Archive pour juin, 2008

Mise au point au « collectif des femmes du printemps noir »

faroudja.jpgBonjour tout le monde; 

Je viens de lire cette mise au point fleuve de la bonne dame Farroudja Moussaoui au nom d’un collectif des femmes du printemps noir. J’avoue que je suis un peu plus que désorienté. Je n’ai pas la prétention de défendre Me Zehouane qui est mieux placé que moi pour se défendre lui-même, et je salue sa décision plus que courageuse. Seulement, je tiens à rappeler quelques vérités. Collectif des femmes du printemps noir, voyons donc bonnes femmes du printemps… noir ! La femme a été partie prenante des événements du printemps de 2001, j’en témoigne, car j’en ai côtoyé quelques unes d’entres-elles. Elles y étaient au tout début du mouvement, puis, oust, elles se sont éclipsées, et je ne leur reproche rien, car ce n’est pas de leur faute, je le sais. D’où est né ce « collectif des femmes du printemps noir »? A-t-il une existence réelle quelconque ou alors c’est tout juste un sigle que l’on sort quand on en a besoin? Où était ce « collectif de femmes du printemps noir » quand, justement, le droit des femmes a été bafoué par les aarouch, par les personnes mêmes qui organisent ce colloque, et j’en témoigne moi-même, ayant été partie prenante de ce mouvement et présent à la rédaction de la plate-forme d’El Kseur. N’ont-ils pas exclu les femmes, les étudiants, les syndicats et tout ceux qui pouvaient donner une consistance et une portée à la révolte des jeunes? Trêves de mensonges.  Il faut bien se rendre à l’évidence et admettre que les premières victimes des aarouch sont les femmes. Je me rappelle encore avec dégoût de certains comportements et commentaires de certains membres des aarouch, et des plus en vue, envers des femmes qui assistaient aux « conclaves ». Ces gens là, ce sont les mêmes qui, aujourd’hui, organisent ce colloque. N’ont-ils pas mis la Kabylie à feu et à sang ? N’ont-ils pas instauré la terreur pendant des années sur les populations de la région et ouvert la voie à toutes les dérives et tous les fléaux ? Y a combien de « aarouch » aujourd’hui ? Les dialoguistes», les non dialoguistes, les anti-dialoguistes, les dialoguistes mais…, les dialoguistes à condition, les non dialoguistes sauf si, les dialoguistes avec Benflis, les dialoguistes avec Ouyahia, les dialoguistes avec El Mouradia, les dialoguistes avec les caves de Ben Aknoun…, les rançonneurs des commerçants, les nababs et les amateurs de soirées arrosées de whisky…etc ! Et puis, question de bon sens, dites-moi donc, en qui un colloque sur l’impunité, organisé à huis clos à Tizi-ouzou, peut-il apporter quelque chose à la cause des droits de l’homme? Un colloque où tous les intervenants sont des oppresseurs ! Benchicou n’a-t-il pas instauré une chape de plomb sur les journalistes du Matin ? Ne les a-t-il pas exploité durant des années ? Plusieurs d’entre eux ont eu la désagréable surprise qu’ils n’étaient même pas assurés ! N’a-t-il pas versé dans la corruption et les jeux du DRS (chose qu’il reconnaît lui-même dans son dernier livre, d’ailleurs), quand au « aarouch » et consort, il n’est même pas utile d’en parler, pour ne pas leur donner de l’importance, l’histoire rendra son jugement un jour.  Quant aux femmes du « collectif des femmes du printemps noir », je leur dirais ceci: Cessez de faire le jeu des charognards. Le combat des femmes est quotidien et de longue haleine. Vous ferez mieux de vous occupez réellement de la situation des femmes que de servir les desseins obscurs et inavoués de vos bourreaux d’hier et d’aujourd’hui. A bon entendeur. 

