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Archive pour le 10 juin, 2008

A propos du Bac: Mazal daghan les mesures ?!

 

mailgooglecom.jpgEn parcourant la presse de ce matin, le BAC 2008  a évidemment beaucoup de … succès grâce au sujet d’anglais. C’est à la une de tous les titres. Enormément de commentaires, de chiffres, de déclarations  de candidats, de surveillants, des responsables du secteur de l’Education en charge de l’organisation et du suivi du déroulement de l’examen.
La journée d’hier a été marquée par le sujet d’anglais  et, malheureusement pour les candidats, non remarqué à temps par le sujet d’anglais : sa présentation et sa mise en page qui a complètement dérouté, induit en erreur les candidats et « enduit » ainsi le bac d’une autre coquille… Et il n’en avait pas besoin.

C’est quand même bizarre, toutes ces bévues, lorsqu’on sait que la préparation et l’organisation de cet examen important ont débuté presque en début d’année et mobilisé d’impressionnants moyens financier, matériels et humains : Des commissions nationales, des sous-commissions régionales, wilayales,  locales… En somme, toute une logistique, stratégique, statistique, gymnastique, parasismique …

Cela m’amène, en tant qu’enseignant, à toucher un mot sur un aspect important de la préparation du BAC : l’élaboration, la mise en page et au propre et l’impression des sujets.

En tant qu’enseignant, et à l’instar de tous les autres collègues, toutes matières confondues,  je consacre au moins 15 jours à la préparation d’un sujet de composition (choix du texte, adaptation, formulation des questions, proportionnellement au volume du texte), ensuite la saisie du sujet, sa lecture, relecture, rectifications, corrections…avant son impression. Enfin tout un processus… Tout ça, je vous le dis, pour un sujet de composition de 4e Am.

Voyez-vous, je me dis que pour le BAC, ça doit être d’une extrême attention, d’une incomparable et irréprochable méticulosité et d’une vigilante vigilance : « hadhar dha, aâwdhas dha, akass wa, arrad win, balak akin, iwachu wa, naghlat dha … » Non mais, franchement, moi j’imagine que ça doit se passer comme ça, la préparation des sujets du BAC. C’est sérieux. D’autant que les mesures prises par le Ministre sont annoncées en fanfare et en grandes pompes.

Suivons à la trace le parcours d’un sujet du bac.

Avant d’envoyer le sujet qui est toujours à l’état de brouillon, à la phase d’impression, théoriquement, pédagogiquement, didactiquement,  la commission « des pédagogues » chargée de cette mission de haute importance, doit veiller au moindre détail et procéder aux dernières vérifications. Normalement

Le sujet atterrit sur les rotatives pour son impression. Là, je présume que cette opération se déroule sous la supervision d’un responsable qui doit, à mon avis, s’assurer de l’adéquation du sujet adopté à celui imprimé. A ce niveau, je pense qu’on reproduit d’abord un exemplaire pour constater qu’il est « nickel » à tout points  de vue : Orthographe, nombre de questions, mise en page, numérotation et pagination des feuillets, «  sens de leur lecture », filières concernées, recto, verso  …  pour, ensuite lancer le tirage du nombre de copies nécessaire. Normalement.

Ce qui vient de se produire pour le sujet d’anglais, est tout simplement ahurissant et je me dis : mais bon sang ! Que font tous ces moyens  « humains », toutes ces commissions, ces inspecteurs s’ils ne sont même pas en mesure d’assurer « une impression » normale d’un sujet ?

Lorsqu’on fait un petit flash-back sur les déclarations des responsables, annonçant les mesures exceptionnelles « Spécial BAC2008 », je reste médusé. Jugeons-en : « Le bac 2008 sera particulier », « Toutes ces mesures, c’est pour préserver la crédibilité des examens  algériens », « Les inspecteurs qui ont élaboré les sujets des examens du bac, devraient être « isolés du monde » pendant une période de 40 jours. », « La justice pour les surveillants qui s’absentent. »

Si toute cette batterie de mesures draconiennes a été prise, cela suppose que c’est pour ne plus prendre de mesures. Détrompons-nous ! Faut encore des mesures sur  les mesures démesurément déjà prises!

