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Archive pour juillet, 2008

La scie de la presse et le couteau de Zerhouni

frontire.jpgLa presse algérienne, dans sa globalité, a réagi ce matin à l’appel adressé par le roi du Maroc, Mohamed VI, aux autorités algériennes afin d’ouvrir les frontières entre les deux pays. La journaliste d’El Watan, Salima Tlemçani, de son vrai nom Zineb Oubouchou, a été catégorique dans un article intitulé « Le Roi du Maroc fustige la fermeture de la frontière avec l’Algérie: La colère de Mohammed VI ». En effet, Salima Tlemçani, a affirmé que «la frontière restera certainement fermée tant que le passif entre Alger et Rabat ne sera pas clairement identifié et résolu et dans lequel, la question sahraouie n’est qu’un détail ». 

Hier soir, au moment où les imprimeries tiraient les journaux, le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Nouredine Yazid Zerhouni était à l’ambassade du Maroc à Alger, en compagnie de Abdelkader Messahal, où il a pris part à la cérémonie organisée à l’occasion du 9ème anniversaire de l’accession au trône du Roi Mohamed VI.  

Nos valeureux journalistes ne savent certainement pas c’est M. Zerhouni qui a eu l’honneur de couper le gâteau offert par son Excellence l’ambassadeur du Maroc à ses nombreux invités.  Par El Mouhtarem

594 jeunes de Mostaganem expulsés de l’étranger en 2007

refus.jpgCinq cent quatre-vingt-quatorze jeunes, originaires de la wilaya de Mostaganem, ont été expulsés, durant l’année 2007, de différents pays européens, arabes, et même de l’ancienne Russie. Ces émigrants, ayant pour leur quasi-totalité quitté le pays, clandestinement et par voie maritime, qui étaient irrégulièrement établis à l’étranger, ont été épinglés essentiellement en Espagne (156 immigrants clandestins), en France (125) et au Maroc (117). En effectifs moins importants, ils étaient établis en Tunisie, en Allemagne, en Italie, en Egypte, en Suisse, et même dans la lointaine Ukraine. Au titre du 1er semestre de l’année en cours, les expulsions se chiffrent à 167 ressortissants de la même wilaya. Des refoulements opérés par les autorités françaises (43), espagnoles (39), marocaines (37), tunisiennes et égyptiennes (12), italiennes, allemandes et helvétiques.

FFS de Ghardaia: « L’administration joue au pourrissement »

emeutes2.jpgRéagissant aux récentes déclarations des pouvoirs publics qualifiant les tragiques évènements qu’a connus la localité de Berriane, dans la wilaya de Ghardaïa, de conflit intercommunautaire, le Front des forces socialistes (FFS), par la voix du secrétaire fédéral de Ghardaïa, le Dr Kameledinne Fekhar, réfute catégoriquement cette thèse. Dans un communiqué rendu public hier, le fédéral du FFS accuse l’administration de jouer le pourrissement. Le Dr Fekhar ne comprend pas l’attitude du procureur de
la République près du tribunal de Berriane qui n’a pas jugé utile de recevoir les mères, épouses, soeurs, fils et filles venus réclamer et exiger à ce que leurs fils et époux, frères et pères, arrêtés durant ces évènements, soient jugés dans le cadre des lois de
la République. Le responsable local du FFS prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale sur les procédés arbitraires auxquels ont recours les pouvoirs publics pour l’arrestation des manifestants. Ces femmes ont brisé le mur du silence en organisant une grande marche, mardi dernier, à travers laquelle elles ont crié leur ras-le-bol et leur désespoir quant aux souffrances quotidiennes qu’elles endurent. Les manifestantes ont rédigé un communiqué qu’elles ont transmis au président de l’APC de Berriane, au chef de daïra et au procureur de
la République près le tribunal de Berriane, précise le communiqué. 
La réaction courageuse et unique en son genre de ces femmes dans les wilayas de sud, ajoute le communiqué, illustre parfaitement le sentiment de peur de ces femmes quant à un avenir incertain. La manifestation de Berriane montre aussi le climat de méfiance qui s’est installé entre l’administration et les habitants de la localité et dénote de la situation qui ne cesse de se détériorer, lit-on encore dans le même document. Pour rappel, la localité de Berriane a vécu, depuis le 19 mars dernier, des émeutes ayant fait trois victimes, des dizaines de blessés et des dégâts matériels considérables.

