Archive pour juin, 2008

Le P/APC de Melbou agressé

Suite à une mise en demeure qu’il a adressée à un indu occupant d’un terrain relevant du domaine public, le président de l’APC de Melbou dans la wilaya de Béjaia, a fait l’objet d’une agression qui lui a valu une incapacité de travail de 12 jours. 

En tournée à travers un centre d’examen du baccalauréat, le P/APC fut interpellé par son agresseur visiblement non content de la décision prise à son encontre par l’APC. 

Abdelkader Tigha:«En Algérie, la terreur sert les généraux et légitime leur pouvoir»

ABDELKADER TIGHA, ex-sous-officier algérien réfugié aux Pays-Bas
Il A TRAQUÉ pendant huit ans les terroristes du groupe islamiste armé (GIA) en Algérie. Durant ces années noires, Abdelkader Tigha a perdu un frère et vu de près tortures et disparitions. Ecoeuré, le jeune sergent quitte à l’époque son pays, les services algériens à ses trousses.
Après un périple qui l’amène de Tunis à Bangkok, il se réfugie dans la banlieue d’Amsterdam. Dans un livre qui paraît aujourd’hui*, il décrit les relations troubles entre armée et terroristes. Un témoignage qui coïncide avec la nouvelle vague d’attentats qui frappe actuellement l’Algérie. 

Pourquoi les Occidentaux sont-ils visés ? 

Abdelkader Tigha : Les terroristes algériens du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) ont compris qu’il fallait médiatiser au maximum leurs attaques. De quelle manière ? En frappant les Occidentaux, comme avec la mort de l’ingénieur français. Malheureusement, d’autres vont mourir, c’est certain. 

La France n’appelle pourtant pas ses ressortissants à quitter l’Algérie… 

Il y a des intérêts économiques en jeu. Mais travailler à l’est d’Alger est aujourd’hui très risqué pour un ingénieur occidental. Je conseille aux Français se trouvant en particulier en Kabylie d’envisager un retour. 

Le GSPC se dit proche d’Al-Qaïda. Qu’en pensez-vous ? 

Il n’y a pas d’Al-Qaïda en Algérie. Il s’agit des mêmes hommes qui ont alimenté la période noire dans les années 1990, sous le nom de GIA. Seule l’appellation a changé. Ils n’ont aucun lien avec Ben Laden, même s’ils ne souhaitent qu’une chose : faire de l’Algérie un Etat islamique. Et ils sont prêts à tout pour y arriver. 

Les militaires sont-ils complices, comme vous l’affirmez ? 

L’Algérie, qui a une grande expérience dans l’antiterrorisme, ne serait pas capable d’enrayer un mouvement concentré, aujourd’hui, dans une seule région ? Je n’y crois pas. En vérité, la terreur sert les généraux et légitime leur pouvoir. Lorsque j’étais sous-officier, on recueillait des informations précises sur des attaques, mais on n’avait pas l’ordre d’intervenir. Sur la mort des moines de Tibehirine, je mets clairement en cause la direction du contre-espionnage. 

Le président Bouteflika a-t-il échoué dans sa lutte contre le terrorisme ? 

Oui. Il a accepté la concorde civile, c’est-à-dire le pardon national aux terroristes. Ils sont libres et agissent de nouveau aujourd’hui. D’autres «émirs» s’affichent même dans les médias. Le président Bouteflika prend aujourd’hui clairement un virage intégriste. Son Premier ministre, Abdelaziz Belkhadem, nommé en mai 2006, est connu pour son conservatisme. Les procès récents contre les Algériens chrétiens en sont un autre exemple. 

Quel rôle peut jouer la France ? 

Elle doit lutter activement sur son territoire. Aujourd’hui encore, à Nanterre, Paris, Marseille ou Lyon, des intégristes sont actifs. Des sites écrits en arabe pullulent sur Internet. Ces activistes utilisent la France et d’autres pays européens comme plate-forme pour envoyer des armes. 

* « Contre-espionnage algérien : notre guerre contre les islamistes », d’Abdelkader Tigha avec Philippe Lobjois. Nouveau Monde éditions. 