Dans un article du quotidien « Le jour d’Algérie », consacré justement à  cet incident « baccalaurésque », qui touche à l’épreuve d’anglais, un candidat  a déclaré : «Ils nous ont dit que des mesures seront prises pour trouver une solution à ce cafouillage» « Mazal dhaghan » les mesures ? C’est pour mesurer quoi, alkhawa ? Ca y est ! « Anagh c’est censé être déjà mesuré! »

Par R. Zenati : Amizour

Urgent: Retrait des accréditations à deux journalistes de l’AFP et Reuters

Le ministre algérien de la communication, Abderachid Boukerzaza, a annoncé aujourd’hui, lors d’un point de presse à l’issue de la réunion du Conseil de gouvernement, que l’Etat algérien a procédé au retrait des accréditations à deux journalistes de l’AFP et de Reuters après la diffusion de dépêches erronées par ces deux agences. Il s’agit d’un journaliste de l’AFP (Hassen Zenati) qui « avait exagéré le bilan de l’attentat terroriste ayant visé hier la gare de Beni-Amrane » en évoquant 13 morts alors que le bilan officiel était de deux victimes dont un ressortissant français, les deux travaillant pour l’entreprise « Razel ». Un démenti formel du ministère de la défense nationale a été rendu public cet après-midi sur ce sujet. Quant à l’agence Reuters, son correspondant Lamine Chikhi, s’est rendu coupable de diffusion de fausse information en annonçant un attentat terroriste à la gare routière de Bouira, attentat qui aurait causé la mort d’une vingtaine de personnes. Un démenti formel a été également diffusé lundi après-midi à ce sujet par le Ministère de l’intérieur et des collectivités locales. Le directeur de l’Information de l’AFP, Denis Hiault, a indiqué hier que « cette mesure, qu’elle estime injustifiée», en appelant les autorités algériennes à reconsidérer leur décision.

 

 

Un témoin parle de l’assassinat de Rabah Aissat

aissat.jpgNous sommes le jeudi de l’avant dernière semaine du mois de Ramadan 2006. A Ain Zaouia, la soirée est très mouvementée.  Il est 20 h 45.  Nous venons de terminer une partie de domino dans une cafétéria appartenant à ma famille.  Je sors du café. Je me dirige vers mon cousin propriétaire d’une librairie situant en face. Avant d’arriver à la librairie, j’entends des manœuvres d’armes au niveau de la terrasse de la cafétéria.  Tout d’un coup, j’entends des rafales, tout le monde s’est couché par terre. A cet instant, tous mes «logiciels mentaux » se déconnectent. Je suis resté bouche bée et accroupi  jusqu’à ce que les nuages se dispersent.  Je me mets à plat ventre ; j’essaye de voir ce qui vient de se passer. En vain. Je vois un individu qui court, une arme à la main, et tire des coups de feu en direction du siège de la garde communale, situé en face, pour empêcher toute intervention.

La scène dure pas plus de cinq minutes. Les tueurs s’évaporent dans l’univers. Le calme revient grâce au courage des jeunes qui risquent leur vie à tout moment.
Je prends mon courage à deux mains pour me rendre sur les lieux…A mon arrivée, je découvre un corps, criblé de balles (entre 8 et 9 balles), gisant dans un bain de sang.  C’est Rabah Aissat, président de l’APW de Tizi-Ouzou. Je le prends dans mes bras et je crie à l’aide, car le corps est lourd. Aucun n’ose approcher ni se lever. J’essaye de mettre son bras sur mon épaule pour le prendre dans ma voiture, garée en face en milieu d’autres voitures. Incapable de faire sortir mon véhicule, je demande à un voisin, tout près de moi, de m’aider à le prendre dans sa voiture (Renault express). On démarre en direction de l’hôpital Krim Belkacem de la commune de Draa El Mizane

Nous arrivons à l’hôpital. Plusieurs personnes nous rejoignent. Ils sont venus dans des fourgons, des 404, des camionnettes…pour donner du sang….Le sort de Aissat est entre les mains des médecins de garde. Je constate l’arrivée d’un groupe de médecins dépêchés du CHU de Tizi-Ouzou. Malheureusement, entre 3h00 et 3h30, Rabah Aissat succombe à ses blessures. C’est une autre panique qui s’installe.
Vendredi matin, un seul sujet de discussion : le tragique évènement qui s’est produit la veille. Les gens parlent avec hésitation. On ne sait pas quoi dire encore moins quoi faire. Les gens se regardent et la méfiance s’installe. Ainsi, la ville de Ain Zaouia meurt et ne reprend la vie que plusieurs mois après la mort de Aissat.

Samedi matin, tout le monde attend l’arrivée de la dépouille du CHU Nadir Mohamed de Tizi-Ouzou. Toute la population de Ain Zaouia se rassemble. Le village natal de Aissat, Ain Laabid, devient inaccessible. Des gens de tout âge et de différents horizons arrivent. Je vois des députés, des artistes, des responsables, des cadres de la nation, des jeunes…Ils sont venus  voir pour l’ultime fois le corps de Aissat et lui rendre un hommage. A Dieu nous appartenons et à Lui seul nous revenons. Il est le juge de toute âme. J’avoue que ce n’est pas facile de vivre de tels moments et de tels évènements qui dégradent notre société qui était saine autrefois. Mais laissant tout au Bon Dieu.

Par Zemouche R.

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