« Bouteflika veut dire à travers son dernier discours: je reste pour redresser la situation »

boutef2.jpg«Bouteflika veut dire à travers son discours d’autocritique, comme il l’a qualifié, qu’il ne partira pas sur un échec et restera pour redresser la situation, comme il dit que l’opposition n’a plus de place puisque lui-même adopte un discours critique », a expliqué hier le président d’honneur, Ali Yahia Abdennour, ajoutant dans le même sillage que «le pays se trouve exactement dans la même situation qu’en 1978, avec un Président malade et une succession ouverte». Me Ali Yahia considère que Bouteflika est à la fois « le produit et la négation de Boumediène ». Selon lui, le chef de l’Etat aime, comme Boumediène, la concentration des pouvoirs. Mais en revanche, il prône sur le plan économique le libéralisme, contrairement au défunt président qui a œuvré pour le socialisme.

Déclaration du jour

«Comment peut-on recruter 100 000 policiers et refuser de régulariser 40 000 enseignants qui occupent depuis des années des postes et ont contribué superbement au bon résultat du bac dont le gouvernement se targue ?» Mustapha Bouchachi

Algérie: « On torture dans les prisons et les commissariats de police »

torture.jpgLe président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), Mustapha Bouchachi, a dénoncé hier, dans une conférence de presse animée à Alger, la pratique de la torture dans les prisons algériennes et les commissariats de police. «Il y a eu torture dans des prisons. Des citoyens ont également subi cette pratique dans des commissariats de police », dénonce-t-il, exprimant toute son indignation quant à l’attitude des gouvernants qui « ne font rien pour mettre un terme à cette pratique», disparue depuis de longues décennies dans les pays de paix et de démocratie. «Il n’y a jamais eu ouverture d’enquête sur ces exactions dénoncées par les victimes devant les juges en pleine audience», condamne-t-il, rappelant que l’appareil judiciaire, même s’il n’y a pas dépôt de plainte, doit impérativement, comme le prévoit la loi, ouvrir une enquête pour s’assurer de la véracité des paroles des victimes. M. Bouchachi dit avoir reçu une dizaine de cas de torture, dont une seule victime a pu déposer plainte. L’avocat et défenseur des droits de l’homme explique la raison ayant poussé les autres à ne pas intenter des procès contre les auteurs de « ces crimes contre le droit international et
la Déclaration universelle des droits de l’homme ratifiée par l’Etat algérien ». « Souvent, ces victimes sont poursuivies pénalement et donc elles ont peur de représailles à travers leurs procès en cas de dépôt de plainte », souligne-t-il avec désolation, relatant un peu la frayeur et l’angoisse que vivent ces victimes. M. Bouchachi refuse l’argumentaire officiel selon lequel ce sont des « actes isolés », attestant qu’il s’agit bien « d’une politique générale ». Pour mettre un terme à cette pratique « digne de l’âge des cavernes », M. Bouchachi plaide pour la révision du Code de procédure pénale de sorte à protéger les citoyens de telles «dérives autoritaires et inhumaines». D’après El Watan 

Les enseignants contractuels matraqués

revolteflic1.jpgLes enseignants contractuels ont été malmenés et brutalisés, des représentants de partis politiques, d’organisations syndicales et des photographes maltraités, bousculés et empêchés de travailler par des policiers déchaînés, venus en force disperser la foule. Une foule composée de représentants de syndicats autonomes tels que le Satef, le Cla, le Snapap, le Cnapest, des représentants du FFS, du MDS et du CCDR, et également des représentants de la société civile. Un dispositif de sécurité impressionnant a été déployé pour quadriller toute l’avenue menant au ministère de l’Education nationale. 

