Archive pour mai, 2008

Avant de juger Habiba, jugeons notre propre faillite

croixdegarlaban.jpgQue l’on soit clair pour éviter tout à priori dans ce qui va suivre !
Je suis musulman convaincu et pratiquant ! (Mille excuses de l’étaler ainsi!)
Habiba puisque c’est d’elle qu’il s’agit !
Habiba! (Un prénom arabe magnifique ! étymologie du verbe ahaba (aima) d’où le prénom Habiba (
la Chérie, l’amie, l’alliée, la confidente, la chère, l’inestimable…etc ), la langue arabe étant à ce point nuancée qu’il est impossible de transcrire ou de traduire ce prénom sans en altérer la force et la portée sentimentale !
Tous les poètes du Maghreb du 11ème siècle désignent la Ka3ba par le prénom Habiba !
Dans ce drame vaudevillesque digne de l’inquisition chrétienne du Moyen-Âge, la portée du procès Habiba n’est pas encore perçue à sa juste valeur !
L’Algérie de 2008 n’est pas belle à voir. Ses enfants cherchent à la fuir par tous les moyens possibles.
Le refus massif et unanime de cette Algérie en faillite couleur clan Oujda se manifeste par plusieurs formes de résistance passive de la part des jeunes et des moins jeunes.
Agressivité vestimentaire; consommation excessive de paraboles; progression dans la consommation des drogues; suicide ; Harga et enfin reconversion à d’autres religions…
Est-il concevable que tout musulman sensé comprenne que ces reconversions ne sont pas apostasie (Kofr) mais des dénis et des aversions jusqu’au haut le coeur de cet Islam intolérant intégriste, étrange et étranger à notre culture ?!!
Habiba n’est pas une apostate! (Kafra) elle ne renie pas l’unicité d’un Dieu unique. Habiba quand elle était musulmane aimait Dieu à la manière de nos parents et de nos grands-parents et de nos arrières grands-parents. Jusqu’au jour où une bande de Malfrats décide que Ali Chentir ou Abderrahmane Djillali n’y savaient que dale, jusqu’au jour où une bande de malfrats décide que Ibn Badis ou Bachir Ibrahimi étaient des ignares et que Amr Khaled serait l’idole.
Habiba aimait Dieu comme Ibn Badis, jusqu’au jour ou des tôliers sont devenus des exegètes et des notoriétés en droit coranique !
Ces même tôliers qui lançaient des fetwas pour tuer ! Haïr! brûler! Tout démolir!
Habiba, dans le coeur est simplicité et amour, ne pouvait rentrer dans ce moule horrible et avilissant ! Alors elle décida d’aimer Dieu d’une autre manière.
Combien sont-ils ces Habbibates???
Combien sont-ils ces Habbibe ????
Nul ne le sait; mais au lieu de les traquer de les Juger, commençons par dresser les vrais constats d’échec de ce Grand ministère du culte plus occupé dans les affaires que dans la défense réelle du culte!
Faisons un tour dans les milles et une mosquées d’Algérie; où les Imams sont dans leurs grande majorité, de piètres orateurs, obscurantistes ; moyenâgeux et sans aucune culture ni ancrage avec notre siècle !
Regardons avec réalité et objectivité notre société complètement dissoute.
Dans les grandes artères d’Alger, il est impossible de dire dans quel pays nous sommes tant les modes vestimentaires sont hétéroclites agressifs et aux antipodes les unes des autres! 

Alors avant de juger Habiba ou les Habibates! Jugeons nos consciences et notre propre faillite.

Par Loubia, visiteur du blog

N.B: Le contenu de l’article n’exprime pas l’opinion du modérateur

«Des crimes contre l’humanité»

disparus.jpgPAR Salima Mellah, Politis, jeudi 29 mai 2008
http://www.politis.fr/Des-crimes-contre-l-humanite,3833.html
     
Des experts de l’ONU dressent un bilan peu reluisant des droits de l’homme en Algérie et remettent en cause la version officielle de la «sale guerre». L’analyse de Salima Mellah*.

