Et le dossier de «la violence dans les banques» ?

lejour4.jpgLe retour de Ouyahia est présenté par la presse comme «salutaire» pour l’économie du pays. Les commentaires de nos «canards» vont finir par nous faire oublier que l’ex-nouveau futur Chef du Gouvernement n’a jamais exercé les fonctions de premier vizir, qu’il n’a jamais été utilisé à ce poste, qu’il n’a jamais été dégommé, qu’il n’a jamais été prié d’attendre sagement  dans une voie de garage, qu’il n’a jamais contribué à générer autant de misères auxquelles nous avons droit…

Parmi les travaux de notre «Hercule national», il y a «la violence dans les stades». La presse en a fait l’écho : «Ouyahia ouvre le dossier de la violence dans les stades». Croyez-le ou pas, en lisant ce «gros» titre, «Ouyahia ouvre le dossier…» Comme ça, comme un réflexe, une  réaction spontanée, une sorte d’anticipation, j’ai, dans mon subconscient, complété par «… Khalifa». Zut ! C’est raté ! Le dossier de l’ex-golden boy algérien ne figure pas parmi les priorités d’Ouyahia. L’affaire Khalifa, «le scandale du siècle» comme il se plaisait à le désigner, alors qu’il était à la tête de l’Exécutif, ne constitue-t-il pas une violence ? Et la violence dans les banques ?

En parcourant un certain «Courrier d’Algérie», je suis tombé sur un papier consacré au premier Conseil du Gouvernement sous «Ouyahia 3» qui me rassure et apporte une réponse à cette double interrogation.

«Le 5ème décret et non des moindres adopté par le conseil de gouvernement a trait aux attributions, composition et fonctionnement du comité national de coordination intersectorielle pour la prévention de la violence dans les «enceintes bancaires».

Pour venir à bout de ce fléau qui gangrène notre économie, la mise en place plus que nécessaire d’une stratégie nationale pour la prévention contre la violence dans les enceintes bancaires est prévue dans le décret. Un organe national à définir sera créé à cet effet et aura des annexes dans les 48 wilayas.

Cet organe ainsi que les annexes qui lui seront rattachées sont chargés de proposer les conditions de réussite des opérations bancaires, de se concerter avec les secteurs concernés entre autres le Ministre des Finances, la banque centrale d’Algérie, la banque extérieure d’Algérie, la Cour des comptes,  le Ministère de la Justice, les associations des actionnaires et des clients des agences bancaires et présenter des rapports périodiques et réguliers sur leurs activités.

De la bouche même de Boukerzaza, le chef du gouvernement lui-même a insisté sur l’urgence de l’installation de ces commissions pour prendre en charge ce mal qui ne cesse de prendre de l’ampleur mais également la nécessité d’associer la société civile et le monde politique dans cette démarche non sans mettre l’accent sur le respect de la loi. »

Au fait, si Ouyahia passe pour être  l’homme de la situation, pourquoi l’a-t-on remercié, l’avoir remplacé par celui qui reviendra un de ces quatre et l’avoir rappelé une 3e fois ? 

Par R.Z

Commentaires

  1. wi yilan' dit :

    J’ai de plus en plus le sentiment que le contenu de nombreuses participations s’adresse exclusivement à des lecteurs avertis, dont personne ne doute du fait qu’ils savent de quoi il s’agit. Comme ça n’est pas mon cas, il m’arrive de demander des précisions auxquelles, en général, on ne donne pas suite. Alors, je m’interroge : les non-initiés sont-ils les bienvenus ? J’espère que oui et persiste à chercher à comprendre en demandant une précision à R.Z. : les « violences dans les enceintes bancaires » sont-elles de nature « culturelles » ou bien conjoncturelles ? Verbales, physiques, morales, procédurières … ? Sont-elles liées à l’univers des finances ou bien à la relation des personnes à la vie en général ?

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