« dégagez d’ici ! » 

Les manifestants se sont donné rendez-vous à hauteur du lycée Descartes et n’ont pu malheureusement bouger de cet endroit, vu l’acharnement des policiers qui ont reçu pour ordre d’empêcher quiconque de rejoindre le département du doyen des ministres. Des casques bleus et des policiers en civil ont usé de tous les moyens pour remballer les contestataires. « Dégagez d’ici, ou alors je vous embarque tous au commissariat », a lancé à l’égard des manifestants un policier en colère. Ce dernier a donné ordre à ses éléments de disperser tout le monde. « La donne et les instructions ont changé maintenant, je ne ménage personne, renvoyez ces gens chez eux, je ne veux plus d’attroupement », a lancé l’officier à ses agents. Ces derniers exécutent. Des syndicalistes ont alors tenté d’expliquer aux policiers que leur manifestation était pacifique et qu’il s’agit là d’une ultime tentative de renouer le dialogue entre les grévistes et la tutelle. « Nous ne voulons pas d’affrontement, nous aimerions juste nous rendre au ministère pour demander à M. Benbouzid d’ouvrir des négociations avec les enseignants contractuels», expliquent les membres de la délégation. Mais, imperturbables, les policiers repoussent les manifestants et leur demandent avec insistance de vaquer à leurs occupations… 

« LÂCHEZ-MOI, JE NE SUIS PAS UN TERRORISTE » 

Le ton monte des deux côtés et les policiers décident de passer à l’acte en arrêtant de manière honteuse deux enseignants affiliés au CLA. « Lâchez- moi, je ne suis pas un terroriste », crie l’un d’entre eux. Conduits au commissariat, les deux syndicalistes ont été relâchés. Cette situation a laissé perplexes les personnes qui ont fait le déplacement pour apporter leur soutien aux manifestants. « Les policiers ont fait dans l’excès de zèle », fait remarquer un enseignant. (…) Le représentant du MDS qualifie d’incorrect le comportement des pouvoirs publics qui, d’un côté, permettent aux familles de disparus de manifester dans la rue et, de l’autre, empêchent les enseignants d’observer un sit-in. Hakim Addad du FFS n’est nullement surpris par l’attitude des autorités, qui veulent « achever » les grévistes. Ces derniers estiment qu’après cette tentative de médiation, tous les recours seront permis, y compris celui de saisir les instances internationales pour trouver une solution. « Nous n’avons rien à perdre. Lorsque vous ne percevez pas votre salaire pendant trois ans, vous êtes déjà mort. Lorsque vous travaillez pendant quatorze ans et qu’on vous met à la porte sans aucune argumentation valable, il y a un problème et un problème sérieux. C’est de l’ingratitude ! », lance avec rage un enseignant contractuel. Le combat des enseignants contractuels « est une étincelle qui risque rapidement de devenir un brasier », a averti M. Sadali du Satef. Les grévistes ne comptent pas baisser les bras : « Nous irons jusqu’au bout d’autant plus que nous sommes déjà morts. » Cette phrase nous renseigne sur l’état d’esprit des grévistes. 

Extraits d’un article d’El Watan

Commentaire: Le serpent change de peau mais reste vénimeux. Notre police a bel et bien changé de tenue, mais reste fidèle à des méthodes répressives. El Mouhtarem

Les femmes à la cuisine !

«Vous, les femmes, rentrez chez vous. Ne nous rendez pas la tâche difficile. Vous seriez mieux dans vos cuisines », a suggéré, hier,  un policier aux enseignantes qui ont pris part au rassemblement des enseignants contractuels. 

