Tabbou plaide pour la levée de l’état d’urgence

Le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, a plaidé, jeudi à Bejaia, pour un changement de système politique afin de mettre fin à «la corruption institutionnalisée, au déni des libertés démocratiques et aux injustices sociales». 

C’était sur les hauteurs de l’Akfadou que le FFS a entamé sa série de conférences-débat avec les militants, sympathisants et citoyens. Devant une assistance clairsemée, le n°2 du FFS a brossé un tableau noir sur la situation générale du pays mais non sans faire montre d’un espoir grandissant quant à la possibilité de sortie de crise pour peu que «le régime en place fasse preuve d’un geste de volonté» qui pourrait venir à travers la levée de l’état d’urgence. Intervenant après un an d’une législature à laquelle le FFS n’a pas pris part et un an de la fin du mandat présidentiel, le premier secrétaire du FFS a fustigé le parlement, qualifié de «boîte de résonance du système» qui, dira-t-il, «a voté des lois qui risquent d’hypothéquer l’avenir des Algériens». Dans la foulée, Karim Tabbou estimera qu’»on ne peut pas apporter de solutions à une crise qu’on ne connaît pas», allusion à la volonté qu’ont certains de procéder à la révision de la Constitution. Pour l’heure «il n’y a pas de volonté politique d’aller vers une solution», juge-t-il avant de reconnaître enfin la défection des citoyens qui «ne se reconnaissent ni dans les institutions, ni dans les partis ni dans la société civile».  «La situation est intenable dans un pays qui dispose d’une richesse historique en mesure d’assurer un avenir radieux», assène-t-il, plaidant pour une autre politique que celle en vigueur depuis 1991. Rappelant au passage la sortie médiatique des trois personnalités, dont le président du FFS Hocine Aït Ahmed, Karim Tabbou expliquera que «la tenue de l’élection présidentielle dans les conditions actuelles ne fera que renforcer le régime en place», soulignant la différence entre les élections transparentes et les élections démocratiques. Le pouvoir, ses supplétifs, la presse, les partis politiques, la société civile ont été -à tort ou à raison- la cible du premier secrétaire du FFS venu pourtant plaider le changement, déplacement s’inscrivant dans le cadre d’une série de rencontres-débats avec les militants et amis du FFS pour restructurer le parti. Hier, une commission administrative a été désignée pour redynamiser la section locale. Une commission contestée par le seul intervenant dans les débats qui parlera de «cooptation». Ali Karimou 

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