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Archive pour janvier, 2008

L’Algérie, un nouvel Irak ?

Par François Gèze*, Le Journal du dimanche, 16 décembre 2007

La terreur sanguinaire continue à frapper l’Algérie, au détriment d’une populirak.jpgation qui vit dans la misère et qui craint désormais la recrudescence d’attentats suicides, formule jusqu’au mois d’avril jamais utilisée par les groupes terroristes algériens. Mais comment imaginer que des actions de cette ampleur puissent se commettre en plein cœur des quartiers les plus sécurisés d’Alger ? Comment imaginer que les services de sécurité n’aient rien remarqué ? D’où sont arrivés les explosifs ? Plus de 1 600 kg à la barbe des renseignements algériens ? Il y a de quoi se poser des questions. Même la presse algérienne, qui ne présente en général qu’un seul son de cloche, commence à s’interroger, à évoquer des luttes de clans à l’origine des attentats.

Lors de la conférence de presse qui a suivi les attentats du 11 décembre, le ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni a expliqué : « Les services de sécurité savaient depuis des mois que le siège du Conseil constitutionnel figurait parmi les cibles des groupes terroristes. » Et d’ajouter : « Les services de sécurité ont acquis une grande capacité d’infiltration des groupes terroristes et sont parvenus à affaiblir un grand nombre de ces groupes. » Que faut-il comprendre ? Les services secrets savaient parfaitement que les attentats étaient en préparation ? Pourquoi ne les ont-ils pas arrêtés ? Faut-il croire qu’ils ont laissé faire ? Le Département de renseignement et de sécurité (DRS), le vrai centre du pouvoir, se sert-il d’Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) pour frapper ses cibles et faire des dizaines de morts… ?

Bouteflika est un président au pouvoir limité. Mais depuis deux ans il est tenté de l’élargir. D’où une lutte sans merci qui oppose son clan à celui des chefs du DRS, en particulier pour le partage entre eux des richesses pétrolières et gazières du pays. Le président a ainsi suspendu une loi sur les hydrocarbures qui aurait permis aux multinationales américaines de mettre la main sur ces richesses et cela au plus grand profit des généraux qui touchent des commissions sur les grands contrats liés à l’exploitation des hydrocarbures.

Les causes profondes de la recrudescence du terrorisme ne viennent donc pas de Ben Laden. Elles sont endogènes et se situent au cœur même du pouvoir algérien. Pour cette raison, il n’y a pour le moment pas de risque que l’Algérie devienne un nouvel Irak. Il semble très improbable que l’AQMI bénéficie du soutien logistique d’Al-Qaida. Les seules « informations » sur ce point viennent du DRS. Et toute enquête indépendante est impossible. Mais beaucoup d’indices montrent que l’AQMI est un instrument entre les mains des chefs du DRS. En particulier le fait que les dizaines de milliers d’hommes de cette police politique sont partout, contrôlent tout.

Le choix de l’ONU comme cible n’est peut-être pas sans rapport avec ce qui s’est dit il y a un mois à Genève au Comité des droits de l’homme des Nations unies. Pour la première fois, le gouvernement algérien a été mis en cause : l’expression de « crime contre l’humanité » a été utilisée pour qualifier les événements de la « sale guerre » des années 1990. Cette déclaration a rendu furieux les officiels algériens. En revanche, le risque d’attentat en France est faible. Pour le moment du moins. Nous ne sommes pas dans le même scénario qu’en 1995, où la France avait pris position par le biais d’Alain Juppé contre la guerre qui se déroulait en Algérie [et qui avait conduit le DRS, par GIA interposés, à organiser des attentats sur le sol français].

* Directeur des Éditions La Découverte et membre de l’ONG Algeria-Watch

La phrase du jour

benaissa.jpg«On leur a dit, au lieu de faire le reproche aux missionnaires, participez et faites des propositions », Rachid Benaïssa, ministre délégué chargé du Développement rural à propos des Zaouïas

Ksentini jure que sa Commission est indépendante !

mainenchainees.jpgFarouk Ksentini a affirmé hier lors du Forum de la télévision que la commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme est indépendante ! Pour vous prouver « l’indépendance » de la Commission de Kesntini, on publie ici le décret présidentiel portant création de cette Commission.