À Genève, le Comité des droits de l’homme et le Comité contre la torture de l’ONU ont examiné en octobre 2007 et avril 2008 la situation des droits de l’homme en Algérie. Et le bilan est peu reluisant pour un régime qui passe pour être un maître de la diplomatie onusienne. Revers d’autant plus remarqué que depuis l’arrivée à la présidence de Bouteflika en 1999, officiels et médias s’entendent pour constater que l’époque de violence est, malgré quelques attentats spectaculaires, définitivement révolue.
Pourtant, l’imposante délégation algérienne, dirigée par le représentant permanent Idriss Jazaïri, n’a pas ménagé ses efforts pour expliquer aux comités le défi qu’a dû relever l’Algérie, seule, depuis 1992, pour « venir à bout du terrorisme ». Un terrorisme qui, sans l’intervention de l’armée, aurait « mis en danger le pays ». Afin de mettre un terme à la « tragédie nationale » — terme consacré englobant toutes les victimes —, les initiatives de « concorde civile » en 1999 puis de « réconciliation nationale » en 2006 auraient permis de tendre la main aux égarés et de favoriser la paix.

Mais les membres des comités de l’ONU ne se sont pas laissés impressionner par ces plaidoyers présentant contre toute évidence l’Algérie comme un État attaché à la défense des droits de l’homme et plaçant « le droit à la vie au-dessus de toute autre considération».
Pour eux, la lutte antiterroriste conduite depuis 1992 par l’armée algérienne ne peut en aucun cas justifier les graves violations enregistrées. Les experts ont ainsi relevé que l’état d’urgence toujours en vigueur est la négation même de l’État de droit, ouvrant la porte à tous les abus. Et que la loi antiterroriste de 1992, intégrée dans le Code pénal, comporte des dispositions contraires aux principes internationaux : la définition floue du terrorisme permet toutes les dérives répressives, des mineurs de 16 ans sont reconnus pénalement responsables, la garde à vue peut atteindre 12 jours (et souvent plus en pratique), l’utilisation dans les procédures judiciaires d’aveux extorqués sous la torture n’est pas explicitement interdite, etc.
Les experts ont dénoncé les centres de détention secrets du Département du renseignement et de la sécurité, la pratique courante de la torture, les disparitions forcées et les massacres ni élucidés ni sanctionnés. Particulièrement sévère, Sir Nigel Rodley, membre du Comité des droits de l’homme, a souligné que des milliers d’enlèvements et de décès ainsi que les massacres ne peuvent être le fruit du hasard : il s’agit là de «crimes contre l’humanité pour lesquels il est difficile de ne pas imaginer qu’ils soient la conséquence d’une pratique systématique ».
Plusieurs experts du Comité contre la torture, évoquant le traitement inadéquat du dossier des disparitions forcées, ont également insisté sur la qualification de « crime contre l’humanité ».

Au centre de l’intérêt de l’ONU, l’amnistie générale préconisée par l’article 45 de l’« ordonnance d’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale », que les experts recommandent d’amender. Ainsi le Comité des droits de l’homme constate « avec préoccupation que de nombreuses et graves violations des droits de ’homme auraient été commises notamment par des agents publics, en toute impunité, et continueraient de l’être ». Tandis que le Comité contre la torture conseille de « prendre sans délais toutes les mesures nécessaires pour garantir que les cas de torture passés ou récents, y compris les cas de viols et de disparitions forcées, fassent l’objet  d’enquêtes systématiques et impartiales, que les auteurs de ces actes soient poursuivis et sanctionnés ».

