Archive pour mars, 2008

Smail Mira et l’évangilisation de la Kabylie

En marge des travaux de l’APN, deux journalistes ont rencontré le député Smail Mira. Le milicien de Tazmalt a profité de l’occasion pour leur raconter une blague…de mauvais goût.

« Une fois, un chef de Zaouia m’a dit: Smail, tu es député et chef patriote, il faut que tu nous aides à contrecarrer la campagne d’évangilisation de la Kabylie. Je lui ai répondu: moi j’ai contribué à la lutte contre l’évangilisation…en tuant Kamel Saadi. Ce jeune était chrétien (rire)  » Fin de la blague de Mira. 

De tels propos d’une gravité sans égal prouvent l’immoralité de cet énergumène sans foi ni loi.     

Larbi Belkheir s’invite à El Aurassi !

belkher.jpgAu second jour du quatrième congrès de l’Organisation nationale des enfants de chahid (ONEC) de Tayeb El Houari, tenu à l’hôtel El Aurassi, le président du bureau des Assises a fait lecture d’un message de félicitations que leur a adressé l’ambassadeur d’Algérie au Maroc, Larbi Belkheir. Mais personne n’a compris l’utilité d’un tel message.

Une lycéenne tuée dans un attentat à la bombe à Kadiria

Une lycéenne a été tuée et deux autres – une fille et un garçon – ont été blessés dans un attentat à la bombe perpétré ce matin, aux environs de 7h 30, à Kadiria, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira. Selon des sources locales, la bombe a été placée sous une passerelle située sur la RN5 et visait un barrage fixe de la Sûreté nationale. La victime a rendu l’âme sur place tandis que les deux blessés ont été évacués vers l’hôpital de Lakhdaria, à une dizaine de kilomètres. La passerelle, ajoutent les mêmes sources, est régulièrement empruntée par les élèves d’un lycée situé à proximité. Le bilan aurait pu être plus lourd si l’attentat n’était pas survenu en période de vacances de printemps. Les quelques passants qui se trouvaient sur les lieux au moment de l’explosion, ajoute-t-on, sont des élèves de terminale qui se rendaient au lycée pour assister à des cours de soutien. A l’heure où nous mettons sous presse, la RN5 demeurait fermée à la circulation au niveau de la sortie ouest de la ville de Kadiria. RN

Tizi-Ouzou : les autorités suspendent les activités de deux églises protestantes

dessineglise.jpgLes services de la wilaya de Tizi-Ouzou  ont demandé à deux églises protestantes de Tizi Ouzou de suspendre  leurs activités en attendant de recevoir un « certificat de conformité » pour  l’exercice de leur culte, a annoncé à l’AFP le pasteur Mustapha Krim, président de l’Eglise protestante d’Algérie. Il s’agit de l’Eglise de la Nouvelle Ville et de Tafath (Lumière), qui  comptent respectivement 700 et 200 membres, a précisé le pasteur. Les services de la wilaya ont convoqué les responsables de l’église protestante de Larbâa Nath Irathen « sans doute pour leur notifier la même demande», a indiqué le pasteur.

Said Sadi: le promoteur de l’élection présidentielle

sadi.jpgSi les partis de l’alliance présidentielle et les organisations de masse ne cessent de faire la promotion de l’idée de la révision constitutionnelle et le troisième mandat pour Bouteflika, le président du RCD, quant à lui, a opté pour une autre démarche: promouvoir l’élection présidentielle.

En tournée depuis quelques jours aux USA, Said Sadi organise des rencontres pour expliquer aux Américains toute « l’importance » que revêt une élection pourtant jouée d’avance.

Aussi, le leader du RCD, après une plongée sous-marine à l’intérieur du régime, une participation au gouvernement de «TIKRIT», des lots de terrain au Poirson…veut se placer dans le rang de « leader du camp démocratique ».  Le psychiatre revendique la présence d’observateurs internationaux pour surveiller les urnes en avril 2009, alors que tout le monde sait qu’une élection transparente est tributaire de tout un processus…

Une question se pose aujourd’hui à Said Sadi: En 1989, date de retour de Hocine Aït Ahmed en Algérie, alors âgé de 63 ans, Said Sadi disait que le FFS est un parti de vieux vu l’âge de son secrétaire général et que le RCD est un parti de jeunes. Aujourd’hui, Said Sadi est âgé de 61 ans. Est-il vieux ou reste-t-il un éternel jeune ?  