Le roi Mohammed VI fustige la fermeture des frontières par l’Algérie

moh.jpgLe roi Mohammed VI a fustigé mercredi la fermeture par l’Algérie de sa frontière avec le royaume depuis 1994 en dépit des appels répétés de Rabat à son voisin, a rapporté l’AFP. 
« Les différences de points de vue dans ce conflit (du Sahara occidental) ne sauraient justifier la poursuite de la fermeture des frontières », a-t-il déclaré à Fés dans on discours marquant le 9e anniversaire de son accession sur le trône.
« Cette mesure unilatérale est vécue par les deux peuples comme une sanction collective incompatible avec leurs liens de fraternité historique, les exigences de leur avenir commun et les impératifs de l’intégration maghrébine », a-t-il ajouté.
Alger met comme condition à la réouverture de la frontière la résolution globale des contentieux en suspens, y compris le conflit du Sahara occidental.
La frontière terrestre entre les deux pays a été fermée en 1994 à la suite  un attentat islamiste à Marrakech que Rabat avait imputé aux services secrets algériens. 
Rabat avait alors décidé de mettre en place des visas pour les ressortissants algériens en visite au Maroc. Alger, en représailles, avait fermé ses frontières avec le Maroc. Les visas ont été supprimés par le Maroc en 2005 puis par l’Algérie en 2006, mais la frontière est restée fermée. 

Tel est pris qui croyait prendre

kablia.jpgCommentant votre populisme avec minutie et sans tomber dans l’invective, le Professeur Houari Addi vous a magistralement répondu et dans un langage comme seuls les universitaires rompus à la critique objective et constructive en sont capables.

Quelle mouche vous a piqué, Monsieur Dahou Ould Kablia, de vous attaquer à un esprit vif et lucide, témoin impartial de notre temps et de vos incohérences !?

Vous mettez d’emblée l’accent sur “la courageuse initiative” du «soir d’Algérie» d’ouvrir ses colonnes aux débats contradictoires, reconnaissant implicitement que c’est un exercice périlleux que de débattre en dehors des sentiers battus. Soit. Mais pour être en osmose avec cette subite liberté d’expression retrouvée, je vous propose de joindre la parole aux actes et de commencer par ouvrir le champ audiovisuel du pays à la parole étouffée, si vous voulez être crédible. Sinon, tout ce que vous avancez n’est que pure langue de bois.

Vous reprochez au professeur d’avoir quitté le pays lui déniant, par une grossière tentative de manipulation des lecteurs, le droit de s’impliquer dans la vie publique de son pays. Eh bien, sachez Monsieur, que l’apport intellectuel d’un Addi El Houari dans le débat critique propice à un éveil des consciences en Algérie, tout en étant physiquement absent, est infiniment plus productif pour le pays que tout ce que vous avez pu entreprendre en étant présent et qui a fini par casser le ciment qui constitue le liant nécessaire aux enfants d’une même nation. L’indigent quotidien de mes compatriotes en est la malheureuse illustration.

La preuve de cet incommensurable apport de l’intelligensia de part le monde nous est donnée, entre autres, par le rôle prépondérant joué par la diaspora juive dans l’édification et le développement de l’état hébreu.

Et afin de vous enlever définitivement ce fond-de-commerce et répondre on ne peut plus sincèrement à cette espèce d’épée de Damoclès que vous suspendez continuellement au-dessus de la tête de ceux qui ont quitté le pays, je dirai que j’aurais tant aimé que les Mekbel; Alloula; Djaout; Liabes; Faredheb, et tant d’autres encore soient partis sous d’autres cieux et restés vivants car ils manquent cruellement à ce pays meurtri.

Enfin et en guise de conclusion, j’ai essayé de déchiffrer ce qu’on pouvait tirer comme enseignement des signatures des deux articles:

Il en ressort que l’un est professeur d’université dans un pays exigeant où la réussite est à la force des neurones et le mérite loin d’être un vain mot, que l’autre est un khobziste dans un pays où le système de cooptation mène aux hautes sphères de l’Etat et où l’intérêt de la nation est éludé au profit de considérations bassement viles. Que l’un décline ses travaux de recherche, livres et publications en conformité avec les exigences scientifiques du monde d’aujourd’hui, que l’autre, ne pouvant dépasser le cap de l’été 62, est responsable d’une association budgétivore représentant les anciens du MALG, comme si la fonction de ministre pouvait s’accomoder d’une telle charge.

Fort de ces réalités et pour travestir quelque peu le concept du Professeur Addi, je me permets de vous dire, Monsieur le Ministre, que vous incarnez la véritable régression. Celle-là même qui ne sera jamais féconde.
Par A. Mazari pour
www.ffs1963.unblog.fr

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