de stabilité sociale ont été considérés comme des menaces et un danger pour les tenants de statu quo crypto-stalinien, de la régression et de la gestion brutale.

 

Force est de constater que le suffrage universel n’est pas encore sorti de la préhistoire coloniale et du Stalinisme allègre.

 

Sachons dire et nous dire la vérité.

 

- Dire : la réorganisation organique du parti sur des bases démocratiques et électives saines, la recherche d’efficacité et de rationalité a dérangé autour de nous et chez nous, les tenants du théâtre de vaudeville.

 

Les observateurs «avisés» et «inspirés» n’ont pas manqué de minimiser les aspects considérables de notre stratégie politique.

 

Par contre, ils s’acharneront avec une docte science à «Tchernobiliser» nos quotas électoraux érigés pour la cause en instruments fiables et infaillibles.- Sachons vérité nous dire, la priorité accordée à la réorganisation de l’appareil au détriment du contact avec notre environnement social, avec notre terreau naturel, nous a valu un enfermement mérité.

 

L’abus de position dominante a fait que certains de nos cadres se sont plus comportés en rentiers de gestion ou d’opposition, plutôt qu’en acteurs sociaux oeuvrant pour le lien et le liant de nos structures avec nos villages nos quartiers et les forces syndicales et associatives autonomes.

 

Le FFS a su faire ses preuves dans les épreuves. Il a su amortir les coups de boutoirs internes et externes, et c’est par miracle que se poursuit tranquillement son odyssée de résistance à une dictature fou furieuse aux relents régionalo-ethnicistes qui menacent la cohésion de la nation. Le FFS demeure disponible, crédible et opérationnel pour une alternative démocratique et sociale.

 

 

 

Que faire ?

 

 

Si les coups qui nous viennent de l’extérieur ne sont ni de notre fait, ni de notre volonté, laissons les au crédit peu honorable de leurs auteurs.

 

Les coups qui nous viennent de l’intérieur de nous même sont à prévoir et à gérer sans renoncer à aucune des résolutions de notre Congrès dans l’esprit, dans la lettre, dans les actes et dans les comportements.

 

La priorité est de combattre nos travers, chacune et chacun, toutes et tous. Le manque de communication, voire le refus de communication à tous les échelons du parti et entre tous les échelons du parti. Le volontarisme et le manque d’organisation dans les actes de gestion, d’élaboration et surtout de mise en application.

 

Nous devons nous atteler sans colère, avec méthode, clairvoyance et détermination à continuer la réorganisation du parti pour la légitimation de tous nos échelons. Sa modernisation signifie également sa « défolklorisation ».

 

Nous devons sans négliger l’instant nous projeter dans l’avenir. Nous avons conclu un pacte, un double pacte, dois je le rappeler : la République Démocratique et Sociale et l’Unité du Maghreb. C’est pour cela que nous n’avons pas le temps d’amuser les galeries officielles et périphériques en s’attardant sur l’écume des fausses échéances ou en amusant les galeries officielles et périphériques qui se pavanent dans les succès factices et éphémères, et dans la multiplication des effets d’annonce illusoires.

 

Un dernier souhait, la composante humaine de tous nos échelons doit refléter l’esprit du FFS. Humilité, abnégation, résistance, détermination et une espérance chaque jour renouvelée.

 

Nos missions sont prioritaires sur nos ambitions.

 

Sur le plan interne au parti, nous aurons à :

 

Mettre en oeuvre les résolutions du 4ème congrès du parti ;

 

Evaluer en profondeur les conséquences des événements de 2001, et des dernières tentatives de déstabilisation du parti ;

 

Continuer le processus d’assainissement politique des structures ;

 

Fixer un calendrier précis de mise en place de structures consacrant l’ouverture politique et organique du parti ;

 

Mettre fin à la rébellion et autres activités fractionnelles dans le parti ;

 

Le plus urgent étant, d’évidence, la désignation du Secrétariat National pour mettre en application ces décisions majeures.

 

Depuis sa désignation, Karim Tabbou a su remplir des missions importantes. La remise en ordre du parti et la remobilisation de la base militante en vue de forcer l’ouverture politique et mettre fin à la politique des sables mouvants. J’apprécie toujours sa contribution décisive à la tenue des échéances internes. Aujourd’hui, j’apprécie également la remise spontanée et responsable de son mandat. C’est un acte moral, militant et politique. C’est enfin un acte révolutionnaire.

 

Aussi je le confirme au poste de premier secrétaire pour accomplir les missions qui nous attendent.

 

 

Avec mes salutations les plus profondes, Hocine AIT-AHMED

 

 

Communiqué de M. Samraoui, 5 décembre 2007

samraouielpais.jpgComme je l’ai déclaré auparavant, je me suis engagé à rester à la disposition de la justice espagnole en attendant la réception par cette dernière du soi-disant dossier juridique du pouvoir d’Alger. Et ceci, malgré le fait que mes avocats m’aient clairement signifié que mon arrestation ainsi que le retrait de mes papiers d’identité ne se justifiaient nullement eu égard à mon statut de réfugié politique en Allemagne. J’ai aussi du assumer de lourdes dépenses que je n’aurai jamais pu couvrir sans la générosité de nombreux amis et sympathisants auxquels je tiens à exprimer ici ma reconnaissance et mes remerciements.

