Archive pour juin, 2008

La phrase qui a fait partir Belkhadem de la tête du gouvernement

« On ne sait pas s’il faut s’adresser à Paris ou à Bruxelles pour parler de cette construction pour la Méditerranée», a déclaré Abdelaziz Belkhadem à propos de l’UPM. Une déclaration qui a provoqué l’ire du président Abdelaziz Bouteflika qui considère que la politique étrangère de l’Algérie est de sa seule prérogative. Il convient de signaler que le limogeage de Belkhadem est intervenu au lendemain de la visite du premier ministre français en Algérie, François Fillon..

Medi1 Sat, première chaîne TV étrangère bilingue de l’élite algérienne

medi1sat.jpgMedi1 Sat diffusant de Tanger (Maroc), est devenue la première chaîne de télévision étrangère de format bilingue (arabe, français) auprès des élites algériennes, selon un sondage de l’Institut AbassaCom. Le sondage effectué durant la première quinzaine de juin, rapporte l’AFP, porte sur un échantillon de 2.145 personnes représentatif de l’élite des téléspectateurs algériens, coeur de cible de Medi1 Sat. Ce groupe compte au total deux millions de personnes âgées de 20 ans et plus, selon AbassaCom. En termes de notoriété, 46,2% des personnes interrogées, soit 900.000 personnes, déclarent dans leurs « réponses spontanées » connaître la chaîne, selon le sondage. Le taux des « réponses assistées » grimpe à 72%, soit 1,4 million de téléspectateurs. En termes de pénétration – présence permanente du signal au foyer – Medi1 Sat, lancée en septembre 2007, arrive en première position devant ses concurrentes francophones France24, TV5, LCI, Euronews, BFMTV, selon le sondage. Le format bilingue français-arabe de la chaîne de Tanger explique son succès auprès des élites algériennes, de plus en plus nombreuses à pratiquer les deux langues, indique le sondage. Depuis l’avant-dernier sondage effectué en décembre 2007, Medi1 Sat a gagné en fréquence d’écoute, par fidélisation des télespectateurs occasionnels, devenus réguliers, et en opinions favorables, par convertion des « sans avis » en opinions positives, souligne l’Institut.

Entre redistribution et reconnaissance ou entre materiel et symbolique

socialisme01.jpgNombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’inertie et les divisions des socialistes, mais à observer les tiraillements et la guerre des personnes cela n’aidera en rien en la compréhension de la complexité de cette entreprise. 

L’Internationale socialiste tiendra en ce moment son congrès. Il propose des thématiques qui pourraient accrocher les citoyens, mais à ce titre est-ce que les socialistes ne traversent pas une crise plus profonde aux réalités et aux facettes multiples

Prétendre une réponse à cette interrogation c’est peut-être avoir la clef, la solution, ou le sursaut à cette crise

La crise du « socialisme » est comparable dans certains aspects à celle du libéralisme. Ce dernier a traversé des crises au milieu du siècle dernier, mais il a vite opéré sa révolution sémantique, en s’assumant en tant que tel

La place de l’individu a gagné énormément au cours des dernières années, posant de nouveaux défis ainsi le « libéralisme culturel » avait pris toute sa place dans les mœurs de l’Etat social protecteur

Les droites européennes avaient connu et connaissent en ce moment des trajectoires, des moments d’apogées, mais ça serait peut-être un cycle vertueux ou une faiblesse du camp de la gauche socialiste et social-démocrate

Si des formes nouvelles de l’action collective ont vu le jour au milieu des années 1990 imposant aux politiques une redéfinition des problématiques liées aux mouvements sociaux et de leur rapport aux partis. Les conquêtes qui ont marqué les siècles précédents sont celles des droits civiques, puis suivra les droits politiques qui consacrèrent des régimes démocratiques dans les pays occidentaux et un fort
mouvement de décolonisation c’est en ce moment que la gauche progressiste avait connu des conquêtes. 

Les sociétés occidentales ont consacré des droits sociaux au milieu du siècle passé, qui sont principalement défendus par un mouvement ouvrier, ce sont des mouvements tournés essentiellement sur la redistribution des fruits de la production et du capital. 

