L’économie se porte mal ? Ca me fait bigrement marrer…

Voilà que le revenant Premier Ministre apprend aux Algériens que «l’économie se porte mal». Mais enfin, est-ce censé nous faire peur  ou nous faire rire ? En tous cas, moi ça me fait bigrement marrer.  Qui du commun des Algériens ignore que l’économie de son pays va mal, très mal et même très très mal ? Pas besoin de sortir de Saint-Cyr … 

Ce que le Sieur Ouyahia omet de dire, c’est plutôt pourquoi cette économie se porte mal, si on admet qu’il y’en a une. Si l’économie du pays se porte mal, cela doit bien avoir des raisons, cette situation doit avoir des « responsables ».

Bien entendu cette première déclaration est destinée à celui qui était à sa place il y a 2 jours. C’est un peu la réponse « du berger à la bergère ». L’un comme l’autre, chacun à sa façon et avec son « style » ont porté des coups fatals à l’économie du pays, transformée en un gigantesque « bazar », un repère d’affairistes sans scrupules et de prédateurs sans fois ni loi.

Imbu, suffisant et frappé d’amnésie, il est intéressant de rappeler à celui qui a dirigé un Gouvernement qui passait son temps à couper « les rubans » pour inaugurer des projets que … le Président a initiés, quelques-uns des ses « exploits » en matière d’économie.

Quand un premier Ministre dégomme 460.000 postes d’emploi comme si de rien n’était, ordonne des ponctions pour assurer les salaires de misère d’autres travailleurs, on ne peut pas lui attribuer la mention « bien ». Quand c’est sous son « règne » que des maladies moyenâgeuses réapparaissent et terrassent des enfants algériens, on ne peut pas dire que l’économie se porte bien. Dans les pays « assis sur leurs pieds », les responsables moraux de telles situations ne se dérobent pas dans des envolées lyriques et répondent devant la justice, à l’exemple de Laurent Fabius, dans l’affaire du sang contaminé en France, en 1991 … Mais la comparaison est très osée puisque il faudra parler du niveau politique, du sens des responsabilités, du devoir de rendre des comptes, de la justice, de son indépendance … du pouvoir des députés d’exiger des commissions d’enquêtes, de leur courage politique d’exercer leur droit de voter une motion de censure et de beaucoup de choses encore…

Quand, c’est  sous ces yeux de Premier Ministre que  l’empire Khalifa s’est constitué et que son scandale a éclaté, il est difficile de dire que l’économie est reluisante. A ce sujet, l’on se rappelle de sa déclaration devant les députés, le 25 mai 2005 « l’affaire Khalifa « n’a pas encore livré tous ses secrets » et qu’il y aura « du nouveau » à ce sujet. Peut-être que, 3 ans après, celui qui était aux affaires, lèvera le voile sur «  le scandale du siècle ». On passera, bien entendu, sur « son combat » et son acharnement, aux côtés des Arouche rien que pour  dissoudre les Assemblées élues dans la région de Kabylie détenues par le FFS…

Si l’économie se porte mal, un secret de « Polichinelle », Ouyahia doit savoir que c’est tout le pays qui se porte mal. Lui, à la tête du Gouvernement, il se portera bougrement mal.

R.Z.

Commentaires

  1. khelil dit :

    C’est vrai que Ouyahia , avec ses réformes et son programe de privatisations, a mis à mal la situation micro-économique du pays durant son premier mandat. C’était aussi , la période de transition et de restructuration de l’économie.

    Par contre, au niveau macro-économique, il s’est montré briand dans la maitrise des dépenses publique . A la fin de 1998, L’Algerie a engrangé plus de 7 milliards de dollars en reserve de change.Ceci avec un prix de petrole à 25 dollars et des lois budgetaires sur base d’un prix de brut à 19 dollars. Ce prix de base n’a été augmenté qu’à la faveur de la derniere loi de finances complémentaire pour en faire une base de 37 dollars.

    En d’autres termes, elle a commencé à relever la tete. Ce Monsieur a servi de gage de serieux et d’application des réformes et des injonctions des créanciers internationnaux comme le FMI et la banque mondiale.

    Je ne suis pas entrain de le fayoter car il a aussi été, au niveau politique, l’auteur de lois liberticides .

  2. Moul Chache dit :