Propos recueillis par Azzeddine Ahmed-Chaouch
jeudi 12 juin 2008 | Le Parisien 

La phrase du jour…

« Il est vrai que l’abus vient parfois des médias qui scrutent tous les détails de ce qui est appelé Al Qaïda au Maghreb, comme si cette organisation était une entité agréée avec siège social ! », Faycel Metaoui, in El Watan 

Le Makhzen du DRS condamne l’Algérie à la décadence

toufik.jpgLe dernier sommet de Tripoli s’est déroulé comme une tragi-comédie dévoilant la décadence des pays arabes, que Kadhafi a été le seul à exprimer. Entre vraies et fausses monarchies, les absents et les présents, le monde arabe ne sait plus quoi faire face à l’initiative de l’UPM. Il ne sait plus où il va et a perdu toutes les batailles du choc civilisationnel avec l’Occident. 

Après la destruction de l’Irak et du Liban, il s’apprête à assister en spectateur silencieux à l’anéantissement annoncé de l’Iran. Les dirigeants arabes acceptent tête basse le diktat occidental qui veut interdire aux pays musulmans la maîtrise de la technologie nucléaire, l’énergie qui va remplacer le pétrole dans un demi-siècle. 

Kadhafi a raison de parler d’humiliation. Sarkozy a «convoqué» les anciennes colonies à venir se mettre au garde-à-vous le 14 juillet à Paris… à côté d’Israël. Pour sauver leur trône, les monarques et les présidents à vie sont-ils prêts à faire subir cet affront à leurs peuples ? 

Les journalistes du monde arabe n’en peuvent plus d’écrire l’humiliation au quotidien que nous impose une génération post-indépendance qui refuse de passer la main et nous entraîne irrémédiablement dans une nouvelle décadence de «colonisabilité» définie par le penseur algérien Malek Bennabi. 

La vraie force de l’Occident réside dans le renouvellement des élites au pouvoir par des cycles de 5 à 10 ans où les démocraties parlementaires rythment la cadence des changements et des adaptations à chaque nouveau défi. 

Dans le monde arabe, les élus ont encore un rôle subalterne d’apparat protocolaire. Ce sont les «services secrets», les moukhabarate, qui tiennent toutes les institutions dans une main de fer. C’est particulièrement le cas de l’Algérie où
la Sécurité Militaire, après avoir été dominante depuis l’indépendance, a concentré tous les pouvoirs depuis la destitution de Chadli en 1992. Le décret d’état d’urgence autorise le DRS à placer des officiers dans toutes les institutions civiles et militaires. Plus rien ne bouge en Algérie sans l’aval du DRS. Depuis, le choix du président, des ministres, des chefs de région jusqu’au plus petit responsable, aucune nomination ne peut passer outre le droit de veto du DRS. 

C’est un véritable Makhzen qui s’est installé à la faveur de la politique du tout sécuritaire, qui répond totalement à la définition qu’en donnent les politologues et les encyclopédies. Le mot Makhzen vient du mot arabe khazana qui signifie cacher ou préserver. Aujourd’hui ce terme désigne à la fois le système et ses hommes, ses méthodes de gouvernement, ses moyens financiers et militaires, ainsi que la mentalité particulière du pouvoir totalitaire qui en découle. Historiquement collé à la dynastie alaouite au Maroc, le Makhzen désigne globalement «le pouvoir central du sultan, des vizirs, l’armée, la bureaucratie et toute personne contribuant à relayer ce pouvoir vers le reste de la population». Cela commence par les mouchards (commerçants, vendeurs de cigarettes, dealers,…) en passant par les notables, les affairistes,… 

En Algérie, le système makhzénien a été complètement assimilé et copié par les chefs du DRS et ses «mokhaznis» qui bénéficient de «l’irresponsabilité politique» et de «l’impunité juridique» dont seuls les monarques peuvent se prévaloir. On l’a bien vu avec l’affaire Khalifa où aucun responsable du DRS n’a été sanctionné ni inculpé. De même que les accusations d’anciens officiers du DRS contre leurs chefs sont restés sans suite nationale et internationale. 

Le DRS a instauré un «mode de gouvernance» où il s’implique dans toutes les décisions tout en restant «au-dessus de toute critique, de tout reproche, de tout soupçon». Son pouvoir ne souffre d’aucun contrôle parlementaire, d’aucune limite gouvernementale. Critiquer le DRS est un crime de lèse-majesté que les militaires, les journalistes et les politiciens paient par la prison, l’exil ou la mort. «Cette organisation sécuritaire est une forme de domination originale, un cadre institutionnel politique et militaire confectionné sur mesure» au mépris de
la Constitution. 