M. Jazaïri, ulcéré, a lancé aux experts qu’ils étaient guidés par des « préjugés » et s’est demandé s’ils parlaient vraiment de l’Algérie : « On avait l’impression que vous parliez d’une dictature ! » Effectivement, comment qualifier autrement le régime issu du coup d’État de 1992, même s’il a cherché à se donner une façade pseudo-démocratique ? Quand la suprématie des militaires semblait menacée, ces derniers ont répondu par la suspension de la Constitution et du Parlement, l’instauration de l’état d’urgence et la mise en place d’une « machine de mort » répandant une terreur comparable à celle qu’a vécue l’Argentine. Pendant ce temps, étaient adoptées sous le diktat du FMI des mesures économiques des plus impopulaires. Aujourd’hui, malgré les pétrodollars et la démocratie de façade, les droits élémentaires continuent d’être bafoués. En témoignent les protestations, révoltes et grèves quasi quotidiennes, souvent réprimées dans la violence.
L’ONU a, pour la première fois avec une telle sévérité, souligné la responsabilité de l’État dans les crimes commis en Algérie. Face au déni imposé sous forme de loi, l’institution internationale exige l’application des principes de droit international en principe reconnus par l’Algérie et compte bien, jusqu’au prochain examen, contrôler l’application de ses recommandations.

Communiqué de Naqd

dahodjerbaled987.jpgLa Bibliothèque Nationale d’Algérie en partenariat avec la BDIC de Paris et la collaboration de la revue NAQD, organise une exposition photos d’archives prises par Elie KAGAN (Photo-reporter à Révolution Africaine)  consacrée à ‘ALGERIE 1963: L’AN 1 DE L’INDEPENDANCE’ durant la semaine du samedi 31 mai au jeudi 6 juin.  

A cette occasion, une Table-Ronde se tiendra le mardi 3 juin à 16h à la Salle Bleue où interviendront des figures marquantes de cette période dont Mohammed HARBI (Révolution Africaine), Lemnouer MEROUCHE (El Moudjahid en langue arabe), Pierre CHAULET (El Moudjahid en langue française puis pionnier du secteur de la Santé) Fadela M’RABET (Radio Alger et pionnière de la lutte pour le droit des femmes), et d’autres personnalités représentant les différents secteurs de la vie sociale et politique qui parleront de  cette première expérience d’une Algérie enfin libérée de la présence coloniale. Venez nombreux et diffusez l’info dans vos réseaux.  Avec toute mon amitié 

Daho 

FFS: Que recherchent les pouvoirs publics à Ghardaïa ?

ghar.jpgFRONT DES FORCES SOCIALISTES

         Secrétariat national

    Alger le 27 mai 2008

COMMUNIQUE

C’est la question que se posent les citoyens de Ghardaïa et particulièrement de la ville de Berriane, non encore remis des derniers et terribles évènements ayant causé des morts, des blessés  et des destructions.

Au lieu de répondre au mécontentement des citoyens par l’ouverture d’un dialogue constructif basé sur le respect mutuel et la quête de la justice, les pouvoirs publics préfèrent le pourrissement, l’escalade dans les manœuvres et l’instrumentalisation des archaïsmes.

Aujourd’hui et de nouveau, la tension est à son comble et la situation risque d’évoluer dangereusement. L’arrestation aujourd’hui à 8h00 du matin, de M. OULED DAOUD AHMED,  responsable de la section locale du FFS à BERRIANE, la violation de son domicile  et la confiscation de son matériel informatique par les services de sécurité, participe à la stratégie de tension que pratiquent les autorités envers la population.

Cette nouvelle campagne d’arrestation qui cible les militants du FFS, vise à cacher l’absence de volonté des autorités et leur incompétence à trouver des solutions aux problèmes des citoyens.  

Le FFS dénonce cette stratégie de prise en étau de la population entre la répression et la peur d’un coté et le chantage au chaos de l’autre coté.

Le Front des Forces Socialistes qui dénonce cette campagne d’arrestation des militants, appelle les citoyens de la wilaya de Ghardaïa à redoubler de vigilance pour mettre en échec toutes les manœuvres sournoises qui visent à faire basculer une région aux valeurs de paix et de sagesse connues et reconnues de tous, dans la confusion, le désordre et la violence.

