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Archive pour le 15 février, 2008

Déclaration du jour

images.jpg« Depuis six ans, j’ai dit aux imams de rappeler aux jeunes que les prêtres ne viennent pas en Algérie par ce qu’ils l’aiment ou parce qu’ils aiment le Christianisme, mais pour créer une minorité qui donnerait un prétexte aux puissances étrangères afin de s’ingérer dans nos affaires au nom de la protection des minorités. Parler aujourd’hui d’oppression des chrétiens en Algérie est un indicateur de cette tendance,  وقانون حماية الأقليات موجود في فرنسا  وأصدره الرئيس فرانسوا ميترانet si je ne blâme pas les citoyens qui se convertissent au christianisme, je les appelle à ne pas se constituer une minorité dans leur pays »,  Abdellah Ghoulamallah, ministre des affaires religieuses

N.B: La phrase en arabe a été censurée par la version française d’El Khabar.

Traduction: « La loi sur la protection des minorités existe en France. Elle a été promulguée par le président François Mitterand. »

Lisez cet article pour comprendre la manipulation de l’information sécuritaire

attentat.jpgUn attentat d’envergure déjoué à Lakhdaria/ Deux femmes kamikazes arrêtées

Grâce à la diligence des services de sécurité et ceux des télécommunications, et à la perspicacité d’un officier de police de
la Sûreté de wilaya de Bouira, une opération kamikaze qui devait avoir lieu dans la matinée du 5 février à Lakhdaria, a été déjouée. Les auteurs,
un ex-terroriste ayant bénéficié de la grâce présidentielle en 2004, dans le cadre de la loi portant concorde civile, et deux jeunes filles, dont l’une devait servir de kamikaze, ont été arrêtés.
Les faits remontent à la nuit du 4 au 5 février dernier, lorsque l’agent de permanence qui était au niveau du bureau des trafics de
la Sûreté de wilaya de Bouira, recevait à 21 heures 10 minutes un coup de téléphone pour le moins alarmiste. «Demain matin, nous allons vous envoyer une de nos femmes martyrs, Sabrina, dans l’une de vos sûretés pour vous anéantir. Nous avons juré de vous combattre jusqu’au dernier », disait à peu près l’appel. C’était on ne peut plus clair. L’officier de permanence alerta immédiatement le chef du centre opérationnel. Ce dernier arrivé sur les lieux devait agir vite. Il prit le numéro de téléphone affiché et contacte la direction générale de l’opérateur à Alger. Lui ayant expliqué la gravité de l’affaire et une fois que le directeur technique se fût rassuré auprès de la DGSN de la personne qui venait de le contacter qu’il s’agit bel et bien d’un officier de la Sûreté de wilaya de Bouira, il coordonnera le travail tout au long de la nuit. D’abord en lui envoyant le nom du propriétaire de l’appel. C’était à 22 heures. Or, le propriétaire en question, un paysan natif de M’chedallah, avait perdu son portable depuis plusieurs semaines et a même fait une déclaration de perte auprès de la police. Une fois l’officier du centre opérationnel informé de ces détails, il fallait procéder d’une autre manière. Le temps pressait et il fallait vite retrouver la véritable personne qui a utilisé ce numéro. Comment ? Peut-être avec l’historique du numéro en question. De fait, le directeur technique envoie à l’officier de Bouira qui était toujours en contact avec lui, l’historique des appels entrants et sortants des six derniers mois. Au total, il y avait 58 pages avec quelque 1800 appels. Il était minuit et les terroristes devaient commettre leur action au petit matin. Tous ces numéros, il fallait les éplucher et essayer de retrouver quelque chose. Quelque chose comme les numéros qui reviennent souvent. Et en effet, l’officier de Bouira remarquera deux numéros qui sont les plus utilisés. Il était minuit 30 minutes. Il contacta le directeur technique à Alger pour identification des deux numéros. A 00h45 minutes, les deux noms ont été identifiés : il s’agit de deux filles natives de Lakhdaria et l’une d’elles s’appelle Sabrina. L’une des pièces maîtresses du puzzle venait d’être reconstituée. Immédiatement après, la BMPJ de Lakhdaria qui était en alerte et en contact avec la Sûreté de wilaya, se déplaça au quartier où habitent les deux filles et procéda à leur interpellation. Celle qui s’appelle Sabrina et qui a 21 ans, a donné le nom de celui qui l’avait contactée quelques heures plutôt ; il s’agit de B. Toufik, un nom connu des services de sécurité. Terroriste notoire, B. Toufik fut arrêté en 1996 dans les maquis du GIA à l’époque et fut condamné à 15 ans de prison ferme. Libéré le 25 août 2004 par grâce présidentielle dans le cadre de la loi portant concorde civile, le terroriste B. Toufik fut arrêté une deuxième fois par les services de sécurité le 11 septembre 2006, dans l’affaire dite du portable piégé que Le Soir d’Algérie avait traitée en son temps. Jugé au même titre que ses complices pour soutien au terrorisme le 10 juillet 2007, il fut libéré par la justice pour manque de preuves. (…) Et pour pouvoir piéger le terroriste, il fallait encore l’aide du directeur technique qui a procédé au rétrécissement du champ de réception ; ce qui devait logiquement obliger le terroriste de se rapprocher plus de l’antenne pour pouvoir être en contact avec la fille Sabrina dont il ignorait être entre les mains des services de sécurité. Le piège a marché. Les équipes de la BMPJ se sont déplacées vers la région de Bourbache et se sont embusquées aux alentours de l’école primaire où était implantée la fameuse antenne de réception. A 2 heures 14 minutes,
le dénommé B. Toufik, fut pris au piège, cerné de toutes parts et aveuglé par les projecteurs des éléments de la BMPJ qui ont procédé à son arrestation. Quelques minutes auparavant, un gardien de l’école primaire avouait à la police avoir vu passer six terroristes armés. Conduit au commissariat, B. Toufik qui niait jusque-là toute l’histoire, fut confondu en se retrouvant nez à nez avec la fille Sabrina qu’il avait contactée à 21 heures 10 minutes, celle qu’il devait recevoir avant l’aube pour lui dérouler la ceinture d’explosifs et l’envoyer pour une opération kamikaze dans la Sûreté urbaine de Lakhdaria. (…) Présenté le lendemain devant le procureur pour terrorisme, B. Toufik a été mis sous mandat de dépôt alors que les deux filles ont été confiées aux éléments du centre national de lutte antiterroriste.
H. M. , Le Soir d’Algérie du mercredi 13 février 2008 