Par nuage de fummé

NB: Sur la photo: Farroudja Moussaoui

Tahar Ouattar descend en flammes Boudjedra

oiuat.jpgاحتراما للرأي العام الذي له نظرة خاصة للمثقفين والأدباء، تنزههم عن التفاهة والابتذال، واحتراما لسن الشيخوخة التي نحن فيها، واحتراما للدور الذي علينا أن نلعبه كطلائعيين نوحد ولا نفرق، ندعو إلى الخير والحق والجمال، ونسعى لأن يقتدي بنا الناس. 
 احتراما لكل هذا، سكتنا عن تهجماتك المسعورة، التي تواصلت منذ 1982 سنة اكتشاف بختي بن عودة رحمه الله، سطوك على كتاب محمد بنيس ونشره في جريدة الوحدة باسمك. 
نقول، سيستفيق هذا الرجل، سيراعي ما تبقى له من مكانة، لكن كلما مرت الأيام، وكلما هبطت أسهمك، ازداد سعارك. 
هددتك برفع دعوى قضائية، فسكتّ أشهرا قليلة، ثم لما تبين لك أن ذلك مجرد تهديد، وأن رئيس جمعية ثقافية محترمة، لن تسمح له أخلاقه بجرجرة كاتب، مهما كان رأيه فيه، إلى المحاكم. 
مكانتي يا أبا جدرة، هي الأصبع الذي يوجعني، والذي تستغله فتمسكني منه. 
لو أنك تتعرض لكتاباتي بالنقد والتحليل، وحتى بالشتم والقذف وتزوير الحقائق، لما اعترضت، فهذا حقك، وحق جميع الناس. 
لكن أن تقذف وأن تقذف، بكل التعابير غير الأدبية وغير الأخلاقية، مفتعلا خلافا شخصيا، أو دفاعا عن هذا أو ذاك، بينما المسألة وما فيها، هي سقوطك من عليائك، يوم مددت يدك إلى كتاب محمد بنيس، بيان الكتابة. 
يا أبا جدرة، أعلم أنك تعاني مشاكل هوية وانتماء، فلا أنت من عين البيضاء، حيث عبر أهلك، ولا أنت من جيجل حيث مايزال يقيم البعض من أهلك. 
ولا أنت من تونس، حيث زاولت مراحل التعليم وما تتطلبه من سنوات، ولا أنت من الجزائر التي لم تدخلها، إلا بعد الاستقلال زاعما، وأنت المولود، في ,1941 أنك حملت البندقية وحررتها، وما إن استقر بك المقام، حتى غادرتها إلى إسبانيا، وما إن عدت إلى الجزائر، حتى غادرتها نحو فرنسا (أتذكر يوم جئتك صحبة الأستاذ الطاهر بن عيشة والصحفي المتخفي يومها بوزيد كوزة، إلى الثانوية بالبليدة حيث تدرس، أدعوك إلى الالتحاق بمنظمة المقاومة الشعبية، أو على الأقل استنكار الانقلاب على الجمهورية، 19 جوان 1965 أرجعتنا خائبين.) 
عدت إلى الجزائر (فاتحا لصالونات الوزراء ورجال الأمن ورفاق السوء، ومرافقا للرؤساء). 
بالإضافة إلى إشكالية هوية، هناك إشكالية انتماء، فلا أنت شيوعي يناضل بغير ادعاء، ولا أنت عدمي، يعيش الحالة، لا أنت من المفرنسين ولا أنت من المعربين. 
يا سي رشيد أبا جدرة، قبل أن أقول لك بكل إلحاح: 
ـ دعنا نشتغل فوقتنا أضيق من أن نضيعه في الترهات،أسألك. ماذا يكون موقفك ممن ثبتت عليه السرقة بجميع الأدلة القاطعة؟ (وهي في حوزتي وقد تنشر في كتاب كظاهرة جزائرية)، هل يستعيد هذا اللص احترامه ومصداقيته ذات يوم في نظرك؟

Communiqué de la Fédération euroméditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED)

Nous, familles de disparus venues d’Algérie, de Bosnie-Herzégovine, de Chypre, d’Espagne ; d’Irak, du Liban, de Libye, du Maroc, de Serbie, de Syrie, et de Turquie et organisations de défense des droits de l’Homme de différents continents, réunies à Rabat les 12, 13 et 14 juin à l’occasion de la Deuxième rencontre Euroméditerranéenne sur les disparitions forcées,

Nous nous réjouissons de la création et du développement de la Fédération Euroméditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED).