Le constat aujourd’hui est qu’au nord, comme au sud, à l’est comme à l’ouest du pays, les manifestations pacifiques des citoyens, qu’il s’agissent de la revendication du travail, du logement, de la sécurité ou protester contre l’iniquité des représentants de l’administration, sont systématiquement traitées de manière à transformer une expression citoyenne en émeute suivie d’une répression féroce et de l’arrestation puis de la mise en accusation d’honnêtes citoyens ou l’on retrouve systématiquement des militants associatifs, politiques ou syndicaux aux cotés des simples anonymes ramassés au grès du hasard.

Le FFS considère qu’entre la peur inhibitrice et la colère destructrice, le choix de la société peut être celui de la vigilance et de la lucidité.

Affaire Habiba K. :Verdict reporté pour complément d’information

Le tribunal correctionnel de Tiaret  a ordonné mardi un complément d’information dans le procès controversé d’une Algérienne convertie au christianisme, a rapporté l’AFP. Dans un procès séparé, ouvert mardi matin par le même tribunal, le procureur a requis deux ans de prison ferme et une amende de 500.000 dinars à l’encontre de six autres Algériens convertis au christianisme. Le verdict doit être prononcé le 3 juin. 

Les six jeunes convertis sont accusés d’exercice illégal d’un culte non-musulman. Ils avaient été interpellés à la sortie d’une maison où, selon  l’accusation, ils venaient de tenir une messe sans autorisation.

Habiba Kouider, 37 ans, comparaissait pour « prêche d’un culte non-musulman  sans autorisation ». Elle avait été arrêtée dans un autobus en possession d’une dizaine de Bibles. Le procureur de Tiaret avait requis le 20 mai trois ans de prison ferme contre cette éducatrice. 

Le tribunal, qui devait prononcer son verdict mardi, a réclamé « un complément d’information » et décidé de confier l’instruction à un magistrat, a annoncé son président au cours d’une audience calme, suivie par un public nombreux et une quinzaine de journalistes. Sources AFP

Fondation FREDI

Depuis quelques mois, nous suivons l’actualité des rapts d’enfants en Algérie, phénomène qui semble s’accroître avec l’attribution des côtes du pays aux riches étrangers…
Notre Fondation, qui travaille depuis 13 ans sur cette thématique, souhaiterait entrer en relation avec “SOS Kidnapping”. Sur son site, elle a déjà publié des articles attirant l’attention sur cette actualité inadmissible et contre lequel tous les pays doivent unir leurs forces pour lutter.(http://www.fredigroup.org/site/Disparition_mineurs_dage/Algerie/Repertoire.htm)
Qu’un enfant soit européen, africain, ou chinois, il reste le seul avenir de notre société, en pleine dérive dans le profit et le confort personnel et immédiat. C’est un phénomène, hélas, mondial et nous devons nous réveiller…Vite!

Dimanche 25 mai: Journée Internationale des Enfants Disparus!

La directrice opérationnelle de la Fondation FREDI
vice-présidente du Conseil de Fondation
membre du Comité de GeCoBi
http://www.fredi.org
office@fredi.org
+41 (0) 7 9565 9777
Fondation reconnue d’utilité publique
Staatlich anerkannte Stiftung

1995 – 2008
13 years services for the missing children

1997 – 2008
11 years helping with the Web

Les vérités de Aït-Ahmed sur le détournement de l’avion du FLN

haa.bmpDans un entretien diffusé lundi par la télévision Médi1-Sat, M. Hocine Aït Ahmed, est revenu sur l’affaire du détournement le 22 octobre 1956 d’un avion marocain transportant de Rabat à Tunis cinq dirigeants algériens (Hocine Aït Ahmed, Ahmed Ben Bella, Mohamed Khider, Mohamed Boudiaf et Mustapha Lacheraf).

L’invité de l’émission a répondu à Hassanein Heykal, ancien confident du président  égyptien Gamal Abdel-Nasser, et ancien PDG du quotidien Ah Ahram, qui avait  fait état de la complicité du pouvoir marocain dans l’arraisonnement de l’avion, dans une série historique diffusée par la  télévision arabe Al Jazira.

