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Archive pour le 12 janvier, 2008

Sans nous

mamarfarah.bmpAu moment de la grosse gueule de bois du 9 avril 2004, certains journaux ont cherché à toucher ces officiers et autres experts qui leur rendaient visite quotidiennement, avec un tas d’assurances en béton sur la prochaine victoire de Benflis ! Brusquement, leurs numéros de portable ne répondaient plus !

Certains journaux seront privés de publicité, leurs directeurs et journalistes traduits devant la justice, Benchicou emprisonné dans l’indifférence générale, militants et sympathisants de l’ancien SG du FLN traînés dans la boue … Les fameux numéros ne répondaient toujours pas !
En ces jours où se dessine une autre grosse manipulation, j’entends les mêmes refrains ! Tout le dispositif va se mettre en place et les visiteurs du soir vont assaillir les rédactions avec de très, très lourds dossiers et des engagements sans faille !
Faites donc, mais sans nous ! Car, et si le roi est connu d’avance, nous on ne joue pas aux fous du roi cette fois-ci !
farahmaamar@yahoo.fr , Le Soir d’Algérie
 

«Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les écoutent.»

L’état d’urgence ne constitue pas une entrave à la démocratie !

ksentini.jpgLe président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme CNCPPDH a évoqué, dans un entretien à l’APS, la question du maintien de l’état d’urgence, estimant que ce dispositif « ne peut constituer une entrave
à l’exercice démocratique » ni, a-t-il dit, « un obstacle à l’exercice des libertéé individuelles et collectives ». 
« La presse est libre, le droit au rassemblement est garanti et les élections se sont effectuées dans un climat de liberté », a-t-il relevé, expliquant que l’état d’urgence est un arsenal juridique dont s’est doté l’Etat pour « combattre le terrorisme et non pas pour entraver les libertés des citoyens ». 
Concernant le problème des détenus de Guantanamo, devant regagner le pays, il a réfuté la thèse consistant à dire que « leurs libertés ne seront pas respectées en Algérie ».

Déclaration du jour

Maître Mostepha Bouchachi à propos du bureau du Conseil de l’ordre des avocats, dirigé par le bâtonnier national, Me Abdelmadjid Sellini:

«Pendant les deux mandats rien n’a été fait, si ce n’est une grève générale pour réclamer plus d’espace au niveau de la nouvelle cour d’Alger. Nous aurions aimé voir ce bureau s’occuper de la loi portant profession des avocats, qui n’a pas vu de changement depuis plus de 20 ans. Nous voulons que les mandats soient limités pour que les élus puissent militer pour l’organisation et non pas pour garder leur poste. Nous voulons redonner de la crédibilité au corps des avocats », in El Watan du 12 janvier 2008

Larbi Nouar. Coordinateur national du Cnapest à El Watan

nouar.jpg« L’augmentation de 6000 DA ne met pas à l’abri l’enseignant »

Larbi Nouar, coordinateur du Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), parle en exclusivité à El Watan des raisons ayant poussé le syndicat à recourir à ce débrayage.
- Parlez-nous des résolutions de la dernière session du conseil national…
- La session des 29 et 30 décembre 2007, à laquelle 37 wilayas ont participé, est une suite de la session ouverte du mois de novembre. Les questions du statut particulier, du siège national qui nous fait défaut, le mépris affiché par la tutelle à l’égard de la grève de Batna, ont été, avec la position de certains directeurs de l’éducation nous tournant le dos, les principaux points inscrits à l’ordre du jour. Notons qu’en marge de ce conclave, une commission a été chargée d’étudier les propositions du ministère inhérentes au futur statut particulier qu’on rejette catégoriquement. D’autant que la tutelle a occulté le fond du problème…
- Pouvez-vous vous étaler sur cette question (le fond du problème) ?
- Nos propositions concernant l’introduction de quatre catégories de professeurs n’ont pas obtenu les résultats escomptés. La tutelle n’a pas trouvé mieux que de s’appuyer sur l’ancien système (la loi 90-49 qui n’obligeait pas la tutelle à créer les postes pour les professeurs agrégés et professeurs chercheurs). Les mesures transitoires préconisées par la tutelle désavantagent les PEST ayant cumulé plus de 10 ans d’expérience. Le Cnapest ayant demandé à ce que le poste de professeur principal soit attribué à un enseignant ayant plus de 10 ans d’expérience, le professeur expert valorisera 17 ans de métier et l’excellence sera confiée aux enseignants ayant 25 ans et plus de métier, est déçu par les décisions de la tutelle tournant le dos à toute négociation sérieuse.
- Que reprochez-vous au nouveau statut ?
- Avec le nouveau statut, l’enseignant travaille avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Sachant que les nouveaux textes ont instauré des sanctions s’apparentant à des punitions. Une absence à une réunion du conseil de classe est considérée, désormais, comme une faute grave de 3e degré. Avec, en sus, une perte d’échelon et une mutation obligatoire. Le Cnapest, ayant demandé l’abrogation de la circulaire déniant le droit à tout fonctionnaire ayant fait l’objet d’une mutation temporaire à participer au mouvement, tombe des nues. D’autant que la tutelle a non seulement affiché une fin de non-recevoir mais vient de réinscrire cette dernière dans la nouvelle loi.
- Qu’avez-vous à dire à propos de la nouvelle grille des salaires ?
- Le Cnapest rejette le déclassement de professeurs techniques et des lycées techniques qui se retrouvent à la catégorie 10. Nous considérons que l’augmentation de 6000 DA brut ne répond pas à nos attentes, ne met en outre pas à l’abri du besoin l’enseignant. Le conseil national, qui attend une révision à la hausse du régime indemnitaire, est disposé à participer à l’élaboration de ce régime. Il refuse, en outre, le fait accompli comme cela a été le cas pour la grille des salaires. Nous sollicitons, à cet effet, l’intervention et l’arbitrage du président de la République, l’initiateur des réformes du système éducatif, n’ayant pourtant pas occulté la situation socioprofessionnelle des enseignants qui se dégrade de plus en plus.
Kamel Beniaiche

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