« Un régime qui reste foncièrement antidémocratique »

litterature.jpgChroniqueur d’El-Watan et correspondant de Courrier international, Chawki Amari rentre dans son pays pour purger une peine de prison. Il explique les raisons de son choix. 

 Le tribunal de Jijel a confirmé en appel, le 4 mars, votre condamnation et celle d’Omar Belhouchet, le directeur d’El-Watan, à deux mois de prison ferme et à une amende de 10 000 euros pour diffamation et injures. Pourquoi un verdict aussi lourd ? 

CHAWKI AMARI La sévérité fait partie de l’arsenal juridique algérien. En ce moment même, des fonctionnaires sont poursuivis en justice pour avoir fait grève et sont menacés de licenciement. D’autres journalistes sont sous la menace de condamnations, et des personnes arbitrairement incarcérées. Le régime algérien reste foncièrement antidémocratique, convaincu que toutes les forces de revendication sont ses ennemies. C’est un père autoritaire, abusif, qui frappe ses enfants et les enferme dans le placard pendant que tout se monde se moque de lui dehors et que sa femme le trompe. Si je peux me permettre cette image qui entre dans le cadre de la diffamation. 

D’autres journaux ont également évoqué des affaires de corruption dans la préfecture de Jijel (à 350 km à l’est d’Alger) ? Comment expliquez-vous que seuls les journalistes d’El-Watan aient été condamnés à de la prison ferme ? 

Beaucoup de journaux ont écrit sur la préfecture et ses dépassements. Il faut savoir que l’Algérie, à l’instar d’autres pays riches et autoritaires, est bien classée dans l’échelle mondiale de la corruption. Celle-ci est infiltrée dans les rouages de l’Etat, où des réseaux très puissants et solidaires pompent l’argent public comme dans le désert on pompe du pétrole. Plusieurs procès sont en cours, dans cette préfecture et ailleurs. Il faut attendre. Pour l’instant, à part nous, un autre journaliste a été condamné à 4 millions de dinars d’amende (40 000 euros), et il y a encore d’autres procès avec la wilaya de Jijel qui n’ont pas encore été sanctionnés. Mais il faut savoir que, par le passé, d’autres préfets ont été accusés par les journaux, ces derniers se sont retrouvés en justice et, en bout de course, les préfets eux-mêmes sont allés en prison ou ont été démis. Le délit est donc d’en parler trop tôt, avant que le pouvoir central ne se décide à lâcher ces préfets, qui sont, comme en France, nommés par le président et ne sont pas élus, à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays. 

Est-ce un message envoyé à la presse pour la museler dans un contexte politique difficile (le projet de réforme constitutionnelle pour permettre à Bouteflika d’effectuer un nouveau mandat) ? 

C’est possible. Avec cette affaire, on peut éventuellement faire voter l’amendement de la Constitution lors de la session parlementaire de mars, au lieu de passer par la case référendum. Mais je n’y crois pas trop, surtout que rien n’est joué pour l’adoption de la réforme constitutionnelle ; le régime hésite à se moquer aussi ouvertement de la population. El-Watan pose souvent des questions qui fâchent et apporte des réponses qui énervent. Pour le régime, qui aime faire croire que tout fonctionne dans le meilleur des mondes, ce journal est gênant, tout comme d’autres titres privés qui entravent « la marche vers la stabilité ». 

Faire payer El-Watan, un syndicat libre ou un militant des droits de l’homme relève du même esprit. « Tous ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous et ceux qui sont avec nous ont intérêt à bien l’être, de façon visible. » En revanche, cette affaire survient au moment où le ministre de
la Communication rencontre les journalistes et les patrons de journaux privés pour leur annoncer un nouveau contrat de confiance mutuelle et la promesse de dépénaliser les délits de presse, en éliminant les sanctions pénitentiaires pour les journalistes. Pour lui, cette affaire tombe très mal. Mais, en Algérie, on a l’habitude d’entendre les gouvernants dire une chose et faire son contraire. Un pas de côté, deux pas en arrière, un pas en avant. C’est connu, les Algérien(ne)s sont de très bon(ne)s danseur(se)s. 

