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Archive pour janvier, 2008

Le serment «menteur» des sénateurs et des députés de Béjaïa

bejaia021.jpgCorrespondant de La Tribune à Béjaïa, Kamel Amghar

A chaque échéance électorale, les candidats en course aux mandats populaires se livrent à une surenchère extraordinaire en matière de promesses et d’engagements conjoncturels qu’ils oublient vite une fois élus. On promet d’être constamment à l’écoute, de donner l’exemple en matière de droiture et de respect de la volonté collective, et de servir sans relâche l’intérêt général. On se présente en démocrate, en homme de débat et d’ouverture. On s’engage sur la transparence et la défense des libertés. On raconte les lendemains qui chantent, le développement et le progrès qui se profilent à l’horizon. On sollicite, pour cela, uniquement la confiance des gens. A la lecture des résultats, un vendredi matin, les heureux élus changent de préoccupations, archivent les discours et se font aussi oublier le temps d’un quinquennat doré pour revenir ensuite solliciter, encore et encore, la bonne foi des électeurs désabusés.

A la veille des législatives du 17 mai de l’année dernière, partis politiques et candidats indépendants ont promis d’ouvrir partout des permanences parlementaires pour se rapprocher de leurs mandants. Ils ont tous «juré» de recevoir tous les habitants qui auraient besoin de leur «précieux» concours, d’être disponibles pour les structures de la société civile et de transmettre à qui de droit leurs doléances. La loi avait aussi inscrit la question dans les indemnités de mandat pour permettre aux députés et aux sénateurs d’entretenir des liens permanents avec leurs régions respectives et être au plus proche de leurs préoccupations quotidiennes.

Mais, force est de constater que les permanences promises tardent toujours à voir le jour. Sur les 13 parlementaires (11 députés et 2 sénateurs) que compte la wilaya de Béjaïa, aucun n’a daigné honorer la parole donnée à ce sujet. Cette question, évoquée pour la première fois au lendemain des élections générale de 1997, reste toujours un simple vœu pieux.

C’était Djoudi Mameri, alors P/APC de Tichy et candidat du FFS aux premières élections sénatoriales qu’a connues le pays, qui a été le premier à en faire la promesse. Le concerné, qui a «tiré» cinq bonnes années à la chambre haute du Parlement, n’a pas tenu parole. Son co-élu, Madjid Abid (également du FFS), s’est aussi démenti. Depuis, beaucoup d’autres ont fait le même serment menteur. Lors des législatives de la même année, Zenati, Ouazar, Bouaïche, Laïnceur, Taleb, Bouguermouh et Titouah (FFS), Ferdjellah, Mira, Hamoudi (RCD) et Stambouli (MSP) avaient fait des professions de foi similaires qui sont restées, bien sûr, lettre morte.

En 2002, le renouvellement des membres des assemblées élues s’est déroulé dans un contexte particulièrement tendu et les candidats avaient naturellement «promis» de coller aux réalités du terrain pour dénouer pacifiquement la crise. Babouche, Ilha, Laïb, Moualfi, Mouzaoui, Oulebsir, Oumbiche (FLN), Khima (RND), Bousbah (Islah), Bourdjaoui (PT) et Khaled (Indpt) ont achevé leur mandat à l’APN comme ils l’ont entamé, c’est-à-dire en illustres anonymes. Ils se sont éclipsés durant tout leur mandat, avant de revenir pour la campagne de 2007. Beaucoup d’entre eux ont même changé leur lieu de résidence en s’établissant à Alger ou à l’étranger.

Lors du scrutin législatif du 17 mai 2007, l’électorat a boudé les urnes comme pour sanctionner les escroqueries antérieures. 18% de taux de participation. Ferdjellah, Derguini, Mira Tarek, Mazouz (RCD), Sellah, Zeghouati (FLN), Alilat, Bouchoucha (RND), Mira Smaïl (RPN), Bektache (ANR) et Meziane (Indpt) sont les heureux lauréats de ce mandat qui court jusqu’en 2012. Neuf mois plus tard, aucune permanence ouverte, même s’il se trouve parmi ces derniers des gens qui avaient promis la moitié de leur traitement au profit du mouvement associatif. Pis, deux députés, profitant de leur nouvelle situation sociale, se sont déjà installés à l’étranger. Les nouveaux sénateurs Tazdaït et Mokrani (FLN) se sont également fait oublier. Tout ce beau monde reviendra probablement dans cinq ans pour quémander une nouvelle mandature. Ouvrir un bureau, engager un attaché parlementaire et un secrétaire ne relève pourtant pas de l’impossible, d’autant plus que la législation algérienne a consacré «un crédit collaborateur» à cet effet.

