Abderrahmane Chibane reconduit à la tête de l’Association des Ulémas

chibane.jpgLes travaux de la troisième assemblée générale de l’Association des uléma musulmans algériens (AUMA)  se sont clôturés jeudi avec la reconduction à l’unanimité de M. Abderrahmane Chibane à la présidence de l’association pour un mandat de cinq ans. 

La séance de clôture a été marquée par l’adoption du statut de l’AUMA et la publication du communiqué final qui réaffirme les principes fondateurs de l’association dont la « lutte contre la déviation morale et intellectuelle et toute forme d’injustice ». 

Dans une allocution prononcée à cette occasion, M. Chibane a précisé que son institution « est fondée sur des principes scrupuleux et justes », ajoutant qu’elle « préserve toujours son identité juridique et sa mission historique ».

Commentaires

  1. Edictatouri el djazaïri dit :

    Comme partout ailleurs,au sein du pouvoir et des partis, la énième ouhda jusqu’à la mort.Vive la démocratie spécifique algérienne.

  2. harrag dit :

    Pour l’histoire
    « Abderrahmane Chibane est né, de parents kabyles, le 23 février 1919 à Bouira. Après ses premiers enseignements à la zaouïa Sahnounia, dans la vallée de la Soummam, il se rend à Tunis pour poursuivre ses études de « Fiqh » à la mosquée El-Zeitouna, passage obligé de tous les prédicateurs du monde musulman.

    De retour en Algérie, il intègre l’Association des oulémas algériens ayant pour devise : « L’arabe est ma langue, l’Algérie est mon pays, l’Islam est ma religion ». Connu pour sa rhétorique et sa maîtrise de l’arabe classique, son ami El-Bachir El-Ibrahimi le désigne comme rédacteur au journal Al-Bassaïr.

    Le déclenchement de la Révolution algérienne, le 1er novembre 1954, a pris de court les Oulémas occupés à arabiser l’Algérie et à prêcher un Islam absolu. Il a fallu toute la grandeur et tout le charisme de Abane Ramdane pour leur faire admettre l’importance de leur soutien à la lutte armée. Cependant, les efforts de Abane étaient infructueux puisque la contribution de ces « docteurs de la Foi » était absolument insignifiante. Leur rôle se limitait à enseigner la langue arabe et un Islam soi-disant réformiste.

    Dans les maquis de la Kabylie et des Aurès, la guerre faisant déjà rage et les Oulémas n’étaient plus là pour pleurer nos martyrs à défaut de les venger. Ils ont pris la poudre d’escampette et se sont réfugiés au Caire !

    On ignore, cependant, Si Abderrahmane Chibane faisait partie des déserteurs installés dans le confort, des salons égyptiens. En revanche, aucun livre d’histoire, aucun manuel scolaire n’évoque un acte de bravoure ou d’héroïsme de Si Abderrahmane. Comme dirait Jules Renard : « Au fond de tout patriotisme, il y a la guerre : voilà pourquoi je ne suis point patriote ! ».

    Pourtant, on raconte que Chibane était un homme vigoureux et qu’il pouvait assommer un baudet d’un simple coup de poing. De ce fait, sa place devait être naturellement dans le maquis aux côtés de ses « frères » d’armes. Il est donc clair que le sieur Chibane n’était pas un révolutionnaire ni même un militant de la cause nationaliste au sens large du terme.

    Après l’indépendance, « cheikh » Chibane est appelé pour occuper plusieurs postes de responsabilité dont celui de membre du Haut Conseil islamique (HCI). Durant plusieurs années, il végète dans le giron du parti unique. On lui octroie une villa aux allures sybaritiques et beaucoup de privilèges. Ce fut l’époque de « tbezniss » dans le cadre des… valeurs islamiques !

    Le personnage sait faire profil bas, faire des concessions et accepter les seconds rôles. Mais dès qu’il sent le vent tourner en sa faveur, il en profite pour rebondir… Et ce vent a soufflé un certain mois de juillet 1980, quand il a été désigné au poste de ministres des Affaires religieuses en remplacement de Boualem Baki.

