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Archive pour le 21 juin, 2008

Un témoin parle de Tahar Ouattar

tahar20ouattar.jpgPar  Boularah Leulmi

Il est vraiment regrettable de constater où en est arrivé le débat culturel en Algérie, qui plus est, le fait de deux talentueux écrivains (Tahar Ouattar et Rachid Boudjedra), connus et reconnus. La polémique, la haine viscérale que se vouent mutuellement ces deux personnages n’est pas d’aujourd’hui. Il y a plus de vingt ans, Tahar Ouattar m’avait fait l’honneur de me recevoir à son domicile en compagnie d’un camarade-nous étions alors étudiants- férus de l’oeuvre «Ouatarrienne» et nous nous étions alors présenter, sans prévenir, chez lui, à Hydra, chemin Gaddouche. Il nous reçut aimablement, et nous lui demandâmes s’il pouvait se déplacer à la fac pour animer une conférence rentrant dans le cadre des activités de l’Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA). Il avait décliné poliment l’invitation, précisant qu’en les circonstances d’alors, c’était infaisable. Nous étions en 1985-1986, et Ouattar avait été mis à la retraite d’office. J’en ressentis beaucoup d’aigreur, de ressentiment à l’égard des dirigeants de l’époque. Mais soudain, la discussion dévia sur Boudjedra, au sujet duquel notre hôte déversa son venin. A vrai dire nous ne comprenions pas, mon camarade et moi, les raisons de cette attaque gratuite. J’en restais personnellement interloqué.
Ceci n’empêcha pas Tahar Ouattar de nos offrir un de ses ouvrages, L’AS en l’occurrence, qu’il prit le soin de dédicacer.
Cette digression est nécessaire pour comprendre que le “conflit” ne date pas d’aujourd’hui. Il est très ancien.
Regrettable d’en arriver à ces situations où l’élite s’offre en spectacle, et quel spectacle, au lien d’enrichir et de rehausser le niveau les débats de l’heure.
Tahar Ouattar a certainement des défauts, mais force et de reconnaître en lui une constance, jamais démentie, de ses principes et de ses prises de position. Le dernier épisode relatif au pèlerinage à la Mecque offert par qui vous savez, et que Ami Tahar a catégoriquement rejeté. De nos temps, peu de gens peuvent se targuer de ce cran.
Rachid Boudjedra quant à lui, outre un talent extraordinaire et une oeuvre riche, diversifiée et de haute facture, écrit en arabe et en français, ce qui est quand même très rare. Et c’est ce que lui reproche inexplicablement, entre autres motifs, Ouattar, est également un personnage connu pour la constance de ses prises de position très courageuses, notamment contre l’instauration d’un Etat théocratique et son engagement pour une Algérie plus juste. 

Tabbou: «Une Constitution qui passe par un parlement illégitime ou par un référendum imposé, le procédé est le même »

tab.jpgC’est la gestion de la crise au lieu de son règlement », note le premier secrétaire du plus vieux parti de l’opposition, Karim Tabbou. Ce dernier remarque tout d’abord que « la Constitution est une affaire trop sérieuse relevant des prérogatives des détenteurs du pouvoir réel qui ne sont ni au parlement ni au gouvernement et qui visent le maintien des équilibres et des intérêts au pouvoir ». Notre interlocuteur indique que « dans les conditions actuelles, réviser ou ne pas réviser la Constitution n’est pas de nature à redonner espoir à la population ni enclencher une vraie dynamique politique, car cette énième constitution ne sera pas l’émanation de la volonté populaire ».

Le même responsable politique précise, en outre, au sujet du choix du parlement comme voie de révision, qu’« une Constitution qui passe par un parlement illégitime ou par un référendum imposé, le procédé est le même et la finalité aussi, puisque la volonté populaire n’est pas respectée dans les deux cas ». Karim Tabbou estime que le parlement actuel « est pris au piège par les intérêts personnels et les intérêts du système par le fait qu’il y a menace de dissolution qui pèse sur l’assemblée et qui figure dans les prérogatives du Président.