Les administrés ne comprennent pas le pourquoi de cette cupidité extraordinaire et de cynisme légendaire de nos parlementaires. «Rencontrer les citoyens le plus souvent possible, dans les permanences ou lors des manifestations publiques, sert le député, lui-même, au premier chef. Cela lui permet, d’abord, de s’imprégner des réalités pour bien étoffer ses interventions au Parlement et, ensuite, de défendre constamment ses chances en prévision des consultations futures.

En s’isolant comme ils l’ont toujours faits, nos élus s’éloignent de la vérité et préparent leur propre désaveu populaire», estime Mohamed, un cadre financier. Ferhat, étudiant à la fac de droit, pense la même chose et croit qu’un tel engagement permettra de créer quelques emplois comme il contribuera à une meilleure prise en charge des problèmes. «C’est un geste qui raffermit les liens de confiance entre l’élu et sa base électorale. La permanence parlementaire est également de nature à prévenir et à résoudre les situations de crise. Mais, nos députés ne semblent pas prendre conscience de tout cela», constate-t-il. D’autres citoyens justifient cette absence par «le mépris, la cupidité et l’égoïsme» des parlementaires à l’égard des populations qui les ont porté au pouvoir. Un sentiment d’amertume largement répandu qui écorche profondément l’image des députés et des sénateurs de la région. Initialement «mal élus», les concernés s’embourbent davantage en prenant ainsi leur distance de la source même de la souveraineté qui leur fait cruellement défaut. C’est un constat navrant. K. A

Ils refusent d’ouvrir des permanences parlementaires:Nos parlementaires fuient les citoyens

apns.jpgPar Chafaa Bouaiche, La Tribune du 19 janvier 2008 

«Mon devoir de remplir correctement le mandat de député que les électrices et les électeurs m’ont confié et mon choix de leur restituer de bout en bout mon activité parlementaire font partie des principaux engagements que j’ai pris envers la population (…) J’ai le plaisir de vous inviter à la réouverture de ma permanence parlementaire, le samedi 25 novembre à 11 heures (…)». Cette déclaration n’émane pas d’un parlementaire algérien, mais de l’ancien député du Parti communiste français de la circonscription de Marseille, Frédéric Dutoit. L’Assemblée nationale française attribue aux députés des prêts pour l’acquisition d’un logement ou d’un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. D’ailleurs, pour accomplir leurs missions, les députés français se font entourer de plusieurs collaborateurs.  

En Algérie, une fois élu, le député quitte sa circonscription d’origine pour s’installer à… Alger. Il bénéficie d’une indemnité d’hébergement dont le montant est fixé, mensuellement, à 63.000 DA. Afin de percevoir cet argent, le député signe une déclaration attestant sur l’honneur qu’il ne possède pas de logement à Alger. Mais en fin de compte, c’est tous les parlementaires qui en bénéficient. Même ceux qui possèdent de luxueuses résidences à Alger signent la fameuse déclaration sur l’honneur. «Mais que vaut l’honneur devant une telle somme ? », diront certains. 

Après leur installation, la première action que mènent beaucoup de parlementaires : changer son numéro de téléphone ! Une meilleure manière de fuir leurs électeurs qui leur rappellent toutes les promesses de campagne électorale. «Trois mois après les élections législatives du 17 mai 2007, j’ai tenté d’appeler le député de ma circonscription. A ma grande déception, je reçois une réponse de la téléopératrice m’annonçant que le téléphone de votre correspondant n’est plus en service», nous déclare un membre d’une association de quartier écœuré par le comportement arriviste de certains élus de la nation. 

L’éthique politique exige de tout élu d’être fidèle à ses engagements électoraux et de rester à l’écoute des citoyens. Comme ils l’ont porté à l’hémicycle, il portera leurs doléances. N’est-il pas du devoir du député d’ouvrir une permanence parlementaire dans sa circonscription ? Elle servira pour recevoir les doléances des citoyens. Par ailleurs, l’activité de la permanence va œuvrer à rétablira cette confiance perdue entre l’électeur et son élu. 