Décret présidentiel n° 01 – 71 du 30 Dhou El Hidja 1421 correspondant au 25 mars 2001 portant création de la commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme.
( Journal officiel de la République Algérienne n° 18 du 28 Mars 2001 )
Article 1er. – Il est créé une commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme, ci-après, dénommée  » la Commission « .
Article 2. – La Commission est une institution publique indépendante jouissant de l’autonomie administrative et financière.
Article 3.- La Commission est placée auprès du Président de la République, garant de la Constitution, des droits fondamentaux des citoyens et des libertés publiques.
Article 8. – Les membres de la Commission sont désignés par le Président de la République sur proposition émanant des institutions nationales et des associations de la société civile à caractère national dont l’objet se rapporte aux droits de l’Homme.
Le président de la Commission est désigné par le Président de la République.
Article 12. – Les membres de la Commission bénéficient d’indemnités spécifiques au cours de l’exercice de leur mandat. 

Farouk Ksentini: l’Algérie n’a pas besoin de nouveaux partis politiques !

faroukksentini1.jpgLe président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, a justifié le refus des autorités d’autoriser l’existence de nouveaux partis politiques. « Les Algériens n’ont pas besoin de nouveaux partis », a-t-il affirmé.

Au sujet des « disparus », le président de la CNCPPDH a réitéré la proposition de son instance d’indémniser les familles des victimes. « Nous ne voulons pas faire comme l’Afrique du Sud avec sa commission vérité et justice (aucun responsable n’a été sanctionné), ni comme le Maroc… Nous refusons de faire dans le show médiatique…Nous avons opté pour l’indémnisation des familles de victimes ». El Mouhtarem.

Commentaire: Il faut rendre hommage au journaliste Mokrane Berrached de la chaîne II de la radio nationale (secteur public) qui a osé poser la question sur les « disparus ».  

Bouteflika annule son voyage constantinois !

bouteflika1.jpgPrévu pour demain, lundi, le voyage du président Bouteflika à Constantine et Khenchla a été finalement annulé. Les raisons de cette décision sont encore inconnues !

Sans nous

mamarfarah.bmpAu moment de la grosse gueule de bois du 9 avril 2004, certains journaux ont cherché à toucher ces officiers et autres experts qui leur rendaient visite quotidiennement, avec un tas d’assurances en béton sur la prochaine victoire de Benflis ! Brusquement, leurs numéros de portable ne répondaient plus !

Certains journaux seront privés de publicité, leurs directeurs et journalistes traduits devant la justice, Benchicou emprisonné dans l’indifférence générale, militants et sympathisants de l’ancien SG du FLN traînés dans la boue … Les fameux numéros ne répondaient toujours pas !
En ces jours où se dessine une autre grosse manipulation, j’entends les mêmes refrains ! Tout le dispositif va se mettre en place et les visiteurs du soir vont assaillir les rédactions avec de très, très lourds dossiers et des engagements sans faille !
Faites donc, mais sans nous ! Car, et si le roi est connu d’avance, nous on ne joue pas aux fous du roi cette fois-ci !
farahmaamar@yahoo.fr , Le Soir d’Algérie
 

«Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les écoutent.»

L’état d’urgence ne constitue pas une entrave à la démocratie !

ksentini.jpgLe président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme CNCPPDH a évoqué, dans un entretien à l’APS, la question du maintien de l’état d’urgence, estimant que ce dispositif « ne peut constituer une entrave
à l’exercice démocratique » ni, a-t-il dit, « un obstacle à l’exercice des libertéé individuelles et collectives ». 
« La presse est libre, le droit au rassemblement est garanti et les élections se sont effectuées dans un climat de liberté », a-t-il relevé, expliquant que l’état d’urgence est un arsenal juridique dont s’est doté l’Etat pour « combattre le terrorisme et non pas pour entraver les libertés des citoyens ». 
Concernant le problème des détenus de Guantanamo, devant regagner le pays, il a réfuté la thèse consistant à dire que « leurs libertés ne seront pas respectées en Algérie ».

