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Archive pour janvier, 2008

Qui est David Veness ?

Nommé le 13 janvier 2005 par le Secrétaire général, au poste de Secrétaire général adjoint à la sûreté et à la sécurité,  M. David Veness du Royaume-Uni, était, depuis 1994, Commissaire adjoint chargé des opérations spéciales à la police urbaine à Londres. 

Membre de la police britannique depuis 1964, M. Veness a été détective à Londres et dans plusieurs départements de Scotland Yard, notamment à la section antifraude et au groupe des opérations criminelles.  Spécialisé dans les prises d’otages, il a participé aux négociations, en 1980, lors du siège de l’ambassade d’Iran et a mené les négociations, en 1984, au Bureau du peuple libyen.  Entre 1987 et 1990, il a été chargé de la protection royale et diplomatique et a organisé la sécurité de rencontres internationales.  En tant que Commissaire chargé des opérations spéciales, il a supervisé les affaires de protection en matière de terrorisme, de sécurité et de criminalité organisée. 

M. Veness a été anobli fin 2004.  Il est également Commandeur de l’Empire britannique et a reçu la médaille de la police de la Reine.  Il est marié et père de trois enfants. M. Veness a pris ses fonctions le 28 février 2005. (Sources ONU)

L’attentat de Liberté contre l’ONU !

Le quotidien algérien Liberté a craché son venin sur l’ONU et son Secrétaire général.   Dans un long article du journaliste « spécialiste » des questions sécuritaires, Mounir.B, le journal de Rebrab s’est attaqué à l’ONU et à son SG qui a décidé d’envoyer une commission d’enquête sur l’attentat perpetré contre le siège de l’ONU à Alger le 11 décembre 2007. « Tout le monde savait que les attentats kamikazes étaient possibles. Est-ce par faute de budget que l’ONU n’a pas pu déménager dans un siège, en dehors de la capitale, hypersécurisé, comme l’a relevé un des participants à cette réunion devant le silence gêné de l’envoyé de Ban Ki-Moon », a écrit Mounir B. 

Pour le journaliste « l’Algérie se doit de sécuriser les sites, mais à l’extérieur des bâtiments, du moment que le droit international ne lui confère aucune intervention à l’intérieur des chancelleries ». A ma connaissane, l’attentat ne s’est pas produit à l’intérieur de la chancellerie mais bel et bien à l’extérieur ! Il est vrai que ce qui intéresse nos décideurs c’est de surveiller ce qui se passe à l’intérieur. En on a oublié l’extérieur.   

En riposte à la décision de l’ONU, Mounir B s’est permis d’attaquer le Secrétaire général adjoint à la sécurité, David Veness qui a remis un rapport à M.Ban Ki-moon sur l’attentat d’Alger. L’auteur de l’article est allé jusqu’à remettre en cause la qualité d’expert de M. Davis Veness. « Un Britannique présenté comme un “expert” reconnu, mais dont le passé sulfureux laisse présager des doutes quant aux conclusions du rapport qui a conduit à une telle décision », écrit Mounir B et d’ajouter que « David Veness n’est autre que l’ancien assistant de l’ex-chef de Scotland Yard, qui avait mené l’enquête sur la mort de Diana. Veness était accusé par le père de Dodi Al-Fayed, le milliardaire égyptien, d’avoir dissimulé des preuves à la justice britannique quant aux “menaces de mort” dont avait fait part Diana à Scotland Yard, pour dédouaner cette dernière dans son incapacité à protéger la princesse ».

En effet, Mounir B reproche à Davis Veness ce que reproche le SG de l’ONU à l’Algérie « d’avoir dissimulé des preuves à l’ONU quant aux “menaces” dont avait fait part son siège à Alger ». El Mouhtarem

Londres déconseille à ses ressortissants de se rendre à Alger

londres.jpgLe Royaume-Uni a déconseillé, selon l’AFP, mercredi à ses ressortissants de se rendre à Alger, sauf en cas d’absolue nécessité, du fait des menaces d’attentats, a indiqué le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué. « A cause de la menace croissante d’attentats, nous déconseillons désormais tous les voyages, sauf ceux qui sont essentiels, à Alger, en plus des quartiers est et sud-ouest de la ville » qui étaient déjà à éviter, a souligné le Foreign Office, suggérant de se déplacer par avion à l’intérieur du territoire algérien quand c’est possible. Deux attentats suicide perpétrés le 11 décembre à Alger ont fait 41 morts, dont 17 employés de l’ONU.