Nous avons parlé pendant ces trois jours du phénomène des disparitions forcées dans nos pays respectifs.

Une fois de plus, nous avons constaté les effets ravageurs de cette pratique sur la société civile de nos pays et sur la dignité des personnes.

Nous accueillons avec un grand espoir l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies, le 20 décembre 2006 de la Convention internationale pour la protection de toutes personnes contre les disparitions. 

Cette Convention reconnaît l’extrême gravité de la pratique des disparitions forcées comme violation multiple des droits de l’Homme pouvant être qualifiée, dans certaines circonstances, de crime contre l’humanité.

Elle reconnaît que le droit de ne pas être soumis à une disparition forcée est un droit absolu et indérogeable de toute personne, même dans des circonstances exceptionnelles comme la guerre ou l’état d’exception.

Pour les Etats, la Convention constituera un formidable outil en vue de la prévention et de la sanction de ce crime et facilitera la coopération internationale sur le plan judiciaire et humanitaire. 

La Convention reconnaît toutes les victimes dans leur souffrance, ainsi que leur droit à la justice, à la vérité et à la réparation. 

Elle établit un Comité contre les disparitions forcées, qui sera à même d’offrir un recours effectif aux victimes. 

En ratifiant cette Convention, les Etats se doteront d’un outil efficace et dissuasif dans la lutte contre des disparitions forcées. Ils enverront un message clair de refus de cette pratique inhumaine et de l’impunité de ses auteurs. 

Aussi, nous appelons tous les Etats : 

-         à signer – pour ceux qui ne l’ont pas encore fait – et à ratifier au plus vite la Convention. 

-         à s’abstenir, lors de cette ratification de faire des réserves qui pourraient être incompatible au regard de l’objet et du but du traité ; 

-         à reconnaître la compétence du Comité contre les disparitions forcées pour recevoir et examiner des plaintes ; 

-         à adopter sans tarder une législation nationale nécessaire pour mettre en œuvre la Convention.

La bourse des étudiants algériens ne sera pas augmentée

La bourse des étudiants de l’ordre de (900 DA / mois- 9euros /mois), depuis 1991, ne connaîtra aucune augmentation. C’est du moins ce qu’a affirmé le ministre de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, Rachid Harraoubia, lors de son passage au forum de l’ENTV.  

Boulimat: construction d’une bâtisse de 3 étages sur un rocher !

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE WALI  DE LA WILAYA DE BEJAIA

C’est après avoir tenté à plusieurs reprises de dissuader les visions obscures d’un de nos concitoyens, qui a opté pour une dégradation continue de la féeriques plage de Boulimat, que nous venons, par la présente, auprès de votre haute autorité afin d’intervenir dans les meilleurs délais pour éviter une véritable catastrophe écologique et urbanistique sur ledit lieu, fortement fréquenté par les estivants et autres amoureux de la nature.

En effet, depuis quelques mois, un citoyen bien sûr de lu, se présentant commis de l’Etat, n’a pas trouvé mieux que d’ériger une bâtisse de trois étages sur un rocher défiant tout le monde, piétinent toute logique et loi, y compris le domaine maritime et fermant toute issue à la plage dite Le Baxter.

Par un tel comportement, son auteur défie toutes les lois sans qu’une quelconque autorité daigne lui opposer une résistance

Jusqu’à quand ce genre de laisser-aller ? Nous sommes convaincus que seule votre intervention mettra un terme à cette escalade sans fin dans la désinvolture.

Collectif des habitants et commerçants du village de Boulimat (Béjaia)

Cette lettre ouverte, a d’abord été insérée un quotidien national sous forme de placard publicitaire. L’objet du document n’étant pas destiné à faire de la promotion publicitaire mais à soulever un problème et à dénoncer l’accaparement et la mainmise dont font l’objet les plages de la région, le journal aurait gagné en la publiant gratuitement.

Karim Tabbou au Midi Libre :«Le pouvoir gère dans l’urgence»

Incisif et sans aucune concession, le premier secrétaire national du FFS est égal à lui-même. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, il revient sur ce qu’il estime être les ratés du pouvoir dans les domaines politique, économique et social. Karim Tabou ne reconnaît aucune circonstance atténuante à ceux qui président aux destinées du pays.

