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Archive pour le 5 janvier, 2008

La phrase du jour

sas.jpg« Une parole confisquée par la terreur d’un Etat qui, au lieu d’écouter sa société, a préféré la mettre sur écoute », Sid Ahmed Semiane, in La Tribune 

La commune de Rouiba: Faire naître l’espoir chez les citoyens est désormais possible

 Par Chafaa Bouaiche, La Tribune 5 janvier 2008 

La commune de Rouiba, située à 25 km à l’est d’Alger, doit sa célébrité à sa zone industrielle qui s’étale sur une superficie de 1000 h. Jadis sur les territoires de la wilaya de Boumerdes, Rouiba a intégré la capitale au lendemain de la création du gouvernorat du Grand-Alger à la fin de l’année 1997. A l’instar de la majorité des communes du pays, la localité de Rouiba connaît d’énormes problèmes. En effet, les 62.000 habitants de la commune souffrent, en premier lieu, de la pollution causée par les produits pétrochimiques provenant de la zone industrielle. A la pollution de cette zone s’ajoute celle de Oued Semmar située à quelques kilomètres de Rouiba. La lutte contre la pollution figure parmi les priorités de la nouvelle Assemblée populaire communale (APC) de Rouiba installée le 8 décembre 2007.

Elu à la tête de l’APC lors des élections locales du 29 novembre 2007, M. Merzouk Lakrouz, économiste de formation, est issu du Front des Forces Socialistes. M. Lakrouz est fort d’une expérience acquise lorsqu’il était Président de la délégation exécutive communale (DEC) de 1993 à 1995. « Les électeurs m’ont élu sur la base du bilan de ma gestion durant la période de la DEC. La population de Rouiba a gardé de moi le souvenir d’un homme qui a géré avec rigueur et rationalité les affaires de la commune. J’avais résisté à toutes les pressions exercées sur moi», a tenu à souligner M. Lakrouz.

La participation de M. Lakrouz aux dernières élections locales est dictée par une volonté de contribuer activement à améliorer le niveau de vie de la population de sa localité. «La situation peu reluisante que vivait ma commune durant le mandat passé m’a incité à m’impliquer, comme tout citoyen jaloux de sa ville, en vue de gérer les affaires de la municipalité», nous explique notre interlocuteur qui privilégie la gestion rigoureuse et transparence qui permettra, selon lui, de soulager la souffrance des citoyens et de faire naître un espoir chez une population qui subi la mauvaise gestion. Faire naître l’espoir est une mission certes difficile mais pas impossible, estime le président de l’APC de Rouiba. Les élus doivent œuvrer à rétablir le lien de confiance indispensable entre le citoyen et ses représentants. En effet, les citoyens sont lassés des promesses électorales non tenues par les candidats aux différentes élections.

 «Les citoyens reprennent confiance lorsqu’ils ont en face d’eux des candidats sincères, intègres et honnêtes», explique M. Lakrouz. Aussi, le citoyen doit être impliqué dans la gestion des affaires de la cité. A cet effet, le Maire a décidé de la mise en place d’un Conseil consultatif communal. Composé de représentants des comités de quartiers et d’associations de la commune, le Conseil consultatif servira de lieu de débats et de concertation. Il permettra aux élus de rester en contact avec la population et à l’écoute de ses doléances. «Nous allons rendre compte de notre gestion à la population par la présentation de bilans annuels», indique M. Lakrouz qui est convaincu de l’entière disponibilité de la population à participer à la gestion de la commune. Par ailleurs, la présence massive des citoyens à la cérémonie d’installation de l’APC de Rouiba témoigne, selon M. Lakrouz, de l’intérêt qu’accorde la population aux affaires de sa commune. Il a souligné que son slogan de campagne «pour un changement radical dans la gestion de la commune» était mobilisateur.        

Après l’installation de l’APC composée de 11 élus, le président issu du FFS, trois vice-présidents (FLN, RND et PT) et deux délégués (FNA et RND), des tâches importantes attendent les élus de Rouiba. La mission traditionnelle d’une commune est d’améliorer le cadre de vie des citoyens. Riche de ces recettes annuelles (800 millions de dinars) qui proviennent, essentiellement, de la fiscalité de la zone industrielle, cette APC fera face, durant le mandat en cours, aux problèmes multiformes que vivent les populations. Les recettes de la commune ne sont pas suffisantes pour la prise en chargé réelle des affaires locales. Les salaires des ouvriers de la commune représentent 200 millions de dinars ! Le budget communal est réparti entre équipements et fonctionnement.

L’un des points noirs de la commune reste l’hygiène publique. La commune doit s’atteler à régler le problème à travers tous les quartiers. A court terme, l’APC s’occupera, selon notre interlocuteur, d’établir un nouveau réseau d’assainissement et la rénovation de l’ancien réseau.  L’alimentation en gaz de ville de la zone sud de Rouiba et les quartiers El Merdja, El Hamiz, Haouch Rouiba, et Hay El Nasr sera inscrite dans le programme de la nouvelle Assemblée qui oeuvrera sans relâche, selon M. Lakrouz, à améliorer le niveau de vie des habitants des haouch. A cet effet, la commune va inscrire dans le registre de ses priorités l’alimentation des haouch en eau potable, l’électrification (éclairage public), la réfection et le revêtement des routes.

A l’instar des toutes les communes du pays, Rouiba n’arrive toujours pas à venir à bout du problème épineux du logement. Ses services ont enregistré plus de 6000 demandes (ce qui représente 10 % de la population). Le nombre important de demandes et la faiblesse de l’offre provoquent, souvent, le mécontentement de la population. Depuis les dernières années, la prérogative de la distribution du logement revient à l’administration même si le président de l’APC est membre de la commission d’attribution présidée par le chef de daïra. Afin de prendre en charge ce problème, la commune de Rouiba lancera un programme de logements et œuvrera à la restructuration des haouch. Le président de l’APC a pris l’engagement de débloquer, au courant de cette année, deux lotissements dont les dossiers sont en souffrance depuis 1994.

Traversée par la RN5 qui dessert la zone industrielle, la ville de Rouiba est asphyxiée. En effet, le plan de circulation mis en place ne répond pas aux besoins. Pour  décongestionner la ville, les élus comptent lancer une étude pointue en matière de circulation qui consiste, notamment, à rendre la fonctionnalité du transport, entre le sud et la ville, par l’ouverture de trémies et l’ouverture d’une gare routière.

Sans perspectives, sans emploi et en l’absence de moyens de divertissement et de loisirs, les jeunes de la commune sont livrés à eux-mêmes. Le sport reste le seul moyen de conserver intact leur potentiel. Certes, la commune possède un complexe sportif, mais déficitaire en mesures d’accompagnement. La nouvelle APC inscrira dans son programme des réalisations la construction d’un hôtel sportif pour l’hébergement des équipes sportives. «L’hôtel va contribuer au financement du complexe jusque-là assuré par la commune », a indiqué M. Lakrouz.

Dans le cadre de la protection de l’environnement, l’APC va installer un service spécialisé dans la création, la protection et l’entretien des espaces verts. Enfin, l’APC projette aussi de construire un siège moderne qui répondra aux besoins de la commune et reflétera l’importante vision futuriste. Equiper les services de la commune, renouveler le parc roulant, figurent, également, parmi les priorités. «La réorganisation en profondeur des différents services municipaux et la gestion rationnelle des finances contribueront au développement de la commune », conclut le président de l’APC.

C.B

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