Mais une question reste entièrement posée: quelle est l’articulation entre les luttes de classes qui revendiquent une redistribution et les mouvements de lutte pour la reconnaissance des différences

Nancy Fraser dans son ouvrage de dialogue avec Axel Hannoth, consacré à la nouvelle redéfinition des concepts de justice sociale, redistribution, reconnaissance… pose les clés de cette problématique, mais sans apporter une réponse à notre problématique

Après la société post industrielle, post capitaliste c’est dans l’optique d’une critique du socialisme qu’on peut opérer des redéfinitions nécessaires pour une meilleure prise en charge des nouveaux clivages entre redistribution et reconnaissance

La lutte pour la reconnaissance, en un peu de temps, devenue “la forme paradigmatique du conflit politique à la fin du XX siècle. Les revendications de reconnaissance d’une différence alimentent les luttes des groupes mobilisés sous la bannière de la nationalité, de l’ethnicité, de la “race», du genre et de la sexualité” 

Malgré le contexte de mondialisation inégalitaire, les disparités entre le nord et le sud, l’hégémonie du capitalisme financier qui a vite prit la place du capitalisme industriel, la chute du bloc communiste, le concept de lutte des classes a-il encore raison d’existence

Nancy Fraser tente une réponse a travers une autre façon de repenser les deux thématiques car cela nous impose d’autres défis “prendre comme un défis intellectuel et pratique qui nous oblige à développer une théorie critique de la reconnaissance, une théorie qui ne se réclame que des composantes de la politique, de la différence culturelle qui peuvent être combinées à une revendication sociale d’égalité( ….) car ce n’est qu’on intégrant la reconnaissance et la redistribution que nous pourrons parvenir à élaborer le cadre théorique -critique dont notre époque a besoin” 

Il est vital de mettre ensemble, en simultané dans le cadre de l’amorce d’un cadrage théorique, la redistribution comme revendication résultante d’une accumulation du capitalisme financier, et la reconnaissance, car les stratégies identitaires nous reprochent ou nous éloignent de l’égalité sociale

C’est à ces défis que les nouveaux mouvements sont attelés à répondre sans retomber dans les clivages figés des luttes de classes, le mouvement ouvrier qui se projetait dans des horizons plus prometteurs, ou dans l’avenir avait vu ses ambitions à la baisse car il s’est contenter de défendre des acquis est ce que cela dénote une crise ou une tentative de lecture nouvelle

Les événements de décembre 1995 ont marqué une nouvelle phase dans la lecture et l’analyse des mouvements sociaux, il s’agit d’un fait politique majeur “pourtant les rapports de ces mouvements sociaux à la politique apparaît ambigu, et beaucoup de constater la césure profonde entre ces mouvements et la politique institutionnelle pour s’en féliciter ou, à l’inverse pour le regretter” 

Si le mouvement syndical est pensé comme un instrument pour organiser les ouvriers, il reste néanmoins que la conception marxienne préconise ” que le mouvement syndical organise la classe ouvrière en vue de son émancipation et soutienne tout mouvement social et politique qui tend à ce but” 

La conception marxienne se trouvait quelques années plus tard heurtée à une série d’interprétations présentent à nos jours, à travers un débat entre le modèle énarcho – syndicaliste d’une part et le social démocrate d’autre part

La tradition française marquée par une indépendance du mouvement syndical, à cela on pourrait rajouter le poids des années de méfiance qui ne cesse de se développer entre la sphère politique et les mouvements sociaux

On pourrait observer une déconnexion entre les deux sphères, une autonomie des champs, ce qui contraste avec la conception marxienne

on a une diversité de champs ou de secteurs animés par des logiques qui ne sont pas réductibles les unes aux autres (l’univers associatif, le syndicalisme, le monde intellectuel, ou la politique institutionnelle) avec leurs langages, leurs règles, et leurs rythmes propresmais face à ce constat qu’elles sont les convergences stratégiques entre les deux sphères