Déclaration du jour

Maître Mostepha Bouchachi à propos du bureau du Conseil de l’ordre des avocats, dirigé par le bâtonnier national, Me Abdelmadjid Sellini:

«Pendant les deux mandats rien n’a été fait, si ce n’est une grève générale pour réclamer plus d’espace au niveau de la nouvelle cour d’Alger. Nous aurions aimé voir ce bureau s’occuper de la loi portant profession des avocats, qui n’a pas vu de changement depuis plus de 20 ans. Nous voulons que les mandats soient limités pour que les élus puissent militer pour l’organisation et non pas pour garder leur poste. Nous voulons redonner de la crédibilité au corps des avocats », in El Watan du 12 janvier 2008

Larbi Nouar. Coordinateur national du Cnapest à El Watan

nouar.jpg« L’augmentation de 6000 DA ne met pas à l’abri l’enseignant »

Larbi Nouar, coordinateur du Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), parle en exclusivité à El Watan des raisons ayant poussé le syndicat à recourir à ce débrayage.
- Parlez-nous des résolutions de la dernière session du conseil national…
- La session des 29 et 30 décembre 2007, à laquelle 37 wilayas ont participé, est une suite de la session ouverte du mois de novembre. Les questions du statut particulier, du siège national qui nous fait défaut, le mépris affiché par la tutelle à l’égard de la grève de Batna, ont été, avec la position de certains directeurs de l’éducation nous tournant le dos, les principaux points inscrits à l’ordre du jour. Notons qu’en marge de ce conclave, une commission a été chargée d’étudier les propositions du ministère inhérentes au futur statut particulier qu’on rejette catégoriquement. D’autant que la tutelle a occulté le fond du problème…
- Pouvez-vous vous étaler sur cette question (le fond du problème) ?
- Nos propositions concernant l’introduction de quatre catégories de professeurs n’ont pas obtenu les résultats escomptés. La tutelle n’a pas trouvé mieux que de s’appuyer sur l’ancien système (la loi 90-49 qui n’obligeait pas la tutelle à créer les postes pour les professeurs agrégés et professeurs chercheurs). Les mesures transitoires préconisées par la tutelle désavantagent les PEST ayant cumulé plus de 10 ans d’expérience. Le Cnapest ayant demandé à ce que le poste de professeur principal soit attribué à un enseignant ayant plus de 10 ans d’expérience, le professeur expert valorisera 17 ans de métier et l’excellence sera confiée aux enseignants ayant 25 ans et plus de métier, est déçu par les décisions de la tutelle tournant le dos à toute négociation sérieuse.
- Que reprochez-vous au nouveau statut ?
- Avec le nouveau statut, l’enseignant travaille avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Sachant que les nouveaux textes ont instauré des sanctions s’apparentant à des punitions. Une absence à une réunion du conseil de classe est considérée, désormais, comme une faute grave de 3e degré. Avec, en sus, une perte d’échelon et une mutation obligatoire. Le Cnapest, ayant demandé l’abrogation de la circulaire déniant le droit à tout fonctionnaire ayant fait l’objet d’une mutation temporaire à participer au mouvement, tombe des nues. D’autant que la tutelle a non seulement affiché une fin de non-recevoir mais vient de réinscrire cette dernière dans la nouvelle loi.
- Qu’avez-vous à dire à propos de la nouvelle grille des salaires ?
- Le Cnapest rejette le déclassement de professeurs techniques et des lycées techniques qui se retrouvent à la catégorie 10. Nous considérons que l’augmentation de 6000 DA brut ne répond pas à nos attentes, ne met en outre pas à l’abri du besoin l’enseignant. Le conseil national, qui attend une révision à la hausse du régime indemnitaire, est disposé à participer à l’élaboration de ce régime. Il refuse, en outre, le fait accompli comme cela a été le cas pour la grille des salaires. Nous sollicitons, à cet effet, l’intervention et l’arbitrage du président de la République, l’initiateur des réformes du système éducatif, n’ayant pourtant pas occulté la situation socioprofessionnelle des enseignants qui se dégrade de plus en plus.
Kamel Beniaiche

Les propos honteux de Boualem Sansal

sansal.jpg« Je trouve que Sarkozy a été pusillanime, il aurait dû différer sa venue, et demander officiellement à Bouteflika de désavouer publiquement son ministre. Il aurait dû maintenir Macias dans sa délégation. Sarko et sa délégation étaient les invités de l’Algérie, pas seulement de M. Bouteflika »: Boualem Sansal, in le Nouvel Observateur

Commentaire: Boualem Sansal devait plutôt se regarder dans le miroir au lieu de lui tourner le dos !

 

 

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