L’abstention massive des Algériens lors des dernières élections législatives a révélé la crise de défiance des citoyens à l’égard de l’APN. Déjà discréditée par son rôle qui se limite à l’adoption, parfois sans débat, de lois et d’ordonnances, l’APN ne sert, aux yeux des citoyens, que de tremplin pour tout homme « politique » voulant accéder à des privilèges. Cette conviction est renforcée par l’absence remarquable des députés lors des débats au niveau de l’hémicycle et leur « refus » d’ouvrir des permanences parlementaires. Une situation que tentent d’expliquer les députés par l’absence d’un budget conséquent. Pourtant, les partis politiques perçoivent une indemnité annuelle de l’ordre de 240.000 DA pour chaque parlementaire. Le citoyen est en droit de demander où va cet argent ? Son argent. 

En Europe, en plus de la permanence parlementaire, le député se dote d’un site internet ou d’un blog pour informer les citoyens de ses activités. Avec ses collaborateurs de la permanence, le député se met à la disposition des citoyens pour mieux répondre à leurs attentes. Ce n’est malheureusement pas le cas chez nous où le député ne revient dans sa région que pour demander de se faire réélire. Mais faut-il pour cela trouver des citoyens qui iront voter ? CB

Youcef Yousfi : « l’ONU a agi sous pression »

Le représentant permanent de l’Algérie aux Nations Unies, Youcef Yousfi, a considéré la décision de l’ONU de créer une commission d’enquête sur les attentats du 11décembre comme «un précédent», soulignant que l’organisation « a commis une erreur flagrante en prenant une décision aussi importante sans nous consulter». Le représentant de l’Algérie aux Nations Unies a indiqué à El Khabar qu’il avait rencontré le chef de cabinet de Ban Ki Moon et «je l’ai officiellement informé que l’Algérie n’était pas d’accord avec cette décision et je l’ai appelé à éclaircir les raisons qui ont conduits à cette décision mais il ne m’a rien apporté de nouveau ». Il a ajouté « je crois qu’ils se sont précipités, les travailleurs de l’ONU ont exercé une grande pression sur eux, leur demandant de prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des travailleurs onusiens ».

OMC: « beaucoup à faire » avant que l’Algérie puisse adhérer

omc.jpgIl reste encore beaucoup de travail à faire avant que l’Algérie puisse adhérer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a déclaré le responsable de la négociation, qui dure depuis plus de 20 ans, selon des propos rapportés vendredi, a écrit l’AFP.  
Les 40 pays membres du groupe de travail chargé du dossier se sont réunis jeudi à Genève pour la première fois depuis trois ans. « Les membres ont appelé à la conclusion de cette adhésion afin d’en finir avec une négociation qui n’a que trop duré », a-t-on indiqué de source proche de la réunion. 
L’ambassadeur d’Uruguay, Guillermo Valles Galmes, qui préside le groupe de travail, selon l’AFP, « a souligné qu’il restait encore beaucoup à faire avant que l’Algérie ne devienne membre », selon cette source. 
Les participants ont reconnu les « progrès » accomplis par l’Algérie dans la réforme de son régime commercial afin d’être pleinement compatible avec les règles de l’OMC, qui compte 151 Etats. 
Mais malgré ces réformes, les négociateurs ont estimé, ajoute l’AFP,  qu’il restait « un travail substantiel à accomplir » concernant les entreprises publiques, les prix des hydrocarbures, les droits de commercialisation et la présence commerciale, le régime de taxation ou encore les subventions à l’exportation. 
Ils ont exhorté Alger à finaliser les négociations bilatérales en cours sur l’accès au marché des biens et services.
L’Algérie a achevé ses négociations bilatérales avec seulement cinq Etats membres (Brésil, Uruguay, Cuba, Venezuela, Suisse) et doit encore le faire avec l’UE et neuf autres pays (Canada, Malaisie, Turquie, Corée du Sud, Equateur, Etats-Unis, Norvège, Australie, Japon).  
L’Algérie a entamé ses négociations d’adhésion en juin 1987, mais se pose le problème de l’ouverture des services énergétiques à la concurrence internationale et du double prix de l’énergie entre le marché intérieur et l’international. 
Les prix algériens de l’énergie sont inférieurs aux prix internationaux, alors que la compagnie publique des hydrocarbures Sonatrach reste dominante sur le marché des services énergétiques, a conclu l’AFP  

Louiza Hanoune contre la commission d’enquête…

La Secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louiza Hanoune a qualifié jeudi à Alger, a rapporté l’APS, d’ « inutile » la décision du secrétaire général des Nations unies relative à la création d’une commission d’enquête sur l’attentat ayant ciblé, le 11 décembre dernier à Alger, le siège de l’ONU « en dépit du fait que cette opération eut été revendiquée par Al-Qaida au Maghreb ». Mme Hanoune s’est demandée pourquoi « l’ONU n’a pas créé une commission d’enquête après les attaques du 11 septembre 2001 qui ont ciblé le World Trade Center à New York causant la mort de plusieurs étrangers ». Les attentats terroristes perpétrés en 2007 en Algérie ayant ciblé les institutions de l’Etat « démontrent que la Nation est ciblée dans son entité ».