Un responsable iranien qualifie Al-Qaïda « d’instrument des Américains »

bushbenladen.jpgLe vice-ministre iranien des Affaires  étrangères Ali Bagheri a qualifié aujourd’hui à Madrid, en marge du forum de l’Alliance des civilisations, rapporte l’AFP, le réseau Al-Qaïda « d’instrument des Américains ». « Le terrorisme s’est amplifié, s’affirmant grâce aux Etats-Unis », a lancé le responsable iranien. « Al-Qaïda est un instrument des Américains pour pouvoir être utilisé en Afghanistan. Les talibans furent créés par les Etats-Unis pour pouvoir être utilisés en Afghanistan », a déclaré M. Bagheri. « Vous connaissez bien mieux que moi les relations qui existent entre talibans, Al-Qaïda et la CIA américaine. Si les Américains cessent de soutenir ceux-ci, le terrorisme finira », a encore déclaré M. Bagheri. Le responsable a ajouté que « n’importe quel gouvernement (américain) qui viendra après celui de M. Bush comprendra mieux les intérêts des Etats-Unis ».

Belkhadem critique la décision de l’ONU de désigner une commission d’enquête…

Le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem a qualifié  mardi à Madrid, rapporte l’APS, de « mesure unilatérale », la décision du secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon de désigner un « groupe d’enquête indépendant » pour « établir tous les faits » sur les attentats terroristes perpétrés à Alger le 11 décembre dernier. M. Belkhadem qui s’exprimait en marge du premier forum de l’Alliance des civilisations qui se tient dans la capitale espagnole, a déclaré que cette mesure « ne peut être accueillie favorablement car l’Algérie fait son devoir au sujet de cette question ». « L’ambassadeur d’Algérie auprès de l’ONU n’a pas été consulté et l’avis de l’Algérie n’a pas été pris », a encore indiqué M. Belkhadem, ajoutant, qu’en la matière, les « règles n’ont pas été du tout respectées ».

La déclaration du jour…

« Les hauts responsables de ce pays méprisent le peuple. Nous appelons depuis des années à l’ouverture d’un dialogue avec les partenaires sociaux les plus représentatifs, en vain, et M. Belkhadem donne en Espagne une leçon sur la notion du dialogue. Un dialogue inexistant dans son pays ! »: M. Rahmani, premier responsable du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES).

Larbaâ Nath Irathen : où est passé le chef de daïra ?

lni.jpgLe chef de daïra de Larbaâ Nath Irathen s’est éclipsé sans avertir emportant avec lui toute sa famille. Le départ remonte à quatre jours, lorsque la population de l’ex-Fort National s’est réveillé sans chef de daïra. Selon des sources sûres, le commis de l’Etat est allé s’installer au Canada où il avait déjà passé 10 jours avant de revenir pour organiser le départ de toute sa famille. Le plus intriguant dans cette histoire est que ce responsable et parti sans crier gare, n’ayant ni informé ses supérieurs ni déposé de démission. Actuellement, les affaires de la daïra sont confiées à celle de Aïn El-Hammam en attendant de tirer au clair cette affaire, qui suscite moult interrogations. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité. D.M

L’ONU crée une commission d’enquête indépendante sur les attentats d’Alger

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a décidé, selon l’AFP, de créer une commission d’enquête indépendante sur les attentats d’Alger qui ont fait en décembre 17 morts parmi les personnels des Nations unies, a annoncé lundi sa porte-parole, Michèle Montas. 
Après avoir reçu de ses services un rapport préliminaire sur ces attaques, Ban Ki-moon a décidé « de nommer une commission indépendante pour établir tous les faits concernant les attaques d’Alger », a précisé la porte-parole. La commission « s’occupera aussi de questions stratégiques » liées à la sécurité à fournir aux employés mobilisés dans des opérations de l’ONU dans le monde, a-t-elle ajouté dans un communiqué.  
La commission d’enquête sera composée d’experts internationaux ne travaillant pas pour le système des Nations unies et cherchera une coopération totale des autorités algériennes. Sa composition et sa mission détaillée seront annoncées prochainement, a-t-elle ajouté. Michèle Montas a précisé que le rapport préliminaire reçu par Ban Ki-moon, réalisé par le sous-secrétaire général à la Sécurité, David Veness, ne serait pas rendu public. 