La politique c’est de s’occuper des affaires de sa commune *

 Par Samir Rabhi, ancien Maire de Souk Oufella

Un grand azul (salut) à ceux et à celles qui oeuvrent pour que la démocratie soit instaurée dans notre pays qui nous est très cher. Je ne pourrai jamais parler de l’ALGERIE sans souligner les sacrifices des hommes et des femmes afin que nous puissions vivre dans la dignité. Durant la révolution, l’ALGERIE a perdu les meilleurs des ses enfants.
C’est toujours un plaisir pour moi de m’engager dans des débats là où je puisse apprendre des choses…à condition que les règles de la discussion soient respectées. Disons qu’à travers les insultes et les injures, on enseigne la violence, le mépris et tas d’autres sentiments, qui ont été, et demeurent la force des faibles. Cependant, moi je soutiendrai que nous ne pourrons jamais prétendre à n’importe quel progrès si au sein de notre société le respect de l’autre, la tolérance ne trouvent pas place.
Chers ami( e)s, je ne pourrai jamais oublier que j’ai milité au sein du RCD, que j’ai été responsable ou Maire du RCD. Cette structure reste toujours respectable, les hommes qui l’ont construite le sont aussi. Je suis respectueux envers tout le monde sans exception aucune.
Le problème ne réside pas là. Il faudrait toujours se rappeler que nous sommes face à une situation très délicate ; il y a de sérieux problèmes qui surgissent chaque jour que nous vivons et l’indifférence est une fuite en avant. S’occuper de ses querelles intestines est une grave erreur, le mal est plus grand, plus large et plus visible, l’ignorer est un crime contre l’humanité.
Je m’explique. Pour un pays aussi riche que le notre, un faible taux de croissance démographique, les intellectuels n’ont rien trouvé de mieux que de le «quitter» au prix de leurs vies. J’étais sortant de l’université, marié, un enfant à la charge qui ne trouvait rien à faire pour nourrir sa famille…donc je comprends ce que peut ressentir un jeune algérien dans son pays riche et qui ne lui vient pas en aide.
Les politiciens qui luttent pour changer le quotidien, qui finissent parfois dans les prisons, les cimetières ou carrément en exil, je ne les juge pas.  Je vais parler de ma commune Souk Oufella perchée sur les montagnes des Ath-Ouaghlis dans la wilaya de Béjaia. C’est une commune de 10 000 habitants, située dans une région rurale, sans aucune ressource (on attend uniquement les subventions de l’Etat), le climat n’est pas tendre en été encore moins en hiver. Alors délaisser les affaires de nos citoyens sera une erreur impardonnable, car nous sommes déjà dépourvus de tous les moyens. Faire de la politique signifie pour moi s’occuper de tout ça. C’est en quelque sorte la gestion de la cité dans le souci d’améliorer le quotidien du citoyen. Gloire à nos martyrs de 1954, 1963, 1988, 1990-2000 et 2001…

* Le titre est d’El Mouhtarem

Le général major Fodhil Cherif Brahim est enterré hier: départ d’un autre éradicateur

fodil.jpgLe général-major à la retraite Brahim Fodhil Chérif, décédé jeudi à l’Hôpital central de l’Armée de Ain Naadja à l’âge de 65 ans, des suites d’une longue maladie, a été inhumé vendredi après-midi au cimetière de Larhat (wilaya de Tipaza).

En tant que commandant de la 1re Région militaire, désigné le 24 février 2000, en remplacement du général-major Rabah Boughaba, il avait, entre autre, géré les évènements de Kabylie qui se sont soldés par la mort de 128 jeunes.

Avant sa promotion au grade de général-major, Fodhil Cherif Brahim a occupé pendant des années, en tant que général, le poste de chef du département emploi et préparation de l’état-major de l’ANP. Il avait soutenu l’arrêt du processus électoral de janvier 1992. Il était très proche du chef des coprs d’armée, Mohamed Lamari. Fodhil Cherif Brahim est né le 20 avril 1943 à Larhat. Il était père de deux filles et un garçon. 

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