Le Huitième Mort de Tibhirine : décryptage d’une falsification

couverture.jpgPar François Gèze et Salima Mellah, Algeria-Watch, 31 mars 2008  

Résumé  

Après l'ouverture en France en décembre 2003 d'une enquête sur l'assassinat des moines de Tibhirine en mai 1996, celle-ci n'a toujours pas abouti. En revanche, l'« affaire des moines » a resurgi le 14 mars 2008, à travers l'étrange mise en examen du journaliste Jean-Baptiste Rivoire, suite à la plainte de Rina Sherman, qui fut la compagne de Didier Contant, journaliste qui s'est suicidé à Paris en février 2004.  

Mme Sherman, dans un livre intitulé Le Huitième mort de Tibhirine (publié en février 2007), a prétendu que la mort de Contant serait en réalité un « suicide maquillé », car « il était soumis à une grande angoisse psychologique en raison des attaques dont il était l'objet », après son enquête en Algérie sur l'affaire des moines, laquelle visait le témoignage d'un sous-officier des services secrets algériens, Abdelkader Tigha, impliquant l'armée dans l'enlèvement et la mort des moines. Ces « attaques » auraient été le fait d'une « machination » de Jean-Baptiste Rivoire et de Paul Moreira, alors journalistes à Canal Plus, qui auraient exercé de graves pressions sur Contant pour l'empêcher de publier son enquête, car celle-ci aurait contrarié leur «thèse », celle du « lobby du qui tue qui » réunissant « ceux qui oeuvrent pour le dédouanement des intégristes islamistes » algériens. C'est au décryptage de ce livre mensonger que nous procédons ici, en montrant précisément : a) comment il reprend, volontairement ou non, les méthodes de falsification et de désinformation familières aux services secrets de l'armée algérienne (affirmations sans preuves, manipulation des faits avérés et non-prise en compte de tous ceux qui pourraient infirmer la thèse énoncée) ; b) pourquoi les accusations portées contre J.-B. Rivoire de « violences volontaires avec préméditation sur la personne de son confrère Didier Contant » sont aussi fausses qu'infondées ; c) l'inanité de la thèse centrale du livre, selon laquelle Contant serait mort parce qu'il aurait trouvé des informations inédites invalidant les « thèses du lobby du qui tue qui », alors que ces informations n'étaient aucunement inédites, et que le prétendu « lobby » n'est qu'une invention des services secrets algériens pour discréditer les militants des droits de l'homme -- dont les auteurs de ces lignes -- qui dénoncent depuis des années toutes les violations des droits de l'homme commises en Algérie lors de la « sale guerre » conduite par les forces de répression algériennes à partir de 1992.   

Pour lire la suite: www.algeria-watch.org

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