Hocine Zehouane: « Il faut avoir l’audace de parler de la presse liberticide »

zehouane1.jpgDu point de vue du combat pour la défense des droits de l’homme, la célébration de la journée de la liberté de la presse doit être l’occasion de se dégager des pétitions de principe et d’aborder sans complaisance la question des enjeux que recèle l’espace médiatique et qui génèrent les politiques de l’information dans notre pays et dans le monde. S’il faut parler de la liberté de la presse, il faut aussi avoir l’audace de parler de la presse liberticide. Autant en effet, la presse peut être l’objet de politiques cœrcitives et répressives de la part de pouvoirs autoritaires, autant une certaine presse peut constituer des instruments de domination entre les mains et au service de puissances de l’argent. Au sens des préoccupations de la LADDH, le combat pour la liberté de la presse doit consister à assurer la défense, la protection et la promotion des journalistes en tant que travailleurs d’une corporation juridiquement protégés, matériellement assurés contre l’exploitation et la précarité et moralement reconnus dans leur spécificité de créateurs intellectuels. En effet, la Laddh réaffirme avec force l’impératif de dépénalisation du délit de presse. Elle considère que tous les conflits susceptibles de naître de l’action d’informer peuvent se résoudre dans la qualification de délits et quasi-délits civils, qu’à ce titre ils peuvent donner lieu à l’exercice du droit de réponse et à l’octroi de dommages intérêts en cas de préjudice mais qu’en aucune façon, ils ne peuvent exposer le journaliste à une condamnation pénale. Et afin d’assurer le journaliste contre des charges pécuniaires au dessus de ses revenus, la Laddh suggère la création d’un fond de garantie à financer par le ministère de tutelle, les entrepreneurs de presse au prorata de diffusion et le syndicat de la profession. Concernant la protection juridique et pour suppléer et parer aux lacunes réglementaires, la Laddh demande à ce que l’élaboration et la conclusion de conventions collectives soit rendue obligatoire entre les entrepreneurs de presse et les représentants des employés. La ligue considère enfin sur ce registre que pour préserver la liberté intellectuelle des journalistes rédacteurs, l’introduction de la clause de conscience dans les contrats et statuts doit permettre à chaque auteur offensé dans le traitement de ses articles de mettre fin à la relation de travail avec droit à l’indemnisation. En second lieu face à la main mise des puissances de l’argent sur l’espace médiatique, la Laddh dénonce la fausse indépendance de tant d’organes devenus des centres d’info imposture, la marchandisation de l’information sous le poids de la publicité, l’ostracisme exercé envers les petites publications par le contrôle des réseaux de distribution, et appelle à la mise en place d’un jury d’honneur qui devra veiller à la moralisation de la profession. Si le droit à l’information doit s’incarner dans une information saine, alors la liberté de la presse ne doit pas être une liberté qui opprime, mais une liberté qui libère.

Commentaires

  1. davidlemac dit :

    DEVOIR DE MEMOIRE
    Hocine Z fait rigoler quand il parle de presse liberticide car aujourd’hui il est ex Président de la LADDH et il devrait se souvenir de la célèbre conférence de presse où il avait accusé Hocine Aït Ahmed d’être à la solde d’Israël quand il avait été arrêté avant d’être condamné à mort. Le journal du Peuple, Z a-t-il oublié quand il était membre du bureau politique de Ben Bella? Peut être aura-t-il l’honnêteté (le courage ?) de se démentir. Il est encore temps.
    Hocine Z n’est plus Président de la LADDH, il n’est plus qualifié pour parler en son nom.

  2. Dr Kharibi dit :

    salut à tous
    un ami m’a suggerer une visite de ce blog, car d’apres lui il allimenter par une personne réputée proche du ffs.

    sinon s’agissant de zehouane, ali yaya et les autres , je pense qu’il ne « faut pas pour nous la nouvelle génération d’estre esclaves de leurs histoires », ayant le corage de faire sans ces pollueurs, le monde avance, ces gens là sont des esclaves de leurs passé

  3. Rabeh dit :

    la laddh est un mur des lamentations, ou se lamente tous les recyclés du régime
    zh, ali yaya……… et les autres

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