Midi Libre : On évoque depuis quelque temps un projet de révision de la Constitution. Quel est l’avis du FFS sur cette question qui engage l’avenir du pays ?
Karim Tabbou :
A quoi sert une Constitution si le pouvoir s’exerce en dehors de toutes les règles du jeu, et en dehors de tout contrôle institutionnel ? Tout le monde sait aujourd’hui que les affaires du pays ne sont gérées ni par le gouvernement, ni par l’Assemblée nationale, ni par les institutions officielles. Par conséquent, une Constitution dans le contexte de notre pays servirait davantage de façade et d’outil de légitimation, notamment devant l’opinion internationale, que de moyen de répartition de pouvoir, de gestion de relations institutionnelles et de clarification du rôle de tout un chacun.
C’est une réalité algérienne et l’histoire des Constitutions en Algérie l’a si bien montrée. La première Constitution du pays a été rédigée dans une salle de cinéma par un groupe de colonels. Cette Constitution n’a protégé ni les hommes qui l’avaient rédigée, ni les hommes qui l’avaient imposée, puisque le 19 juin 1965, il y eut un coup d’état et depuis, Boumediene a exercé la totalité des pouvoirs. Le président Chadli a bien présenté une Constitution en 1989, relativement démocratique. C’est la première Constitution qui a ouvert des espaces à l’exercice politique, à l’exercice syndical, à la presse indépendante. Deux ans après, il y a eu les premières élections pluralistes, un coup d’état s’en est suivi, la Constitution a été complètement mise de côté, bafouée. Elle n’a protégé ni le processus politique ni les hommes qui l’avaient proposée. En 1996, la même chose, le président Zeroual a bien proposé une Constitution. Il l’a fait plébisciter par la population, dans des conditions discutables bien sûr, mais elle n’a pas pu garantir le maintien de Zeroual à son poste puisqu’il a démissionné. L’une des premières déclarations de Bouteflika était qu’il ne pouvait pas s’accommoder d’une telle Constitution. Donc, voilà l’historique des Constitutions.
Au FFS, nous continuons à réaffirmer nos positions consistant à rechercher tous les mécanismes les plus indiqués, à revendiquer des perspectives politiques sérieuses qui auront pour objet, le transfert des pouvoirs d’une sphère limitée, réduite, qui l’exerce en dehors de tout contrôle, vers une sphère publique où la population aura, par des mécanismes démocratiques, des élections pluralistes, un contrôle sérieux, une pratique politique saine et ouverte où le débat et le jeu soit sérieusement ouverts pour aller vers la première Constitution de la République algérienne, puisqu’il faut donner au peuple algérien la chance d’élaborer par ses institutions par lui-même, la première Constitution d’émanation populaire.
Les faits sont là. Troisième, quatrième ou cinquième mandat, je pense que la question fondamentale ne se situe pas au calcul du mandat. Elle se situe au niveau de l’Etat. Aujourd’hui, tout le monde, tous les observateurs, les analystes du domaine social, du domaine économique, politique, s’accordent à dire que le pays est malade, est en crise, malgré tous les maquillages qu’on a essayé de mettre. Tout est géré dans l’urgence. Sinon, il n’y a rien qui fonctionne normalement dans le pays.

Justement, la dispersion des efforts des partis politiques dit démocratiques n’encourage-t-elle pas cette situation ?
Une des problématiques de la politique en Algérie, c’est que les autorités du pays, le Pouvoir d’une manière générale, a développé l’art d’organiser le désordre. Il a mené une politique de substitution à tout ce qui peut être sécrété, produit par la société, il lui a substitué ses propres produits y compris au niveau de la classe politique. Moi, je qualifie les partis politiques de contrefaits. Ce que nous voyons aujourd’hui sur la scène politique, ce sont des produits politiques de la contrefaçon. Il n’y a pas de vrais partis politiques sur le terrain, parce que en l’absence de liberté, en l’absence d’exercice politique véritable, on ne peut pas aboutir à une classe politique qui soit l’émanation des volontés, des opinions qui existent dans la société. Nous sommes en face d’une classe politique qui court derrière des strapontins, qui cherche beaucoup plus à figurer dans un décor dont seul le Pouvoir maîtrise les mécanismes. Donc, on ne peut parler de la fédération d’une classe politique qui est inexistante.