Par Ahmed de Paris 

Saïd Sadi participera aux élections présidentielles de 2009

lievre.bmpLe président du RCD, Saïd Sadi, a déclaré lors de la session du conseil national de son parti tenue jeudi dernier à Alger, que « compte tenu de l’état de santé de Bouteflika, il est peu probable que celui-ci aille jusqu’au bout de son 3e mandat. Le régime chercherait donc à imposer dès à présent un homme du sérail». Les propos de Said Sadi sont donc clairs: Bouteflika va briguer un troisième mandat et le pouvoir lui prépare un successeur. Cela n’empêche pas le RCD de prendre part à l’élection. «S’opposer à la levée de la limitation des mandats ne dispense pas les acteurs politiques sociaux, acquis au changement, de s’engager en faveur d’une surveillance internationale massive et qualifiée des futures élections pour permettre au peuple algérien de désigner librement ses représentants», souligne le conseil national dans sa déclaration finale. La demande d’une surveillance internationale ne vise en réalité qu’à crédibiliser l’élection de Bouteflika. Un cadeau que lui offrira la communauté internationale…grâce à Said Sadi, l’éternel chargé de mission. 

Mme Nadia Matoub à El Watan:«La famille Matoub n’a jamais déposé de plainte»

- Dix ans après l’assassinat de Matoub Lounès, le procès n’a toujours pas lieu…
- Il y a eu un dépôt de plainte en mon nom et aux noms de mes deux sœurs devant le doyen des juges d’instruction sur la base d’une tentative d’assassinat. Ce qui s’est passé le 25 juin, c’était l’assassinat de Lounès Matoub et en même temps une tentative d’assassinat de nous trois. Mais, il y a eu une ordonnance de refus de constitution de partie civile. Le motif étant l’existence d’une ordonnance dans ce sens. On nous a expliqué qu’il y a eu un dossier Lounès Matoub. C’est la même affaire, nous a-t-on dit. Il y a eu un appel devant la chambre d’accusation qui a confirmé.
- Que comptez-vous faire ?
- La procédure a été engagée sur la base de ma volonté de relancer judiciairement le dossier et l’instruction de l’affaire Matoub est une voie pour relancer ce dossier qui est au point mort depuis 2001. On a pensé faire un pourvoi au niveau de la Cour suprême mais on ne l’a pas fait car on pensait que cela ne servirait à rien, la notion de l’indépendance de justice n’est pas acquise. Mon avocat et moi-même avons vu les deux représentants du procureur général qui nous ont assuré que sur le plan judiciaire le dossier est prêt mais la date n’est pas fixée.
- La famille Matoub a déjà engagé une procédure judiciaire…
- Non. Il y a eu une seule procédure. C’est celle qui a été enclenchée par le parquet de Tizi Ouzou et j’ai été auditionnée avec mes sœurs par le juge d’instruction. Il n’y a jamais eu d’affaire enclenchée par la famille. L’affaire est renvoyée devant le tribunal criminel qui devra juger deux ou trois personnes. Sans référence aux commanditaires. A mon sens, le procès qui aura lieu sera une parodie de justice.
- Quels liens gardez-vous avec la famille Matoub ?
- Oh, quelle question ! Je n’ai de relation ni avec elle ni avec la fondation Matoub. Concernant le patrimoine artistique, légalement, j’ai un droit de regard, mais dans la réalité, c’est autre chose.
- On vous a prêté des témoignages et leur contraire sur l’identité des assassins…
- Le 20 juillet 1998, dans Le Soir d’Algérie, j’avais exprimé mes doutes sur ce qui s’est réellement passé. Je n’ai pas dit à l’époque que c’est le GIA qui a assassiné Lounès comme l’a fait Malika (la sœur de Lounès, ndlr). Après, il y a eu beaucoup de choses. Ma sœur Ouarda avait reconnu sur une photo l’un des assassins de Lounès comme membre actif du GIA et c’est ce qui m’a poussé à affirmer que c’est le GIA qui est l’auteur de l’assassinat de mon défunt époux.
- Et vous avez changé d’avis…
- Je n’ai pas changé d’avis, mais la donne avait changé. J’ai toujours dit que je ne savais pas qui a tué Lounès. J’étais à l’hôpital, il y avait des rumeurs folles et j’étais entouré des membres du RCD et c’est pour cela que j’ai dit que c’était le GIA. Mais sans conviction. Il y avait la peur aussi. Ma sœur avait dit au juge qu’elle se rappelait au moins de deux visages, mais il ne s’était pas intéressé à ça.
- Vous attendez le procès dans la résignation ?
- Non. On n’est pas résigné. Les faits sont là. Les procureurs adjoints qui nous ont reçus n’ont pas pu nous expliquer ou justifier le fait que le dossier traîne depuis 7 ans au moins. Le tribunal criminel a siégé en 2001 et depuis, on n’en parle plus. La procédure est finie et je ne sais pas ce qu’on attend. On m’a dit que c’est un dossier sensible et politique. Je pense qu’il sera programmé pour les prochaines sessions criminelles. D’autre part, on semble s’entendre sur la censure de Matoub même en France, car la mairie de Paris avait annulé sans raison valable au printemps dernier un colloque sur l’impunité en Algérie. Il faut dire que quand on s’inscrit dans une démarche de Lounès et quand on fait jonction dans de combat de Lounès en termes de lutte démocratique, on met les bâtons dans les roues. C’était un colloque qui devait relancer le dossier Matoub, précéder notre dépôt de plainte et la commémoration du 10e anniversaire de son assassinat. En tout cas, le dossier est politique et son règlement doit être politique.
Par Saïd Gad

