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Archive pour le 3 juillet, 2008

Et le dossier de «la violence dans les banques» ?

lejour4.jpgLe retour de Ouyahia est présenté par la presse comme «salutaire» pour l’économie du pays. Les commentaires de nos «canards» vont finir par nous faire oublier que l’ex-nouveau futur Chef du Gouvernement n’a jamais exercé les fonctions de premier vizir, qu’il n’a jamais été utilisé à ce poste, qu’il n’a jamais été dégommé, qu’il n’a jamais été prié d’attendre sagement  dans une voie de garage, qu’il n’a jamais contribué à générer autant de misères auxquelles nous avons droit…

Parmi les travaux de notre «Hercule national», il y a «la violence dans les stades». La presse en a fait l’écho : «Ouyahia ouvre le dossier de la violence dans les stades». Croyez-le ou pas, en lisant ce «gros» titre, «Ouyahia ouvre le dossier…» Comme ça, comme un réflexe, une  réaction spontanée, une sorte d’anticipation, j’ai, dans mon subconscient, complété par «… Khalifa». Zut ! C’est raté ! Le dossier de l’ex-golden boy algérien ne figure pas parmi les priorités d’Ouyahia. L’affaire Khalifa, «le scandale du siècle» comme il se plaisait à le désigner, alors qu’il était à la tête de l’Exécutif, ne constitue-t-il pas une violence ? Et la violence dans les banques ?

En parcourant un certain «Courrier d’Algérie», je suis tombé sur un papier consacré au premier Conseil du Gouvernement sous «Ouyahia 3» qui me rassure et apporte une réponse à cette double interrogation.

«Le 5ème décret et non des moindres adopté par le conseil de gouvernement a trait aux attributions, composition et fonctionnement du comité national de coordination intersectorielle pour la prévention de la violence dans les «enceintes bancaires».

Pour venir à bout de ce fléau qui gangrène notre économie, la mise en place plus que nécessaire d’une stratégie nationale pour la prévention contre la violence dans les enceintes bancaires est prévue dans le décret. Un organe national à définir sera créé à cet effet et aura des annexes dans les 48 wilayas.

Cet organe ainsi que les annexes qui lui seront rattachées sont chargés de proposer les conditions de réussite des opérations bancaires, de se concerter avec les secteurs concernés entre autres le Ministre des Finances, la banque centrale d’Algérie, la banque extérieure d’Algérie, la Cour des comptes,  le Ministère de la Justice, les associations des actionnaires et des clients des agences bancaires et présenter des rapports périodiques et réguliers sur leurs activités.

De la bouche même de Boukerzaza, le chef du gouvernement lui-même a insisté sur l’urgence de l’installation de ces commissions pour prendre en charge ce mal qui ne cesse de prendre de l’ampleur mais également la nécessité d’associer la société civile et le monde politique dans cette démarche non sans mettre l’accent sur le respect de la loi. »

Au fait, si Ouyahia passe pour être  l’homme de la situation, pourquoi l’a-t-on remercié, l’avoir remplacé par celui qui reviendra un de ces quatre et l’avoir rappelé une 3e fois ? 

Par R.Z

Lettre ouverte à M. Sadali

Lettre ouverte à M. Sadali (citations suivies de commentaires) à partir du texte paru dans le forum « Les débats » d’Elmouhtarem « Les 4ème rencontre sur les droits de l’homme et la démocratie en Méditerranée », fin juin.

« Ces rencontres ont pour objet de constituer, à partir des fondations politiques actives dans la région méditerranéenne, un réseau consacré à la problématique des droits de l’homme et la démocratie, question d’une urgence absolue dans cette région, et source de nombreuses incompréhensions et crispations entre les deux rives. »

Je me demande si, avant d’aborder la problématique des droits de l’homme et (de ?) la démocratie dans la zone méditerranéenne, il ne faudrait pas commencer par résoudre les incompréhensions et les crispations dues à des différences de sensibilité incompressibles entre les partenaires consentants déjà.

Mon expérience de la pratique démocratique en France me rend sceptique : les échanges qualifiés de « démocratiques » semblent se résumer dans l’esprit des gens du nord à l’exposé de LEURS points de vue à eux. Sans commentaires de la part des autres de préférence.

Evidemment, sans informations plus précises sur la nature des crispations ou de la problématique en question, il est difficile de donner des arguments objectifs en illustration de mes propos. Je sais juste que, et je le regrette beaucoup, j’ai moi-même abandonné tout espoir de rencontrer des démocrates véritables et ai cessé toute activité associative pour cette raison.