Que faut-il faire alors pour y remédier ?
Tout d’abord, il faut lever toutes les restrictions à l’exercice de la politique. Une des restrictions, on ne peut pas parler d’une classe médiatique. On va essayer de transposer le débat vers la presse. Aujourd’hui, je pense qu’il y a des journalistes qui ont la conviction et qui ont de la compétence, malheureussement, on ne leur a pas laissé le champ à l’expression, de nature à leur permettre de disposer des moyens de créer des opinions, de créer des organes, de créer des journaux. On a mis en place un dispositif qui oblige tout un chacun à passer par un moule. Ce moule, seul le Pouvoir en tient en main le mécanisme de fonctionnement. C’est la même chose en politique. On a réduit l’exercice de la politique à une succession, à une multiplication d’élections et il n’y a d’espace à l’exercice de la politique que le moment d’une élection et ce, dans le cadre des institutions que seul le Pouvoir tient, organise et gère de loin. Donc, s’il n’y a pas d’espace public à l’expression politique, il n’y a pas de droit à la manifestation, il n’y a pas de droit de grève, il y a l’état d’urgence qui oblige tout le monde à rester dans une case fermée.
Au lieu que la société soit représentée dans l’Etat, c’est l’Etat qui a ses représentants dans de la société. Les partis politiques et quelques syndicats sont devenus le bras du pouvoir dans la société. Celle-ci se retrouve complètement ligotée par de fausses associations, de faux partis politiques et de faux représentants, à tel point que les forces vives, qui refusent d’être complices préfèrent démissionner.

Mais la société, les syndicats commencent à bouger…
Oui, le mérite revient à tous ces hommes et ces femmes qui ne veulent pas abdiquer, ne veulent pas renoncer à leurs droits ni à leurs revendications. Il y a un vrai dynamisme dans ce secteur. Mais cela ne doit pas cacher le fait que nous sommes dans un pays où on peut tabasser des citoyens dans la rue Larbi-Ben-M’hidi. Un grand homme qui a donné sa vie pour la liberté des Algériens et que dans cette rue qui est baptisée en son nom, des Algériens se font battre par des policiers algériens pour avoir revendiqué. Donc, on peut, d’un côté, se sentir fier de voir aujourd’hui que des hommes et des femmes sont en train de se battre pour la préservation de leur outil de travail, leurs établissements, et des moyens de l’économie nationale d’une manière générale. Mais force est de constater aujourd’hui que le front social est confronté à une logique policière terrible. Aujourd’hui, tous les conflits sociaux sont traités par la police et par le procureur de la République.

Cela n’a pas empêché les émeutes de Berriane, de Chlef et d’Oran…
Heureusement. Au moment où le Pouvoir veut tout bloquer, il veut tout figer dans la société, il se produit le contraire. Mais il faut avoir un regard clair, sincère en direction de ce qui se passe. L’émeute reste une expression incoordonnée, incohérente et qui ne donne pas le point de départ d’un mouvement social conscient qui a des stratégies.
Malheureusement, dans ce pays, on a fait des émeutes des petites parcelles sociales dispersées les unes des autres et que cela devient même un point par lequel on veut diminuer la pression sociale. On laisse quelques petites pressions sociales sortir dans la rue à l’effet de diminuer de la densité du malaise social. Aujourd’hui, il est vrai que nous sommes dans un pays où pour un quelconque motif (un match de football ou une déception amoureuse), une émeute peu être déclenchée. L’émeute continue d’être une expression incoordonnée qui n’arrive pas à donner un projet social, un projet sérieux.