    Pourquoi et comment s’est-il retrouvé ministre dans une conjoncture de grands chamboulements ? Rappelons que trois événements ont secoué le régime algérien durant cette période. Il s’agit de la mort du colonel Boumediene, du soulèvement kabyle et du péril islamiste. Les patrons de l’ex-Sécurité militaire qui ont intronisé Chadli Bendjdid à la tête de l’État savaient que l’Algérie avait beaucoup plus besoin d’un prédicateur que d’un Président.

    Des indiscrétions affirment que ce fut l’actuel patron du DRS, Mohamed Mediène, alias Toufik (il était capitaine de la S.M et proche de Chadli), qui aurait sommé Chibane d’accepter l’offre de ses supérieurs. S’estimant honoré, il accepte volontiers la tâche qui lui été a confiée.

    Dans le détail, la S.M l’a chargé de quatre missions : légitimer, sur le plan religieux, la nomination du colonel Chadli Bendjedid, instrumentaliser la mouvance islamiste naissante, polluer la vie spirituelle de la Kabylie et préparer un Code de la famille fondamentalement inspiré de la charia.

    Pourquoi spécialement Abderrahmane Chibane ? La Sécurité militaire ne pouvait pas trouver mieux. L’homme, eu égard à sa biographie officielle, disposait d’une certaine « légitimité historique ». Les Services voyaient en lui, l’homme qui pouvait contrecarrer le courant intégriste. Outre l’aura dont il jouissait dans les milieux conservateurs, Chibane était d’origine kabyle avec une carte du FLN dans les poches. Cela, bien sûr, ne pouvait qu’émerveiller les décideurs.

    Avec du recul, on peut dire que Chibane a réussi trois missions parmi celles qui lui ont été confiées. Il a légitimé le pouvoir des militaires, brouillé les repères de la Kabylie et fait adopter, en 1984, le Code de la famille le plus archaïque qui soit. Sa mission étant bouclée, il a été remercié en 1986 avant que les Services ne le rappellent, en 1999, pour relancer l’Association des oulémas musulmans algériens et rééditer le journal Al-Basair.

    Aujourd’hui, les patrons du DRS le laissent agir comme un électron libre tout en lui confiant la propagande antikabyle.

    Arezki Ben

  3. Frili dit :

    À Arezki Ben
    Il semble que votre invective contre M. Chibane part sur la base de sa personnalité religieuse associée à son identité kabyle.
    Puisque vous dites, je cite « polluer la vie spirituelle de la Kabylie »
    Moi je pense qu’il a de tout temps combattu l’archaïsme religieux et social qui a prévalu en Algérie et qui s’était instauré avec l’oeil approbateur du colonialisme français.
    Si l’Islam que vous visez, alors M. Chibane n’est pas un facteur de pollution, mais un produit de la pollution comme les 30 millions d’Algériens.
    Si vous aurez la chance de faire un voyage dans le temps, vous aurez alors la possibilité de retourner aux siècles révolus et changer le cours de l’histoire.

    Dernièrement, on a était témoin de son intrensigence et sa bravour devant Zerhouni, représentant de la SM, sur l’affaire des libertés individuelles. Rare ceux qui qui ont un tel courage.
    Avec cet act il a forcé le respect des Algériens.

  4. said dit :

    monsieur chibane est l un des rar qui ne sont pas troubler par les seiesme politique ni sociale ni surtouts relegieux c est quelq un a respecte je te respecte tres seissere monsieur chibane

  5. petite fille dit :

    de 1 Abderrahmane Chibane est né le 23fevrier 1918.
    et de 2 il doit susiter le respect car c’est un savant algerien.

  6. hocine dit :

    Cheikh Abderrahmane est un savant progressiste,moudjahid ayant cotoyé le valeureux colonel AMIROUCHE. C’est le défensseur des constantes de la Révolution Algérienne,pour lesquelles 1,5 million de’algériens se sont sacrifiés…
    Que DIEU lui réserve SA PLACE parmi les CHOUHADA.
    Son vie est entièrement vouée au djihad .
    Il incarne l’integrité.

  7. Omar dit :

    Ce grand monsieur qu’est Cheikh Chibane est un valeureux moudjahed. Il est aussi ton aîné et chez nous, les aînés on les respecte. Aâyb aâlik ya Si Rezki !!!

  8. Mourad dit :

    Allah yarham Abde arrahmane Chibane , inna lillahi o inna ilaihi rajihone.

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