Intégralité des propos de M. Hocine Aït Ahmed* 

Hocine Ait Ahmed : Ecoutez, vous savez, en tant qu’Algérien, j’ai l’habitude de ne plus m’étonner de voir resurgir des mensonges ridicules et excentriques dans la seule fonction est de totalement travestir la réalité. L’essentiel c’est de faire en sorte que la population et l’opinion maghrébine puissent retrouver la vérité.

(…) Le but du déplacement ? 

HAA : Et bien le but est politique. L’idée c’est d’y aller à une conférence maghrébine avec les Marocains et les Tunisiens qui permette de modifier l’équation politique. Fini le tête-à-tête Algérie-France ! Il fallait que le problème devienne d’abord essentiellement un problème maghrébin. C’est ce qui donc nous permet d’avoir un rapport de force.

Au sujet de la complicité du Maroc 

HAA : Vous savez que l’armée n’avait pas besoin de complicité. Depuis le 1er novembre, l’armée cherchait à décapiter la direction du FLN pour désagréger les structures qui combattent en Algérie. Le Sdec* était sur place ; il n’avait pas besoin de complicité. Le Sdec était sur place aussi à Tunis, était au Caire,  c’est là-bas qu’ils ont essayé de décapiter le bureau du Maghreb. Donc,  il était exclu qu’il y ait une complicité  au sein du pouvoir marocain, puisque le prince héritier Hassan II  a transmis au roi Mohamed V ma crainte lorsqu’ils ont décidé que nous partirons ensemble dans le même avion que le roi. Je n’étais pas d’accord ; je les ai mis en garde qu’en le risque  que courrait le roi Mohamed V. C’est moi qui ai suggéré. Il est évident que la responsabilité incombe au Sdec. D’ailleurs, les préparatifs du détournement sont assez parlants.

(…)

Nous ne parlons pas de la France. L’objectif de l’armée, parce qu’en fait c’est elle qui avait le monopole d’en finir avec la révolution algérienne. Ils ont de tout temps essayé de faire des offensives dans les montagnes, mais en même temps d’en finir avec la direction extérieure. En nous arrêtant, ça pouvait désagréger totalement l’organisation intérieure.

La stratégie fondamentale de l’armée : il fallait à tout prix empêcher la conférence de se tenir parce qu’il pouvait y avoir des conséquences irréversibles en faveur d’un autre solution que celle de la guerre totale.

Ces messieurs (un écrivain et un autre témoin) dénoncent d’une façon catégorique  l’accusation de complicité de comment s’appelle ce journaliste… (Haikel), puisqu’ils considèrent qu’ils sont dans une guerre totale et que dans cette dynamique ils pouvaient arrêter et priver  la révolution algérienne de ses dirigeants.

Quelles ont été les réactions internationales ? 

HAA : Ça été une levée de boucliers formidable, d’abord au Maroc. Ce qui était important du point de vue politique, du point de vue diplomatique, c’est la réaction très ferme aussi bien du roi marocain Mohamed V que du prince héritier qui ont dénoncé. On ne peut pas ne pas citer le fait que le roi Mohamed V a proposé de donner son fils en échange de la libération de ses hôtes qu’il avait reçus. Ce qui est important, la déclaration très forte du roi a eu un retentissement formidable  du point de vue de l’opinion et surtout du point de vue de la façon dans les Américains et les autres conçoivent, parce que, de tout temps, ils ont protesté contre la solution guerrière  du problème algérien 

Dans ce fameux DC3 détourné, vous avez longuement parlé à une journaliste…vous vous souvenez de ce que vous lui avez dit ? 

HAA : Je me suis confié en disant que maintenant l’affaire de l’indépendance de l’Algérie ce n’est plus le monopole des Algériens, c’est le Maghreb. C’est une nouvelle stratégie. Pas une stratégie qui va faire basculer le Maghreb dans la guerre, mais on était persuadé : le rapport de force changerait. Vous voyez, le général De gaulle sait très bien pourquoi il en est venu de mettre fin à la guerre. C’est parce que du point de vue international, du point de vue militaire, les choses risquaient de y allez. Les Français avaient peur de perdre aussi la monarchie marocaine. 

