Archive pour juin, 2008

Les délires du quotidien Le Figaro

Le journaliste Arezki Aït Larbi du quotidien français Le Figaro a supris plus d’un en affimant, dans un article paru aujourd’hui, que depuis l’arrivée de Abdelaziz Belkhadem à la tête du gouvernement « on assiste au refus des restaurants de servir des femmes seules… ». Quel est donc ce restaurant où on refuse de servir une femme seule ? Il est rare de voir une femme seule rentrer dans les restaurauts qui servent de l’alcool. Si elle rentre seule, elle est servie, je dirai qu’elle est même très bien servie. Il suffit de faire un tour au restaurant El Kheima de la place Audin d’Alger pour constater le nombre de femmes qui le fréquentent.  

Le journaliste a écrit que depuis l’arrivée de M. Belkhadem à la tête du gouvernement en 2006, les signes d’une islamisation rampante ont soulevé interrogations et inquiétude. Alors que plusieurs villes sont secouées par des émeutes récurrentes, ce chef de file des «barbéfélènes » s’est lancé dans une guerre idéologique d’un autre âge : fermeture de débits de boissons alcoolisées, condamnation de «mécréants» pour rupture illicite de jeûne durant le ramadan, chasse aux couples illégitimes, refus des restaurants de servir des femmes seules… ». Pourtant, Aït Larbi sait bien que Belkhadem n’a aucun pouvoir. Il sait bien que seul le DRS décide dans ce pays. Pour sauter du coq à l’âne, il sait mieux que tout le monde que ce n’est surtout pas Belkhadem qui décide de l’octroi ou non d’un agrèment pour un journal ! Enfin…

Décision le 2 juillet dans le procès de deux convertis

Un tribunal algérien a mis mercredi en délibéré au 2 juillet sa décision dans le procès dde eux Algériens convertis au christianisme.  »Le verdict sera prononcé le 2 juillet prochain », a déclaré le pasteur Mustapha Krim à l’AFP. Les deux prévenus étaient jugés pour « distribution de littérature qui porte atteinte à la foi des musulmans », a-t-il précisé. 
L’audience au tribunal de Tissemsilt s’est déroulée dans le calme. Les deux convertis avaient été condamnés le 20 novembre 2007 par contumace à deux ans de prison ferme et 500.000 dinars d’amende, chacun pour
exercice illégal d’un culte non musulman.

Commentaire: Le verdict sera-t-il en faveur des deux Algériens convertis pour enfin dire que Ahmed Ouyahia est un « moderniste », « anti-islamiste » et que Belkhadem est un islamiste ? La réponse nous l’aurons le 2 juillet . El Mouhtarem

Communiqué de la famille Matoub Lounès

Dix ans après le lâche assassinat de Lounès Matoub, le 25 juin 1998 à Tala Bounan, dans des conditions qui restent mystérieuses à ce jour, et à l’appel de sa famille, un rassemblement symbolique a eu lieu aujourd’hui devant la cour de Tizi Ouzou pour exiger la réouverture du dossier et la vérité sur son assassinat.

Cette action vient après plusieurs anomalies, irrégularités dans la procédure et reports qui ont, 10 ans durant, caractérisé l’instruction de cette affaire malgré les rappels multiples de la famille, de la Fondation et de la population et une pression continue de la rue et des médias.

Une délégation de 12 personnes, composée de la mère de Lounès, Nna Aldjia, sa sœur Malika, des membres de la Fondation Matoub, de délégués du Mouvement citoyen, des représentants des comités estudiantins et des fans de Lounès, a été reçue ce matin, 24 juin 2008 par le Procureur général de la cour de  Tizi Ouzou; durant cette audience, le procureur général, représentant le ministère de la Justice s’est engagé à programmer l’affaire de l’assassinat de Lounès Matoub dans les plus brefs délais, probablement durant la session en cours, c’est-à-dire d’ici la fin du mois de juin.

Le même responsable a déclaré que l’audience de cette affaire sera publique et que toutes les parties seront convoquées avec toutes les garanties dont un tel procès a besoin.