Commentaire : Le correspondant du quotidien Le Soir d’Algérie a été affirmatif au sujet de B. Toufik qui est un nom connu des services de sécurité. «Terroriste notoire, B. Toufik fut arrêté en 1996 dans les maquis du GIA à l’époque et fut condamné à 15 ans de prison ferme. Libéré le 25 août 2004 par grâce présidentielle dans le cadre de la loi portant concorde civile, le terroriste B. Toufik fut arrêté une deuxième fois par les services de sécurité le 11 septembre 2006, dans l’affaire dite du portable piégé que Le Soir d’Algérie avait traitée en son temps. Jugé au même titre que ses complices pour soutien au terrorisme le 10 juillet 2007, il fut libéré par la justice pour manque de preuves. (…) »

Le jeudi 14 février, la DGSN a rendu public un communiqué dont lequel est précisé que «les investigations entreprises suite à un appel téléphonique anonyme ont permis de localiser, d’identifier et d’arrêter à 23h30 son auteur répondant aux initiales de B. Toufik. « Ce dernier a reconnu durant son audition être à l’origine de cet appel téléphonique et qu’il n’avait pas mesuré les conséquences. Il a, également, révélé que les raisons qui l’avaient poussé à impliquer dans ce pseudo attentat la dénommée M. Sabrina résultent d’un différend l’opposant à cette dernière. Une histoire sentimentale liait les deux personnes. Ce à quoi, et par vengeance, il a fomenté cette histoire pour nuire à M. S. qui avait déjà mis un terme à leur relation. Présenté au parquet de Lakhdaria le 6  février 2008, le mis en cause a été placé sous mandat de dépôt. »

Les précisions de la DGSN montrent bel et bien que B.Toufik, contrairement aux affirmations du journaliste, n’est pas un terroriste notoire.  Il n’a jamais fait partie des rangs du GIA, ni comdamné à 15 ans de prison… C’est pour vous dire avec quelle légereté est traitée l’information sécuritaire.

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