J’ai transmis à la journaliste le document des résolutions de la Soummam. Puis, je devais faire venir un bateau d’armement des Etats-Unis au Maroc, et c’est le prince héritier Moulay Hassan, auquel je me suis adressé, qui m’a dit : je vous donne la licence qui vous autorise à faire ça. 

A propos de la place qu’occupait le Maghreb dans le combat pour la libération de l’Algérie 

HAA : Bien évidemment. Vous savez qu’on ne peut pas tromper tout le monde et tout le temps. Ce qui est important c’est de remettre aux peuples et aux individus le destin du Maghreb. 

NB: Transcription par El Mouhtarem www.ffs1963.unblog.fr. Je n’ai pas repris les questions dans leur intégralité.

نداء عاجل للتدخل من أجل غلق مصنع للخمور

الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية 

جمعية أولياء التلاميذ 

مدرسة الشهيد زيري محند السعيد 

حي  الشهداء – تازمالت-06006 – بجاية 

    

إلى السيد:  رئيس الجمهورية 

الموضــوع:  نداء عاجل للتدخل من أجل غلق مصنع للخمور 

فخامـة الرئيس ،    

                        نجد أنفسنـا اليوم مضطرين للكتابة إليكم ملتمسين منكم التدخل السريع و الحاسم    بعد أن ضاقت بنا السبل لإنهاء مأساة أبنائنا المتمدرسين في حي الشهداء بمدرسة حق

  -   بفضل الله و تآزر جهود المعلمين و الإداريين و الأولياء-       نتائج مثالية في الامتحانات و المسابقات الثقافية و الرياضية، ففي العام الماضي تحصلت مدرستنا على أعلى نسبة في امتحان السنة السادسة، و تحصلت تلميذة من هذه المؤسسة على المرتبة الأولى في الولاية، وقد تحصل تلميذ  على المرتبة الأولى في السنوات الخامسة و هو الممثل الوحيد في التعليم الابتدائي لولاية بجاية في البرلمان، كما تصدرت  مدرستنا المراتب الأولى في المسابقات الثقافية و الرياضية. و لكنها اليوم تجاور مصنعا للخمر فتحه أحد الخواص و بشراكة أجنبي  لا يفصله عن المدرسة إلاّ سور من الطوب ، و هذا ما بدأ يؤثر سلبا على أوضاع أبنائنا  الصحية و النفسية و الأخلاقية ، و قد ظهرت انعكاساتها في إغماء التلاميذ بفعل الروائح المنتشرة في أرجاء المدرسة رغم غلق نوافذها، و كذلك الضجيج الذي تحدثه الآلات و الشاحنات و هذا ما يؤثر سلباً على سير الدروس و تركيز التلاميذ ، زيادة عن الخطر الدائم الذي تسببه الغازات السامة و الدخان الذي يتسلل إلى المدرسة  و الإنفجارات التي قد تحدث في كل لحظة جراء الضغط  الكبير عند صنع الخمور ،  و كل هذه الأوضاع تهدّد- و لا ريب فيه -حياة و مستقبل أبنائنا و مستقبل جميع الأجيال الصاعدة في بلديتنا و وطننا. 

فخامـة الرئيس ، 

                   بأي حق يتم تحويل القطعة الأرضية الممنوحة لصاحب المشروع لبناء غرف التبريد حسب دفتر الشروط إلى مصنع للخمور ؟ !  

             أ يُعقلُ أن يُفتح باسم الاستثمار مصنع للخمور يلتصق بناؤه بمؤسسة تربوية و يقابل مُرَكبا رياضيا 

و يجاور محطة للمسافرين، غير بعيد عن مقبرة الألف شهيد، في حي شعبي يحمل اسم « الشهداء » ؟ ! 

         إننا لسنا ضد الاستثمار  ، لكننا لا نقبل الاستدمار. 