Ce matin / Des centaines de lycéens dans la rue (infosoir)

marche7.jpgPour l’allégement des programmes
l Emboîtant le pas à leurs professeurs qui réclament un meilleur statut social, les élèves de terminale ont, aujourd’hui, dans une manifestation, réclamé l’allégement des programmes. Ceux-ci sont jugés trop volumineux, compromettant leur chance de succès au baccalauréat. 

Les élèves de terminale de plusieurs lycées du centre-ville de la capitale sont sortis, ce matin, dans la rue pour protester contre la charge des cours qui leur est imposée par les nouveaux programmes. Les rues Didouche-Mourad et Hassiba-Ben-Bouali ont connu une ambiance particulière avec des lycéens qui pressaient le pas en allant du côté de la place du 1er-Mai. Parallèlement, la police était en alerte : «Ils se dirigent vers
la Maison de la presse !», criera sur son talkie-walkie un agent qui a pris position à l’entrée de l’hôpital Mustapha-Pacha. Des centaines d’élèves des établissements du Sacré-Cœur, de Omar-Racim et de Ibn-Naas notamment se sont en effet rassemblés, dès 9 h du matin, devant
la Maison de la presse Tahar-Djaout, place du 1er-Mai. Les protestataires, très nombreux, tentaient d’approcher les rédactions des journaux, mais ils étaient empêchés par les policiers, en civil et en uniforme. Seule une délégation de trois lycéens a reçu l’accord de pénétrer dans
la Maison de la presse pour exposer ses doléances. Pourquoi s’adresser aux journaux ? «Nous ne savons pas à qui parler. Toutes les portes sont fermées devant nous. La direction du lycée ne fait que nous calmer. Nous n’avançons pas dans les différents programmes alors que les examens de fin d’année approchent», lance un groupe de lycéens de Omar-Racim. Les mécontents se recrutent parmi les candidats au bac en sciences naturelles, en lettres et langues étrangères. «Nous demandons l’allégement des programmes, de tous les programmes», déclarent-ils. «Nous avons le soutien de nos profs», ajoutent-ils en guise d’assurance. Le rassemblement observé à la place du 1er-Mai a donné lieu à des bousculades. Les lycéens, à forte majorité féminine, allaient dans tous les sens. Plusieurs d’entre eux ont été malmenés par la police. Vers 10h, ils se sont rassemblés devant l’entrée de l’établissement Ibn Naas de la place du 1er-Mai, ne sachant pas ce qu’il fallait faire. Auparavant, les lycéens du centre-ville ont été chassés de la rue Didouche. «Où l’on va, on nous chasse», affirme-t-on. En vertu de la loi sur l’état d’urgence, toujours en vigueur, les manifestations publiques sont soumises à autorisation préalable de l’administration. Depuis le 14 juin 2001 (la marche des ârchs), elles sont interdites dans la capitale. Cette sortie des lycéens coïncide avec le cycle de protestations engagé par les représentants des enseignants (CLA, Cnapest) qui contestent la nouvelle grille des salaires et le projet de loi sur l’orientation scolaire encore à l’étude.

Attentats de 95 : les perles oubliées du dossier

attentat.jpgTerrorisme | samedi, 12 janvier 2008 | par Renée de Saissandre
http://www.bakchich.info/article2336.html

« Bakchich » a mis la main sur le dossier d’instruction des attentats commis en 1995 en France par les GIA (groupes islamiques armés) ainsi que sur les compte-rendus des auditions des acteurs de la nébuleuse terroriste algérienne de l’époque. On en apprend de drôles…

En octobre dernier, la condamnation à perpétuité à Paris de l’Algérien Rachid Ramda, principal financier des réseaux du GIA qui oeuvrait depuis Londres, clôturait le lourd dossier des attentats commis en France en 1995. Ainsi, excepté des zones d’ombre barbouzardes et diplomatiques cadenassées dans le secret des archives de la “Françalgérie”, tout aurait été dit et jugé.

Affaire classée ? Plutôt piégée. Au fil des centaines de pages qui constituent le dossier d’instruction des attentats de 1995 et les compte-rendus des auditions menées pour l’enquête, que Bakchich s’est procuré, on en apprend encore. Et la “ghanima” (le butin, comme disent les groupes armés islamistes), au bout de sa lecture intégrale, est juteuse : quelques petites bombes à retardement bien tapies y dormaient. Bakchich les révèle.