Le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, à l’émission « Les dossiers maghrébins » de la chaîne de télévision Al Moustakila :

« C’est tout le système qu’il faut changer ! »

Le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, a déclaré à la chaîne de télévision Al- Moustakila, mercredi soir, au sujet du troisième mandat que pourrait briguer Abdelaziz Bouteflika en avril 2009, que la question ne se pose pas au niveau des hommes. « C’est tout le système politique en Algérie qu’il faudra changer », a précisé Karim Tabbou qui a rappelé que sur le plan de l’éthique personnelle, «Bouteflika a fait son choix, lors des élections présidentielles d’avril 1999, en faveur d’un fonctionnement violent du système ». «Bouteflika a accepté d’être désigné chef de l’Etat dans une élection dont la totalité de ses concurrents se sont retirés » a ajouté M. Tabbou.

Aujourd’hui, a expliqué M. Tabbou, le fonctionnement du système demeure le même et ce sont les mêmes cercles influents qui décident en finalité des questions de la révision ou pas de la Constitution et du 3ème mandat de BOUTEFLIKA. Ni la population et ni même Bouteflika ne sont associés à ce genre de décisions qui sont tellement sérieuses pour le système qu’il n’associe ni le mauvais peuple et ni le faux président.

Concernant la révision de la Constitution , M. Tabbou a rappelé que depuis la première Constitution imposée au lendemain de l’indépendance, aucune Constitution n’a réussi à protéger ni les hommes ni les institutions. Il faut souligner que les différentes constitutions en Algérie n’ont pas été élaborées par des institutions démocratiques. Pis, elles n’émanent pas de la volonté populaire.

« Al Qaida est l’invitée de marque des régimes arabes »

A la question sur les attentats du 11 décembre 2007 perpétrés contre le siège du conseil constitutionnel et du siège de l’ONU à Alger, le premier secrétaire du FFS a indiqué que  l’organisation Al Qaida est devenue l’invitée de marque des régimes arabes. A chaque fois qu’ils sont confrontés à des nécessités de démocratisation, a affirmé Tabbou, les régimes arabes invitent Al Qaida sur leurs territoires. « Nous avons remarqué que chaque pays arabe essaye de prouver que cette organisation est plus active dans son territoire ! », a ajouté Karim Tabbou. Par ailleurs, l’invité d’Al Moustakila a déclaré qu’en Algérie, les attentats et la violence sont devenus un système de langage que seuls les cercles du pouvoir sont en mesure de décoder.  Ces derniers, a ajouté Tabbou, ne se parlent plus politiquement, mais règlent leurs différents par la violence et les coups de force !

Depuis 1991, beaucoup de promesses ont été faites aux Algériens. Au début de la violence, les décideurs avaient évoqué « le dernier quart d’heure du terrorisme », puis « le terrorisme résiduel ». Après la promulgation de la Loi portant Concorde civile, les autorités ont évoqué « la fin du terrorisme » avant d’affirmer que ceux qui sont restés au maquis n’étaient que des bandits.

Aujourd’hui, les Algériens sont confrontés à la situation suivante:

Une capacité opérationnelle des auteurs des attentats, puisqu’ils ont réussi à perpétrer des attentats contre le Palais du gouvernement, le siège du Conseil constitutionnel et le siège de l’Onu à Alger.

Toutes les promesses du retour à la démocratie, à la paix et au développement sont avérées fausses. Le régime est le seul bénéficiaire de la situation actuelle. En effet, seize ans après le déclenchement de la violence, les Algériens se retrouvent malheureusement dans la même situation.

A propos de l’analyse de la situation sociopolitique du pays, le premier secrétaire du FFS a indiqué qu’il ne s’agit pas d’analyser la situation du pays, mais de voir la réalité du terrain. « Neuf universités sont en grève, le secteur de la fonction publique et l’éducation nationale sont paralysés. Sur le plan politique : aucune stratégie et aucun programme n’indiquent la présence d’institutions politiques en Algérie. Alors que le pays affiche une santé financière positive, les citoyens sont confrontés à une situation sociale intenable.  Une grande partie de la population est dans les besoins les plus élémentaires.