Le délai d’attente légal de 40 jours ayant expiré 2 jours après la conférence de presse du 30 novembre 2007, co-organisée par la SODEPAU, Rachad et d’autres associations espagnoles à Barcelone, je n´étais plus tenu par l´obligation de rester sur le sol espagnol. Déjà, quelques jours avant cette conférence, plusieurs éléments troublants m’ont amené à craindre que mes droits n’étaient plus garantis en Espagne. Juste après la conférence de presse, des responsables espagnols m’ont clairement insinué que ma vie était en danger et que « quelque chose de pas très légal était en train d’être manigancé ». Il est inutile de préciser que cinq « journalistes » algériens et deux membres de la mission diplomatique algérienne, venus spécialement de Madrid, se trouvaient à l´intérieur de la salle de conférence, sans compter les « curieux » qui guettaient à la sortie. Ce regain d´intérêt subi n´a fait que renforcer ma prudence pour éviter le sort réservé à d’autres opposants algériens (Krim Belkacem, Mohamed Khider, Ali Mecili, Abdelbaki Sahraoui,…) assassinés par les services secrets algériens à l´étranger.

 

La justice espagnole, malgré la requête de mon avocat, avait auparavant refusé de me restituer mes objets personnels saisis lors de mon arrestation le 22 octobre 2007. Bien entendu, il était aussi hors de question pour elle de me rendre mes papiers d’identité.

 

A la lumière de ces développements et après avoir consulté un avocat, j’ai décidé après l’expiration du délai de 40 jours, de quitter l’Espagne et rejoindre ma famille en Allemagne.

 

Conscient de l´impact que peut engendrer cette affaire, je tiens à annoncer ce qui suit :

 

1. la décision de quitter l’Espagne a été prise par moi seul et j’en assume seul l´entière responsabilité ;
2. je me tiens toujours à la disposition de la justice espagnole pour la suite de l’affaire ;
3. je réfute encore une fois toutes les accusations infondées du pouvoir algérien et je dénonce l’instrumentalisation par ce pouvoir dictatorial d’institutions comme Interpol pour harceler les opposants vivant à l´étranger;
4. cette dure épreuve vient de renforcer ma détermination à poursuivre mon combat pour la Vérité et la Justice en vue de démasquer les généraux criminels et leurs sbires dans la tragédie qu´a vécue et que vit toujours le peuple algérien ;
5. afin de ne laisser place à aucune manipulation ou exploitation politique de cette affaire, j’annonce le gel de mon activité au sein du secrétariat du mouvement Rachad jusqu’au règlement définitif de cette affaire. Je continuerai bien entendu à soutenir l’action de Rachad ainsi que tout autre mouvement ou organisation qui œuvrent à l´établissement d´ un Etat de droit en Algérie à travers des moyens non-violents.

 

Enfin, je tiens à exprimer mes remerciements et ma gratitude à toutes celles et ceux qui m’ont apportés leur soutien dans cette difficile épreuve.
Mohamed Samraoui

 

Allemagne, 5 décembre 2007

APW de Béjaia: le FFS l’emporte grâce au RND

Pour la quatrième fois consécutive, la présidence de l’APW de Béjaïa échoit au FFS (16 sièges), mais seulement grâce au… soutien du RND (6 sièges), totalisant ainsi les 22 sièges sur les 43 dont dispose l’institution. C’était donc hier après-midi que le nouveau président de l’APW, en l’occurrence Hamid Ferhat, a été élu à la tête de cette institution pour la deuxième fois après avoir occupé ce poste durant le mandat écourté de 2002 à 2005. A la surprise générale, le vote d’hier a révélé les tractations menées en sourdine par les formations de Hocine Aït Ahmed et celle d’Ahmed Ouyahia, concédant à celle-ci, en échange de son soutien, une vice-présidence offerte à Me Amghar Amar, deuxième sur la liste du RND et expert judiciaire de son état.

Cet élu n’a pas caché sa joie de déclarer à la presse, après le vote, qu’il n’y a aucune contradiction de tisser une alliance entre les élus d’un parti d’opposition et ceux appartenant à un parti de l’Alliance présidentielle qui est au pouvoir.

«Celle alliance vise un seul objectif : dynamiser le développement de notre wilaya», a-t-il déclaré.

Le RCD n’entend pas les choses de la même oreille. Ses élus, au nombre de dix, ont présenté leur candidat, Me Hamoudi Fawzi, faute d’avoir pu contracter une alliance avec d’autres formations. «L’alliance surprise entre le FFS et le RND constitue une force de la régression et notre wilaya connaîtra un autre retard pour une durée de cinq autres longues années», dira avec dépit Azzedine Tinouche, président du bureau régional du RCD et néanmoins élu à l’APW.
Le FLN (dix sièges) qui a présenté son candidat, Salah Derradji, à la présidence de l’APW, sera déçu par la tournure du vote. «Il était convenu que le FFS fasse alliance avec le FLN, mais il a dû changer d’allié à la dernière minute. Nous considérons cela comme une trahison», fulmine un élu de la formation de Belkhadem. K.S La Tribune

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