« C’est donc un angle essentiel pour s’attaquer au fossé, qui ne cesse de se creuser depuis des décennies, et tout particulièrement depuis le nouvel interventionnisme occidental dans la région, qui a suivi la crise de 2001.  »

Si le fossé se creuse, c’est que le fond n’est pas stable et que les bords ne peuvent pas se rencontrer dans l’état. Il faudra beaucoup de liberté d’esprit et d’esprit critique libre pour pouvoir aménager le terrain relationnel de telle sorte que la rencontre ait lieu. Pour cela, il faudra aux démocrates de tous les côtés qu’ils fassent une franche autocritique sur leur mode de fonctionnement. Autrement, ils ne peuvent pas légitimement attendre de la masse qu’elle s’engouffre dans un passage qui n’existe pas.

«  … et qu’il ne peut y avoir d’opposition entre les droits politiques et les droits économiques. » Donc exit le capitalisme ? Lequel ? L’objectif ou bien le subjectif ? Je vous prédis de beaux jours de… bataille pour parvenir à modifier l’état d’esprit régnant. Mais je veux bien y prendre part s’il y a de la place pour une critique ouverte, sans chichi ni salamalek.

« Vu que les droits de l’homme ont régressé au nord comme au sud, il faudra avoir comme objectif la construction d’une société démocratique où s’impliquent et participent les citoyens à la vie de la société. »

Vous parlez de  »société » comme d’un ensemble cohérent, défini, fini. Vous savez sans doute qu’il n’en est rien et que cette notion de « société » dans l’absolu ne mènera personne nulle part. Cette façon de voir les choses exprime une vision idéaliste du monde, vision à l’origine même de l’expansion de l’Europe. Expansion qui s’est concrétisée dans la colonisation et l’exploitation des sociétés acquises dans la violation des principes mêmes de cet humanisme qui a fait croire aux idéalistes qu’ils pouvaient transposer leurs modes de vie où qu’ils aillent, y compris en traitant l’autre comme un objet. De grâce, qu’on ne donne pas à l’expansion un visage nouveau sous le couvert honorable des droits de l’homme, et avec la participation active et bénévole de ceux du Sud en plus !

Ainsi, « Les participants ont relevé les obstacles rencontrés pour appliquer les mêmes standards aux pays du sud …  »

Vous voyez, vous y êtes ! Vous voulez appliquer les  »mêmes standards ». Vous voulez faire entrer une tarte dans un moule à cake ! J’ai un peu peur que les bonnes volontés du Sud se montrent encore très naïves et fassent en définitive le lit de l’échec de leurs actions. Car cette affirmation comporte un risque identique à celui de la méga industrie agro-alimentaire, du tabac, de l’armement… qui, vous le savez sans doute, s’est fardée d’humanisme pour encore retirer des profits de leurs excédants en les vendant à des prix hyper-compétitifs aux pays du Sud. Cadeau empoisonné qui a ruiné les Africains, condamnant tout espoir d’accéder à ce que cette… manne prétendait apporter : le développement, donc la paix et la démocratie. Manne devant laquelle de nombreux dirigeants africains se sont inclinés avec empressement en échange d’une protection « inconditionnelle » de leurs amis du Nord. Dans ce sens, les propos de Jaques Chirac me semblent correspondre, hélas, à la réalité : des Africains se sont vendus, au sens économique, stratégique et politique et non moral, pour des miroirs aux alouettes. Ils sont seuls responsables de leurs choix.

Quant à la démocratie, cela ne se donne ni ne s’acquiert; cela se pratique. Ça n’est pas sorcier mais c’est exigeant et ça se nourrit avec des matériaux de proximité, pas avec des discours. Les grandes démocraties sont loin d’assurer le bien-être des leurs, l’esprit de solidarité … Même l’éducation des jeunes, ne parlons pas de l’intégration sociale et économique des plus démunis ou des désocialisés, n’y est pas au point. N’essayons donc pas de faire « comme » eux en appliquant des standards qui ne fonctionnent pas. Faisons ensemble autrement.

Par Saida Bari

Rassemblement des familles de disparus le 5 juillet à 10h00

Cela fera 10 ans au mois d’août prochain que les familles de disparu(e)s se rassemblent tous les mercredis, par tous les temps, devant l’institution nationale chargée des droits de l’Homme. Ce rassemblement exprime la nécessité de faire vivre la mémoire des hommes et des femmes disparu(e)s du fait des agents de l’Etat durant la décennie noire. Il exprime aussi la lutte contre le déni de justice auquel sont actuellement confrontés les proches de disparu(e)s.

A l’occasion du 46ème anniversaire de l’indépendance de la République Algérienne, les familles de disparu(e)s entendent manifester leur désarroi et leur colère face à l’impensable, à l’odieux stratagème imaginé par le gouvernement algérien pour clore le dossier des disparu(e)s sans que Vérité ne soit révélée et sans que Justice ne soit faite.Aujourd’hui la politique d’indemnisation proposée par la charte pour la paix et la réconciliation nationale consiste à tenter d’enterrer les disparu(e)s en fournissant des jugements de décès alors même qu’aucune enquête effective sur le sort qu’ils ont subi n’a été diligentée. Avec un tel jugement prononcé sans âme et conscience, les familles peuvent prétendre à une indemnisation dont le montant est dérisoire mais ce, à condition qu’on ne leur oppose pas leurs revenus trop élevés dés qu’ils excèdent 10 000 DA par mois.