                لذلك نناشدكم اليوم فخامـة الرئيس للتدخـل العاجل قصـد إحقاق الحق، و إنهـاء هذه المأسـاة التي نراها جريمـة ضد الطفولة والتاريخ والتربيـة  و الأخلاق العامة ، و تمس في الصميـم قداسـة العلم عملا بالحكمـة القائلـة :  » من فتح مدرسـة أغلـق سجنـا  » و مع الأسف فتح مصنع للخمور يمهّد للكارثـة دون شك.و لذلك نطلب من سيادتكم إ تخاذ الإجراءات اللازمة لغلق  هذا المصنع  » القنبلة » أو تحويله إلى مكان آخر لا يضر بالبلاد و العباد ، و نرجو أن يكون الدخول المدرسي المقبل (2008- 2009 ) الذي  يصادف حلول  شهر رمضان المعظم  موعدا لأبنائنا لفتح نوافذ أقسامهم لاستنشاق عبير الثقافات ،لا رياح الخمور المعتقة . فخامـة الرئيس ،    

        إن هذا  القرار المسؤول  و الملموس  الذي ننتظره بفارغ الصبر من فخامتكم سوف يزرع الطمأنينة عند الأولياء الذين سئموا مزاحمة قارورات الخمور لقريصات أبنائهم  ،و يجعلهم يختارون بكل ثقة و آمان طريق  مواصلة بعث فلذات  أكبادهم إلى مقاعد الدراسة في السنة الدراسية المقبلة،  بدل الدرب الوعر ، المر  و المفروض:مقاطعة المدرسة. 

                     ألستم من قال يوماً «  لست من الذين يغلقون المدارس«    

تقبلوا منّا  فخامة الرئيس احتراماتنا 

عن الجمعية العامة لجمعية أولياء التلاميذ لمدرسة  الشهيد زيري محند السعيد 

الرئيس خالد تزغارت 

Lettre à Habiba K.

