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Archive pour le 20 avril, 2008

Déclaration du jour…

« Nous sommes dans un pays qui fonctionne à deux vitesses. Le pays avance pour mieux reculer. Un pays qui offre la liberté personnelle sans la liberté collective. Un pays où l’on reconnaît constitutionnellement tamazight comme langue nationale mais où on refuse d’inscrire des prénoms amazighs à l’état civil. Certes, la négation n’est plus au chapitre, mais la reconnaissance effective n’est pas non plus à l’ordre du jour ».

Brahim Tazaghart, animateur du MCB au Soir d’Algérie

Le docteur Kamel Daoud de la LADDH à Midi Libre :

«Les harragas fuient la malvie»

 

 

Midi Libre : Quels sont les résultats auxquels vous avez abouti au terme de votre enquête sur le phénomène des harragas au niveau de la côte est du pays ?

 

Kamel Daoud: D’abord, il faut savoir que mon enquête repose sur des faits réels, vérifiés sur le terrain et auprès des parties concernées, à savoir les gardes côtes, la Gendarmerie nationale, mais aussi sur les témoignages de harragas, de rescapés, des familles et d’autres sources encore liées à ce phénomène. Cette enquête ne concerne, cependant, que les harragas interceptés au large des côtes est du pays et les témoignages recueillis auprès des harragas et leurs familles dans les wilayas de l’Est du pays.
Les résultats auxquels j’ai aboutis donnent froid au dos. Il y a lieu de souligner que le phénomène harraga a pris des proportions alarmantes au niveau des côtes est du pays, surtout depuis 2007. Selon le chiffre qui m’a été communiqué par les gardes côtes, il y a environ un millier de harragas qui ont été interceptés au large de nos côtes, bravant la mort pour rejoindre l’autre rive de la Méditerranée. Il faut savoir également que pas moins de 400 harragas sont portés disparus, tandis qu’une centaine ont été repêchés morts par les gardes côtes ou retrouvés morts, rejetés par la mer.
Il y a aussi un grand nombre d’émigrants clandestins qui échouent dans des prisons libyennes ou tunisiennes. Ces derniers, pour rappel, ont été interceptés au large par les gardes côtes libyennes ou tunisiennes et ont été ensuite conduits tout droits vers des centres d’internements. De ce fait, il convient de dire qu’il y a plusieurs centaines d’Algériens qui croupissent, aujourd’hui, dans des prisons libyennes et tunisiennes. D’ailleurs, il est à signaler que plusieurs familles veulent aller demander des nouvelles de leurs enfants auprès des autorités libyennes ou tunisiennes.

 

Avez-vous un chiffre exact du nombre de Harragas d’origine algérienne qui sont, à l’heure actuelle, incarcérés dans des centres d’internement libyens ou tunisiens ?

 

Je sais que le nombre global d’émigrants clandestins, détenus dans des centres d’internement libyens ou tunisiens s’élève à 60.000 issus de différentes nationalités, des Maghrébins et notamment des subsahariens. Ces derniers ont été arrêtés entre 2000 et 2008 par les gardes côtes notamment libyens, mais aussi tunisiens.
En Tunisie, ce sont 60 harragas qui sont enterrés sous X dans un cimetière créé à l’occasion. A ce propos, il est à signaler que nos tentatives auprès des autorités tunisiennes ou libyennes pour avoir les noms des personnes incarcérées n’ont donné aucun résultat du fait du refus catégorique des autorités de ces pays à communiquer la moindre information au sujet des émigrants clandestins qui se trouvent dans leurs prisons.
Nous avons interpellé, au nom de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, les pouvoirs publics sur l’ampleur du phénomène des harragas et surtout sur le cas des Algériens qui sont incarcérés dans les prisons des pays voisins, sans qu’une quelconque nouvelle de ces derniers parvienne à leurs familles. Nous avons initié au sein de la ligue un projet pour la création d’un comité national chargé de suivre de plus près le phénomène des harragas afin de créer une banque de données précises.

 

Quelles sont les catégories sociales affectées par ce phénomène et quelles en sont les motivations ?

 

Mis à part les personnes âgées, je dirai que toutes les catégories sociales sont tentées par le phénomène. D’ailleurs, dans les wilayas de l’Est, toutes les familles ont leurs « quotas » en matière de harragas.
El harga est une tentative d’évasion due essentiellement au mal de vivre, au désespoir, à la perte de repères, au chômage, à la corruption qui règne dans le pays, la hogra, le mode de vie et d’autres facteurs encore aux yeux des harragas ou ces damnés de la mer, selon des témoignages recueillis auprès des différents harragas et de candidats qui sont subjugués par le phénomène, l’Algérie est comme une prison.
Les mettre aux arrêts entre quatre murs constitue pour eux une prison dans une prison : ce qui risque d’avoir des conséquences graves sur leur équilibre psychologique.
Je me préoccupe de la santé de mes concitoyens. Il faut que l’Etat algérien prenne en charge ce phénomène de manière assez rigoureuse et adéquate, en ouvrant un débat serein avec des spécialistes en la matière et toutes les parties de la société civile, et revoie les différentes méthodes entamées jusque-là pour trouver les solutions en mesure de mettre un terme à ce phénomène dont les signaux sont au rouge depuis déjà quelques années.

 

Par : Kamel Lakhdar Chaouche

Déclaration du CCDR

brerhi2.jpgDans un contexte marqué par la répression aveugle des libertés d’expression et d’opinion ainsi que par la non-reconnaissance de l’autonomie syndicale, le CCDR, épris de paix et de justice sociale, s’incline, avec respect, à la mémoire de toutes les victimes du Printemps amazigh et du Printemps noir, printemps de toutes les libertés bafouées, de la démocratie muselée et d’une jeunesse martyre, que le pouvoir continue à ignorer. Le bureau national du CCDR/ Abdelhak Brerhi

Commentaire: Mais que se passe-t-il dans ce pays? Abdelhak Brerhi ose parler du 20 avril ? A-t-il oublié que la décision d’interdire la conférence de Mouloud Mammerdi, du 10 mars 1980 à l’origine du printemps berbère, a été prise par son administration ? Le 20 avril 1980, Abdelhak Brerhi était ministre de l’enseignement supérieur !

Des syndicalistes suspendus de l’UGTA

sidi.jpgAprès la suspension la semaine dernière du SG du syndicat d’entreprise des travailleurs de l’éducation (SETE), Bekhouche Malek, l’Union de wilaya de Béjaia a procédé à la suspension du chargé de l’organique de l’union locale, Tarik Aïdli, et un membre du même SETE, Mazi Mahmoud. Les trois syndicalistes ont été suspendus pour des déclarations faites à la presse à l’issue du dernier congrès qu’ils ne se sont pas empêchés de qualifier d’antidémocratique. 

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