El-Watan évoque « un hiver des libertés démocratiques ». Peut-on parler d’un recul de la liberté de la presse en Algérie ?  Pour reculer, il faut d’abord avancer. Depuis 1988, date de l’ouverture du secteur de l’information aux acteurs privés, il y a eu de timides avancées. Puis un gel par cryogénisation délibérée, qui dure depuis l’apparition du terrorisme, en 1992. C‘est un cas assez classique : sous couvert de sécurité, on sacrifie les libertés. Etat d’urgence, monopole de l’Etat sur les médias, surveillance, contrôle et infiltration des journaux par les services de sécurité, écoutes, etc. Toute la panoplie d’un régime autoritaire qui, pour tout contrôler, n’a trouvé que la solution des barrières et des miradors. L’autre problème est qu’il n’y a pas de réel contre-pouvoir constitué pour défendre la liberté d’expression. La justice est aux ordres dans les affaires politiques et l’Assemblée regroupe un gros pourcentage d’apparatchiks qui adorent les voitures de luxe et les bonus de fin de mois. 

Il n’y a finalement que quelques partis politiques, des syndicats libres et des forums ou groupes de citoyens qui se sont intéressés à notre affaire. Le progrès viendra peut-être d’eux. Est-on dans un hiver des libertés ? Oui, un hiver qui dure et qui n’est pas seulement la création du président Bouteflika. Sauf qu’au pays du soleil ça fait encore plus froid dans le dos. 

La presse algérienne a souvent été présentée comme la plus libre du monde arabe. Est-ce toujours une réalité ? 

On ne fait pas trop de vagues et, en face, on ne frappe pas trop fort. C’est comme une mer un peu plate avec des surfeurs qui font semblant de pratiquer un sport à risque dans une eau peu profonde. D’un côté, on a l’alibi démocratique d’une presse relativement libre et, de l’autre, un semblant de stabilité politique. Avec une répartition d’argent plus ou moins honnête et équitable, la machine tourne. Mais elle n’avance pas. Les presses libanaise et marocaine sont peut-être plus libres aujourd’hui. De toute façon, contrairement à ce que l’on pense, la liberté d’expression, en Algérie ou ailleurs, ne suit pas un développement linéaire, mais alterne entre cycles de fermeture et d’ouverture. Actuellement, nous sommes dans un cycle de fermeture. Alors, soit on se repose, soit on va chez le serrurier. Soit on casse la porte. 

Vous pourriez rester en France pour échapper aux poursuites judiciaires ? Pourquoi prenez-vous le risque de retourner en Algérie ? 

Je crois que, pour l’instant, ma place est en Algérie, aux côtés de tous ceux qui se battent pour un avenir meilleur. L’Algérie a pratiquement tout ce dont peut rêver un pays, des cadres instruits, des hommes et des femmes formés, une classe moyenne relativement progressiste, du pétrole, de l’argent et de la terre. Manquent les libertés. Un truc concret qu’on pourrait laisser à nos enfants, si toutefois on l’arrache à nos parents. En gros, je crois qu’il n’y a pas vraiment d’abus de pouvoir, il n’y a souvent que des abus d’obéissance. 

Cela étant dit, personnellement, je vivrais bien en short dans des îles du Pacifique, entouré de jolies créatures et lisant un journal par an pour faire les mots croisés. En attendant ce devenir, je préfère rester à Alger. Un enfer sympathique, géré par de méchants gardiens de prison, mais où les détenus sont encore capables de tendresse. Il faut juste « licencier » les gouvernants. Cette dernière phrase entre évidemment dans le pur cadre de la diffamation. Ou de l’apologie de la violence ?

Ali Yahia Abdenour rend hommage à la Dépêche de Kabylie !

Dans un entretien paru aujourd’hui dans le quotidien La Dépêche de Kabylie, le président d’honneur de la LADDH, Ali Yahia Abdennour a rendu un hommage au journal de Amara Benyounes.  « Je remercie la Dépêche de Kabylie qui a toujours été au devant des causes justes, je remercie son directeur, M. Idir Benyounes », a conclu M. Ali Yahia.  