XXIII Congrès de l’Internationale Socialiste

is.jpgL’Internationale Socialiste tient son XXIIIème Congrès,  du 30 juin eu 2 juillet 2008, à Athènes, sous le thème général:  Solidarité mondiale: Le courage de faire la différence. Lors de sa réunion à Athènes, en Grèce, l’IS abordera quatre questions clés qui sont au cœur du mouvement social-démocrate mondial d’aujourd’hui et au centre des préoccupations de la communauté internationale: le changement climatique, la paix et la résolution des conflits, l’économie mondiale et la question de la migration…

Le retour du bachagha Ouyahia

Le scénario prévu par le Makhzen du DRS et ses mentors continue de se mettre en place en clarifiant un peu plus son dénouement. Il faut être aveugle pour ne pas voir que Bouteflika est plus que malade. Il est quasiment mourant et astreint à un service minimum. Il ne peut plus faire de longs discours, ni participer à une trop longue cérémonie protocolaire, sous peine de faire un malaise. 

Il est donc hors jeu de fait mais garde un minimum de fierté en montrant qu’il n’est pour rien dans le retour d’Ouyahia. Les traditions constitutionnelles et médiatiques veulent que le président reçoive à tour de rôle les chefs de gouvernement démissionnaire et promu. Il n’en a rien été. Belkhadem a rencontré furtivement Ouyahia pour lui remettre les clés du bureau avant de s’envoler pour une omra. Il était pressé d’aller expier les péchés qu’il a commis et les mensonges qu’il a déblatérés. L’exercice politique a toujours été un calvaire pour les hommes qui se disent pieux. 

Le retour d’Ouyahia aux commandes du gouvernement, décidé par l’armée, signifie d’abord qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle parce qu’il sera chargé de l’organiser comme en 2004. Dans la tradition des bachaghas, il a démontré qu’il était un adepte de la fraude électorale et de la mystification, aidé par une presse servile et des partis croupions. Avant l’échéance de 2009, il va orchestrer la révision constitutionnelle «au nom du troisième mandat de Bouteflika». En réalité, le pouvoir veut faire sauter le verrou des deux mandats pour le prochain président qui sera un militaire. L’objectif étant de le faire durer le plus longtemps possible afin que les généraux qui ont du sang sur les mains et des comptes en banque bien remplis vivent une retraite paisible. 

Dans la tradition des bachaghas, Ouyahia est également revenu pour renforcer les intérêts économiques français. Déjà dominants au Maroc et en Tunisie, les patrons français veulent parachever la reconquête économique de l’Algérie. Patients et têtus, ils utilisent toutes les facettes des mécanismes du capitalisme pour pomper une partie de nos richesses sans trop investir. 