« On ne peut pas parler de carte politique en l’absence d’élections démocratiques »

Concernant le changement de la carte politique au lendemain des élections législatives du 17 mai 2007, le premier secrétaire du FFS a expliqué qu’en l’absence d’élections démocratiques, on ne peut pas parler d’une carte politique. L’équation électorale véritable quand il y a liberté d’exercice de la politique, liberté du choix, compétition loyale sur la base de règles du jeu claires. Cette équation aboutit à une vraie représentation politique.

En Algérie, c’est une autre équation: l’état d’urgence, l’absence de toutes les libertés, la violence et la corruption. Cette équation ne peut aboutir qu’au partage de la rente et à une carte mafieuse.

« Nous avons déjoué une tentative de coup d’Etat »

A la question sur la contestation militante, le premier secrétaire du FFS a affirmé que « nous  sommes un parti d’opposition qui a subi une tentative de renversement de sa ligne politique et de ses structures». Nous ne sommes pas à l’abri de tentatives de coups d’Etat, a souligné M. Tabbou, avant d’ajouter qu’il ne faut pas oublier que nous sommes dans un pays où la culture du coup d’Etat est érigée en règle de gestion de la société et de toutes les organisations politiques, sociales, culturelles …

Le FFS, grâce à la vigilance de son président et de ses militants, a souligné Karim Tabbou, a su déjouer la tentative de renversement contre ses structures et sa ligne politique en organisant son 4ème congrès. Il a rappelé que l’une des principales recommandations du dernier congrès est l’ouverture du parti qui se traduit sur le plan politique mais aussi sur le plan de la structuration. L’un des choix organiques du FFS, a indiqué le premier secrétaire, est de sortir du ghetto et des espaces géographiques dont lesquels on veut le confiner.

Zerhouni contre la commission d’enquête de l’ONU

Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, s’est élevé contre la décision du secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, de désigner une commission « indépendante » pour « enquêter » sur l’attentat ayant ciblé le 11 décembre dernier à Alger la représentation onusienne, a rapporté l’APS. « Que va apporter de plus cette commission par rapport au travail déjà fait par les autorités algériennes ? A-t-elle une baguette magique qui nous permettra d’aller faire sortir les auteurs de ces attentats du maquis ? » s’est interrogé le ministre dans une déclaration à la presse en marge d’une séance à l’APN consacrلe aux questions orales.

M. Zerhouni, ajoute l’aps, a également fustigé l’attitude des responsables de l’Onu qui se comportent, a-t-il dit, comme une « fausse vierge effarouchée ». « Pourquoi ceux qui parlent de commission indépendante n’ont pas avancé leur solution magique lorsque l’Algérie combattait seule le terrorisme », s’est encore interrogé le ministre.

Les institutions de l’Onu, à travers le monde entier, « ont été ciblées par le terrorisme », a rappelé M. Zerhouni, citant l’exemple de ce qui s’est pasé à Baghdad en Irak, en Europe et dans d’autres régions ». Le ministre a rappelé également les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis pour dire qu’ »aucun pays n’est à l’abri  » de la menace terroriste. « Faire face aux attentats terroristes nécessite une vigilance permanente » a dit M. Zerhouni, ajoutant que « c’est pour cette raison que nous avons toujours appelé à la mobilisation et à la vigilance des citoyens ».

S’agit-il vraiment d’une commission d’enquête de l’ONU sur l’attentat du 11 décembre 2007 ?

Algeria-Watch, 16 janvier 2008

L’Organisation des Nations Unies par la voix de son Secrétaire général Ban Ki Moon a annoncé le 14 janvier 2008 vouloir «nommer un groupe indépendant chargé d’établir tous les faits concernant l’attentat d’Alger» du 11 décembre 2007 qui a touché les locaux des Nations Unies provoquant la mort de dix-sept membres de son personnel.Cette décision fait suite à la remise le 11 janvier par le Secrétaire général adjoint à la sûreté et à la sécurité d’un rapport préliminaire sur les circonstances de l’attaque. La mission de cette commission se réduira-t-elle à l’élaboration d’une stratégie visant à renforcer la sécurité des locaux et du personnel onusiens, comme le laisse entendre la presse algérienne ?