Communique de RSF

Reporters sans frontières est préoccupée par l’inculpation et le placement sous contrôle judiciaire, le 4 mars 2008, de Noureddine Boukraa, du quotidien Ennahar, par le tribunal général d’Annaba (600 km à l’est d’Alger), suite à une plainte déposée par le responsable de la sécurité publique dans la région.

“Cette affaire témoigne des fortes pressions pesant sur les journalistes qui révèlent l’implication de personnalités proches du pouvoir dans des trafics d’influence. Ces pressions sont encore plus fortes en province, où les affaires de presse sont moins médiatisées et où les journalistes sont plus exposés aux potentats locaux”, a déclaré l’organisation.

Le 4 mars 2008, Noureddine Boukraa a été placé sous contrôle judiciaire après avoir été provisoirement inculpé de “divulgation du secret de l’instruction par l’utilisation de documents classés confidentiels », d’ »atteinte à l’honorabilité d’un corps constitué » et de « diffamation », en vertu du code pénal. Le procureur avait requis l’incarcération préventive. Dans l’attente de son procès, le journaliste devra se présenter une fois par semaine au parquet d’Annaba. Il n’est pas autorisé à quitter la région.

Contacté par Reporters sans frontières, Noureddine Boukraa a affirmé avoir été entendu à plusieurs reprises par la police au cours des derniers mois pour s’expliquer sur les malversations qu’il avait dénoncées dans un article publié le 12 novembre 2007 dans le quotidien arabophone Ennahar. Se basant sur des documents confidentiels, le journaliste avait accusé des membres des services de police de trafics d’influence. Il s’est déclaré surpris par cette inculpation et par la gravité des faits qui lui sont reprochés. La plainte a été déposée par Draï Messaoud, chef de la sécurité publique.

Suite à la publication de son article, Noureddine Boukraa avait été interpellé et placé en garde à vue pendant une nuit au quartier général de la police judiciaire. Il avait été entendu par un juge d’instruction avant d’être relâché.

L’Algérie occupe la 123e place du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. L’organisation a publié, le 13 février, son rapport annuel 2008 sur la liberté de la presse dans le monde.

هل تراجع الأفافس أم تراجع المجتمع الجزائري؟ El Khabar du 8 mars 2008

كثيرا ما يتساءل الملاحظون السياسيون والصحفيون ومناضلو حزب جبهة القوى الاشتراكية عن الأسباب التي جعلت الحزب يتراجع في الساحة السياسية. وما زاد من قلق المناضلين  تلك النتائج الضعيفة التي حققها الأفافاس في الانتخابات المحلية ل29 نوفمبر 2007، حيث لا يتقبل هؤلاء الهزيمة التي سجلها حزبهم بشكل غير مسبوق. 

وإذا أردنا تفسير هذا التراجع لا يمكننا أن نتجاهل النقائص الداخلية للأفافاس، لكن ليس من النزاهة أن نعتمد هذه النقائص كعامل وحيد لتفسير ذلك. فلا شك أن الأفافاس منذ نشأته سنة 63 ، واجهته صعوبات ذات علاقة بالمحيط السياسي العام الذي لم يتقبله آنذاك كونه لعب دورا كبيرا في توعية شرائح اجتماعية واسعة بأهمية تكريس دولة الحق والقانون، وهو ما أزعج أصحاب القرار وأتباعهم. ولا بد أن نسجل هنا الدور الذي لعبه المناضل الكبير علي مسيلي الذي اغتيل في أفريل من سنة 87 بباريس، وفقد بذلك الأفافاس وقائده حسين آيت أحمد  عنصرا محركا للحزب. 