On peut appliquer au Makhzen du DRS l’expression de «système de servitude volontaire» définie par un spécialiste. Il entretient par la peur les allégeances au système dans une «pyramide de servitudes et de dépendances» ou «sous le tyran ultime, et de proche en proche, l’illusion de commander fait de tous et de chacun des petits chefs serviles à la dévotion du chef suprême, s’identifiant à lui, jusqu’à être tyranneaux eux-mêmes». 

L’appareil du DRS est devenu comme «une pieuvre monstrueuse qui enserre dans ses tentacules, épie, emprisonne, torture, neutralise, corrompt et écrase qui il veut, quand il veut» dans l’anonymat et la clandestinité des «services secrets». 

L’omerta des élites militaires et civiles confinent à une dangereuse lâcheté. Tout combat politique ou intellectuel doit conduire aujourd’hui à la destruction de ce système anticonstitutionnel qui n’a aucune légitimité, hormis celles de la violence et de l’injustice. 

Le makhzen du DRS fait et défait les présidents et les gouvernements dans le sang depuis 1992. Si le DRS n’est pas dissout et les services secrets réorganisés avant la prochaine échéance présidentielle, l’Algérie n’échappera pas à la décadence ou au chaos qui va s’ensuivre. 

Le prochain président que le Makhzen du DRS veut nous imposer va s’appuyer sur ce système pour le renforcer davantage et s’assurer une présidence à vie. 

Saâd Lounès

Qui a induit en erreur l’AFP et Reuters?

Pourquoi personne dans la presse ne se pose la seule et vraie question: « QUI A INDUIT EN ERREUR L’AFP ET REUTERS? » Ces deux agences sont connues pour être professionnelles et très rigoureuses dans la rédaction et la diffusion de leurs dépêches. Lamine Chikhi et Hassan Zenati n’ont pas inventé les fausses infos de Beni Amrane et Bouira. Elles leur ont été communiquées par une « source sécuritaire » qui s’est planté parce que le scénario des attentats ne s’est pas déroulé comme prévu. Je me rappelle de l’attentat contre le président Boudiaf. J’écoutais la radio française Europe 1. Vers 11h elle interrompt ses programmes pour diffuser un flash spécial qui disait ceci: « On vient d’apprendre que le président algérien a été assassiné par un de ses gardes du corps, lequel a été aussitôt abattu par ses collègues. On y reviendra dans nos prochaines éditions ». Manque de bol, Boumaarafi avait déjoué le scénario qui était prévu et s’était échappé pour se rendre à la police. La question cruciale est évidente: quelle est donc cette « source sécuritaire » qui informe instantanément les agences de presse sans même vérifier que les attentats se sont déroulés comme prévu?

Saad Lounès

Y aura-t-il un peu plus de dollars dans nos assiettes ?

L’on vient d’apprendre qu’à la faveur de la hausse des prix du pétrole qui ont atteint des pics historiques, la loi de finances complémentaire pour 2008, se fera sur la base de 37 dollars, alors qu’elle n’était que de 19 dollars, en dépit de l’embellie  financière du pays. Si cette  «réévaluation» est une bonne nouvelle en soi, l’on se demande, nous petit peuple, si cela changera un tant soi peu à notre misère. Y aura-t-il un peu plus  de dollars dans « nos assiettes» ou, au contraire plus de dollars dan celles des affairistes véreux et autres spécialistes de «l’import-import» qui s’offrent des lignes de crédits comme on s’offre des figues  « Deg tebhirt n Vava Vajghit idiwan deg tit ». L’on se demande si cette nouvelle disposition budgétaire assurera à chaque enfant algérien  sa ration de lait et de pain quotidienne. L’on ignore si cela changera quelque chose pour nos écoles primaires qui font pitié et apportera une scolarité digne à nos petits chérubins. On ignore… On ignore un tas de choses. 