• Bombe retournée. Contrairement à la version connue, en 1994 le territoire français ne représentait pas une cible à frapper, au moment de la constitution du réseau des GIA en Europe. Au tout début, la Belgique était la base arrière centrale de ce réseau européen. Puis, « la structure française du GIA a été recrutée et structurée à partir de l’été 1994 depuis Bruxelles sous sa direction et y avait implanté une structure opérationnelle » de soutien aux combattants des GIA en Algérie. Elle servait à « l’approvisionnement des maquis en armes et matériel, ainsi qu’à l’acheminement et l’hébergement de militants de passage ».
Celui-ci a été envoyé par le prédécesseur de Djamel Zitouni, El Chérif Gousmi, qui l’a “nommé” « premier commandant du GIA en Europe, en septembre 1994 ». Il était de surcroît « un disciple de Mohammed Saïd », le dirigeant de la tendance dite “djazariste”
du GIA qui voulait délimiter l’action du groupe au seul territoire algérien et qui a été assassiné en novembre 1995, près de Medea, très certainement sur ordre de Zitouni. La faute aux rivalités internes qui animaient les différents groupes du GIA…

Le démantèlement de la structure belge par les autorités du pays, le 1er mars 1995, a paradoxalement rendu possible la mise en œuvre de la ligne de Zitouni, au profit du renforcement par défaut du réseau français. Selon les propos tenus par Ali Touchent et relaté par un de ses contacts français, « il fallait remettre en œuvre ce qui avait fonctionné en Belgique ». La Hollande, où Touchent s’était replié quelques jours avant de rejoindre clandestinement la France fin avril 1995, devait en revanche rester une base arrière où « aucune activité ne s’exercerait » pour qu’elle puisse justement le rester…

• Bombe de secours. Le réseau de Lyon, mené par l’islamiste Khaled Kelkal (impliqué dans les attentats et abattu par la police en septembre 1995) n’était pas le premier choix d’Ali Touchent. Il était en fait une solution de remplacement après le désistement d’une équipe de Chasse-sur-Rhône, constituée des convertis David Vallat et Joseph Jaime. Motivés par la promesse de rejoindre les maquis algériens, ces derniers étaient en revanche hostiles à des attentats sur le sol français.

Ils avaient même rompu les contacts avec Ali Touchent à l’été 1995 en apprenant la nature des nouveaux objectifs et après l’arrivée fin juin, via la Syrie, en Turquie, de Boualem Ben Saïd, que Touchent leur avait présenté comme « un émir représentant Zitouni », à qui ils devaient apporter des faux papiers pour passer en France. Pour Jospeh Jaime, Touchent n’était du reste « pas un islamiste », mais plutôt « un type de la sécurité militaire algérienne » peut-on lire dans le compte-rendu de son audition…

• Bombe vérolée. On apprend également qu’aussi pure et radicale qu’elle devait être pour mériter de s’y engager, la “cause” n’échappait pas aux tentations pécheresses de certains membres du réseau français des GIA, qui se sont allègrement servis dans les caisses destinées à soutenir les maquisards…

• Bombe dévoyée. Pis encore : le premier relais envisagé pour la région lyonnaise, – qui, selon son prédécesseur Safé Bourada, a bavé devant le juge en charge de l’enquête- , s’est fait proprement virer pour avoir honteusement « trompé les donateurs en leur occultant le fait que le produit [de la collecte des sous] était destiné au GIA ». En effet, ses mandataires en Algérie s’étaient fendus à son attention d’une « lettre officielle d’accréditation pour faire la collecte de fonds » pour le groupe armé …

Le dévoyé, décidément sans foi ni morale, avait également abusé « plusieurs jeunes de la région lyonnaise » en les envoyant en Afghanistan « dans des conditions précaires », en profitant « de contacts noués [dans ce pays] avec la structure européenne du GIA » … Un comble ! Arrivés au Pakistan, « ce beau pays » où « ils pourraient faire beaucoup de sport », selon les dires du dévoyé avant leur départ, ces “touristes” se voyaient proposés, à défaut d’activités sportives, « une formation militaire » dans le très fun « camp de Khalden » ! Et, de retour en France, surprise : leur compte en banque avait été vidé par le même individu, à qui, fraternité dans l’islam devait obliger, ils avaient en toute sérénité confié leur carte bleue pour régler le loyer et les impôts, et pointer à leur place aux Assedic…

