12 juin, 2008
Qui a induit en erreur l’AFP et Reuters?
Pourquoi personne dans la presse ne se pose la seule et vraie question: « QUI A INDUIT EN ERREUR L’AFP ET REUTERS? » Ces deux agences sont connues pour être professionnelles et très rigoureuses dans la rédaction et la diffusion de leurs dépêches. Lamine Chikhi et Hassan Zenati n’ont pas inventé les fausses infos de Beni Amrane et Bouira. Elles leur ont été communiquées par une « source sécuritaire » qui s’est planté parce que le scénario des attentats ne s’est pas déroulé comme prévu. Je me rappelle de l’attentat contre le président Boudiaf. J’écoutais la radio française Europe 1. Vers 11h elle interrompt ses programmes pour diffuser un flash spécial qui disait ceci: « On vient d’apprendre que le président algérien a été assassiné par un de ses gardes du corps, lequel a été aussitôt abattu par ses collègues. On y reviendra dans nos prochaines éditions ». Manque de bol, Boumaarafi avait déjoué le scénario qui était prévu et s’était échappé pour se rendre à la police. La question cruciale est évidente: quelle est donc cette « source sécuritaire » qui informe instantanément les agences de presse sans même vérifier que les attentats se sont déroulés comme prévu?
Saad Lounès
Commentaires(6)
Ouverte lundi dernier, après un retard de deux jours, la 41e édition de la Foire internationale d’Alger (FIA) a été émaillée d’incidents regrettables et d’une extrême gravité. En effet, à la veille de l’inauguration officielle de la foire, dimanche soir, certains agents de la présidence de la République, affectés à l’occasion pour sécuriser les lieux et préparer dans de bonnes conditions l’ouverture de ce rendez-vous économique, n’ont pas trouvé mieux à faire que de s’adonner à des actes de pillage aux stands espagnols et belges. L’information nous a été révélée, hier, par un responsable de l’Institut espagnol du commerce extérieur, sous le couvert de l’anonymat et confortée par un représentant algérien d’une société ibérique. Ces mêmes agents, ajoute notre source, ont consommé plusieurs bières, éventré des boîtes de biscuits et pris un carton de stylos, avant de laisser les lieux de leur forfait en désordre. Les Espagnols, venus exposer, ont été désagréablement surpris de constater que des agents de la Présidence puissent agir ainsi. « C’est malheureux », a commenté le responsable du stand.