Aussi, il promet que la famille a le droit de formuler toutes les demandes et requêtes qu’elle juge nécessaire pour faire éclater la vérité.

Par la même occasion, le procureur général a assuré que le dossier de l’assassinat de Lounès Matoub ne sera pas touché ni concerné par une quelconque prescription et qu’il est de son devoir de réunir toutes les conditions à la tenue d’un procès équitable qui rende justice à la famille et à toute la population. Par ailleurs, la famille Matoub tient à remercier la nombreuse foule de fans de Lounès qui a répondu à l’appel au rassemblement devant la cour de justice de  Tizi Ouzou.

Pour la famille de Lounès Matoub

la sœur Malika Matoub

et la mère Nna Aldjia Matoub

Attentat d’Alger: démission du responsable de la sécurité à l’ONU

360sirdavidvenessarticle.jpgLe responsable des questions de sécurité aux Nations unies, David Veness, va quitter ses fonctions en conséquence de défaillances constatées après l’attentat commis contre l’ONU à Alger en décembre, a annoncé mardi le secrétaire général, Ban Ki-moon. Dans un communiqué, rapporte l’AFP, M. Ban indique que M. Veness, sous-secrétaire général de l’ONU pour la sécurité et la sûreté, l’avait informé « qu’il était prêt à assumer l’entière responsabilité des défaillances dans les mesures de sécurité qui pourraient s’être produites dans le contexte de l’odieux attentat terroriste commis le 11 décembre 2007 contre l’ONU à Alger ». Le chef de l’ONU précise que Sir David, qui est de nationalité britannique, lui avait « présenté volontairement sa démission » et qu’il l’avait acceptée. Selon sa porte-parole Michèle Montas, le communiqué de M. Ban devait s’accompagner de la publication du rapport d’un groupe d’experts indépendants chargé de faire des recommandations pour améliorer la sécurité du personnel de l’organisation internationale dans le monde.

Pour mieux connaître le nouveau ministre de la poste et des TIC

Cette lettre a été adressée au président de la République, Abdelaziz bouteflika en mars dernier.  