     Au pays des mystères, et quand il s’agit de dollars, le petit peuple n’est certainement pas dans le secret des Dieux. Pourquoi ? Pour la très simple raison qu’il n’a pas encore le droit et les moyens de contrôler «son argent». Pourquoi ? Nous ne sommes pas encore dans un système de démocratie qui permette aux représentants du peuple qui n’existent pas encore, du reste, de demander des comptes … à dormir debout.  Au lieu de répondre à toutes ces questions, je préfère et je me permets de parodier cette fable de
La Fontaine «Le Laboureur et ses enfants», 

Le liquidateur et nos enfants Un riche liquidateur, sentant la flambée prochaine
Fit venir nos enfants, leur parla avec témoins
«Gardez-vous, leur dit-il de toucher l’héritage
Que nous ont laissé vos parents
Nous, l’OMC et le FMI sommes cachés dedans  

Je sais l’endroit, mais beaucoup de courage
Vous le fera supporter; vous en serez fous
Remuez vos c… dès que nous aurons pris tout
Crevez, fouillez dans les poubelles,  laissez la place,  
C’est ma place, y a que moi qui passe et repasse
Le liquidateur n’est pas mort, les enfants gisent sur les champs
D’argent, pleins de sachets et le roi avec son ramage
De leur montrer, très fort
Que la misère, y en aura encore  

R. Zenati

Des agents de la Présidence pillent les stands espagnols et belges (El Watan)

cricket.jpgOuverte lundi dernier, après un retard de deux jours, la 41e édition de la Foire internationale d’Alger (FIA) a été émaillée d’incidents regrettables et d’une extrême gravité. En effet, à la veille de l’inauguration officielle de la foire, dimanche soir, certains agents de la présidence de la République, affectés à l’occasion pour sécuriser les lieux et préparer dans de bonnes conditions l’ouverture de ce rendez-vous économique, n’ont pas trouvé mieux à faire que de s’adonner à des actes de pillage aux stands espagnols et belges. L’information nous a été révélée, hier, par un responsable de l’Institut espagnol du commerce extérieur, sous le couvert de l’anonymat et confortée par un représentant algérien d’une société ibérique. Ces mêmes agents, ajoute notre source, ont consommé plusieurs bières, éventré des boîtes de biscuits et pris un carton de stylos, avant de laisser les lieux de leur forfait en désordre. Les Espagnols, venus exposer, ont été désagréablement surpris de constater que des agents de la Présidence puissent agir ainsi. « C’est malheureux », a commenté le responsable du stand.

Algérie: Le prix référentiel du baril passe à 37 dollars

djoudi.jpgL’avant-projet de loi de finances complémentaire pour 2008, adopté, hier, en conseil de gouvernement, a été élaboré sur la base d’un prix référentiel du baril de pétrole à 37 dollars. Selon le ministre des Finances, Karim Djoudi, ce prix référentiel est le prix sur dix années. « Il a été dicté par un souci de prudence en matière de choix des indicateurs économiques ». Le ministre a, cependant, souligné que le prix référentiel du baril n’est pas en soit un débat fondamental. 

Karim Tabbou à El Watan: «Qu’attendre d’un pouvoir qui n’arrive pas à organiser convenablement l’épreuve du bac ?»*

tabbou.jpg«Les déclarations contradictoires des membres du gouvernement sur la révision constitutionnelle s’explique par la gestion opaque des affaires du pays », a déclaré le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou. « Après avoir crié sur tous les toits que la révision de
la Constitution est imminente et après avoir fixé à trois reprises la date, voilà que le porte-parole du chef du gouvernement remet en cause toute cette démarche », a tonné Karim Tabbou.Le FFS est convaincu que « dans un pays de non-droit et dans un pays où l’on est passé d’une situation de mauvaise à la non-gouvernance, il ne faut pas s’étonner de voir de tels comportements. Le pays aujourd’hui donne l’impression d’être un grand bazar », a relevé le premier secrétaire du FFS qui illustre ses propos par un exemple palpable, à savoir l’examen du baccalauréat qui, chaque année, est entaché d’erreurs. « Un pays qui n’arrive pas à organiser convenablement une épreuve comme le baccalauréat, comment peut-il organiser une démocratie et une Constitution ? » 

* Le titre est d’El Mouhtarem

Le papier est un extrait d’un article d’El Watan intitulé « Les dissensions au sommet sont à l’origine de la crise »

Le directeur de l’agence foncière de Béjaïa relevé de ses fonctions

Le directeur de l’agence foncière de Béjaïa M. Adjadj Karim a été relevé de ses fonctions, suite à un rapport du wali.


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