Pour le moment nous ne connaissons ni la composition, ni le mandat de « ce groupe indépendant » mais il faut espérer qu’il sera habilité à mener une enquête sérieuse permettant de déterminer non seulement les défaillances évidentes du système sécuritaire mais aussi les véritables responsabilités dans cet attentat.Nous saluons cette décision de l’institution onusienne tout en constatant qu’il a fallu que ses membres soient touchés pour qu’elle envisage une telle action. Les sanglants attentats et les crimes de masse des années 90 visant les populations civiles algériennes, bien qu’entourés de zones d’ombre et entachés de suspicion sur les auteurs et commanditaires, n’ont jamais bénéficié d’une telle démarche. Nous rappelons que lors de l’examen en octobre 2007 par le Comité des droits de l’ONU du dernier rapport périodique algérien, l’un des experts a clairement défini les disparitions forcées, massacres, attentats et autres violations graves comme étant des « crimes contre l’humanité ».

La seule initiative qu’a prise le précédent Secrétaire général de l’ONU fut de dépêcher en juillet 1998 une délégation pour une mission d’information. Celle-ci était constituée de personnalités choisies en accord avec les autorités algériennes. Son mandat était très restreint, se limitant à des visites organisées par Alger. Et en conséquence cette visite a abouti à des conclusions qui ne rehaussent guère le crédit de l’Organisation. Faut-il rappeler que le ministre des affaires étrangères algérien de l’époque se félicita des observations de la mission dans les termes suivants : « Le rapport est conforme à ce qui a été conclu entre nous et l’ONU ».

Nous espérons que cette fois-ci l’ONU saura respecter son engagement « d’établir tous les faits concernant l’attentat d’Alger » en toute indépendance quelles que soient les manœuvres du régime algérien. Dès l’annonce, certains officiels ont déclaré que cette décision est « interne » à l’organisation et que « le groupe d’experts indépendants de l’ONU qui doit être constitué ne porte pas atteinte à la crédibilité des enquêtes des services de sécurité »* . Le chef du gouvernement quant à lui exprime déjà sa désapprobation déclarant que cette mesure «ne peut être accueillie favorablement car l’Algérie fait son devoir au sujet de cette question»**. Le Secrétaire général aurait-il pris une telle décision si les conclusions de l’enquête algérienne l’avaient satisfait ?

Nous prenons donc acte de cette décision du Secrétaire général et observerons les efforts déployés par le groupe mandaté. Nous souhaitons que les conclusions soient rendues publiques.

* El Watan, 16 janvier 2008.
** Le Quotidien d’Oran, 16 janvier 2008.

Alger avait ignoré une demande de l’ONU de renforcer la sécurité

Les autorités algériennes n’avaient pas donné suite à une requête demandant un renforcement de la sécurité autour des représentations des Nations unies dans ce pays, cibles le mois dernier d’attentats meurtriers, a indiqué, selon l’AFP, un responsable de l’ONU, Kemal Dervis. Le responsable du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) s’exprimait hier sur la création d’une commission d’enquête indépendante ordonnée par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, à la suite de ces attentats d’Alger qui ont fait 41 morts, dont 17 agents de l’ONU, le 11 décembre. Il a indiqué que le responsable de la sécurité de l’ONU sur place avait fait une requête officielle aux autorités algériennes pour un renforcement des mesures de sécurité, peu après des attentats suicide dans la capitale algérienne, en avril 2007. « Le responsable de la sécurité de l’ONU a demandé au gouvernement (algérien) des mesures de sécurité particulières, dont des barrages sur les rues (avoisinant les bureaux de l’ONU) », a déclaré M. Dervis. « Le gouvernement n’a pas répondu à cela, c’est un fait établi », a-t-il dit.

L’amnésie du RCD

Le parti de Said Sadi a réagi, aujourd’hui, à la décision de l’ONU d’envoyer une commission d’enquête indépendante sur l’attentat du 11 décembre 2007 à Alger. Le RCD a rappelé dans sa déclaration que « pas un dirigeant algérien n’a, à ce jour, osé prononcer le nom d’Al Qaïda dans les derniers attentats alors que la nébuleuse intégriste les a tous revendiqués.Tout un chacun sait que la plupart des auteurs de ces attentats sont des bénéficiaires de la réconciliation de M. Bouteflika« . Le RCD a-t-il oublié son soutien à la Loi portant Concorde Civile ? Le RCD a appelé à voter « oui », lors du  référendum du 16 septembre 1999, portant sur la démarche de Concorde Civile ! Il est vrai que cette Loi avait couronné les accords avec l’Armée islamique du salut (AIS). Faut-il rappeler que les négociations avec l’AIS étaient menées par le Général-major Smain Lamari ?  

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