Lettre ouverte à son excellence Monsieur le président de la République Monsieur le Président, Permettez-moi, votre excellence, d’attirer votre attention sur des faits extrêmement graves d’exaction et d’abus de pouvoir en direction de ma personne en tant que chercheur, docteur et spécialiste en microélectronique, profondément attaché à mon pays et à son développement. L’auteur de ces dépassements arbitraires n’est autre que le directeur du Centre de Développement des Technologies Avancées (CDTA), Monsieur Hamid Bessalah, qui s’est permis comme à son habitude depuis près d’un quart de siècle d’enfreindre gravement et à répétition les règles en vigueur en prenant une première fois une décision de mettre fin à ma fonction de Directeur de Division de recherche en novembre 2006 et de récidiver une deuxième fois en prenant une deuxième décision abusive, arbitraire et non justifiée en mettant fin à ma fonction en tant que chef d’équipe de recherche en décembre 2007. Le harcèlement moral et les représailles ont commencé dès que j’ai apporté une critique, que mes convictions et mon honnêteté intellectuelle exigeaient, sur la conduite financière exagérée et non convaincante à l’égard du projet de réalisation de centrale de technologie du CDTA par la société M+W Zander, un projet de 2 milliards de Dinars (21,74 millions d’euros). A titre d’information, le coût des équipements en question remis à neuf et autres services proposés initialement par M+W Zander était de 11 200 000 € TTC, montant figurant dans le contrat CDTA/M+W Zander, soit un écart supérieur à 8 000 000 € par rapport aux coûts de référence du fournisseur d’équipements Semitech et comme confirmé lors de la réception provisoire de la phase 1 en date du 13/10/2004. Ces derniers ont été transmis suite à notre intervention en mettant en concurrence l’offre de M+W Zander avec celle de Semitech. Par la suite, M+W Zander a repris son offre (Fax du 22 décembre 2004), mais en maintenant le prix initial de 11 200 000 € tout en mettant en avant un montage d’un ensemble d’opérations de frais de rénovation, de service, de commission, des droits de douanes et de TVA. Malgré notre insistance à refuser ces prix, le directeur, n’a pas tenu compte des réserves que nous avons faites concernant cette offre, qui sont contenues dans les courriers que nous lui avons adressés et pour lesquels nous n’avons reçu aucune réponse de sa part faute d’argumentations crédibles. Plutôt que de se cantonner à l’article 11 du contrat qui précisait que « Les phases 2 et 3 sont conditionnées aux termes de choix technologiques et de coût par les résultats de la phase 1″, le directeur s’est arrogé le droit absolu de passer outre cette disposition contractuelle et des remarques faites par l’équipe chargée du projet et d’accepter l’offre sans que l’équipe ne soit avisée ni consultée. Ce laisser- aller m’a poussé à me retirer du projet afin de ne pas cautionner pareil dysfonctionnement. Afin d’informer la tutelle de ce dysfonctionnement et la non satisfaction de mes questionnements sur les anomalies constatées, j’ai demandé audience au ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique en date du 24 avril 2005. Pour faire une rétrospective sur ce projet, nous pouvons affirmer qu’il n’a pas fait l’objet d’une mûre réflexion car il n’a même pas fait l’objet d’études préalables de faisabilité économique ni l’objet de discussions en concertation avec les organes consultatifs tels que le Conseil scientifique et le Conseil d’orientation avant son inscription pour sa réalisation, et l’on peut se demander sur quelles bases cette opération a été inscrite et sur quelles bases elle a été financée, alors que rien ne garantit les retours sur des investissements de ce type (Voir lettre ouverte à Monsieur le Président/Quotidien d’Oran le 6 décembre 2006). En septembre 2002, après la démission de l’ex-responsable du projet et l’achèvement des études conceptuelles, j’ai essayé d’y apporter ma contribution personnelle à travers la consolidation des objectifs qui étaient déjà fixés et le développement d’idées en termes d’aspects juridiques, contractuels et scientifiques afin de créer les meilleures conditions pour la réussite du transfert de technologie. Ce qui m’a encouragé à mener une réflexion profonde, et loin de toute polémique, c’est votre appel, Monsieur le Président, lancé lors du discours prononcé à Tlemcen à l’occasion du 50ème anniversaire de la création de l’Union Générale des Etudiants Musulmans Algériens (UGEMA) à travers ce passage édifiant « il appartient aux millions d’intellectuels formés depuis quatre décennies d’engager un mouvement de réflexion, de création et d’action pour répondre aux attentes de leur société », et assurant que « l’Algérie rebondira et étonnera à nouveau le monde ». Cependant, comment se fait-il que les informations et les réflexions contenues dans ces articles, qui témoignent qu’elles sont pourtant dans l’air du temps de ces instants privilégiés de l’Histoire pour notre véritable développement, soient restées lettres mortes… Ainsi, on constate que le souci de Monsieur Bessalah n’est pas de veiller au bon fonctionnement du Centre et d’encourager la pensée