Par contre, ils font tout pour empêcher l’émergence d’un véritable patronat algérien. Le bachagha Ouyahia a toujours su servir leurs intérêts en encourageant leur implantation et leur main mise sur des secteurs stratégiques et rentables. Les français savent aussi intervenir avec des prête-noms algériens et arabes qu’ils rachèteront le moment voulu. Ce n’est certainement pas un hasard si l’installation de certains groupes arabes a été menée par des directeurs français, dont la plupart agissent sous couvert d’officines ou de lobbies. 

Les méfaits économiques anti-algériens du bachagha Ouyahia sont connus. Son retour en mai 2003 a constitué pour les français un double coup de maître. D’une part, il leur fallait à tout prix barrer la route de la présidence à Ali Benflis, qui aurait donné une image moderniste et démocratique contagieuse pour le monde arabo-africain. D’autre part, Ouyahia avait pour mission de liquider complètement le groupe Khalifa, alors qu’une solution nationaliste réfléchie aurait été de le nationaliser ou d’organiser sa reprise en main. On se rappelle que les contestations et les manifestations contre un démantèlement du groupe ont vite été étouffées. Les français ne voulaient pas voir le secteur bancaire algérien échapper à leur domination. La réussite fulgurante de Khalifa Bank, portée par des appuis en haut lieu et un management rajeuni, avait fait des émules qui les contrariaient en créant un précédent au Maghreb. 

Les français avaient aussi été outrés de voir Khalifa entrer dans le capital de la Société Générale après avoir racheté au prix fort les parts que détenaient l’ex-ministre du budget Ali Benouari, le facilitateur qui avait piloté l’installation de la banque dans un contexte très difficile. A ce jour, on ne sait pas qui détient ces parts que la SocGen voulait à tout prix récupérer. Alors qu’une simple logique de souveraineté économique commande à l’Etat algérien d’avoir un droit de regard d’actionnaire dans tous les conseils d’administration des banques étrangères. 

Le liquidateur Ouyahia s’est donc non seulement chargé de détruire Khalifa Bank, mais également toutes les banques privées à capitaux algériens. Elles ont toutes été dissoutes, ne pouvant plus franchir toutes les barrières insurmontables mises en place par Ouyahia. C’est ainsi que toutes les autres tentatives de créer une banque par des groupes algériens publics et privés (Sonatrach, Cevital,…) ont vite été découragées. 

Les banques arabes et étrangères ayant une présence symbolique et marginale, le terrain est libre pour une domination exclusive des banques françaises qui a failli devenir décisive avec la privatisation du CPA. C’est grâce à la «vigilance stratégique» de Fatiha Mentouri, ex-ministre déléguée à la réforme financière, que l’opération a été avortée. Elle avait subtilement brouillé les cartes en y mélangeant la crise américaine des subprimes qui n’avait pas grand-chose à voir, mais qui a suffi à faire peur à des décideurs ignorants. Elle vient de payer son patriotisme en étant éjectée de son poste. 

Le fait est que le système bancaire algérien se retrouve paralysé, incapable de gérer et de réinjecter dans l’économie la manne pétrolière. Les banques publiques ont un management attardé et il n’y a ni banques privées, ni fonds d’investissement, ni capital risque, ni sociétés de placement, ni marché financier, ni bourse … De simples opérations de crédit auto, ou de crédit consommation comme l’opération Ousratic n’ont pas pu être gérées par un système financier archaïque. Alors que dire du crédit à l’investissement réservé à une poignée de privilégiés au détriment de milliers d’investisseurs potentiels laissés sur le carreau qui ont abandonné leurs projets après des mois et des années de négociations inutiles. 

Par ailleurs, le développement rapide de la compagnie aérienne Khalifa Airways a été également vu par les français comme un  danger. En désenclavant de nombreuses régions d’Algérie et en ouvrant des dessertes partout dans le monde, Khalifa sortait les algériens de leur isolement et de l’embargo qu’on leur imposait. Il prévoyait aussi le lancement de vols charters et le low cost que les français veulent freiner en Algérie pour entraver le développement du tourisme. Air France a d’ailleurs lancé ses vols à prix réduits à 50€ vers le Maroc et la Tunisie… mais par vers l’Algérie. Le monopole d’Air Algérie et le refus de délivrer des agréments aux compagnies privées maintiennent le pays à la traîne du développement touristique. En discourant sur la sortie de la dépendance pétrolière, Ouyahia continue à prendre les algériens pour des amnésiques et des imbéciles. 