Pour autant, les familles n’ont pas renoncé à la Vérité et ne sont pas résignées à subir l’humiliation que leur inflige la République indépendante d’Algérie. Maintenant que l’Etat a délivré les jugements de décès, les familles veulent savoir si effectivement tous les disparus sont morts – comme le clame depuis des années le Président Bouteflika – pour qu’enfin cesse cette lancinante torture morale qui les afflige.

Personne n’est sans savoir que l’Etat a les cartes en main pour révéler la Vérité sur le sort des citoyens algériens aujourd’hui disparus. L’Etat a la possibilité de soulager ces pères, mères et épouses qui se sont battus pour accéder à l’indépendance et avoir le droit de vivre dans la dignité et la justice. L’Etat doit expliquer l’histoire de leurs parents à leurs enfants et leur assurer un avenir meilleur.

Les familles de disparues réunies samedi revendiqueront le droit à la dignité inhérent à une République populaire et démocratique digne de ce nom, droit qui leur est pourtant refusé.

Elles crieront « Jamais nous ne nous tairont tant que la Vérité sera dissimulée »

Le 2 juillet 2008

Yous Fatima, Présidente

Un homme s’immole par le feu en pleine rue à Tiaret

immo.jpgUn homme de 42 ans de la ville de Ouled Lilli, dans la wilaya de Tiaret, s’est immolé par le feu en pleine rue. Il était près de 21h lundi, lorsqu’un homme, sans travail et dans une situation sociale des plus précaires, s’est aspergé d’essence avant de mettre le feu à son corps. Devenu une torche humaine, des passants ont tenté de le secourir en le couvrant de vêtements de toutes sortes. Brûlé au troisième degré, il a été évacué dans un état critique vers l’hôpital, où il été placé en soins intensifs.

Des enseignants réprimés à Constantine

revolteflic1.jpgDes centaines d’enseignants affiliés au Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) de la wilaya de Constantine ont organisé, hier matin, un sit-in devant les locaux de la direction de l’éducation, rapporte le quotidien El Watan.  Un important dispositif de sécurité a été déployé tôt le matin au niveau des accès et des principales artères du quartier Coudiat, où se trouve le siège de l’académie.

Un dispositif répressif qui n’a pas empêché les enseignants de tenir leur rassemblement et de scander des slogans hostiles au directeur de l’éducation, Ahmed Guellil, accusé par les représentants du syndicat d’avoir « imposé son diktat sur le secteur ». Malgré le caractère pacifique de la manifestation, les protestataires ont eu à subir la furia de la police qui a usé et abusé de la matraque. Quinze arrestations ont été opérées parmi les protestataires, dont neuf membres du bureau de wilaya, ont indiqué des représentants du Cnapest.

Le journal de Si Affif

Le quotidien Tribune des lecteurs, qui devait publier son premier numéro le 3 mai dernier, n’est toujours pas dans les kiosques. La raison ? « Les principaux associés de la Sarl Société d’édition algérienne, Abdelkader Bensahnoun et Abdelhamid Si Afif, sont entrés dans un conflit qui a remis en cause la parution du journal, alors que l’équipe technique et rédactionnelle avait travaillé d’arrache-pied pendant trois mois pour rendre ce rêve possible », relève Abdelkader Harichane, directeur de la rédaction, dans un communiqué rendu public au nom du personnel du journal. Selon la même source, les actionnaires auraient décidé d’arrêter le projet sans informer les salariés. « Ils ont refusé de payer le personnel », a ajouté Abdelkader Harichane, dénonçant « les agissements » du député Si Afif, qui aurait menacé de recourir à la force publique « pour évacuer les locaux du journal ». Il a regretté le silence de la corporation sur cette affaire.

Belkhadem : « Mon départ était prévisible et attendu »

belkh.jpgAbdelaziz Belkhadem s’est exprimé hier,  en marge du séminaire organisé hier par le FLN au Palais de la culture à l’occasion de la célébration de la Fête de l’indépendance et de la jeunesse, sur son départ de la tête de l’Exécutif :

«Je n’ai pas été obnubilé par la fonction lorsqu’elle m’est échue, de même que je la quitte sans regret ni tristesse. Chaque étape a ses propres hommes. Ce changement de gouvernement est dans la nature même de l’activité politique. Le chef de l’Etat a des prérogatives qu’il a utilisées. Mon départ était prévisible et attendu ».

Au sujet des critiques émises par Ahmed Ouyahia sur le bilan de son gouvernement:

«Libre à lui de porter ses jugements, mais il faut savoir que ce sont les mêmes ministres qu’il a lui-même dirigés que j’ai dirigés et qu’il dirige encore aujourd’hui.»

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