imagePar Sid Ahmed Semiane, La Tribune

Chère Habiba. Je ne vous connais pas. Mais en lisant aujourd’hui la presse, je me sens tellement proche de vous que la seule manifestation de solidarité possible qu’il m’ait été offert d’exprimer dans l’urgence est cette lettre que je vous écris. Vous ne me connaissez pas, vous non plus. Mais peu importe. On subit la même folie des hommes. Je pense que vous portez bien vos initiales. Habiba K.
K. C’est comme l’initiale du personnage de Kafka dans le Procès, son plus grand roman. J’ignore si vous avez déjà lu Kafka. Mais vu votre histoire, vous en êtes largement dispensée. Le «je» de Kafka et un autre, et l’autre, c’est vous. 
Vous vous demandez pourquoi vous êtes devant un juge ? Et pourquoi le juge veut vous condamner ? Pourquoi les gendarmes vous ont-ils arrêtée ? Pourquoi risquez-vous trois ans de prison ferme ? Le savent-ils eux-mêmes, Habiba ? 
Vous vous demandez pour quelle raison êtes-vous obligée, comme un criminel de la pire engeance, de justifier votre foi ?
Vous ignorez pourquoi ce juge mesquin essaye de vous humilier en vous sommant de revenir à l’islam avec des mots blessants ? Revenez à l’islam si vous voulez éviter la prison, vous suggère-t-il du haut de sa suffisance que sa robe de magistrat a du mal à cacher.
Grave. Très grave.
Voyez-vous Habiba K., j’ignore, moi aussi, pourquoi ce juge se comporte ainsi, violant, dans un abus de pouvoir abject, toutes les lois, tous les textes, sacrés et profanes.
Habiba, vous avez le droit d’être d’une autre foi, d’une autre religion. D’une autre croyance. Aucun juge ne vous empêchera d’être.
Mes convictions religieuses, qui ne regardent que moi, ne sont pas suffisamment inébranlables pour pousser la solidarité jusqu’à me convertir à la foi chrétienne ou une quelconque autre foi. Je ne suis rien. La religion reste un mystère sans fin. Une interrogation ouverte comme une plaie qu’aucun traitement ne peut cicatriser.
Vous avez trouvé votre voie, tant mieux. Il y a des musulmans qui se convertissent à la foi chrétienne comme des chrétiens se convertissent à la foi musulmane. Il n’y a rien d’exceptionnel dans tout ça.
Imaginez-vous qu’un chrétien soit arrêté en Europe parce qu’il a décidé de devenir musulman sur une terre chrétienne depuis des siècles ? Naturellement non. Vous ne pourrez pas l’imaginer. Les hommes sont libres de croire ou de ne pas croire. Ils sont libres d’être musulmans, chrétiens, juifs, agnostiques, athées…
Chère amie, moi aussi, j’avoue que j’ignore totalement ce qui nous arrive. Aucune rationalité n’est en mesure de saisir le dysfonctionnement de ce bout de terre. Il y a comme un vent de folie qui s’est emparé de cette terre, depuis longtemps déjà. Une tornade, meurtrière, plus meurtrière encore que celle qui tue les Birmans. Mais on savait tous que ce vent de folie avait pris en otage la société. Mais nous ignorions à quel point. Nous sommes infantilisés. Humiliés. Criminalisés, me disait une amie.
Il n’y a pas que se convertir à une autre religion qui soit problématique, aujourd’hui, rassurez-vous Habiba K.
Vous ne pouvez pas non plus faire de la politique. Vous ne pouvez pas manifester votre colère citoyenne dans le cadre d’une organisation syndicale autonome sans être accusée d’être une pyromane de la pire espèce voulant porter atteinte à la sécurité de l’Etat, à la déstabilisation des intérêts économiques de la nation. Quelle nation, direz-vous ?
Peut-on se prévaloir de la nation quand la tribu, la zaouïa, la mosquée, et tous les atavismes gèrent le moindre de nos pas ?
Vous n’avez pas le droit de faire grève. De manifester pacifiquement pour vos droits sans que la police vous tabasse.
Aimer pose problème. Il faut que vous soyez mariés. Sinon rien. Pas droit à l’amour. Les gendarmes sont là pour surveiller la température de votre libido à coups de matraque. Un maire vient d’interdire pour la prochaine saison estivale toute location (bungalows, appartements privés, etc.) aux jeunes célibataires. Les amoureux qui ne sont pas mariés selon les principes de la charia et du code civil ne sont pas les bienvenus. Un scandale que personne n’a dénoncé.
Les bars ferment les uns après les autres. Les débits de boisson aussi. L’inquisition est à nos portes comme jamais auparavant. Et que vont faire tous ces jeunes gens. Comment osent-ils, tous ces gouvernants, parler des jeunes, des solutions à apporter, quand tout ce qu’ils font est d’humilier un peu plus le peuple.
Voyez-vous, Habiba, partir au péril de sa vie, comme le font les harraga, est un délit. Se tuer est une hérésie. Croire en Jésus est une infamie. S’aimer est un cauchemar. Que nous reste-t-il, Habiba ? Des yeux pour pleurer nos vies ? Des mains pour applaudir des politiques improbables ? Des pieds pour tout casser ? Une voix pour hurler ? Dites-le nous, Habiba, vous qui êtes déjà dans la gueule du loup…
En attendant que le juge rende la semaine prochaine son verdict, Habiba, où vous risquez trois ans de prison, acceptez ma modeste lettre de solidarité et mes plus profondes marques de sympathie. Fraternellement.  
SAS

Un agent de sécurité saccage le bureau du maire de Tizi-Ouzou

Un agent de sécurité a saccagé, hier, le bureau du président de l’Assemblée populaire communale de Tizi-Ouzou, a rapporté
la DDK. Une source a précisé que cet acte est survenu suite à un accès de rage piqué par l’agent, suite, refus essuyé pour sa demande d’un prêt de 3 000 dinars. Au moment où le travailleur a déposé sa demande de prêt, les deux membres de la commission de gestion des œuvres sociales avaient démissionné. Le P/APC a certes délégué deux nouveaux membres de la commission mais, au moment du dépôt pour ladite demande de prêt, l’arrêté de leur installation n’était pas encore signé. L’agent de sécurité s’est accroché avec un élément de la commission en présence du maire. Après quoi, il s’en est pris au mobilier du bureau.

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