Les officines françaises avaient commencé à s’affoler lorsque Khalifa avait sponsorisé l’OM et le club de rugby de Bègles, et surtout créé sa chaîne de télévision. Il donnait de l’algérien une image de prospérité moderniste et festive qui contrastait avec l’image du terroriste sanguinaire que distillaient quotidiennement les médias français. C’est à ce moment que les premières attaques anti-Khalifa, ouvertement inspirées par la DGSE, sont parues dans la presse française, avant de confier au bachagha Ouyahia la mission de «détruire l’image Khalifa». Les détournements et la corruption sont une réalité nationale et une responsabilité collective qui ont caché les véritables raisons de la destruction du mythe Khalifa. 

Le bachagha Ouyahia a déjà fait savoir à la presse qu’il «représenterait l’Algérie» à la rencontre fondatrice de l’UPM du 13 juillet et qu’il se mettra au garde-à-vous au défilé militaire du 14 juillet. Il n’a aucun état d’âme ni aucun scrupule à faire cette insulte à notre Histoire, ni à faire allégeance au lobby sioniste. 

Plus que la maladie et la mise à l’écart de Bouteflika, le retour d’Ouyahia prouve aussi que le Makhzen du DRS, qui impulse la vie politique du pays depuis 18 ans, est lui aussi très malade et a atteint ses limites. Rappeler pour la troisième fois le même homme à la tête du gouvernement relève du rachitisme politique. 

A force de censurer, réprimer, marginaliser, contraindre à l’exil tout opposant, le pouvoir ne s’est laissé aucune marge de manœuvre. Il traîne tout le pays dans la décadence et le prépare à une nouvelle colonisabilité qu’on finira tous par souhaiter et accepter comme une délivrance. Le suicide collectif des haragas qui se jettent à la mer pour rejoindre la métropole en est un signe annonciateur. 

Saâd Lounès

Elus de l’APC de Souk Oufella: Déclaration

Légalistes impénitents et soucieux de préserver notre image et par delà celle de notre commune, nous nous sommes interdit jusqu’à ce jour de déballer sur la voie publique les raisons du blocage et du dysfonctionnement de l’assemblée, persuadés que la loi et la réglementation en vigueur pour peu qu’elles soient appliquées allaient inéluctablement la dénouer. Six mois plus tard, nous sommes au point de départ.
Nous avons interpellé et averti par écrit à plusieurs reprises le Président élu par la majorité relative 3/7 de s’y conformer et évidemment saisi à chaque fois les autorités administratives chargées de veiller au respect et l’application des textes mais en vain.

Le 19 juin, convoquant pour la première fois l’assemblée pour une session ordinaire, l’exécutif, en violation flagrante des textes, a refusé d’ajouter un point à l’ordre du jour formulé par un élu et ce conformément à l’article 16 du code communal. Acculé et en panne d’arguments, il n’a pas trouvé mieux que de lever aussitôt la séance intimant par ailleurs l’ordre au secrétaire de séance ( un jeune stagiaire en pré- emploi) de déformer la transcription de nos propos. Par crainte de nous affronter dans un débat public et transparent; il s’est également octroyé le pouvoir d’empêcher un autre élu qui voulait enregistrer l’exposé de notre délibération.

Or, nous avons précisément répondu à cette convocation pour délibérer et débattre publiquement de tout ce qui relève de notre compétence, étayer des arguments et mettre à nu son arrogance, apporter des preuves sur ses dépassements, sa partialité, son clientélisme; démontrer son incompétence, sa gabegie, et l’opacité totale de sa gestion.

Afin que chacun de nous se détermine par rapport à l’article 145 de la loi relative à la commune, nous les élus membres de l’assemblée populaire communale de Souk-Oufella (ACHAT Arab, RABHI Samir, SEMAOUNE Azzedine et YACIA Khelaf ) plus que jamais ralliés au FFS, déclarons que nos divergences avec l’actuel président ne sont pas dues au partage des postes de vice-président ou d’un quelconque clivage politique mais le résultat du comportement négatif et irresponsable de ce maire en déphasage total avec les attributions d’une telle fonction.