• Bombe à clou. Le clou, si l’on peut dire, en matière d’enfumage est l’histoire de ce “demandeur d’asile” en France, porteur d’un passeport falsifié obtenu grâce au réseau d’appui aux clandestins du GIA, qui avait justifié son arrivée dans l’Hexagone pour cause de menaces dont il faisait l’objet en Algérie par les « intégristes », du fait de son métier : celui de Ninja, le corps d’élite des services secrets algériens…

Chronologie de l’année 1995

25 juillet : une bombe artisanale explose dans une rame du RER B à la station Saint-Michel à Paris. Elle fait 8 morts et environ 150 blessés.

17 août : une bombe placée dans une poubelle de l’avenue Friedland à Paris fait 17 blessés.

26 août : en bordure de la voie ferrée du TGV Paris-Lyon, une bombe artisanale qui n’a pas explosé au passage du train, est retrouvée. Les empreintes de Khaled Kelkal figurent sur l’engin.

3 septembre : 4 personnes sont blessées par une explosion sur le marché du boulevard Richard Lenoir, à Paris.

4 septembre : un engin explosif qui n’a pas fonctionné est retrouvé dans une sanisette, place Charles-Vallin à Paris (XVe arrondissement).

7 septembre : une voiture piégée explose à proximité d’un collège juif à Villeurbanne et fait un blessé.

28 septembre : Khaled Kelkal est abattu par les gendarmes près du lieu-dit de « Maison Blanche » (Rhône).

6 octobre : à proximité de la station de métro parisienne « Maison Blanche », une bombe explose dans une poubelle, faisant 16 blessés.

17 octobre : une bombe placée dans une rame du RER C explose à la station « Musée d’Orsay » et fait 27 blessés.

Le réseau français devait originellement se contenter, d’une part, de recruter des militants qui « acceptaient de s’engager totalement à la cause » contre le régime algérien et, d’autre part, de « constituer une réserve de personnes », hors recrues, « à qui des services pourraient être demandés ». Autrement dit, de ne représenter qu’une base arrière et/ou de repli à un combat qui se menait en Algérie… et pas en France.

Ce n’est que plus tard que la stratégie prônée par l’émir du GIA du moment, Djamel Zitouni, d’étendre le conflit sur le terrain français s’est progressivement élaborée. Comment ? Par l’intermédiaire du mystérieux Ali Touchent (cf. encadré) que la justice française considère comme le coordinateur des GIA en Europe et le cerveau des attentats de 1995.

Le mystère Ali Touchent

Figure centrale des quelques 70 “personnages” liés de près ou de loin aux attentats de 1995, figure omniprésente de l’enquête policière et des procès qui suivront à partir de 2002, Ali Touchent est considéré par la justice française comme le coordinateur des réseaux du GIA en Europe et l’organisateur des attentats en France.

Hélas, il restera définitivement le grand absent d’une affaire considérée comme classée depuis la condamnation à perpétuité de Rachid Ramda en octobre 2007. L’Algérien Ali Touchent alias Tarek, alias Samir Bouchiba, alias Cheikh Abdelnasser aura toujours miraculeusement échappé aux nombreux coups de filet opérés en France et en Europe, lancés pour démanteler les réseaux. Evaporé, disparu de la circulation !

Bien que traqué par Interpol, le fantôme est réapparu, mort, « abattu par les forces de l’ordre algériennes à Alger le 23 mai 1997 », comme le rapporte un document du dossier d’instruction des attentats de 1995. Il a été « identifié plus tard, le 18 février 1998 par une comparaison d’empreinte digitale » qui aura donc pris neuf mois, délai qu’à dû attendre la France pour être informée du décès d’Ali Touchent. De cet activiste membre du GIA, plus de douze ans après les attentats, il ne reste même pas une tombe pour sa famille, qui cherche encore son cadavre…

Le mystère de la disparition d’Ali Touchent a contribué à alimenter la thèse soutenue par les partisans du “qui-tue-qui”. Ceux-ci pensent que les services de sécurité algériens seraient les vrais instigateurs des attentats et auraient manipulé le GIA et ses émirs successifs à la vie courte, dont l’émir Djamel Zitouni, pour éradiquer l’opposition islamiste et impliquer la France dans la lutte anti-terroriste en Algérie.

R. de S.

Illustration: Algérie-politique

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