stratégique afin de mieux répondre aux besoins de la recherche et d’améliorer la pertinence et l’efficacité de travail, mais bien de me réduire au silence et de nuire à un chercheur, docteur en microélectronique diplômé des meilleures universités (Université Paul Sabatier de Toulouse, France) et centres de recherche (Centre National de Recherche Scientifique, France) européens, qui a tout donné depuis son recrutement en 1987 : Chef de laboratoire de microélectronique de 1988 à 2006 soit près de 19 ans, président de l’atelier chargé du Programme national en microélectronique lors des Assises de la recherche en juin 1995, membre du comité d’évaluation des projets de recherche auprès de la Commission intersectorielle de promotion, de programmation et d’évaluation de la recherche scientifique et technique dans les domaines « Matières premières et technologies », membre du Conseil scientifique du CDTA, président de la sous-commission du projet « Réseau ASIC « , une opération de 250 000 000 DA, coordinateur de la bourse du projet TEMPUS-MEDA intitulé « Groupement pour la formation en Microélectronique en Algérie » bénéficiant d’un financement de la part de la commission européenne de près de 500 000 €, 2004-2007, et ayant reçu en septembre 1992 le certificat de participation au Cours régional de programmes et de projets d’investissement en Afrique dans le domaine de la Science et de la Technologie de l’UNESCO et de l’Université des Nations Unies. Par ailleurs, et conformément à l’article 49 de la Loi n° 99-7 du 5 avril 1999 relative au moudjahid et au chahid, il incombe aux fonctionnaires de l’Etat et aux administrations publiques  » le devoir de respect et d’assistance, en toute circonstance, envers les moudjahidine et les ayants-droit « , car je suis fils de Chahid et fidèle au sacrifice de nos pères martyrs. En outre, je fais partie des scientifiques qui ont choisi délibérément de ne pas quitter le pays, de le servir depuis plus de vingt ans au CDTA et de m’investir pour son développement, malgré les attractions étrangères les plus séduisantes matériellement parlant. Quant à sa deuxième exaction envers ma personne, elle est venue selon sa stratégie macabre et poursuivant toujours ses représailles, pour me priver cette fois-ci d’un droit fondamental, qui est d’entreprendre une activité de recherche en équipe, alors que j’ai sacrifié toute ma vie au service de la recherche. Invariablement, tout en se proclamant, à tort, être investi de toutes les prérogatives allant de celles du Conseil d’administration à celles du Conseil scientifique, Monsieur Bessalah se permet de prendre une décision purement administrative, de façon abusive et en faisant fi des prérogatives de toutes les instances précitées, en mettant fin à ma fonction de chef d’équipe et à notre protocole de recherche triennal. Cette décision intervient sept mois seulement après la date de signature du contrat de recherche, le 26 mars 2007 et après que le directeur ait décidé de réorienter les éléments de l’équipe ainsi démantelée vers un projet pour la centrale de technologie du CDTA. Une réorientation des activités et de l’effort de presque tout le personnel chercheur de la Division a été décidée de façon unilatérale par le directeur. Ceci sans qu’elle fasse l’objet de discussions en concertation avec les organes consultatifs précités qu’il aura dépourvus de leur responsabilisation, entraînant ainsi le ralentissement de la quasi-totalité des travaux des équipes de recherche comme mentionné dans le procès-verbal du Conseil scientifique des 10 et 11 novembre 2007. En effet, les dispositions du statut d’EPST prévoient la transmission intégrale du procès-verbal du Conseil scientifique au Conseil d’administration sur la base duquel ce dernier doit délibérer tel que défini dans l’article 13, 21 et 25 du décret exécutif n° 99-256 du 16 novembre 1999 fixant les modalités de création, d’organisation et de fonctionnement de l’EPST. Il s’agit donc d’un mécanisme de supervision indépendant et essentiel afin d’assurer non seulement qu’il n’y ait pas d’abus de pouvoir, mais également qu’on puisse démontrer publiquement qu’il n’y en a pas. La mission du directeur du Centre consiste à exécuter les recommandations du Conseil d’administration. Au lieu de se conformer à ces dispositions, le directeur a pris la décision de les transgresser sans que le Conseil d’administration ne délibère sur le procès-verbal du Conseil scientifique des 10 et 11 novembre 2007 et de s’arroger ainsi à tort du rôle de ce dernier en prenant la décision injuste de dissoudre mon équipe de recherche sans aucune raison valable et allant même à l’encontre des recommandations du Conseil scientifique. On constate donc un abus de pouvoir de ce Monsieur qui ne souhaite pas que je puisse informer les hautes instances du pays de ces dérives. Votre excellence, Monsieur le Président, je fais appel à votre haute bienveillance sollicitant votre intervention afin de mettre fin aux agissements désastreux et irresponsables du directeur du Centre. En espérant que vous serez sensible à la gravité des faits présentés, je vous adresse, Monsieur le Président, l’expression de ma plus haute considération.