Par conséquent, il nous est impossible de siéger avec ce président tant qu’il sera maintenu en poste.

L’économie se porte mal ? Ca me fait bigrement marrer…

Voilà que le revenant Premier Ministre apprend aux Algériens que «l’économie se porte mal». Mais enfin, est-ce censé nous faire peur  ou nous faire rire ? En tous cas, moi ça me fait bigrement marrer.  Qui du commun des Algériens ignore que l’économie de son pays va mal, très mal et même très très mal ? Pas besoin de sortir de Saint-Cyr … 

Ce que le Sieur Ouyahia omet de dire, c’est plutôt pourquoi cette économie se porte mal, si on admet qu’il y’en a une. Si l’économie du pays se porte mal, cela doit bien avoir des raisons, cette situation doit avoir des « responsables ».

Bien entendu cette première déclaration est destinée à celui qui était à sa place il y a 2 jours. C’est un peu la réponse « du berger à la bergère ». L’un comme l’autre, chacun à sa façon et avec son « style » ont porté des coups fatals à l’économie du pays, transformée en un gigantesque « bazar », un repère d’affairistes sans scrupules et de prédateurs sans fois ni loi.

Imbu, suffisant et frappé d’amnésie, il est intéressant de rappeler à celui qui a dirigé un Gouvernement qui passait son temps à couper « les rubans » pour inaugurer des projets que … le Président a initiés, quelques-uns des ses « exploits » en matière d’économie.

Quand un premier Ministre dégomme 460.000 postes d’emploi comme si de rien n’était, ordonne des ponctions pour assurer les salaires de misère d’autres travailleurs, on ne peut pas lui attribuer la mention « bien ». Quand c’est sous son « règne » que des maladies moyenâgeuses réapparaissent et terrassent des enfants algériens, on ne peut pas dire que l’économie se porte bien. Dans les pays « assis sur leurs pieds », les responsables moraux de telles situations ne se dérobent pas dans des envolées lyriques et répondent devant la justice, à l’exemple de Laurent Fabius, dans l’affaire du sang contaminé en France, en 1991 … Mais la comparaison est très osée puisque il faudra parler du niveau politique, du sens des responsabilités, du devoir de rendre des comptes, de la justice, de son indépendance … du pouvoir des députés d’exiger des commissions d’enquêtes, de leur courage politique d’exercer leur droit de voter une motion de censure et de beaucoup de choses encore…

Quand, c’est  sous ces yeux de Premier Ministre que  l’empire Khalifa s’est constitué et que son scandale a éclaté, il est difficile de dire que l’économie est reluisante. A ce sujet, l’on se rappelle de sa déclaration devant les députés, le 25 mai 2005 « l’affaire Khalifa « n’a pas encore livré tous ses secrets » et qu’il y aura « du nouveau » à ce sujet. Peut-être que, 3 ans après, celui qui était aux affaires, lèvera le voile sur «  le scandale du siècle ». On passera, bien entendu, sur « son combat » et son acharnement, aux côtés des Arouche rien que pour  dissoudre les Assemblées élues dans la région de Kabylie détenues par le FFS…

Si l’économie se porte mal, un secret de « Polichinelle », Ouyahia doit savoir que c’est tout le pays qui se porte mal. Lui, à la tête du Gouvernement, il se portera bougrement mal.

R.Z.

FFS: « La remise en selle de Ouyahia constitue un mépris grave pour la population »

Le Front des forces socialistes (FFS), par la voix de son premier secrétaire national, Karim Tabbou, déplore que « les affaires du pays continuent à être gérées dans l’opacité, loin de toute norme de gouvernance ». Un procédé qui confirme que la logique de la recherche des équilibres au sein du régime politique importe plus que les affaires du pays. « Cette remise en selle de Ouyahia constitue un mépris grave pour la population algérienne qui vit des difficultés sociales, économiques et politiques », regrette M. Tabbou. El Watan

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