On a parlé de manipulations et de la main de l’étranger…
Tout d’abord, je pense que j’avais dit que nos dirigeants, notamment le ministre de l’Intérieur, son horloge s’est arrêtée aux années 1970. Ce sont les mêmes mécaniques de raisonnement. Il a une approche policière de la politique. Il est ministre de l’Intérieur. Il croit gérer le pays comme on gère un commissariat de police. D’ailleurs, il a bien parlé de la main de l’étranger, mais c’est une main qui est restée de tout temps anonyme.
C’est une grave crise sociale qui est née d’une grave crise politique à laquelle le Pouvoir n’a apporté que les solutions sécuritaires. Aussi, on envenime le social qui est exposé à toutes les crises, alors cela provoque des effets graves, des effets de violence, des émeutes, des suicides, des départs par milliers dans des embarcations de fortune. Le tout c’est que quand vous mettez une population dans une cocotte-minute, attendez-vous à ce qu’il y ait des réactions, voire des explosions. On peut accuser les jeunes d’être manipulés de l’étranger et que peut-on dire des ingénieurs et des jeunes filles qui sont en train de prendre des barques pour essayer d’aller vers l’étranger ? Au contraire, les étrangers veulent bien que les Algériens restent chez eux. C’est de l’incompréhension de l’évolution du pays et du monde.

Le débat de France 24 « Algérie : délit de chrétienté »

« En Algérie, les chrétiens sont dans le collimateur du pouvoir. Depuis le vote en 2006 d’une loi qui punit de prison tout Algérien qui se convertit à une autre religion, la chasse contre le prosélytisme s’est accrue. »

Pour visionner la vidéo cliquez sur lien ci-dessous

http://www.france24.com/fr/20080529-debat-Algerie-delit-de-chretiente+&navi=DEBATS

Mohamed Sifaoui agressé en plein Paris

sifaoui.jpgVendredi 13 juin, Mohamed Sifaoui a été agressé sur la terrasse d’un café du 11ème arrondissement de Paris. Sifaoui qui était sous protection policière depuis plusieurs années, a vu cette dernière lui être retirée en janvier dernier. Sifaoui a été insulté, menacé de mort et frappé au visage par un individu, avant de pouvoir se réfugier à l’intérieur de l’établissement devant la passivité de la foule. Sifaoui a appelé la police. Cette dernière est intervenue rapidement et a fait fuir les agresseurs. Pour connaitre mieux Mohamed Sifaoui: http://www.agirpourlalgerie.com./sifaoui.htm 

Maître Zehouane refuse de cautionner les Arouchs

lejour4.jpgInvité pour intervenir sur le thème de l’impunité, au cours d’un colloque qui s’est tenu les 18 et 19 juin à Tizi-Ouzou, maître Hocine Zehouane a donné son accord de principe. 

Ayant été destinataire du programme des manifestations, maitre Zehouane a découvert que  les activités sont placées sous l’égide du mouvement des arouchs. C’est alors qu’il prend la décision de ne pas prendre part aux activités. «En effet Me Zehouane est connu pour avoir élevé une critique radicale et implacable envers le mouvement des arouchs, instrument à ses yeux forgé pour la mise à mort de la Kabylie », peut-on lire que le site de la Ligue. «En conséquence, par cette présente mise au point, il voudrait faire prendre acte qu’en aucune circonstance, il ne voudrait voir son nom associé en caution à ce mouvement», explique Hocine Zehouane.

Ali Dilem invité en Israël

dilem.jpgLe caricaturiste du quotidien Liberté, Ali Dilem, aurait été invité à prendre part à la manifestation  Cartooning for Peace (Dessins pour la paix) qui se tiendra à El-Qods occupé, le 16 juin prochain, rapporte le Jeune Indépendant. Dilem fait partie d’un groupe de douze caricaturistes venus d’autres pays tels que les Français Cabu, Wiaz, Plantu et Jul, Carsten Graabæk du Danemark, Khalil de la Palestine, Kichka d’Israël, Lurie des Etats-Unis d’Amérique et Ramize Erer de la Turquie. 
Pour rappel, Dilem a déjà participé à cette manifestation qui s’est tenue en 2006 à l’Organisation des Nations unies à New York, puis à Genève, en faisant une halte à Paris et au Danemark, avant de

 poursuivre sa route vers Bruxelles, les Antibes et Atlanta.

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