Dr. Mohand Tahar BELAROUSSI Maître de recherche/Spécialiste en microélectronique Centre de Développement des Technologies Avancées.

Il est revenu celui qui s’était introduit … «jusqu’aux poches des travailleurs»

La rumeur le disait revenir. Il revenait… Il revient. Il est là. Le chef du RND est rappelé, une fois encore à la tête du Gouvernement. Celui que la presse et la classe politique avaient surnommé «l’exécutant» et que les décideurs avaient placé sur une voie de garage revient. Celui qui s’était introduit … « jusqu’aux poches des travailleurs » en ordonnant des ponctions sur salaires prend les rênes d’un Gouvernement qui n’a aucune prise sur les affaires du pays, ni son mot à dire face aux institutions financières internationales dont le FMI et la Banque mondiale. Il reprend sa place, ce commis de l’Etat, sans état d’âme… C’est sous «son» autorité que le pays a connu l’affaire de la mutinerie sanglante de la prison de Serkadji, l’assassinat de Hachani et la liquidation de 460.000 postes de salariés. Aux élections de 1999, il apportera son appui à Abdelaziz Bouteflika. Un soutien qui lui vaut d’être nommé ministre de la Justice. Il sera l’un des artisans de la concorde civile et de la révision du Code pénal. Autoritaire, l’arrogance par excellence, ne tolérant pas qu’on lui apporte la contradiction, Ouyahia à la tête de l’Exécutif n’est certainement pas une bonne nouvelle pour les travailleurs, les syndicats autonomes, les associations non gouvernementales, en un mot, pour la démocratie. Peut-être une bonne nouvelle pour … les Arouche qu’il se remettra à agiter à l’occasion de la révision de la Constitution. Quant aux commentaires de la presse, qui adopte plutôt un profil bas, retenir ce titre du Courrier d’Algérie qui commence déjà à faire … la cour : «OUYAHIA : LE JUSTE RETOUR» (sic !)

Par R.Z

La nomination d’Ouyahia est le résultat d’un accord entre décideurs

ouy.jpgMoussa hadj et hadj Moussa. J’étais surpris ce matin par les commentaires d’une certaine presse dite “indépendante” qui veut nous faire avaler la pilule: nous convaincre que changer Belkhadem par Ouyahia est un signe de changement de cap et de passage d’une idéologie islamiste incarnée par Belkhadem à une vision moderniste incarnée elle par Ouyahia. En suivant ce raisonnement, dois-je comprendre que Bouteflika de lundi matin n’est pas celui de dimanche soir ?! Peut-on oublier que nous vivons sous une dictature où les tenants du pouvoir réel n’ont pas changé, où les “majorités parlementaires” ne veulent rien dire du moment qu’elles sont fabriquées dans les officines du DRS, et du coup ne pèsent nullement dans la désignation d’un chef du gouvernement ou sa destitution ? Les Algériens appellent ça bled mickey. Une belle caricature qui vient du génie populaire et qui explique bien ce qui se passe dans notre pays. La vérité est que ce remaniement obéit à un certain rééquilibrage au niveau des hautes sphères du pouvoir survenu à la veille d’une élection présidentielle à haut risque. Pour ma part, ce « changement » s’inscrit dans le cadre d’un accord auquel sont arrivés les décideurs et que la nomination d’Ouyahia à la tête du gouvernement n’est que la première étape dudit accord. Le reste viendra après et on le connaîtra lors de la présentation de l’avant-projet de la nouvelle constitution. Pour moi, la machine des présidentielles et le rouleau compresseur sont mise en marche et les premiers prémices apparaissent toujours avec le rangement d’une certaine presse qui veut nous faire croire, au préalable, que la nomination d’Ouyahia va provoquer un changement, et qu’il n’y aura plus d’émeutes ni de misère est aussi un signe de la fin de l’idéologie islamiste….. Enfin, que cette presse accepte de se jeter dans les mains des marionnettistes, c’est son affaire. Mais de là à accepter de se faire entraîner dans son raisonnement, là c’est notre affaire et les Algériens ne sont pas dupes.

Par M. Sadali

Ouyahia nouveau chef du gouvernement

lejour3.jpgLe président de la République,  Abdelaziz Bouteflika, a procédé lundi à un remaniement ministériel et nommé M. Ahmed Ouyahia en qualité de chef du gouvernement, en remplacement de M. Abdelaziz Belkhadem, nommé ministre d’Etat, représentant personnel du chef de l’Etat, indique un communiqué
de la présidence de la République.