ومباشرة بعد الانفتاح الديمقراطي، انخرط المواطنون في الأفافاس بشكل واسع سيما في وسط البلاد. وكانت الحركة الثقافية الأمازيغية بمثابة الدعامة الأساسية للحزب في بداية الأمر، لكن انفتاحه على  كل الشرائح الاجتماعية أدى إلى توغل الكثير من إطارات الحزب الواحد والإدارة في صفوفه وتمكن هؤلاء من الصعود بسرعة إلى المراكز القيادية. وعلى سبيل المثال، فإن أحد الوزراء الذين استقبلوا وفدا عن الحركة الثقافية الأمازيغية يوم 25 جانفي 1990 أصبح فيما بعد عضوا قياديا في الألإافاس، ويضاف إلى هؤلاء عدد كبير من الإطارات البورجوازية التي التحقت بالحزب وبذلت كل ما في وسعها لقطعه عن المجتمع. وكان هذا بداية لإقصاء الإطارات السياسية المنتمية لمدرسة الحركة الثقافية الأمازيغية والمناضلين ذوي العزيمة الفولاذية، ليتحول الأفافاس من حركة مقاومة سلمية إلى آلة انتخابية لا تأثير لها على الأحداث.   

وكانت مشاركة الأفافاس في الانتخابات التشريعية لجوان 97  بحجة إنقاذه من الاختفاء، منعرجا حاسما في حياة الحزب حيث دخل رسميا في المنطق المشاركاتي وساهم حضوره في المجلس الشعبي الوطني في تجميل الواجهة الديمقراطية.  أما على المستوى الداخلي للحزب فقد تراجعت روح التضحية من أجل القضية الديمقراطية تاركة المجال لتقاليد جديدة في التنظيم والسلوك إلى درجة أن بعض البرلمانيين شكلوا شبكات ولاء داخل القواعد النضالية.  وعن مساهمة البرلمانيين في توسيع القواعد الحزبية، أقول بأن هذا خطأ والدليل أن هؤلاء لم يستطيعوا جمع ال75 ألف توقيع التي تشرح حسين آيت أحمد للانتخابات الرئاسية سنة 99. وزيادة على ذلك فإن 90 بالمائة من  نواب الأفافاس لم يدفعوا اشتراكاتهم، وقد تم فصل 18 منهم بسبب عدم دفع الاشتراكات. 

وسنة بعد المؤتمر الثالث للحزب، اندلعت أحداث منطقة القبائل التي أظهرت بسرعة أن هياكل الأفافاس عاجزة على مواكبتها، كما أدت نتائج الحزب في الانتخابات المحلية لأكتوبر 2002 إلى زعزعة مصداقيته في نظر المواطنين. إذ كان على الحزب أن ينسحب من تسيير تلك البلديات مباشرة بعد الإعلان عن نتائج الانتخابات التي يجب أن نأخذ فيها بعين الاعتبار جو العنف الذي كان سائدا في منطقة القبائل أثناءها. 

لكن غياب الأفق الخارجية وغياب إستراتيجية للنضال من أجل دولة القانون، جعل مناضلو الأفافاس يقضون جل أوقاتهم في معركة من أجل أخذ السلطة داخل الحزب والدخول في هياكله القيادية لضمان مكانة في قوائم الترشح لمختلف المواعيد الانتخابية… فالهدف الأساسي للعديد من المناضلين في الأفافاس اليوم هو الفوز بمنصب رئيس بلدية ورئيس المجلس الشعبي الولائي. 

والآن هل توجد الديمقراطية في الأفافاس؟ شخصيا أستطيع التأكيد على أن رئيس الحزب لم يتدخل أبدا في تسييره الداخلي، بل الذين ينتقدون « السير غير الديمقراطي » هم من يطلبون منه في كل مرة التدخل. لكنني في المقابل أعتبر الديمقراطية داخل حزب ما لا تتوقف عند التصويت على اللوائح بل يجب فتح نقاش حر على مستوى كل هياكله. 

وفي الأخير، إن الاعتقاد بإمكانية أن يناضل الأفافاس لوحده من أجل تكريس دولة القانون يعد خرافة. وعليه أعتبر تراجع الأفافاس مرتبط بتراجع المجتمع الجزائري. 

شافع بوعيش 

ناطق رسمي سابق في الأفافاس

Ali Yahia Abdennour répond à Farouk Ksentini

ph02ksentinicopy3.jpgaliyahia03elkhabarcopy.jpgDroit de réponse 

Je réponds à Mr Farouk KSENTINI qui n’est pas un militant des droits de l’Homme, en sa qualité de chargé de mission de l’Administration auprès des droits de l’Homme. 