« Dans le cadre du remaniement ministériel, M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a pris un décret- présidentiel portant nomination de Madame et Méssieurs : 
 - Amar Tou, ministre des Transports en remplacement de Mohamed Maghlaoui, appelé à d’autres fonctions.
- Said Barkat, ministre de la Santé, de la population et de la Réforme Hospitalière en remplacement de Amar Tou.
- Djamel Ould Abbes ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Communauté Nationale à l’étranger.
- Rachid Benaissa, ministre de l’agriculture et du développement rural en remplacement de Said Barkat.
- Hamid Bessallah, ministre de la poste et des technologies de l’information et de la communication, en remplacement de Boudjemaa Haichour, appelé à d’autres fonctions.
- Nouara Saadia Djaafar, ministre déléguée auprès du ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Communauté Nationale à l’étranger, chargée de la Famille et de la condition féminine.
-Melle Fatiha Mentouri, ministre déléguée auprès du ministre des finances chargée de la Réforme Financière, est appelée à d’autres fonctions.

promouvoir une « guerre de religion » sous le prétexte de la lutte anti-terroriste.

Monsieur,  Je vous prie d’insérer cette participation dans votre blog. Il s’agit d’un extrait tiré d’un ouvrage en cours d’élaboration (pour lequel je cherche un éditeur !) dans lequel je propose une analyse élémentaire de la politique des USA, qui permet de conclure à une volonté « naturelle » de promouvoir une « guerre de religion » sous le prétexte de la lutte anti-terroriste. 

« …Aujourd’hui, cet état d’esprit se manifeste de façon psychotique, complètement déréglée: on forme des terroristes pour mener à bien sa propre action contre un ennemi donné  à un moment donné (est ennemi des USA toute entité qui fonctionne sur des bases politiques autres; les russes il y a peu), comme si ces terroristes allaient se dissiper dans l’air une fois l’ennemi vaincu. Comme si la possibilité de devenir ultérieurement la cible des pratiques terroristes transférées de cette façon ne venait pas à l’esprit des entraîneurs. Comme si ces entraîneurs, dont personne ne peut aujourd’hui nier l’origine occidentale, ne mesuraient pas les implications objectives de leurs actes. Comme si ces super Captain’s dont l’offensive glorieuse justifie le recours à tous les moyens n’imaginaient pas un seul instant que les terroristes qu’ils forment pourraient un jour se retourner contre leurs maîtres… Comme si ces maîtres étaient des… enfants et qu’ils continuaient à jouer au gendarme et au voleur, eux étant naturellement les gendarmes. Et dans leur naïveté insondable, ils fabriqueraient des soldats de plombs qui, au claquement de doigts… Que dis-je ? Au signal électronique, ces soldats de plomb feraient les méchants pour eux. Pourquoi ? Grandissons un peu et imaginons l’intérêt possible de cette stratégie déviante. 

Quand on est informé que toutes leurs incursions extraterritoriales (parlant des USA) ont pour raison déclarée la défense de leur mode de vie, slogan repris en leitmotive sectaire par l’Europe après les attentats du 11 septembre, il y a de quoi s’interroger sur ce que l’on entend par loi, conventions internationales, justice, droits de l’homme, liberté d’entreprise, tous supports intégraux du dogme libéral. Surtout quand on sait qu’aucun état libéral ne pratique aucun de ces fondements de façon ne serait-ce qu’équivalente. » 

Bien à vous  Wi Yilan’ 

Le coordinateur des sinistrés de Chlef condamné

Le tribunal correctionnel de Chlef a rendu hier son verdict dans l’affaire opposant l’ex-wali de Chlef, Mohamed El Ghazi, au président de la coordination des cités en préfabriqué, Mohamed Yacoubi. Il a condamné le coordinateur des sinistrés à six mois de prison avec sursis et à une amende de 60 000 DA pour « outrage à fonctionnaire et usurpation de qualité ». 

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