Les droits de l’Homme ne sont jamais dans l’Etat, mais toujours face à l’Etat, c’est l’homme debout, qui ne baisse pas la tête et ne plie pas le genou face a l’Etat. 

Nous n’applaudissons pas à la LADDH la politique que Mr KSENTINI préconise pour les disparus, mais nous ne lui avons pas cherché querelle. Notre seule réaction et elle a été de taille, est venue quand il a soutenu l’insoutenable, l’intolérable qui ne peut être toléré, a savoir que « l’Etat est responsable mais pas coupable ». Il lui a fallu alors compter avec la combativité de a LADDH qui souhaitait qu’il prenne sa mission de chargé de mission de l’administration sans hargne ni cynisme en n’engageant pas le problème des disparus sur de fausses pistes. 

Désigné en septembre 2003 par le président de la république pour résider le comite ad hoc chargé dans le délai d’un an de régler le problème des disparus, il a annoncé la couleur en proposant l’acceptation d’une indemnisation pour clore le dossier, ce qui impliquait le renoncement a la recherche de la vérité et de la justice. 

Je regrette qu’il ait adopté une attitude entièrement négative, dans la recherche d’une solution au problème des disparus, justifiant ainsi la réaction des familles de disparus victimes de la discrimination et l’ostracisme de la part du pouvoir. Les droits pour tous et pour chacun, il faut les inscrire dans les faits, de manière tranquille mais résolue et déterminée. 

Le dossier des disparus s’écrit au jour le jour, il n’y a aucun progrès dans son règlement. Les disparus sont-ils vivants ou morts, telle est la lancinante question ? Il faut faire la lumière sur les pages sombres de notre passé, ne pas les liquider sans les comprendre, pour n’en retenir que ce qui éclaire et justifie l’avenir. 

Un disparu, c’est un drame sans fin pour sa famille qui contin d ’espérer et d’attendre son retour. Vérité et justice sont les marques des témoignages des familles de disparus, exprimées avec un mélange pathétique, insoutenable d’émotion et de douleur. Les mères aux visages ravivés, aux yeux brûlés par les larmes de sang versées pour leurs enfants disparus dans la tourmente, et des larmes de colère contre le pouvoir, sont obsédées par la recherche de la vérité par devoir de mémoire et de justice.   

Droits de l’homme et paix sont les deux aspects indissociables de la vie humaine. Toute tentative de sauver l’un au dépend de l’autre, assurer la paix au dépend de la vérité et de la justice, conduit a l’échec des deux. 

L’idée maîtresse d’un processus de réconciliation nationale est que c’est le corps social dans son ensemble qu’il s’agit de guérir de la violence : « Il est politique d’ôter a la haine son éternité ». La charte pour la paix et la réconciliation nationale qui devait être un grand projet politique a été réduite à sa dimension sécuritaire. Elle a sacrifié les impératifs de vérité et de justice et a consacré l’impunité des agents de l’état. Elle vise à assurer l’impunité des généraux, à disculper et innocenter les militaires et les services de sécurité, car en terme du droit comme au regard des faits, rien ne s’oppose à leur comparution devant la justice pour violations massives des droits de l’homme et crimes contre l’humanité. 

La charte pour la paix et la réconciliation nationale ne définit ni les belligérants ni les victimes, ni les bourreaux, afin de savoir qui a fait quoi a qui, et qui doit pardonner a qui. Faut-il tronquer la justice par la paix, faut-il choisir entre le droit et le pardon, faut-il lutter contre l’oubli et préserver la mémoire agressée. 

La charte pour la paix et réconciliation nationale sans la vérité et la justice n’est que l’impunité. Elle interdit toute politique contraire a celle définit par le pouvoir : « en adoptant souverainement cette charte, le peuple algérien affirme que nul, en Algérie ou à l’étranger, n’est  habilité à utiliser ou à instrumentaliser les blessures de la tragédie nationale pour porter atteinte aux institutions de la RADP, fragiliser l’Etat, nuire à l’honorabilité de tous ses agents qui l’ont dignement servie ou ternir l’image de l’Algérie sur le plan international ». 

La paix est un problème politique et non sécuritaire et social, il faut lui apporter une solution politique.

Alger le 08 mars 2008  Maître Ali Yahia Abdenour 

Président d’Honneur de la LADDH

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